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 Une minute avec Marie

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Juin 30 2015, 06:24




Paul VI, Signum Magnum, Exhortation apostolique


Paul VI, Exhortation apostolique Signum Magnum, la vénération et l'imitation de Marie, Mère de l'Eglise, modèle de toutes les vertus.

Vénérables frères, salut et bénédiction apostolique,


Introduction

Le signe grandiose que saint Jean vit dans le ciel: une femme enveloppée de soleil (1), la liturgie (2) l'interprète, non sans fondement, comme se rapportant à la très sainte Vierge Marie, Mère de tous les hommes par la grâce du Christ rédempteur.

Nous gardons encore, vénérables frères, le souvenir très vif de la grande émotion que Nous avons éprouvée lorsque, au terme de la 3e du IIe Concile œcuménique du Vatican, après la promulgation solennelle de la Constitution dogmatique Lumen Gentium (3), Nous avons proclamé l'auguste Mère de Dieu, Mère spirituelle de l'Église, c'est-à-dire de tous les fidèles et des pasteurs sacrés. Grande fut également la joie aussi bien des très nombreux Pères conciliaires que des fidèles présents à cette cérémonie dans la basilique de saint Pierre, ainsi que de tout le peuple chrétien dans le monde entier. Beaucoup alors évoquèrent spontanément le souvenir du premier triomphe grandiose de l'humble Servante du Seigneur (4), lorsque les Pères de l'Orient et de l'Occident, réunis au Concile œcuménique d'Ephèse, en 431, saluèrent Marie du titre de Theotokos : Mère de Dieu. Dans un joyeux élan de foi, la population chrétienne de l'illustre cité s'associa à la joie des Pères et les accompagna à leurs demeures avec des flambeaux.

En cette heure glorieuse de l'histoire de l'Église, quel affectueux regard maternel la Vierge Marie n'aura-t-elle pas porté sur les pasteurs et fidèles, reconnaissant dans les hymnes de louange s'élevant principalement en l'honneur de son Fils, et ensuite en son honneur à elle, l'écho du Cantique prophétique qu'elle-même avait chanté au Très-Haut, sous l'inspiration du Saint-Esprit: Mon âme exalte le Seigneur parce qu'il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses (5).

A l'occasion des cérémonies religieuses qui se déroulent ces jours-ci à Fatima, au Portugal, en l'honneur de la Vierge Mère de Dieu, où elle est vénérée de nombreuses foules de fidèles pour son cœur maternel et miséricordieux (6), Nous désirons attirer encore une fois l'attention de tous les fils de l'Église sur le lien très étroit qui existe entre la Maternité spirituelle de Marie, telle qu'elle est largement illustrée dans la Constitution dogmatique Lumen gentium (7), et les devoirs qu'ont envers elle, en tant que Mère de l'Église, les hommes rachetés. Si, en effet, en vertu des nombreux témoignages des textes sacrés et des Pères, rappelés dans cette même Constitution, on admet que Marie, Mère de Dieu et du Rédempteur (8), lui a été unie par un lien étroit et indissoluble (9), et qu'elle a eu un rôle tout spécial dans le mystère du Verbe incarné et du Corps mystique (10), c'est-à-dire dans l'économie dit salut (11), il apparaît évident que la Vierge, non seulement en tant que Mère très sainte de Dieu, présente aux mystères du Christ (12), mais aussi en tant que Mère de l'Église (13), est légitimement honorée par l'Église d'un culte spécial (14), surtout liturgique (15).

Il n'y a donc pas à craindre que la réforme liturgique, si elle s'effectue selon la formule: Que la règle de la croyance fixe la règle de la prière (16), puisse nuire au culte absolument unique (17), dû à la Vierge Marie en raison de sa dignité de Mère de Dieu. Et, par contre, on ne doit pas craindre non plus que le développement du culte tant liturgique que privé qui lui est rendu puisse rejeter dans l'ombre ou diminuer le culte d'adoration qui est rendu au Verbe incarné, ainsi qu'au Père et à l'Esprit-Saint (18).

Aussi, vénérables frères, sans vouloir rappeler tout l'ensemble de la doctrine traditionnelle au sujet du rôle de la Mère de Dieu dans le plan du salut et de ses rapports avec l'Église, croyons-Nous faire œuvre utile pour les âmes des fidèles en considérant deux vérités très importantes pour le renouveau de la vie chrétienne.



PREMIERE PARTIE

LE CULTE DÛ A MARIE EN TANT QUE MÈRE DE L'ÉGLISE


1. Marie, Mère spirituelle parfaite de l'Église

Voici la première de ces vérités: Marie est Mère de l'Église non seulement parce que Mère de Jésus-Christ ci parce que intimement associée à lui dans l'économie nouvelle, lorsque le Fils de Dieu, par elle, prit la nature humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair (19), mais encore parce que exemplaire de vertu qui rayonne sur toute la communauté des élus (20). Il en est en effet de la Vierge Marie comme de toute mère humaine : sa tache ne se limite pas à donner la vie elle doit aussi nourrir et élever son enfant. Après avoir participé au sacrifice rédempteur de son Fils, et d'une manière si intime qu'elle mérita d'être proclamée par Lui Mère non seulement de l'apôtre Jean, mais "- qu'il soit permis de l'affirmer - du genre humain en quelque sorte représenté par lui (21), elle continue maintenant, au ciel, à remplir son rôle maternel en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans chacune des âmes des hommes rachetés. C'est une vérité très consolante qui, par une libre disposition du Dieu très sage, fait partie intégrante du mystère du salut des hommes; elle doit donc être objet de foi pour tous les chrétiens.

2. Marie, Mère spirituelle par son intercession auprès de son Fils

Mais de quelle manière Marie coopère-t-elle au développement de la vie de la grâce chez les membres du Corps mystique ? Avant tout par sa prière incessante inspirée par une ardente charité. La Sainte Vierge, en effet, bien que jouissant de la contemplation de la Sainte Trinité, n'oublie pas ses fils qui, comme elle autrefois, accomplissent leur pèlerinage de foi (22). De plus, comme elle les contemple en Dieu et qu'elle voit bien leurs besoins, en communion avec Jésus-Christ qui est toujours vivant pour intercéder en leur faveur (23), elle se fait leur avocate, leur auxiliatrice, leur secourable médiatrice (24).

L'Église a été depuis les premiers siècles persuadée de cette intercession incessante de Marie auprès de son Fils pour le peuple de Dieu, comme en témoigne cette antienne très ancienne qui, avec quelques légères variantes, fait partie de la prière liturgique tant en Orient qu'en Occident: Nous nous réfugions sous la protection de vos miséricordes, ô Mère de Dieu : ne repoussez pas nos prières dans les besoins, mais sauvez-nous de la perdition, ô vous qui êtes seule bénie (25). Et qu'on ne pense pas que l'intervention maternelle de Marie porte préjudice à l'efficacité prédominante et irremplaçable du Christ, notre Sauveur; bien au contraire, c'est de la médiation du Christ qu'elle tire sa force propre et cela en est une preuve éminente (26).

3. Marie, éducatrice de l'Église par l'attrait de ses vertus

La coopération de la Mère de l'Église au développement de la vie divine dans les âmes ne consiste cependant pas uniquement dans son intercession auprès de son Fils. Elle exerce sur les hommes rachetés une autre influence, celle de l'exemple; influence très importante comme l'indique l'adage connu: "La parole émeut, les exemples entraînent."

De même, en effet, que les enseignements des parents acquièrent une efficacité bien plus grande s'ils sont appuyés par l'exemple d'une vie conforme aux règles de la prudence humaine et chrétienne, de même la douceur et le charme qui émanent des très hantes vertus de la Mère de Dieu immaculée, incitent irrésistiblement les âmes à imiter le divin modèle, Jésus-Christ, dont elle a été la plus fidèle image. Aussi le Concile a-t-il déclaré : En se recueillant avec piété dans la pensée de Marie qu'elle contemple dans la lumière du Verbe fait homme, l'Église pénètre avec respect plus avant dans le mystère suprême de l'Incarnation et devient sans cesse plus conforme à son divin Époux (27).

4. La sainteté de Marie, exemple éclairant de parfaite fidélité à la grâce

Il est bon, de plus, de tenir présent à l'esprit que l'éminente sainteté de Marie ne fut pas seulement un don tout spécial de la libéralité divine : elle fut également le fruit de la correspondance continue et généreuse de sa libre volonté aux inspirations intérieures de l'Esprit-Saint.

C'est à cause de la parfaite harmonie entre la grâce divine et l'activité de sa nature humaine que la Vierge rendit souverainement gloire à la Très Sainte Trinité et qu'elle est devenue l'honneur insigne de l'Église, laquelle la salue ainsi dans la liturgie : Tu es la gloire de Jérusalem, tu es la joie d'Israël, tu es l'honneur de notre peuple (28).

5. Exemples de vertus mariales dans les pages de l'Évangile

Nous admirons dans les pages de l'Évangile les témoignages d'une si sublime harmonie. A peine fut-elle assurée par l'ange Gabriel que Dieu l'avait choisie comme Mère immaculée de son Fils unique, que, sans hésitation, elle donna son consentement à une œuvre qui devait mobiliser toutes les énergies de sa fragile nature, en déclarant: Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole (29).

A partir de ce moment, elle se consacra tout entière au service non seulement du Père céleste et du Verbe incarné; devenu son Fils, mais également de tout le genre humain, ayant bien compris que Jésus, non seulement devait sauver son peuple de l'esclavage du péché, mais serait roi d'un royaume messianique universel et impérissable (30).

6. Marie, servante du Seigneur depuis l'Annonciation jusqu'à sa glorieuse Assomption

La vie de l'Épouse immaculée de Joseph, demeurée vierge dans l'enfantement et après l'enfantement -- comme l'a toujours cru et professé l'Église catholique (31) et comme il convenait à Celle qui avait été élevée à l'incomparable dignité de la maternité divine (32), -- fut donc une vie de communion si parfaite avec son Fils qu'elle en partagea les joies, les douleurs et les triomphes. Et même après que Jésus fut monté au ciel, elle lui demeura unie par un très ardent amour, tout en accomplissant avec fidélité sa nouvelle mission de Mère spirituelle du disciple bien-aimé et de l'Église naissante. On peut dès lors affirmer que toute la vie de l'humble servante du Seigneur, depuis le moment où elle fut saluée par l'ange jusqu'à son assomption à la gloire céleste avec son corps et son âme, fut une vie de service dans l'amour.

C'est pourquoi, Nous associant aux Évangélistes, aux Pères et Docteurs de l'Église, évoqués par le Concile dans la Constitution Lumen gentium (chap. 8.), Nous contemplons avec admiration Marie ferme dans la foi, prompte à l'obéissance, simple dans l'humilité, glorifiant le Seigneur avec joie, ardente dans la charité, forte et constante dans l'accomplissement de sa mission jusqu'au sacrifice d'elle-même, communiant pleinement aux sentiments de son Fils qui s'immolait sur la croix pour donner aux hommes une vie nouvelle.

7. Le culte de louange et de gratitude

Devant des vertus si splendides, le premier devoir de tous ceux qui reconnaissent dans la Mère du Christ le modèle de l'Église, c'est de s'unir à elle pour rendre grâce au Très-Haut qui a accompli en Marie de si grandes choses pour le bien de l'humanité tout entière. Mais cela ne suffit pas. Tous les fidèles ont également le devoir de rendre à la très fidèle Servante du Seigneur un culte de louange, de reconnaissance et d'amour puisque selon la sage et douce disposition divine, son libre consentement et sa généreuse coopération aux desseins de Dieu ont eu et ont toujours une grande influence dans l'accomplissement du salut des hommes (33). C'est pourquoi tout chrétien peut faire sienne l'invocation de saint Anselme : Notre-Dame, qui êtes si glorieuse, faites que nous méritions par vous de nous élever jusqu'à Jésus votre Fils, qui par vous a daigné descendre parmi nous (34).



(à suivre)

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Juil 02 2015, 04:50




Paul VI, Signum Magnum, Exhortation apostolique (suite)



DEUXIÈME PARTIE

L'IMITATION DES VERTUS DE MARIE


1. La vraie dévotion à Marie reflète ses vertus

Mais ni la grâce du divin Rédempteur, ni l'intercession puissante de sa Mère, qui est aussi notre Mère spirituelle, ni sa très grande sainteté ne pourraient nous conduire au port du salut, si à celles-ci ne correspondait notre volonté persévérante d'honorer Jésus-Christ et Marie par la sainte imitation de leurs sublimes vertus.

Tous les chrétiens ont donc le devoir d'imiter avec respect les exemples de bonté que leur a laissés leur Mère céleste. C'est là, vénérables frères, la seconde vérité sur laquelle Nous voulons attirer votre attention et celle des fidèles confiés à votre ministère pastoral, afin qu'ils suivent docilement l'exhortation des Pères du IIe Concile du Vatican: Que les fidèles se souviennent qu'une véritable dévotion ne consiste nullement dans un mouvement stérile et éphémère de la sensibilité, pas plus que dans une vaine crédulité: la vraie dévotion procède de la vraie foi qui nous conduit à reconnaître la dignité éminente de la Mère de Dieu et nous pousse à aimer cette Mère d'un amour filial et à poursuivre l'imitation de ses vertus (35).

Il ne fait pas de doute que l'imitation de Jésus-Christ soit la voie royale qu'il faut suivre pour parvenir à la sainteté et reproduire en nous, dans la mesure de nos forces, la perfection absolue du Père céleste.

Mais si l'Église catholique a toujours proclamé une vérité si sainte, elle a d'autre part affirmé que l'imitation de la Vierge Marie n'empêche nullement les âmes de suivre fidèlement le Christ, elle les incite au contraire davantage à marcher à sa suite, et avec plus de facilité, car, ayant toujours fait la volonté de Dieu, elle fut la première à mériter l'éloge que Jésus adressa à ses disciples: Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère (36).

2. " A Jésus par Marie "

La règle générale selon laquelle on va " à Jésus par Marie " vaut donc aussi pour l'imitation du Christ. Que notre foi cependant ne s'en trouve pas troublée, comme si l'intervention d'une créature en tout semblable à nous, hormis le péché, offensait notre dignité personnelle et empêchait l'intimité et le caractère immédiat de nos rapports d'adoration et d'amitié avec le Fils de Dieu. Reconnaissons plutôt la bonté et l'amour de Dieu notre Sauveur (37) qui, en condescendant à notre misère si éloignée de son infinie sainteté, a voulu nous en faciliter l'imitation en nous proposant le modèle de la personne humaine de sa Mère.

Celle-ci en effet est la créature humaine qui nous offre l'exemple le plus éclatant et le plus accessible de cette obéissance parfaite par laquelle nous nous conformons avec amour et promptitude aux volontés du Père éternel. C'est le Christ lui-même, comme nous le savons bien, qui voit dans cette pleine adhésion à la volonté de son Père l'idéal suprême de sa conduite d'homme, en déclarant : Je fais toujours ce qu'il lui plaît (38).

3. Marie, nouvelle Ève, aurore du Nouveau Testament

Si alors nous contemplons l'humble vierge de Nazareth dans l'auréole de ses prérogatives et de ses vertus, nous la verrons resplendir à nos regards comme la Nouvelle Ève (39), la sublime Fille de Sion, le sommet de l'Ancien Testament et l'aurore du Nouveau, dans laquelle s'est réalisée la plénitude des temps (40), voulue par Dieu le Père pour la mission de son Fils unique dans le monde.

En vérité la Vierge Marie, plus que tous les patriarches et les prophètes" plus que le juste et pieux Siméon, a attendu et imploré la consolation d'Israël... le Christ du Seigneur (41). Elle en a ensuite salué l'avènement par l'hymne du Magnificat quand il descendit dans son très chaste sein pour y assumer notre chair.

C'est donc en Marie que l'Église du Christ nous indique l'exemple pour recevoir le Verbe de Dieu dans nos âmes de la manière la plus digne, conformément à la lumineuse expression de saint Augustin: Marie fut donc davantage bienheureuse en recevant la loi dans le Christ qu'en concevant la chair du Christ. La consanguinité maternelle n'aurait donc servi de rien à Marie si elle ne s'était pas sentie plus heureuse de recevoir le Christ dans son cœur que dans son sein (42).

C'est également en elle que les chrétiens peuvent admirer l'exemple qui leur montre comment ils doivent remplir, à la fois avec humilité et magnanimité, la mission que Dieu a confiée à chacun en ce monde, en vue de son propre salut éternel et de celui de son prochain.

Je vous en conjure donc, montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis du Christ (43). Ces paroles que saint Paul adressait aux chrétiens de Corinthe, la Mère de l'Église peut à plus forte raison les adresser aux multitudes des croyants qui, en harmonie de foi et d'amour avec les générations des siècles passés, la proclameront bienheureuse (44). C'est une invitation à laquelle il convient de prêter une oreille docile.

4. Message marial d'invitation à la prière, à la pénitence et à la crainte de Dieu

Un message extrêmement utile semble aujourd'hui être adressé aux fidèles de l'Immaculée, qui est toute sainteté, et qui avec son Fils coopère à la restauration de la vie surnaturelle dans les âmes (45). La sainte contemplation de Marie les incite en effet à la prière confiante, à la pratique de la pénitence, à la sainte crainte de Dieu.

En s'élevant ainsi vers Marie, ils entendent souvent résonner ces paroles que prononçait Jésus-Christ en annonçant l'avènement du royaume des cieux : Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle (46); ainsi que son avertissement sévère: Si vous ne vous mettez à faire pénitence, vous périrez tous pareillement (47).

Poussés par l'amour, résolus à réparer nos offenses faites à la sainteté et à la justice de Dieu, et confiants dans sa miséricorde infinie, nous devons donc supporter la souffrance de l'esprit et du corps afin d'expier nos péchés et ceux du prochain et d'éviter ainsi la double peine du dam et des sens, c'est-à-dire la perte de Dieu, souverain bien, et le feu éternel (48).

5. Le Christ lui-même nous présente sa Mère comme le modèle de l'Église

Ce qui doit stimuler encore davantage les fidèles à suivre les exemples de la Très Sainte Vierge, c'est le fait que Jésus, en nous la donnant pour Mère, nous l'a tacitement présentée comme le modèle à suivre; il est en effet naturel que les enfants aient les mêmes sentiments que leurs mères et qu'ils reflètent leurs mérites et leurs vertus.

C'est pourquoi, de même que chacun de nous peut répéter avec saint Paul : Le Fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi (49), de même il peut en toute confiance croire qu'à lui aussi le divin Sauveur a laissé en héritage spirituel sa propre Mère, avec tous les trésors de grâce et de vertu dont il l'avait comblée afin qu'ils parviennent jusqu'à nous par l'influence de sa puissante intercession et notre imitation résolue.

C'est pourquoi saint Bernard affirme, à bon droit : En venant en elle, l'Esprit-Saint la combla de grâce pour elle-même; en l'inondant de nouveau, il en fit pour nous une source de grâce surabondante et débordante (50).

6. L'histoire de l'Église est toujours éclairée par la présence édifiante de Marie

Tout ce que Nous venons d'exposer à la lumière du saint Évangile et de la Tradition catholique montre avec évidence que la maternité spirituelle de Marie transcende l'espace et le temps et appartient à l'histoire universelle de l'Église, car elle a toujours été présente en elle par son assistance maternelle.

C'est pourquoi aussi nous apparaît clairement le sens de cette affirmation si souvent répétée : on peut bien dire que nous sommes à l'époque mariale. S'il est vrai en effet qu'aujourd'hui, par une grâce insigne du Seigneur, le rôle providentiel de la Très Sainte Vierge Marie dans l'histoire du salut est compris plus profondément dans des milieux très étendus du peuple chrétien, nous ne devons pas en conclure pour autant que ces vérités ont complètement échappé aux époques précédentes ou que les temps futurs pourraient les ignorer.

À vrai dire, toutes les périodes de l'histoire de l'Église ont bénéficié et bénéficieront de la présence maternelle de la Mère de Dieu, puisqu'elle restera toujours indissolublement liée au mystère du Corps du Christ, dont le Chef Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui, et le sera à jamais (51).

7. La Mère de l'Église, signe d'unité, encouragement à la parfaite fraternité de tous les chrétiens

Vénérables Frères, Nous sommes persuadé que la pensée de l'Église catholique sur le culte de louange, de reconnaissance et d'amour dû à la Bienheureuse Vierge Marie concorde pleinement avec la doctrine du saint Évangile, telle qu'elle a été interprétée et expliquée d'une façon plus précise par la Tradition tant de l'Orient que de l'Occident. Aussi espérons-Nous que Notre exhortation pastorale à une piété mariale toujours plus fervente et plus fructueuse recueillera l'adhésion généreuse non seulement des fidèles confiés à vos soins, mais aussi de ceux qui, sans jouir de la pleine communion avec l'Église catholique, admirent cependant et vénèrent avec nous dans la Servante du Seigneur, la Vierge Marie, Mère du Fils de Dieu.

Puisse le Cœur immaculé de Marie resplendir devant le regard de tous les chrétiens comme un modèle de parfait amour envers Dieu et envers le prochain; qu'il les amène à fréquenter les sacrements par la vertu desquels ils sont purifiés des taches du péché et en sont préservés; qu'il les incite aussi à réparer les innombrables offenses faites à la divine Majesté; qu'il apparaisse enfin comme un signe d'unité et amène à resserrer les liens de fraternité entre tous les chrétiens au sein de l'unique Église de Jésus-Christ, instruite par l'Esprit-Saint d'un sentiment filial de piété comme il convient pour une Mère très aimante (52).

8. Invitation à renouveler la consécration personnelle au Cœur immaculé de Marie

Et puisque cette année on célèbre le 25e anniversaire de la consécration solennelle de l'Église et du genre humain à Marie, Mère de Dieu et à son Cœur immaculé, faite par Notre Prédécesseur de sainte mémoire, Pie XII, le 31 octobre 1942. à l'occasion du radio message à la nation portugaise (53) -- Consécration que Nous-même avons renouvelée le 21 novembre 1964 (54), --

Nous exhortons tous les fils l'Église à renouveler personnellement leur propre consécration au Cœur immaculé de la Mère de l'Église, et à mettre en pratique cet acte très noble de culte en menant une vie toujours plus conforme à la volonté divine (55), dans un esprit de service filial et de sainte imitation de leur Reine du ciel.

Nous exprimons enfin, Vénérables Frères, Notre confiance que, grâce à vos encouragements, le clergé et le peuple chrétien confiés à votre ministère pastoral répondront d'un cœur généreux à Notre exhortation, de telle sorte que leur piété et leur confiance envers la Vierge Mère de Dieu deviennent plus ardentes et plus fermes. Réconforté par cette certitude que l'insigne Reine du. ciel et notre très douce Mère ne cessera jamais d'assister tous et chacun de ses enfants, et ne privera jamais l'Église du Christ tout entière de son céleste patronage, de tout cœur, Nous accordons à vous-mêmes, et à vos fidèles, en gage des divines faveurs et en signe de Notre bienveillance, la Bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 13 mai 1967, quatrième année de Notre pontificat.


(*) Textes latin et italien dans l'Osservatore Romano du 13 mai 1967. Traduction de la D. C. Les sous-titres sont ceux figurant dans le texte italien de l'exhortation.

Paul VI (Sa sainteté le Pape Paul VI)


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Notes :

(1) Cf. Apoc., 12, 1.
(2) Cf. épître de la messe de l'Apparition de la Bienheureuse Vierge Marie immaculée, le 11 février.
(3) Cf. A. A. S., LVII, 1965, p. 1-67.
(4) Cf. Luc., 1, 38.
(5) Ibid., 1, 46 et 48-49.
(6) Radiomessage de Pie XII du 13 mai 1946 adressé aux fidèles du Portugal à l'occasion du couronnement de la statue de Notre-Dame de Fatima : A. A. S., XXXVIII, 1946, p. 264. (D. C. 1946, no 966, col. 545.)
(7) Cf. chap. VIII. IIIe partie, " la Bienheureuse Vierge et l'Église " : A. A. S., LVII, 1965, p. 62-65. (D. C. 1965, n. 1440, col. 124.)
(8.) Cf. ibid., n. 53, p. 58.
(9) Cf. ibid.
(10) Ibid., n. 54, p. 59.
(11) Ibid., n. 55, p. 59.
(12) Ibid., n. 66, p. 65.
(13) Allocution prononcée dans la basilique vaticane devant les Pères conciliaires le Jour de la fête de la Présentation de la Sainte Vierge lors de la clôture de la IIIe session du Concile: A. A. S., LVI, 1964, p. 1016. (D. C. 1964" n. 1437, col. 1544.)
(14) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 66 : A. A. S., LVII, 1965, p. 65.
(15) Cf. ibid., n. 67, p. 65.
(16) Pie XII, encycl. Mediator Dei : A.A.S., XXXIX, 1947, p. 541.
1947, p. 541.
(17) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. A.A.S., LVII, 1965, p. 65.
(18) Ibid., n. 66, p. 60.
(19) Ibid., n. 55, p. 60.
(20) Ibid., n. 65, p. 64; cf. également n. 63.
(21) Cf. ibid., n. 58, p. 61. encycl. Adiutricem populi de Léon XIII, Acta Leonis XIII 15, 1896, p. 302,
(22) Const. dogm. Lumen gentium, n. 58 : A. A. S., LVII, 1965, p. 61.
(23) Hébr., 7, 25.
(24) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 62: A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(25) Cf. Dom. F. Mercenier, l'Antienne mariale grecque la plus ancienne, in le Museon 52, 1939, p. 229-233.
(26) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 62: A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(27) Ibid., n. 6.5, p. 64.
(28) IIe antienne de Laudes en la fête de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie.
(29) Luc., 1,
(30) Cf. Matth., 1, 21; Luc, 1, 33.
(31) Cf. S. Léon le Grand, lettre à Flavien, Lectis dilectionis tuae: P. L., LIV, 759; idem, lettre à Julien, évêque de Cos, Licet per nostros : P. L., LIV, 803. S. Hormisdas, lettre à l'empereur Justin, Inter ea quae: P. L., LXIII, 514; Pélage I, lettre à Childebert I, Humani generis: P. L., LXIX, 407; Conc. du Latran, oct. 649 sous Martin I, can. 3 : Caspar, ZKG, 51, 1932, p. 88; Conc. de Tolède XVI, Symbol, art. 22: J. Madoz, El Simbolo del Concilio XVI de Toledo, in Estudios Onienses, ser. I, vol. 3, 1946; Const. dogm, Lumen gentium, n. 52, 55, 57, 59, 63 : A. A. S., LVII, 1965, p. 58-64.
(32) Ci- S. Thomas, Sum. Theol., p. I., q. 25, a. 6, ad 4.
(33) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 56 : A. A. S., LVII, 1965, p. 60.
(34) Orat., 54: P. L., CLVIII, 961.
(35) Const. dogma. Lumen gentium, n. 67: A.A.S., LVII, 1965, p. 66; cf. S. Thomas, Sum. Theol., P. II-II, q. 81, a. 1, ad 1; P. III, q. 25, sa. 1, 5.
(36) Matth., 12, 50.
(37) Cf. Tit., 3, 4.
(38) Jean, 8, 29.
(39) Cf. S. Irénée, Adv. Haer., III, 22, 4 : P. G., VII, 959; S. Épiphane, Haer., 78, 18 : P. G., XLII, 728-729; S. Jean Damascène, Homil. in Nativitate B. M. V.: P. G., XCVI, 671 s.; Const. dogm.. Lumen gemtium, n. 56: A. A. S., LVII, 1965, p. 60-61.
(40) Gal., 4, 4.
(41) Luc., 2, 25-26.
(42) Serm., 215, I : P. L., XXXVIII, 1074.
(43) I Cor., 4, 16.
(44) Cf. Luc 1, 48.
(45) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 61 A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(46) Marc., 1, 15; cf. Matth., 3, 2; 4, 17.
(47) Luc 13, 5.
(48) Cf. Matth., 25, 41. Const. dogm. Lumen gentium, n. 48: A. A. S., LVII, 1965, p. 54.
(49) Gal., 2, 20; cf. Eph., 5, 2.
(50) Homil., 2 sur Missus est, n. 2 : P. L., 183, 64.
(51) Hébr., 13, 8.
(52) Const. dogm. Lumen gentium, n. 53: A. A. S., LVII, 1965, p. 59.
(53) Cf. Discorsi e Radiomessaggi di S. S. Pie XII, vol. IV, p. 260-262; cf. A. A. S., XXXIV, 1942, p. 345-346.
(54) Cf. A. A. S., LVI, 1964, p. 1017. (D. C., loc. cit., col. 1546.)
(55) Cf. Oraison de la fête du Cœur immaculé de Marie, le 22 août.


Dernière édition par Lumen le Sam Fév 18 2017, 08:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Juil 21 2015, 08:55




Fête de la Sainte Famille du Pays de Verneuil au Canada




La fête de la Sainte Famille, une idée normande !

François de Laval, né à Montigny-sur-Avre, archidiacre d’évreux, devenu vicaire apostolique de la Nouvelle France sur ordre du Roi Louis XIV, nourrissant une grande dévotion à la Sainte Famille s’en est fait le promoteur dans toute l’Amérique du Nord.

Fondant la Société des prêtres du Séminaire de Québec le 26 mars 1663 sous le nom de “ Séminaire des Missions-Étrangères ”, il l’établit à Québec sous le patronage de la Sainte Famille.

Le 15 septembre 1664, Mgr de Laval érigea la première paroisse de Québec, et de toute l’Amérique du Nord, sous le titre de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, à laquelle il associait le Séminaire.

François de Laval fonda également le 14 mars 1665 la première Confrérie de la Sainte Famille et des Saints-Anges, ne dissociant jamais les deux dévotions. Toujours vivante de nos jours, cette confrérie se propose d’honorer la Sainte Famille en la prenant comme modèle et comme exemple pour sa propre famille.

Pendant la période de la Contre-Réforme, l’épiscopat français se livra à un effort soutenu pour améliorer l’instruction religieuse, l’inciter à une fréquentation régulière des sacrements, lui inculquer une dévotion centrée sur Dieu et le Christ, et resserrer l’encadrement paroissial autour des fidèles. Les confréries constituaient le moyen idéal pour atteindre ces objectifs. Les évêques en créèrent plusieurs destinées à développer la foi aux grands mystères de la religion.

Ces associations assignaient à leurs membres des obligations spirituelles (réception des sacrements, participation aux offices et processions, prières privées, entretien d’une chapelle), morales et sociales (secourir les pauvres et les malades, prier pour les confrères défunts).

à l’occasion d’un de ses voyages en France en 1684, Mgr de Laval apporte une requête au pape Innocent XI : l’autorisation d’instituer une fête solennelle en l’honneur de la Sainte Famille, à célébrer tous les ans dans son diocèse. Ce qu’il réalisa ensuite, avec la composition d’une messe en son honneur.

Pour lui, fêter la Sainte Famille, était un jour béni pour la restauration de l’esprit véritable de la vie familiale.

Peu à peu, la célébration liturgique de la fête s’étendit à tout le monde catholique et, jusqu’à la réforme du bréviaire au Concile Vatican I, l’office de la Sainte Famille mentionnait son origine du diocèse de Québec ! François de Laval contribua à écrire une page de l’histoire de l’Église universelle puisque dans un Bref du 14 juin 1892 Léon XIII inscrit la fête de la Sainte Famille au calendrier liturgique. Il y rappelle l’importance de ce culte dès le XVIIe s. et l’apport considérable venant du Canada. Ce culte s’est implanté en Amérique et devint très florissant, grâce principalement à l’activité de François de Laval mais aussi de sainte Marguerite Bourgeoys qui l’avaient puisé dans les écrits d’Henri-Marie Boudon. En 1921, le pape Benoît XV rend la fête obligatoire à travers le monde.

La Fête de la Sainte Famille, patronne du Séminaire de Québec, est toujours une très grande fête à Québec. Chaque année, elle est célébrée à la Cathédrale, où se trouve le tombeau du, depuis le 3 avril dernier, saint François de Laval. Mais cette année cette fête de la Sainte Famille fut un évènement majeur pour l’Eglise Québécoise. En effet, le 8 décembre 2013 s’ouvrait à la cathédrale de Québec le jubilé du 350ème anniversaire de la fondation de la première paroisse catholique, la première cathédrale construite en Amérique du Nord, la paroisse mère de toutes les paroisses au nord des colonies espagnoles du Mexique. Pour cette occasion, l’archevêque Mgr Gérald Cyprien Lacroix a officiellement inauguré dans sa cathédrale la 7ème Porte Sainte au monde et la première à l’extérieur de l’Europe. Elle resta ouverte jusqu’à la fin du jubilé, le 28 décembre 2014, fête de la Sainte-Famille !

Le 14 septembre dernier Sa Sainteté le Pape François Ier avait chargé l’archevêque de La Havane, le son Eminence Jose Francisco, Cardinal Robles Ortega, de le représenter en qualité d’envoyé spécial à la célébration conclusive du 350e anniversaires de la fondation de la paroisse Notre-Dame de Québec au Canada.

L’église primatiale Notre-Dame de Québec, qui a désormais une Porte Sainte. Elle était la première église à être élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie IX en 1874.

Rappelons que l’évangélisateur du Canada, chanoine de la cathédrale d’Evreux avant d’en devenir le Grand Archidiacre, fut le prédécesseur et grand ami de l’abbé Henri Marie Boudon (son successeur à Evreux à sa demande) à qui il demanda ses ouvrages pour évangéliser et catéchiser la Nouvelle France.



 

Consécration à la Sainte Famille, Québec, approuvée par le pape Léon XIII

ô Jésus, notre aimable rédempteur, qui étant envoyé du ciel pour éclairer le monde par votre doctrine et vos exemples, avez passé la plus grande partie de votre vie mortelle dans l’humble demeure de Nazareth, soumis à Marie et à Joseph, et avez consacré cette Famille qui devait servir d’exemple à toutes les familles chrétiennes, daignez accepter avec bonté notre demeure qui se dévoue tout entière à vous. Protégez-la, gardez-la, affermissez-y votre sainte crainte, avec la paix et la concorde de la charité chrétienne, afin qu’elle devienne semblable au modèle divin de votre Famille, et que tous les membres, sans exception, participent à son bonheur éternel.

ô Marie, mère très aimante de Notre Seigneur Jésus-Christ et aussi notre mère, faites, par votre affection et votre clémence, que Jésus accepte cette consécration que nous lui faisons, et qu’il nous prodigue ses bienfaits et ses bénédictions.

ô Joseph, très saint gardien de Jésus et de Marie, secourez-nous par vos prières dans toutes les nécessités de notre âme et de notre corps, afin qu’avec vous et avec la Bienheureuse Vierge Marie, nous puissions louer éternellement Jésus-Christ, notre divin rédempteur. Amen



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Avr 22 2016, 14:11




Une statue de bois, représentant la Vierge Marie, réplique de la Vierge apparue à Amsterdam : Notre Dame de Tous les Peuples, a versé 101 fois des larmes.
Soeur Agnès Sasagawa, membre de la Communauté des Servantes de l'Eucharistie, a eu des visions de son ange gardien et de la Mère de Dieu. Marie lui confia des messages d'une extrême gravité. A la vue des hommes qui sont si éloignés de Dieu, notre Mère du Ciel a manifesté sa tristesse en versant de vraies larmes.



« Chaque jour récitez le Rosaire pour les évêques et pour les prêtres »





Durant l’année 1973, sœur Agnès Sasagawa Katsuto reçoit principalement trois messages de la Sainte Vierge à Akita au Japon.

Dans sa lettre pastorale du 22 avril 1984, Mgr Jean Ito Shojiro, évêque de Niigata (ville côtière sur l’île principale du Japon, Honshu), reconnaissait officiellement le caractère surnaturel de ces apparitions. Les messages contiennent certes un avertissement sévère, mais en même temps on sent tout l’Amour maternel de Marie dans ses paroles :

« Chaque jour récitez la prière du Rosaire pour les évêques et pour les prêtres. L’action du diable s’infiltre même dans l’Eglise, livrée aux divisions intestines : les cardinaux se dresseront contre les cardinaux, les évêques s’opposeront aux évêques ; les autels et les églises seront saccagés. L’Eglise sera remplie de ceux qui acceptent la compromission. De nombreux prêtres et religieux, séduits par les tentations du diable, renieront leur engagement et quitteront leur sainte vocation au service du Seigneur. Le démon s’acharnera tout particulièrement contre les âmes consacrées du Père. La perte de beaucoup d’âmes est la cause de ma Douleur. »




Père Joseph-Marie Jacq, MEP,
Dans : J’ai vu pleurer ma Mère à Akita, Lourdes,
Ed. Hovine, p. 86-87





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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Avr 29 2016, 10:51




Marie Mère de Miséricorde

Le Bonheur du DON par le P. Koudelka o.p.

...Voilà l’origine de l’image de la Sainte Vierge dont le manteau protecteur
sert de refuge des frères, des familles, etc... extrait de son livre





“La dévotion mariale a dans l’ordre dominicain une longue et solide tradition. Cependant, nous devons la voir à l’intérieur de la tradition de l’Eglise et dans les courants spirituels et théologiques d’alors.

Le Moyen Age avait une mentalité, différente de celle d’aujourd’hui. Pour l’homme médiéval, le mystère constituait la plus grande réalité. Le mystère de Dieu et son action dans le monde suscitaient l’admiration. L’homme croyait aux miracles, peut être plus qu’il ne fallait. Nous tombons aujourd’hui dans l’autre extrême.

Le XIIe siècle est un siècle marial. Les hommes construisent des cathédrales et des églises en l’honneur de la Vierge Marie ; la création de nouveaux hymnes, antiennes et litanies en son honneur ne tarit pas, et on raconte sans cesse de nouveaux miracles qui se produisent par son intercession.

C’est saint Bernard qui se tient dernière tout cela et l’ordre cistercien se fait promoteur de cette dévotion. Saint Dominique connaissait très bien cet ordre et sa tradition spirituelle.


Les premières générations de notre ordre sentaient le lien spirituel qui unissait l’ordre à la Mère de Dieu, elles étaient convaincues qu’il devait sa fondation à la prière de marie auprès de son Fils.

Elles s’affermissaient dans cette conviction par les révélations de certains pieux moines.
Dans ces révélations, la Mère de Dieu se manifeste comme Reine de la Miséricorde, retenant la main du Christ pour l’empêcher de châtier le genre humain. Le Christ lui promet de patienter encore. Il enverra au monde des prêcheurs ayant pour mission de corriger le monde. Cela devait être la dernière chance de conversion.

De nombreuses légendes racontent de quel secours état la Mère de Dieu pour les frères à leur entrée dans l’ordre ou bien dans leurs premiers voyages missionnaires quand ils rencontraient des difficultés ou quand ils étaient tentés d’abandonner. Elles racontent aussi la consolation que la Mère de Dieu leur procurait dans la maladie ou à l’heure de la mort.

Les frères appellent la Mère de Dieu Reine de la Miséricorde (plus fréquemment que Mère de la Miséricorde ), patronne de l’ordre, protectrice, maîtresse et éducatrice bien aimée, abbesse de l’ordre.
Certaines de ces légendes ont été introduites dans les recueils des prédicateurs -les Exempla- t ont été largement répandues.

Par exemple la légende de l’entrée du bienheureux Réginald dans l’ordre. Ailleurs on raconte l’histoire de cette recluse en Lombardie qui avait déjà entendu beaucoup parler du nouvel ordre et qui désirait voir un frère, une fois. Un jour, effectivement, deux frères se sont présentés à la porte de son ermitage et s’entretenaient avec elle de choses spirituelles. Mais elle les méprisa, en pensant : ils sont trop jeunes, trop beaux et fort bien vêtus. Comment peuvent-ils flâner dans le monde sans succomber à ses pièges ?
La nuit suivante, la Mère de Dieu lui est apparue, l’air offensé, et lui fit de reproches. La recluse lui demanda la raison et reçut cette réponse : « Ne crois tu pas que je peux protéger ces frères qui flânent dans le monde en vue du salut des âmes ? »
Elle ouvrit en suite son manteau sous lequel se cachaient les deux frères que la recluse avait méprisé la veille.

Voilà l’origine de l’image de la Sainte Vierge dont le manteau protecteur set de refuge des frères, des familles, etc. Peu de temps avant, une légende semblable avait été racontée par Cesaire de Heisterbach, un cistercien. Le manteau est symbole de la protection.



Source :

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Mai 03 2016, 15:30




Notre Dame des Trois Epis

Le sanctuaire Notre Dame des Trois Epis est le seul lieu d’apparition
mariale en Alsace et l’un des plus anciens lieux d’apparition au monde reconnu par l’église.





Origine * :

Le 3 mai 1491, c'est jour de marché à Niedermorschwihr, et Thierry Schoeré, venu acheter du grain, ne parvient pas à soulever le sac ! Un attroupement se forme et l'étonnement est à son comble quand il se met à implorer le pardon du Ciel : un certain respect humain, confesse-t-il, l'a empêché de révéler le message dont il a été chargé en cours de route.

En effet, vers dix heures du matin, au lieu-dit « Habtal », comme le veut la coutume, il s'arrête prier au pied d'un chêne auquel est attaché un crucifix, en souvenir d'un homme mort à cet endroit, accidentellement.




Soudain, il aperçoit une lumière éclatante au centre de laquelle il distingue la Vierge, vêtue de blanc, tenant trois épis de blé montés sur une seule tige dans la main droite et dans l'autre un glaçon.

Le glaçon, dit-elle, représentait les misères qui s'abattraient sur la région si les habitants ne consentaient pas à expier leurs péchés et à se convertir. Les épis annonçaient les bénédictions que Dieu était prêt à répandre sur ceux qui changeraient de vie et se tourneraient vers Lui. Une fois arrivé au marché, Thierry Schoeré devait faire connaître à tous cet appel à la conversion.

D'abord il n'a pas osé parler. Il a fallu, pour le décider, un sac impossible à soulever.

Signification biblique:

Dans la Bible, la souffrance est souvent la conséquence du péché, ou bien elle est un avertissement de Dieu pour changer de route, c’est ce que nous lisons par exemple :

« Aussi, moi je vous ai refusé la pluie, … deux, trois villes allaient en titubant vers une autre pour boire de l’eau sans pouvoir se désaltérer ; et vous n’êtes pas revenus à moi! Oracle du Seigneur. … vos figuiers et vos oliviers, la sauterelle les a dévorés ; et vous n’êtes par revenus à moi ! »(Amos 4,7-9)

Ceci dit, la souffrance n’est pas toujours liée au péché, par exemple :

- Job était innocent alors qu’il avait tout perdu,
- ou encore, le serviteur souffrant (Isaïe 42-53) a beaucoup souffert, mais il offrait sa vie pour la multitude.

Développement du pèlerinage * :

Dès l'été 1491, une chapelle en bois est édifiée, puis une autre plus vaste en 1493, consacrée en 1495.
De la même époque date la petite statue haute de quarante centimètres et qui trône sur le maître autel : une Pietà en terre cuite, appelée familièrement "le petit vieu image miraculeu".

Des très nombreux miracles sont allégués.

En 1636], le sanctuaire est détruit par des soldats protestants, puis reconstruit dès 1640. En 1661, ce sont les Antonins qui tiennent le sanctuaire, puis, en 1779, les capucins, ensuite, à partir de 1824, ce sont les Rédemptoristes, en 1842, les pères du Précieux sang, et après la première guerre mondiale, les Rédemptoristes reviennent.

En 1922, une grande statue du Christ les bras ouverts, haute de 17m, est réalisée au sommet de la montagne des Trois Epis.
Le 3 mars 1952 est instaurée l'adoration perpétuelle féminine, pendant le jour.


En 1967 est construite l'église de l'Annonciation.

Actualité du pèlerinage * :

Le message est très actuel :
Le glaçon de l'indifférence et de l'insensibilité qui nous habite n'est-il pas synonyme de manque d'amour ? Et le manque d'amour n'est-il pas à l'origine de tant de maux qui accablent le monde ? Celui qui se convertit, qui choisit les épis, décide de laisser l'amour de Dieu illuminer sa vie et la féconder.

Les semaines d'adoration :

Des équipes d'adorateurs et adoratrices se relayent actuellement chaque semaine, en logeant sur place.

Les fêtes :
La fête de saint Antoine l'ermite le 17 janvier.
Le premier dimanche de mai, anniversaire de l'apparition.
Le dimanche précédant l'Assomption, ou, s'il est trop proche du 15 août, le premier dimanche d'août, la fête rappelle le message de conversion donné par Marie. C'est également le jour de la kermesse du pèlerinage.
Le 27 décembre, plus récent, est le pèlerinage des vignerons.

Chaque jour :
Messes tous les jours.
Célébration mariale tous les dimanches à 15h.
Chapelet : lundi, mardi, jeudi, samedi à 17h30
Adoration eucharistique tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 17h30.


Sanctuaire Notre Dame
Chemin du Rosaire
68410 TROIS EPIS
Pèlerinage : tél : 03 89 78 95 95 - fax : 03 89 78 95 91
infopele@wanadoo.fr
www.troisepis.free.fr


* Cf. Marie Thérèse Fischer, Notre Dame des Trois épis, éditions du signe, 2005.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Juil 28 2016, 14:49




Nouvelle vidéo : Jean absent de Jean, l'hypothèse impossible.


Saint Jean, fils de Zébédée est-il le "disciple bien aimé" évoqué dans 4 moments clés de l’Évangile selon Saint Jean ?
Toute la tradition l'a toujours pensé mais les exégètes modernes sont majoritairement d'un autre avis.
Pourtant la thèse classique semble vraiment fondée.






Déroulement :

◦ 00:00 : comment se pose la question du disciple bien aimé (DBA) ?

◦ 00:50 : La tradition classique identifie Jean de Zébédée et le DBA. La Majorité des exégètes est aujourd'hui d'un avis contraire, mais la tradition classique reste très solide à cause de deux arguments clés :

◦ 01:11 : 1er argument : si le DBA qui est un personnage clé de l’Évangile de Jean (4 situations majeures) n'est pas Jean de Zébédée, il est totalement absent du reste du NT et de la Tradition et on ne comprend pas comment cela pourrait être possible

◦ 04:31 : 2ème argument : l'apôtre Jean, fils de Zébédée est lui aussi un personnage considérable dans tout le NT, mais s'il n'est pas le DBA, il n'est quasiment pas présent dans l'Evangile qui porte son nom (sauf une mention furtive des fils de Zébédée au chapitre 21) et c'est là aussi très incompréhensible

◦ 06:14 : pourquoi saint Jean a-t-il voulu créer cette énigme ? La réponse classique est que c'est parce que nous sommes tous appelés à devenir des "disciples bien aimés" en vivant ce qu'a vécu le DBA, à la Cène, à la Croix, à la Résurrection et à Tibériade

◦ 07:48 : comment expliquer cette exégèse nouvelle ? On doit malheureusement constater que les a priori idéologiques des exégètes protestants du XIXème siècle ont été suivi sans beaucoup de discussions dans le monde de l'exégèse catholique

◦ 09:30 : Il y a deux autres mentions d'un "disciple" dans l’Évangile de Jean : au commencement avec Jean-Baptiste et au moment de l'arrestation de Jésus pour entrer chez le Grand Prêtre

◦ 10:37 : Pourquoi un pécheur de Galilée ne pourrait-il pas devenir le plus grand théologien ? Surtout s'il a été formé par Jean-Baptiste, puis Jésus, puis Marie ...

◦ 11:20 : Parenthèse sur l'enseignement étonnant dispensé parfois actuellement dans les grandes institutions catholiques

◦ 12:30 : la grande parenté de style, de thèmes et de vocabulaire des écrits johanniques : Évangile, Épîtres et Apocalypse sont seuls à utiliser certains thèmes (Verbe, Agneau, Au commencement, Femme, Je Suis, Fils unique, Vie éternelle, etc)

◦ 14:41 : Jean ou une "communauté johannique" ? Les deux forcément car il y a toujours 1 auteur et 1 contexte

◦ 15:48 : le parti pris de vérité des Évangélistes : c'est un témoin qui parle et il insiste sur le fait d'avoir vu, entendu, touché ...

◦ 16:40 : comment expliquer cette attitude des exégètes modernes promus par les médias ? Il faut réaliser que les médias sont par nature progressistes et qu'il faut faire de la nouveauté pour faire la "Une" des journaux

◦ 18:17 : extrait d'une homélie de Jean-Paul II à Fatima



Ecrivez-nous à : 30videosapologetiques@gmail.com


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer Déc 14 2016, 08:47





Il est temps de faire une synthèse.

Nous l'avons dit, E. Urbach explique que la diversité des idées juives sur la rédemption "ne se limite pas à des nuances de détail mais atteint une opposition".
Les pensées juives exprimées dans les premiers siècles de notre ère avaient déjà leurs adeptes au temps de Jésus et se sont transmises oralement jusque après 70, c'est pourquoi il est possible de faire quelques conjectures et de schématiser l'existence de (deux) types de raisonnements qui ont pu coexister au temps de Jésus.
Les raisonnements sur la "Torah est déjà complète"
Pour les courants « officiels », Dieu ne crée pas à partir de rien, mais à partir du tohu bohu, le chaos ; et Il crée l'homme avec l'esprit mauvais et l'esprit bon.
Le verset du Siracide, (Si 15, 14) est traduit : « l'homme est dans la main de son conseil. » Ainsi, l'Esprit Saint est dans le peuple et dans la majorité du sanhédrin.
Il n'y a plus besoin de prophètes et les miracles, même si on reconnaît leur existence, ne sont pas importants, car tout est donné dans la Torah. C'est ce courant de pensée qui va dominer le judaïsme après la chute du Temple en l'an 70, mais cette tradition a déjà commencé bien avant (et au procès de Jésus).
La Torah étant complète, immuable, donnée toute entière à Moïse au Sinaï, le salut vient de sa pratique. Les patriarches l'ont pratiquée.
Puisque Dieu a donné sa Torah à Israël, Rien ne peut vraiment le séparer de Dieu. Si Israël pèche, il a le pardon dans le Temple où Dieu maintient sa Shekinah, sa présence. La Shekinah ne quitte pas Israël et celui-ci a tout ce qu'il faut pour interpréter la Torah.
Nous lisons par exemple :
« Shemaya dit : Elle a suffi la foi dont Abraham leur père a cru en moi pour que je leur fende la mer. Comme il est dit (Gn 15, 6) : "Il crut en YHWH et il le lui compta comme justice". Abtalion dit : Elle a suffi la foi par laquelle ils (les Israélites) ont cru en moi pour que je leur fende la mer. Comme il est dit (Ex 4, 31) : "Le peuple crut et ils entendirent". »
Mekhilta de rabbi Ismael sur Exode 14, 15, édition Horowitz, p. 99 ligne 1-4 ;
cf. Ibid. sur Exode 14, 31, édition Horowitz, p. 115 ligne 11.

On attend un nouveau pardon (par le Temple céleste, « non fait de main d'homme ») et on attend un dévoilement (ou « accomplissement ») de la Torah céleste. Le salut ne peut venir que de «        l'ouverture du ciel ».

L'Incarnation dans ce contexte
Telles sont les deux grandes tendances théologiques et spirituelles au temps de Jésus. La venue de Jésus, dès lors qu’il est le messie attendu et le Fils de Dieu incarné, sera alors comprise comme l’acte de miséricorde de Dieu, son grand pardon, la guérison de la mort comme « divorce » entre Dieu et les hommes.
L’Incarnation est une miséricorde, c’est la réconciliation des hommes avec Dieu. Mais la blessure dans le cœur des hommes demeure puisqu’ils continuent de pécher, et la mort est toujours là ! Il faut donc passer par le baptême comme passage par la croix. Ceci jusqu’au retour glorieux du Christ ; alors, « nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est ». (1 Jn 3,2)

La mère de Jésus
La foi de Marie au moment de l'Annonciation se situe dans un contexte pluraliste et implique un choix, décisif, de la Vierge Marie, la rendant apte à accueillir le rédempteur, le Fils de Dieu incarné, et devenant ainsi nouvelle arche d'Alliance, nouvelle tente de la rencontre, nouveau temple.

Ce contexte historique d'opposition théologique explique aussi le ton tragique de la prophétie de Syméon :

« Vois, ton fils, qui est là, provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. » (Lc 2, 34-35)
Ce ton tragique s'explique aussi parce que les hommes continuent de pécher après l'Incarnation : "les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines qu'endura le divin Rédempteur" (CEC 598).

Marie manifeste une ouverture intérieure :

En effet, Marie accueille un ange, une parole venue du Ciel, elle adhère à l'annonce de la naissance d'un messie personnel, elle croit au miracle qui confirme cette parole (Elisabeth malgré son âge attend un enfant, et Marie elle-même concevra dans la virginité).
Le saint Père, sans entrer dans les détails de l'attente messianique, semble aller en ce sens et il en tire une conséquence sur la coopération de Marie au Christ Rédempteur :

« Ce fait fondamental d'être la Mère du Fils de Dieu est, depuis le début, une ouverture totale à la personne du Christ, à toute son œuvre, à toute sa mission.
Les mots "Je suis la servante du Seigneur" témoignent de cette ouverture d'esprit de Marie, qui unit en elle de façon parfaite l'amour propre à la virginité et l'amour caractéristique de la maternité, réunis et pour ainsi dire fusionnés. C'est pourquoi non seulement Marie est devenue la mère du Fils de l'homme, celle qui l'a nourri, mais elle a été aussi "généreusement ssociée, à un titre absolument unique" (Lumen Gentium 61) au Messie, au Rédempteur.»

Jean Paul II, Lettre encyclique Redemptoris Mater n° 39


Nous voyons mieux que le mystère de l'Incarnation a en lui-même une portée rédemptrice, il constitue une réconciliation des hommes avec Dieu, réconciliation où le Fils de Dieu nous aimera jusqu'à la fin (Jn 13,1).

Marie coopère à cette Rédemption par sa foi en tant que sa foi se situe dans les « courants ouverts » de l'attente messianique. Cette ouverture totale à la personne du Christ est un amour vierge car il attend le salut d'une ouverture du Ciel, c'est à dire d'un don de Dieu. Que la foi d'un être humain puisse coopérer à Dieu, cela se comprend justement très bien dans la perspective du courant « ouvert » où Dieu est sensible à l'accueil et à l'adhésion humaine, capables de l'attirer.
La coopération de Marie à l'œuvre rédemptrice du Fils de Dieu qui s'incarne est une coopération tout à fait unique car elle seule est Vierge et mère d'une manière charnelle et spirituelle tout à fait sublime.



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Déc 27 2016, 11:27




Saint Jean l’Évangéliste, apôtre et "Théologien" : un géant trop méconnu




Présentation du destin unique d'un simple pêcheur de Galilée, disciple de Jean-Baptiste à l’adolescence, apôtre bien aimé du Christ Jésus pendant 3 ans, fils de la Vierge Marie après la Croix pendant 20 ans, enseignant à Ephèse pendant 40 ans, qui va devenir après la vision de l'Apocalypse à Patmos le plus grand « Théologien », écrivant en son vieil âge les trois Épîtres qui révèlent que « Dieu est amour » et l’Évangile qui expose en plénitude le mystère de l'Incarnation et qui clôt définitivement la Révélation.





00:47 : un apôtre très atypique
03:20 : naissance et enfance à Bethsaïde
06:00 : disciple de Jean-Baptiste à l’adolescence
07:20 : apôtre bien-aimé du Christ pendant 3 ans
08:25 : fils de Marie pendant 20 ans
10:30 : exil à Éphèse en 36 après JC
13:50 : création de la vie contemplative et religieuse à Éphèse
16:18 : méditation du mystère de l’Annonciation
23:33 : enseignant à Éphèse pendant 40 ans
25:30 : martyr à Rome sous Domitien
28:25 : exil à Patmos et révélation de l’Apocalypse
31:31 : rédaction des Épîtres et de l’Évangile à Éphèse
33:00 : tombeau vide et apparitions dans l’Eglise

Questions :

35:50 : Y a -t-il d’autres écrits ou traditions sur Saint Jean ?
40:40 : Comment expliquer que Jean ait des connaissances au Temple ?
44:00 : Pourquoi beaucoup croient-ils qu’il y a plusieurs Jean ?
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Déc 30 2016, 14:58




Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?


Portrait de Jésus à partir du Saint suaire de Turin


La Rédemption est le plan d’amour de Dieu, qui est Justice et Miséricorde : Dieu s’est révélé à Moïse et a donné la Loi qui donne la Vie (Dt 30,16), mais « tous ont péché » (Rm 3,9) et personne ne réussit à se sauver par la Loi.

Jésus est le Dieu fait homme qui peut pardonner les péchés et accomplir la Loi parfaitement pour lui-même et pour les multitudes à qui il s’est uni à la Cène, le soir du Jeudi saint.

Par ce Pacte d’alliance avec nous, Jésus scelle son destin au nôtre : il prend sur lui nos péchés et « devient » le Rédempteur.
Le Christ devient « malédiction » (Ga 3,13) pour nous et c’est comme si Dieu, qui n’a rien de commun avec le péché (2 Co 6,15), se retirait, le laissant seul. C’est l’heure des ténèbres (Lc 22,35).

La victoire du Christ sur la Croix est que son amour a infiniment dépassé le poids de tous les péchés du monde. En son corps, il a tué la haine (Eph 2,15) et il nous a rachetés au prix de son sang.

Après la mort du Christ, Dieu juge en toute justice, que le Christ total mérite la Résurrection.

Nous ne sommes sauvés que sous son manteau, en « revêtant le Christ » (Ga 3,27) par le Baptême. Si nous choisissons la circoncision, le Christ ne nous sert plus à rien (Ga 5,2) et il faut respecter toute la Loi.

Il n’y a pas d’autre Chemin (Jn 14,6) et ceux qu’il a rachetés doivent maintenant vivre avec Lui, en hommes nouveaux (2 Co 5,17).

La Messe est le rappel et la ratification de cette Alliance qui nous unit au Christ (Mt 26,26) et qui nous sauve en son sang pour la vie éternelle (Jn 6,54).







00:00 : Pourquoi la mort du Christ est-elle si différente de celle de tout autre homme ?
00:40 : Au Sinaï, Dieu fait Alliance avec Moïse et lui offre la Loi qui donne la vie
01:04 : Mais Saint Paul constate qu'en pratique personne n'arrive à vivre cette Loi
01:21 : Le Nouveau Testament est la proposition d'une Alliance Nouvelle en Jésus, qui est scellée à la Cène
02:21 : Par cette Alliance, Jésus prend sur lui tout le péché du monde et il entre en agonie avant que quiconque ne le touche
03:10 : Le Linceul de Turin témoigne de cette agonie du Christ (cf. http://www.netforgod.tv)
04:01 : Le Christ accomplit toute la Loi, pour lui-même et pour nous
04:45 : Après la Passion, Dieu juge que le Christ total, tête et corps réunis, mérite la Résurrection
05:20 : Il n'y a qu'un seul Ressuscité : le Christ, et nous n'entrons au ciel qu'en lui, sous son manteau
05:36 : C'est par le Baptême seulement qu'on est incorporé au Christ
05:58 : il n'y a que 2 voies : soit la Loi, soit le Christ, qui a accompli la Loi pour nous.
06:45 : La Messe rend présent le moment de la Cène et nous invite à vivre de l'Alliance
07:29 :
Heureux les invités au festin des noces de l'Agneau !


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Jan 06 2017, 17:52

[


Peut-on croire en l’Évangile et refuser la divinité du Christ ?



Plusieurs groupes dans l'Histoire ont dit accepter l’Évangile sans croire en la divinité du Christ en prétendant notamment que quelques parties du texte auraient été mal traduites ou falsifiées. Mais en réalité, ce ne sont pas seulement quelques versets qui témoignent en faveur de la divinité du Christ : c'est l'ensemble du Nouveau Testament dans toutes ses parties qui révèle son mystère de manière constante et forte.

Dieu s'est révélé dans la Première Alliance avec Israël pendant des siècles et le Nouveau Testament va utiliser cette grammaire pour expliciter le mystère du Christ, qui est le cœur de l’Évangile : en définitive, tout ce qui était réservé à Dieu dans l'Ancien Testament sera systématiquement attribué au Christ par le Nouveau Testament et dès l'origine, les premières communautés chrétiennes ont rendu au Christ le culte d'adoration qui était réservé à Dieu seul.

Dès lors, comment on pourrait accepter globalement l’Évangile et nier la divinité du Christ ?







00:03 : plusieurs groupes dans l’Histoire ont accepté l:Évangile en niant la divinité du Christ
01:00 [/b]: 1. Qui est vraiment Jésus ?
01:24 : 1er problème : impossibilité pour Jésus de se présenter comme Dieu
01:47 : 2ème problème : Jésus a lui-même présenté cette question comme un mystère à découvrir
02:09 : 3ème problème : qui est Dieu ? Il faut d’abord éclaircir son concept
02:20 : 2. Dieu s’est révélé, progressivement, sur plusieurs siècles dans l’Ancien Testament
03:23 : 3. Jésus se révèle ensuite et le Nouveau Testament lui attribue tout ce qui était réservé à Dieu
03:33 : Tous les titres de Dieu lui sont attribués
04:00 : On doit à Jésus tout ce qu’on doit à Dieu
04:30 : Jésus accepte toutes les formes de culte
04:44 : Rien n’est excessif pour Lui
05:10 : Il a été condamné pour blasphème et crucifié pour cela
05:35 : Plusieurs passages le désignent comme Dieu
06:00 : Jésus déploie un autorité stupéfiante, reconnue d’emblée par les premiers chrétiens
06:40 : Jésus révèle l’ensemble de la Trinité
07:00 : Conclusion



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam Jan 28 2017, 04:08




Les conversions se multiplièrent …



Le 28 janvier 1840, la Sainte Vierge apparut à une novice des Filles de la Charité, qui faisait sa première retraite à la Maison Mère, 140, rue du Bac, à Paris (France).

La jeune Sœur, Justine Bisqueyburu, était en prière devant la statue de la Vierge. Tout à coup, la Sainte Vierge lui apparut et dans ses mains elle tenait son Cœur, d’où sortaient d’éblouissants rayons. Plusieurs fois, aux principales fêtes de la Sainte Vierge, la Sœur fut favorisée de la même apparition (…).

Le 8 septembre 1840, la Saint Vierge apparut de nouveau à Sœur Justine. Elle tenait de la main droite son Cœur surmonté de flammes, et, de l’autre, une sorte de scapulaire d’étoffe verte. Sur une des faces de ce Scapulaire se trouvait l’image de Marie et sur l’autre face, un cœur tout enflammé de rayons. Ce cœur, percé d’un glaive, était entouré d’une inscription : « Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort. »

Sœur Justine comprit que ce nouveau scapulaire contribuerait à la conversion de ceux qui n’ont pas la foi et, surtout, qu’il leur procurerait une bonne mort (…). Quand on commença à distribuer le Scapulaire, les conversions se multiplièrent.





Chapelle Notre-Dame de La Médaille Miraculeuse



Le scapulaire vert



Origine

Sœur Justine BISQUEYBURU était comme sainte Catherine LABOURE une Fille de la Charité. Orpheline Très jeune, le jour le plus heureux de sa vie fut le 27 Novembre 1839, jour où elle fit son entrée au noviciat des Filles de la Charité de St Vincent de Paul à Paris.
Le 28 janvier 1840, au 140 de la rue du Bac à Paris, étant en prière devant une statue de la Vierge Marie, celle-ci lui apparut vêtue d'une robe blanche tombant jusqu'aux pieds, d'un manteau d'un beau bleu, laissant voir ses longs cheveux sans aucun voile.
Après un certain nombre d'apparitions semblables, le 8 septembre 1840, la Sainte Vierge lui apparut une fois encore à Blangy en Seine Maritime dans l'une des communautés des Filles de la Charité, tenant dans sa main droite un Cœur d'où sortaient des flammes ardentes
tandis que sa main gauche présentait un scapulaire de couleur verte n'ayant qu'un pendant.



Description.

Sur l'une des faces de ce scapulaire l'image de Marie était représentée et sur l'autre face était représenté un Cœur enflammé de rayons plus brillants que le soleil et transparents comme le cristal.
Le Cœur ainsi représenté était transpercé d'un glaive et autour de lui épousant une forme ovale ayant à son sommet une croix, une phrase était inscrite :


Citation :
«CŒUR IMMACULE DE MARIE PRIEZ POUR NOUS MAINTENANT ET A L'HEURE DE NOTRE MORT».


Grâces

La Sainte Vierge fit comprendre à sœur Justine BISQUEYRBURU que ceux qui porteraient ce scapulaire et diraient avec foi chaque jour la prière ci-dessus « CŒUR IMMACULE DE MARIE PRIEZ POUR NOUS MAINTENANT ET A L'HEURE DE NOTRE MORT » recevraient de grandes grâces parmi lesquelles celle de la conversion et d'une bonne mort.
Ces grâces sont plus ou moins grandes suivant le degré de confiance qui accompagne cette dévotion.
Elles peuvent être obtenues au bénéfice d'une personne qui porterait le scapulaire même à son insu (doublure de vêtement) ou même si simplement on le plaçait dans sa chambre. La prière quotidienne « CŒUR IMMACULE DE MARIE PRIEZ POUR NOUS MAINTENANT ET A L'HEURE DE NOTRE MORT » devant alors être dite à la place de ladite personne.



Approbations

Le scapulaire vert a fait l'objet de deux approbations successives du Pape Pie IX en 1863 puis en 1870 ; mais Satan qui en connaît la valeur inestimable a réussi longtemps et encore de nos jours à en empêcher la distribution en grand nombre.
En 1900, le pape Léon XIII reconnaît officiellement le scapulaire du Sacré-Cœur et encourage tous les fidèles (baptisés ou catéchumènes de l'Eglise catholique) à le porter. De nombreuses indulgences lui sont accordées par l'Eglise.
Vous devez faire bénir votre scapulaire par un prêtre.



Extrait de J. Genton, Les scapulaires. Editions RAS 2001.
mariedenazareth.com




Pour approfondir je vous recommande ce livre :


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun Jan 30 2017, 04:36




En 1969, on retrouva l'image, en pleurs !



Pendant l'occupation turque de la fin des années 1600, la ville de Sajópálfala, au nord de la Hongrie, fut détruite et abandonnée.

Peu de temps après l’arrivée de catholiques grecs ruthènes dans la région, un tableau de la Vierge à l'Enfant d’une église de village se mit à transpirer et à pleurer des larmes de sang, du 6 Janvier au 16 février 1717.

L'évêque du lieu mit en place une commission d’enquête et envoya l’image à Eger (Hongrie), où elle fut conservée dans une église franciscaine jusqu'à la dissolution des ordres religieux par les communistes en 1950. Puis la sainte image disparut et ne put plus être vénérée par les fidèles, qui faisaient jusqu’alors un pèlerinage annuel à Eger en la fête de Notre Dame des Douleurs.

En 1969, on retrouva l'image originale en pleurs dans une église du diocèse de Pécs  (Hongrie), où un moine l’avait cachée lors de la fermeture du monastère d’Eger.

Le 25 octobre 1973, après 256 ans d’absence, la Vierge aux Pleurs fut rendue à l'église de la Visitation de Sajópálfala, où les pèlerinages se font principalement le dimanche de Pentecôte et le troisième dimanche d'octobre.



Erika Papp Faber


Dans Our Mother's Tears: Ten Weeping Madonnas in Historic Hungary
Academy of the Immaculate, New Bedford, MA, USA, 2006
Le site de l'église

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun Fév 06 2017, 11:30

Toute à Jésus par Marie

Ma devise est :
toute à Jésus par Marie, Médiatrice de toutes grâces.


Quoi de plus essentiel ?
Dieu nous a donné Jésus par Marie, donc il faut aller à Marie pour atteindre Jésus.  
On plaît beaucoup à Jésus quand on aime tendrement et fidèlement sa tendre Mère.


Cette Mère bien-aimée me fut plus qu'une étoile, elle est un phare devant mes pas.

L'âme unie à Marie avance tous les jours vers les sommets de la perfection.  
Quel exemple de vie intérieure à puiser dans la vie de l'âme de Marie
!

Marie est la toute-puissante et miséricordieuse Médiatrice
qui veille avec un tendre amour sur ses enfants très chers et sur les pauvres pécheurs :
car elle l'aime aussi, l'enfant de ses douleurs.


C'est par Marie et avec Marie et en Marie que j'irai à Jésus et serai toute à Lui.  
Si l'on savait de quelle délicieuse et intime union goûtent et jouissent les âmes
qui vivent dans la compagnie de la divine Mère de Jésus, notre Mère.


Marthe Robin
Paroles extraites de ses méditations

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam Fév 11 2017, 08:19




Lourdes, mosaïque de lumière




Les mosaïques extérieures de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire,
créées en 2008, nous racontent les mystères lumineux.
La vie du Christ éclaire le chemin du pèlerin, guidé par Marie.


Lumineuses mosaïques ! La basilique Notre-Dame-du-Rosaire éclate de lumière. Aux jours d'été, la pierre blanche reflète vivement le soleil sur l'esplanade des sanctuaires à Lourdes. Quand le pèlerin s'approche, ce sont les mosaïques qui viennent éclairer sa foi. Inaugurées en 2008 pour le 150e anniversaire des apparitions, elles représentent les mystères lumineux du Rosaire voulus par Jean-Paul II en 2003.





Dans ce diaporama artistique et spirituel, les musiques jouent un rôle important. Si vous souhaitez en savoir plus sur les quatre extraits musicaux :

→ Ave Maria Stella , extrait de l’album Ave Maria, Immortel grégorien, les chants des plus illustres abbayes de France.

→ Ave Maria pour soprano, de Félix Mendelssohn, extrait de 12 Ave Maria, de l’orchestre et chœur du philharmonique de Saint-Paul.

→ Salve Regina de Cîteaux, extrait de l’album Eternel grégorien, collectif abbaye.

→ Vierge de Lumière, extrait de l’album Lourdes, 150 ans de chants, de Jean-Paul Lécot, collectif.


► L'auteur du diaporama : Laurent Delassus

« Pour moi, il était essentiel de raconter une histoire ; pas simplement montrer la beauté des mosaïques qui s'offrent aux regards des pèlerins, comme pourrait le faire une carte postale. Je voulais, à l'appui des références de la Parole, que l'on puisse méditer sur ces mystères "lumineux", tels que  Jean-Paul II les avaient énoncés.

Les magnifiques photographies de Christophe Meyer m'ont également donné l'opportunité de montrer l'oeuvre du P. Rupnik sous un angle privilégié ... et peut-être attirer votre regard sur des détails qui auraient pu vous échapper ! 

En outre, la musique joue pour moi un rôle toujours prépondérant. Je considère qu'elle nous permet de "plonger" dans l'image et elle en révèle souvent la force évocatrice. Les chants que j'ai choisis font évidemment tous référence à Marie et ils accompagnent une possible méditation.

Enfin, malgré les souffrances encore présentes à Lourdes suite aux récentes crues dévastatrices, je voulais montrer que les mosaïques de la basilique resplendiront toujours aux yeux des pèlerins, telle la lumière de l'Evangile qui ne s'obscurcira jamais. »


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Fév 23 2017, 11:18




Chère Maman du Ciel …


Antonie Rädler était une jeune habitante de Wigratzbad (Allemagne).
En 1918 l’épidémie mortelle de « grippe espagnole » qui fit des victimes par millions sévissait dans tous les pays.
Elle s’infiltra chez les Rädler et cloua Antonie sur son lit.

Durant cinq ans, elle demeura entre la vie et la mort, jusqu’au moment où le médecin déclara :
« La science médicale est impuissante dans ce cas. Impossible de sauver cette jeune fille. »
Ses parents la ramenèrent à la maison…

Un soir, elle pria ainsi : « Chère Maman du Ciel, comme je me réjouis de pouvoir te voir bientôt.
Mais si Tu veux encore te servir de moi, comme de ta petite servante sur cette terre, alors je me
mets entièrement à ta disposition. Je ne me marierai pas. Ma vie te sera totalement consacrée ainsi qu’à Jésus. »


La nuit suivante, la Mère du Ciel apparut soudain devant Antonie, lui posa les mains sur la tête avec un amour
débordant et dit : « Ne cherche ton refuge qu’en moi. Viens me servir. » Une force merveilleuse se répandit dans
le corps torturé et le guérit. Au matin, Antonie se leva, demanda ses vêtements et déclara : « J’ai une faim de loup. »
Elle se mit au travail comme si elle n’avait jamais été malade. C’était en 1923.




Wigratzbad, le détail du récit des apparitions


Entre 1927 et 1936, Antonie gère une des boucheries de son père, à Lindau, au bord du lac de Constance.


Un jour, la Gestapo s’y rend et lui ordonne de remplacer le tableau de la Vierge par celui du Führer et d’adresser le salut nazi « Heil Hitler » plutôt que « Grüss Gott » (salutation usuelle en Bavière). Les représailles suivent et elle échappe de justesse à plusieurs tentatives de meurtre notamment à une noyade dans le lac. Elle dit avoir été protégée par un mystérieux cycliste qu’elle appelle « mon ange gardien en vélo ».

En reconnaissance, ses parents érigent en leur jardin la grotte de Lourdes, bénite par le père Basch, curé de la paroisse, en date du 11 octobre 1936, fête de la Maternité de Marie. Le mois suivant, la statue lui « sourit ». Elle reçoit un message : « Mère de la Victoire, conçue sans péché, prie pour nous ! »

Le 15 décembre 1936, jour de l’octave de l’Immaculée Conception, tandis qu’elle récite le troisième mystère douloureux du rosaire devant la grotte de Lourdes, elle entend « des chœurs angéliques » chanter « O Marie ! immaculée, conçue sans péché, Mère de la Victoire, priez pour nous. »

Le 22 février 1938, vers six heures trente du matin, la « Vierge apparaît » à Cäcilia : « J’entendis comme un léger murmure, et, d’une nuée lumineuse qui devenait de plus en plus grande, la Mère de Dieu sortit, exactement semblable à la statue de Wigratzbad. Soudain, je me trouvai dans cette grotte. L’apparition me dit :



Citation :
“Edifiez-moi ici une chapelle [...], je foulerai aux pieds la tête du serpent infernal [...]. Les gens viendront ici en foule, et je répandrai sur eux des flots de grâces. Saint Joseph, saint Antoine et les âmes du purgatoire aideront Antonie”.


Puis la grande dame m’ordonna :

« “Va, à présent, adorer mon Divin Fils devant le très saint sacrement. – Où donc pourrais-je le faire ? A  cette heure, le saint sacrement n’est exposé nulle part. « Alors, devant mes yeux étonnés parut à l’endroit qui m’avait été désigné une chapelle [...]. A  l’intérieur, sur l’autel, Jésus trônait dans un ostensoir magnifique qui projetait de tous côtés des rayons d’une merveilleuse lumière. »

En date du 17 juin 1938, le gouvernement autorise la construction de la chapelle dédiée à Marie « Mère de la Victoire ».

Les travaux commencent le 2 juillet 1938, sur le terrain offert par les parents d’Antonie. L’inauguration est fixée au 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, mais Antonie est arrêtée par les nazis le 21 novembre. Elle est incarcérée dans une prison de droit commun. Elle subit d’interminables interrogatoires. Durant la nuit du 7 au 8 décembre, elle voit un grand nuage surgir dans sa cellule, et soudain la Vierge lui apparaît. Elle lui annonce sa libération imminente : elle passera Noël en famille.

Notre-Dame lui apprend la prière de l’Enfant Jésus que l’on récite encore aujourd’hui au sanctuaire.

Antonie est libérée le 18 décembre en la fête de l’Expectation de la Vierge. Dès lors, l’affluence s’accroît à Wigratzbad.



Citation :
* 500 000 pèlerins se rendent sur les lieux chaque année.
* Le sanctuaire organise chaque semaine des retraites et des sessions toujours centrées sur le spirituel.
* En 1991, Monseigneurr Stimpfle, archevêque d’Augsbourg, a célébré les funérailles d’Antonie et a prononcé son oraison funèbre.
Il n’a pas fait de déclaration officielle, mais il a confié au confesseur d’Antonie : « Je sais que Wigratzbad est authentique ! »


Extraits de Patrick Sbalchiero, « WIGRATZBAD», dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.  
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Fév 24 2017, 07:55




Après une dizaine de chapelet tout va mieux


Un prêtre de Fatima (Portugal) raconte une rencontre qui l'a vivement impressionné :
Dans notre maison où je m'occupe des hôtes de passage, j'ai remarqué un couple qui se rendait fréquemment à
la chapelle des Apparitions pour y réciter le rosaire. Or ils n'assistaient jamais à la messe. Je leur demandai pourquoi. Ils répondirent :

« Nous sommes protestants luthériens. Nous avons lu la Sainte Ecriture. Mais cela ne nous a pas suffi. Nous voulions méditer
davantage les enseignements du Nouveau Testament. Par hasard, la brochure de Jean XXIII sur le Rosaire nous est tombée
entre les mains. Nous y avons trouvé ce que nous cherchions.

Maintenant nous lisons tous les jours des textes de la Bible, mais nous méditons aussi les grands mystères de la vie de Jésus Christ
et tout particulièrement ceux du Rosaire.
- Mais vous pouvez les méditer sans le rosaire ?
- Sûrement, mais avec le rosaire, c'est plus facile. La prière extérieure est un bâton de voyageur sur lequel on s'appuie
lorsqu'on pénètre dans la région inconnue des mystères.

Même entre nous, quand il y a des difficultés, après une dizaine de chapelet, tout va mieux ! Notre dissension était minime en face des grands mystères de Dieu. »



Le rosaire en cinq étapes spirituelles



Mgr A. Amato résume la lettre apostolique "Rosarium Virginis Mariae" de Jean Paul II (16 octobre 2002) avec les cinq étapes de la contemplation du Christ avec Marie,.

Il s'agit d'une véritable et vraie vie spirituelle de développement et de maturation, pratiquée par une multitude de fidèles et de saints.



Se souvenir du Christ avec Marie.

Le souvenir n'est pas seulement une représentation du passé, mais une actualisation dans l'aujourd'hui des œuvres accomplies par Dieu dans l'histoire du salut. Cette actualisation se réalise en particulier dans la liturgie. Mais, si la liturgie est une action salvifique par excellence, « le rosaire en tant que méditation sur le Christ et sur Marie, est une contemplation salutaire. » (Cf. Jean Paul II, Rosarium 13)



Apprendre le Christ par Marie.

Si Jésus est le maître par excellence, le révélateur et la révélation, « il ne s'agit pas seulement d'apprendre ce qu'il nous a enseigné, mais d'apprendre à le connaître lui. »

Dans cet apprentissage, personne n'est plus expert que Marie dès lors que « parmi les êtres humains personnes mieux qu'elle ne connaît le Christ ; nul autre que sa mère ne peut nous faire entrer dans une profonde connaissance de son mystère. »

Méditer les scènes du rosaire c'est se mettre à l'école de Marie pour lire le Christ, en pénétrer les secrets, en comprendre la leçon de vérité. (Cf. Rosarium 14)



Se conformer au Christ avec Marie.

Cet apprentissage implique non seulement une connaissance théorique mais une expérience vitale du mystère de communion avec Jésus. C'est cette spiritualité chrétienne, qui la signifie conformation au Christ, avoir les mêmes sentiments que le Christ Jésus (cf. Phil 2,5), se revêtir du Christ (cf. Rm 13,14 ; Ga 3,27). Le Rosaire permet à Marie de nous éduquer et de nous former avec sollicitude maternelle jusqu'à ce que le Christ soit pleinement formé en nous (cf. Ga 4,19).

C'est l'expérience même du saint Père qui précise ainsi :

« Cette action de Marie, totalement enracinée dans celle du Christ est dans une radicale subordination à elle "n'empêche en aucune manière l'union immédiate des croyants avec le Christ, au contraire, elle la favorise."[1] Tel est le lumineux principe exprimé par le Concile Vatican II, dont j'ai si fortement fait l'expérience dans ma vie, au point d'en faire le noyau de ma devise épiscopale "Totus Tuus"[2].» (Rosarium 15)

Il est opportun de rappeler ici la doctrine mariale de L-M de Montfort, selon le quel, Marie étant la créature la plus conforme à Jésus-Christ, il s'en suit que parmi toutes les dévotions, celle qui consacre le plus une âme à notre Seigneur est la dévotion à Marie, sa sainte Mère. Plus une âme sera consacrée à elle, plus elle sera consacrée à Jésus-Christ.[3]



Supplier le Christ avec Marie.

La conformation au Christ implique une incessante vie de prière. Le rosaire soutien la prière des fidèles et l'insistante imploration de la Mère de Dieu s'appuie sur la confiance que Marie, comme à Cana, peut tout sur le cœur de son Fils. Le pape dit :

« Elle est "toute puissante par grâce", comme disait dans sa Supplique à la Vierge, le bienheureux Bartolo Longo, avec une audacieuse expression qu'il faut bien comprendre. C'est une certitude qui, partant de l'Evangile, n'a cessé de se renforcer à travers l'expérience du peuple chrétien. Le grand poète Dante s'en fait magnifiquement l'interprète quand il chante, en suivant saint Bernard : "Dame, tu es si grande et de valeur si haute / que celui qui veut une grâce et à toi ne vient pas / il veut que son désir vole sans ailes."

Dans le Rosaire, tandis que nous la supplions, Marie, Sanctuaire de l'Esprit Saint (cf. Lc 1,35), se tient pour nous devant le Père, qui l'a comblée de grâce, et devant le Fils, qu'elle a mis au monde, priant avec nous et pour nous. » (Rosarium 16)



Annoncer le Christ avec Marie.

Le rosaire, outre une prière contemplative, devient aussi la possibilité d'une « catéchèse significative. » De même que dans les siècles passés, le Rosaire fut utilisé pour défendre la vraie foi contre les hérésies, de même aujourd'hui, devant de nouveaux défis, il « conserve toute sa force et reste un moyen indispensable dans le bagage pastoral de tout bon évangélisateur. » (Rosarium 17)





Monseigneur A. Amato

mariedenazareth.com


________________________________________________________________________


[1] Vatican II, Lumen Gentium 60


[2] Radio message Urbi et Orbi, 17 octobre 1978


[3] Traité de la vraie dévotion n°120


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Fév 28 2017, 15:11

«Satan se croit victorieux, mais rien n’est perdu !»

A partir du 2 mai 1994 Marie, Reine du Rosaire et de la Paix, ainsi que les Trois Sacrés Cœurs, Jésus, Marie et Joseph,
sont apparus à Edson et à sa maman, Maria do Carmo, à Itapiranga, municipalité du Brésil.

Le 31 mai 2009,
Monseigneur Gritti, évêque du diocèse d’Itacoatiara (Amazonie- Brésil) a reconnu l'origine surnaturelle de ces apparitions.
Le 31 janvier 2010, il a autorisé officiellement le culte aux Trois Sacrés Cœurs de Jésus, Marie et Joseph.
Voici des extraits des messages de Marie donnés le 15 mai 2013 aux deux voyants :

"Priez pour la conversion de l'humanité,
Satan se croit victorieux car il a aveuglé de nombreuses âmes par ses séductions mais rien n'est perdu.
Intercédez et priez le chapelet pour la conversion de mes enfants qui sont dans le péché (…).


Vous vivez actuellement le temps où 2 papes sont proches l'un de l'autre et s'aident mutuellement (…).
Deux vies, deux flammes brûlent pour le bien de l'Eglise et du monde.

Mon Fils Benoît vous donne l'exemple de savoir renoncer, de se sacrifier et de prier
pour le bien de l'Eglise et du Pape actuel, ce que beaucoup ne font pas.


Ce sont les deux oliviers et les deux flambeaux qui se tiennent devant le Maître de la terre"

(Ap 11 4).


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Mar 03 2017, 08:27

Une minute avec Marie

coeur
  

«Cherchons dans le fruit de la Bienheureuse Vierge ce que nous désirons»

En mangeant le fruit défendu, Ève a enfreint l’image et la ressemblance à Dieu.

Dans le fruit béni de son sein, Marie, et avec elle tous les chrétiens, a trouvé ce que Ève cherchait :
l’union à Dieu à travers le Christ et la ressemblance avec Lui.


Ève cherchait le plaisir et la joie, mais elle a trouvé la douleur et la nudité.

Dans le fruit du sein de la Vierge nous trouvons grâce et salut : celui qui mangera ce fruit aura la vie éternelle.

Ève cherchait la beauté qui passe et prit un fruit de la mort,

Marie a donné à l’humanité le fruit le plus beau que les anges contempleront :
il est le plus beau parmi les fils des hommes (cf. Ps 44,3.)
parce qu’il est la splendeur de la gloire du Père (Hb 1,3).
Jésus, le Seigneur.


Donc «cherchons dans le fruit de la Bienheureuse Vierge ce que nous désirons parce que c’est cela le fruit béni par Dieu.
La Vierge est donc bénie mais son fruit, Jésus, est encore plus béni»
(Saint Thomas d’Aquin, Commentaire au ‘Je vous salue Marie’).


Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
De Nazareth à une maternité universelle  
Mgr Francesco Follo
Le Vatican, 30 décembre 2016, Zenit

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam Mar 04 2017, 05:44

Une minute avec Marie

coeur


Pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard

Marie est notre mère, c'est entendu. Elle est la mère du genre humain, la nouvelle Eve.

Mais elle est aussi sa fille.
L'ancien monde, le douloureux monde, le monde d'avant la grâce l'a bercée longtemps sur son cœur désolé
-des siècles et des siècles- dans l'attente obscure, incompréhensible d'une "virgo genitrix"...


Des siècles et des siècles,
il a protégé de ses vieilles mains chargées de crimes, ses lourdes mains, la petite fille merveilleuse dont il ne savait même pas le nom.

Une petite fille, cette reine des anges ! Et elle l'est restée, ne l'oublie pas !...

Notre pauvre espèce ne vaut pas cher, mais l'enfance émeut toujours ses entrailles, l'ignorance des petits lui fait baisser les yeux. (…)
La Vierge était l'innocence. (…)

Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n'est pas tout à fait celui de l'indulgence
-car l'indulgence ne va pas sans quelque expérience amère-
mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d'on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable,
qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue et, bien que Mère par la grâce, Mère des grâces,
la cadette du genre humain.



Georges Bernanos
Journal d'un curé de campagne (Plon 1936),
éditions « Le livre de poche », Paris, 1966, p. 180 et p. 182

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun Mar 06 2017, 08:50

Une minute avec Marie

coeur

Le Rosaire lui a permis de ne pas devenir fou !

J’ai eu vent de cette histoire bien avant que je devienne catholique.
Un jeune soldat américain était jeté sans ménagement dans une prison étouffante en pleine jungle gisait sur le sol sale, à demi-conscient.
Il était régulièrement frappé, toutes les heures. Cette brutalité constante venait sans justification, sans pitié, sans fin.


Et pourtant… Cloué au sol il avait tracé un dessin par terre d’un doigt tremblant, une croix.
Alors, presque imperceptiblement, ses lèvres se sont mises à murmurer : Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous…
et chaque jour il méditait les mystères joyeux douloureux et glorieux du Rosaire. C’est ce qui lui a permis de ne pas devenir fou dans ces
temps d’une incompréhensible dureté !


Juste après ma conversion au catholicisme, je pensais que le Rosaire était juste une prière de dévotion belle et profonde.
C’est le témoignage poignant de ce soldat qui m’a fait comprendre que c’était beaucoup plus.
C’est une prière pendant laquelle les mots s’effacent peu à peu pour nous faire entrer «dans le silence de l’amour divin».


Ce soldat torturé a réalisé que le Rosaire était une rencontre avec le Seigneur, qui lui a permis de rester en vie.
Et si nous percevions le Rosaire de la même façon ?


 
Tod Worner
Médecin, catholique converti.
Ecrit pour le blog A Catholic Thinker.
Aleteia

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Mar 07 2017, 05:25

Une minute avec Marie

coeur

Changer le monde avec un oui


Avez-vous des objectifs spirituels pour cette nouvelle année ?

Si c’est le cas, suivre l’exemple de Marie peut vous aider.
Elle est passée du statut de future mariée ordinaire à celui de femme devant relever un défi spirituel éprouvant.


Lorsque Marie accepta cette grossesse miraculeuse, elle savait probablement que personne ne la croirait.
Si Joseph avait décidé de ne pas l’épouser, elle aurait été humiliée publiquement.


Elle était déterminée à sacrifier sa propre réputation pour répondre à l’appel de son destin…

La plupart d’entre nous a des rêves et des idées précises sur la façon dont l’année 2017 devrait s’écouler.
Mais si rien ne se passe comme prévu, et que tout change en un clin d’œil ?
[Comme cela est fort probable...]

Marie est ouverte aux changements dans sa vie personnelle.
Marie a risqué sa vie en acceptant cette maternité hors du commun et elle ne fut plus jamais la même.
Elle a changé l’Histoire en s’engageant à grandir personnellement et spirituellement.
Il est incroyable de voir à quel point chacun d’entre nous peut changer le monde,
simplement en ayant le courage de dire «oui».


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Mar 07 2017, 15:48




Dans la maison de Nazareth, la vie de prière en famille




Chaque sabbat Joseph et Jésus, revêtus de leurs manteaux de prière, le tallit, se rendaient à la synagogue, tandis que Marie préparait la table de fête. En effet, la femme avait le privilège au début de la liturgie du sabbat, le vendredi soir, d'allumer la bougie de la fête en récitant une bénédiction :

Citation :
"Béni sois-tu Seigneur qui nous a demandé d'allumer la lumière."

Ce geste symbolique en disait long sur la vocation de la femme qui doit allumer la lumière, transmettre la vie, l'espérance et la joie. Les discussions autour de la table ne tournaient pas seulement sur les scènes de violence qui accompagnaient la présence de l'occupant romain : Jésus ramenait la discussion sur la mémoire d’Israël : au-delà du quotidien il y a l’élection, les promesses, l’alliance, le don de la terre, la loi.

Le quotidien ne peut pas faire oublier l'essentiel ni le sens de la vie. Même le travail quotidien recevait à la lumière de l'élection une noblesse toute particulière. Lorsque Joseph et Jésus récitaient chaque matin à la maison le Shema Israel et la prière du Shemone Esre (ou prière juive des 18 bénédictions) Marie écoutait en silence. Elle avait tout loisir de s'unir à leur prière et de la mémoriser. Il suffisait qu'elle dise Amen à la fin de la prière pour que cette prière fût considérée comme sienne.

Jésus qui avait appris par coeur le Qaddish, la prière qu'on déclamait aux funérailles d’un membre du village, devait répéter certainement cette prière devant Marie, comme il récitait ses leçons avant de partir pour l'école de Sepphoris. Jésus portait les tephilim (bandelettes que les Juifs portaient pour la prière) et ne rasait pas les cheveux de ses tempes, comme l’exige la Bible. Marie connaissait la signification de ces commandements. Sa sensibilité et son intelligence s’ouvrirent dans le foyer de Nazareth à la vision du monde, toute tendue vers la venue du Royaume de Dieu. Même si les Romains ne comprenaient pas les us et coutumes des Juifs et ne se privaient pas d'ironiser sur ces habitudes qui leur paraissaient surannées.

La venue du Royaume invisible et spirituel signifiait pour Israël la sanctification du Nom de Dieu. Or que représente cette sanctification sinon l'acceptation du joug du Royaume et la séparation des coutumes païennes? Etre saint n'est-ce pas être séparé? Comment ai-je été choisie pour être la servante du Roi si je ne confesse pas dans ma vie l'amour du Nom unique? Le royaume de Dieu, cette proximité de Dieu avec l'homme, ne signifie-t-elle pas la connaissance des voies du Seigneur pour agir avec justice et droiture?




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer Mar 08 2017, 07:59

Une minute avec Marie

coeur

Sous ses pieds, le croissant de lune…


Dans la conclusion d’une étude historique sur l’Eglise catholique et l’Anatolie mise en ligne ces jours-ci, on peut lire :
«L’opposition entre la Chrétienté et l’Empire ottoman a une dimension eschatologique.
Dans l’Apocalypse relaté par l’apôtre Jean, est présente une image qui fera l’objet d’une grande vénération :


celle de la «Vierge de l’Apocalypse».

Elle présente Marie, la mère de Jésus-Christ, à la fin des temps.
Elle est vêtue de bleu et sa tête est couronnée de douze étoiles, préfigurant le drapeau européen.
Sous ses pieds sont représentés le croissant de lune, préfigurant le symbole de l’Islam, ainsi que le démon, qu’elle écrase.


Les Chrétiens peuvent y voir la promesse de la victoire finale de la Chrétienté sur l’Islam par la Sainte Vierge.

Les relations entre l’Église et l’Anatolie ont aussi cette dimension extraordinaire illustrée par les victoires miraculeuses et fondatrices
de Constantin au pont Milvius en octobre 312 et de la Sainte Ligue à Lépante en 1571. Dans les deux cas, la Tradition affirme que dans
le ciel apparut une croix associée à la promesse :


«In hoc signo vinces», signifiant « Tu vaincras par ce signe.»

mariedenazareth.com

 
Grégor Puppinck, Andreea Popescu, Christophe Foltzenlogel
Publication par l’ECLJ d’une étude historique sur L’Église catholique et l’Anatolie en ligne et en français
dans le ”Journal of the Oxford Centre for the Study of Law & Public Policy”.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Mar 09 2017, 02:56

Une Minute avec Marie

coeur

La manière la plus simple de vivre la prière

C'est le propre de l'amour de se répéter grâce à des paroles simples et chaleureuses. (…)
Si tu t'aperçois que tu trouves bonheur et paix en prenant ton chapelet et en te plongeant
dans une prière rythmique et répétitive,
sois heureux.


Si tu réussis à réciter le chapelet entièrement sans te préoccuper de penser,
mais seulement heureux d'être paisiblement avec la Mère de Jésus, réjouis-toi, car tu es sûrement sous l'action de l'Esprit
et cela seul compte lorsque l'on prie....


Pour celui qui ne comprend rien à la vie spirituelle, le Rosaire est synonyme de prière mécanique.

Pour qui est "spirituel" et avancé dans le chemin de la prière, le chapelet est la manière la plus simple
de s'aider à vivre la prière concrètement et longtemps. Je ne crains pas d'affirmer que celui qui aime ce genre de prière
et qui se trouve à son aise en récitant le Rosaire est un contemplatif, ou sûrement sur la voie de la contemplation.


Donc, prenez garde à ne pas dénigrer ce que vous ne connaissez pas.
Le Rosaire est un mode de prière universel.
Nous le trouvons, en effet, dans toutes les religions révélées.


mariedenazareth.com

 
Carlo Carretto
Dans son livre : "Toi qui as cru",
Recueil marial 1986

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam Mar 11 2017, 04:18

Une minute avec Marie

coeur

La maternité de Marie appelait la paternité de Joseph


En ce mois de mars qui est traditionnellement dans l’Eglise le mois de saint Joseph,  
et en ce premier jour de la neuvaine au saint époux de la Vierge Marie, méditons sur le mystère de la paternité de Joseph,
auprès de Marie.


En effet, le mystère de la maternité de Marie est tellement grand
qu'il a quelque peu jusqu'ici laissé dans l'ombre le mystère de la paternité de Joseph.


Il nous convient de l'affirmer avec force :
la maternité de Marie à l'égard de Jésus appelait la paternité de Joseph, qui en est inséparable
et y puise sa source et sa grandeur.

Inséparable, non pas comme un complément surajouté,
mais comme partie intégrante d'une même fonction parentale à l'égard de Jésus.


C'est même par le lien de la paternité de Joseph que Jésus est reconnu comme relié à son ascendance davidique,
la descendance généalogique se transmettant par voie masculine (voir Mt 1, 1 et 16... 20).

Joseph ayant accueilli de tout cœur dans sa vie Marie son épouse, et le mystère de l'enfant conçu en elle (Mt 1,24),
c'est conjointement qu'ils vont se consacrer à leur tâche envers Jésus et le préparer à sa mission,
elle comme mère, lui comme père.



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Joseph, le dépositaire du mystère de Dieu  
Père Jean Hémery
Marie de Nazareth

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam Mar 11 2017, 04:33

Une minute avec Marie

coeur

Elle comprend l'homme pécheur et elle l'aime


Marie est un signe lumineux et un exemple attirant de vie morale  [...] et elle mérite le titre de "Trône de la Sagesse".

Marie partage notre condition humaine, mais dans une transparence totale à la grâce de Dieu.
N'ayant pas connu le péché, elle est en mesure de compatir à toute faiblesse.


Elle comprend l'homme pécheur et elle l'aime d'un amour maternel.

Voilà pourquoi elle est du côté de la vérité
et partage le fardeau de l'Eglise dans son rappel des exigences morales à tous et en tout temps.


Pour la même raison, elle n'accepte pas que l'homme pécheur soit trompé par quiconque prétendrait l'aimer
en justifiant son péché, car elle sait qu'ainsi le sacrifice du Christ, son Fils, serait rendu inutile.


Aucun acquittement, fût-il prononcé par des doctrines philosophiques ou théologiques complaisantes,
ne peut rendre l'homme véritablement heureux : seules la Croix et la gloire du Christ ressuscité
peuvent pacifier sa conscience et sauver sa vie.

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:
 
Françoise Breynaert
Théologienne

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim Mar 12 2017, 07:06

Une minute avec Marie

coeur

«Que se passe-t-il, mon fils le plus petit ?»

En venant au sanctuaire de Guadalupe, il peut nous arriver la même chose qu’à Juan Diego, le voyant.
Regarder la Mère avec nos douleurs, nos peurs, nos désespoirs, nos tristesses et lui dire :


‘‘Que puis-je apporter, moi, si je ne suis pas instruit ?’’

Regardons la Mère avec des yeux qui disent :
les situations qui nous ôtent la force sont si nombreuses, qui font sentir qu’il n’y a pas de place pour l’espérance,
pour le changement, pour la transformation (…).

Dans cette contemplation, écoutons-la une fois de plus nous redire :


‘‘Que se passe-t-il mon fils le plus petit ? Qu’est-ce qui attriste ton cœur’’
(cf. Nican Mopohua, 107.118)
‘‘Ne suis-je pas ici moi, moi qui ai l’honneur d’être ta mère ?’’
(Ibid, 119).

Elle nous dit qu’elle a l’ "honneur’’ d’être notre mère.
Cela nous donne la certitude que les larmes de ceux qui souffrent ne sont pas stériles.  

Elles sont une prière silencieuse qui monte vers le Ciel et qui trouve toujours chez Marie une place sous son manteau.
En elle et avec elle, Dieu se fait frère et compagnon de route,
partage avec nous la croix pour que nous ne soyons pas écrasés par nos douleurs.


Notre Dame de Guadalupe  
Pape François
Messe en la basilique de Guadalupe, homélie du pape le 13 février 2016
Zenit.org

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun Mar 13 2017, 14:53

Une minute avec Marie

coeur

Fatima : un appel à la miséricorde  


Le procès diocésain en vue de la béatification de sœur Lucie,
l’une des trois voyants de Fatima (Portugal) s’est conclu en l’anniversaire de sa « naissance au ciel », le 13 février 2017,
au carmel de Coimbra (Portugal) où elle s’est éteinte, il y a 12 ans, le 13 février 2005.


Ce sera ensuite à Rome de décider, après examen de la documentation, de donner une suite ou pas au procès de béatification.
Il est significatif que le procès arrive à Rome en l’année du centenaire des apparitions de Fatima en 1917,
et dans le sillage du Jubilé de la miséricorde.


Mgr Albert-Marie de Monléon explique, dans une interview du 15 janvier 2017 :

«On peut effectivement entendre le message de Marie et des Anges à Fatima comme un appel à la miséricorde.
Lors de la seconde apparition de l’ange aux petits bergers il leur dit :


«Priez beaucoup !
Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde.»


A travers ces enfants c’est à chacun de nous que ce message s’adresse.
Cette prière est essentiellement «pour la conversion des pauvres pécheurs» et pour la paix dans le monde.
Ce sont parmi les plus hautes œuvres de miséricorde dont notre temps a un urgent besoin.»



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Mar 14 2017, 13:28

Une minute avec Marie

coeur

Après avoir connu le pire, il n'y a rien à craindre

Condamnée à mourir à 12 ans
du fait d'une maladie rare du système respiratoire, Frédérique Lemarchand a passé son enfance à l'hôpital.
Les médecins étaient unanimes, et ses parents aussi avaient lâché prise et avaient déjà fait leur deuil.


La vie – et Notre Dame de Lourdes – en ont décidé autrement :
à 14 ans elle devient éligible à une greffe du cœur et des deux poumons … qu'elle ne recevra qu'à 34 ans !


Le 11 février 2012, fête de Notre Dame de Lourdes,
elle fait l'expérience d'une mort clinique lors de la greffe qui est suivie d'un coma de 40 jours.
Ce temps de coma a bouleversé sa perception des choses et lui a aussi donné «une sensation d'éternité, mais pas d'immortalité»,
en deux mots : la foi.


"J'avais beaucoup de haine et c'est comme si, après la greffe, j'avais libéré tout l'amour que je portais en moi"

Aujourd’hui, Frédérique n'a plus peur de la mort; elle avoue :
«Après avoir connu le pire, il n'y a rien à craindre. J'accueille tout ce qui me vient avec gratitude.»

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Le jour le plus important de ma vie, ce n'est pas le jour de ma naissance, mais celui de mon baptême :
justement le 11 février.

LucJos

Connaissez-vous la date de votre baptême ?

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Mar 16 2017, 05:51




La vocation de saint Joseph



Le terme "vocation" dérive d’un verbe latin, qui signifie "appeler". La vocation est, en définitive, un appel à accomplir un service spécial à l’intérieur d’un dessein préétabli. La Sainte Écriture présente la création comme étant une réponse à l’appel divin:

« Les étoiles brillent à leur poste, joyeuses: les appelle-t-il, elles répondent: Nous voici! elles brillent avec joie pour leur Créateur. » (Ba, 3, 34-35 , cf. Si 43, 10; Jb 28,25-27).


Ce qui advient dans l’ordre de la création se répète dans la recréation de l’homme. Les auteurs sacrés décrivent l’histoire de ces appels, dessinant ainsi dans l’espace et le temps tout le projet divin. La Mésopotamie, l’Egypte et la Palestine sont les endroits où se succèdent, comme dans une chaîne ininterrompue, patriarches, rois et prophètes, pendant plus de quinze siècles d’histoire qui semblent former un ensemble inextricable de réponses positives et négatives. Le Nouveau Testament suit le même procédé, en décrivant la vocation de Jean Baptiste et des douze Apôtres. Et Paul justifie son rôle dans la diffusion de l’Évangile en se référant à une vocation spéciale (Ep 3,2-5).


Au moment culminant de l’histoire sainte, Joseph, le fils de David, est appelé par l’ange à prendre chez soi son épouse...

Évidemment parmi ces récits de vocation ne pouvaient pas manquer celui de Marie (Lc 1, 26-38) et celui de Joseph (Mt 1,18-25). Les deux personnages qui se trouvent dans la proximité immédiate du point central de l’histoire qui est Jésus, sont l’objet d’une vocation exceptionnelle (en effet, le peuple hébraïque gardait jalousement la promesse faite par Dieu à David par le prophète Nathan, cf 2 Sam 7). Or, de Joseph, explicitement dénommé par l’ange comme fils de David (Mt 1,20), dépend la messianité de Jésus...


Au moment culminant de l’histoire sainte, à la plénitude du temps, Joseph, le fils de David, est appelé par l’ange à prendre chez soi son épouse, et à assumer la paternité de celui qu’elle avait conçu par l’Esprit Saint.



Citation :
« Le messager s’adresse à Joseph en tant qu’époux de Marie, celui qui, le moment venu, devra donner ce nom au Fils qui naîtra de la Vierge de Nazareth qui l’a épousé. Il s’adresse donc à Joseph en lui confiant les devoirs d’un père terrestre à l’égard du Fils de Marie » (1).


À Joseph qui « ne savait pas quelle attitude adopter devant cette étonnante maternité de Marie » (2), l’ange révèle qu’il ne doit pas se considérer étranger. Il introduit Joseph dans le mystère de la maternité de Marie.

Le fils de celle qui est juridiquement son épouse lui appartient selon la loi humaine, comme la généalogie l’atteste, mais il lui appartient aussi selon la volonté divine ; ainsi,



Citation :
« En même temps que la puissance paternelle sur Jésus, Dieu a aussi accordé à Joseph l’amour correspondant, cet amour qui a sa source dans le Père, "de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom" (Ep 3, 15). » (3)


Telle est la vocation de Joseph ! Aucun homme n’a reçu un honneur plus grand.



_____________________________________________________________________________

(1) Jean Paul II, Redemptoris Custos,
Exhortation apostolique sur la figure et la mission de saint Jospeh dans la vie du Christ et de l’Eglise (15 août 1989)

(2) idem

(3) idem, §8

T. STRAMARE,


Extraits de : T. STRAMARE, San Giuseppe, il custode del Redentore, l’Esortazione Apostolica di Giovanni Paolo II, Testo e riflessioni, ed. Piemme, 1990, p. 62-66



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Mar 16 2017, 16:00

Une minute avec Marie

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Mars, le mois de Saint Joseph  


Dieu a choisi Saint Joseph pour être le soutien de la Mère virginale et le père nourricier du Christ.

Saint Joseph a protégé et servi la Mère de Dieu avec une pureté virginale. Il a été comme le dit Saint Bernard, "le serviteur fidèle
et prudent que le Seigneur a établi comme le soutien de sa Mère, le père nourricier de son humanité, et le seul fidèle collaborateur
sur la terre des desseins de Dieu".


La Sainte Écriture célèbre expressément sa bonté (Matthieu 1, 19) et rapporte la pieuse sollicitude avec laquelle il a pris une place
si importante dans la vie du Seigneur et de la Mère de Dieu. C'est en raison de cette pieuse sollicitude que nous invoquons Saint Joseph,
pour qu'il protège la chrétienté comme il a autrefois protégé le Christ et Marie.


En plus de la fête du 19 mars l'Église honore aussi le céleste patron des travailleurs le 1er mai.
En outre la piété des Chrétiens a consacré tout le mois de mars à le vénérer...


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Mar 17 2017, 14:17

Une minute avec Marie

coeur
     
Il remarque le buste de la Madone, les yeux brûlés

En octobre 1945, le père Kaemon Noguchi, soldat japonais devenu prêtre,
entre dans les ruines de la cathédrale de Nagasaki (détruite par la bombe atomique) pour y prier.


Il cherche un souvenir de l'église de sa jeunesse afin de l'emporter au monastère trappiste d'Hokkaido (Japon).
Après plus d'une heure de fouille parmi les débris, il remarque le buste de la Madone, les yeux brûlés, remplacés par deux orbites noires,
la joue droite noircie et une fissure le long du visage.


Les Catholiques japonais verront dans la survie de la statuette un miracle.

Le prêtre l'emporte dans son monastère et la conserve pendant 30 ans. Puis, en août 1975, il confie la relique à l'Université japonaise
pour jeunes filles, Junshin, jusqu'en 1990, date à laquelle la statuette est rendue à l'Eglise, qui la place au musée de Nagasaki.


En août 1998,
un riche industriel japonais convainc l'église que la statue n'est pas un simple souvenir de l'holocauste nucléaire,
mais un objet sacré qui doit être replacé sur l'autel.
La Madone est ainsi installée dans la cathédrale en mai 2000.

Symbole de paix, en 2010, la statuette est emmenée en pèlerinage de la paix en Espagne et aux États-Unis,
puis le 21 avril 2010, à Rome où Benoît XVI la bénit.



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim Mar 19 2017, 06:07

Une Minute avec Marie

coeur

Pour que Jésus grandisse en taille, en sagesse et en grâce

Regardons saint Joseph, modèle de l’éducateur,
qui a su accompagner Jésus dans sa croissance « en sagesse, en taille et en grâce », comme le dit l’Évangile de Luc.


Partons de la taille, qui est la dimension la plus naturelle, la croissance physique et psychologique.

Joseph, avec Marie, a pris soin de Jésus avant tout sur ce plan-là, c’est-à-dire qu’il l’a «élevé»,
en se souciant qu’il ne manque pas de ce qui est nécessaire à un sain développement. (…)
Pendant ces années, Joseph a aussi appris à Jésus son travail, et Jésus a appris le métier de menuisier, comme son père Joseph.
C’est de cette façon que Joseph a élevé Jésus.


Passons à la seconde dimension de l’éducation de Jésus, celle de la «sagesse».
Joseph a enseigné à l’enfant Jésus à écouter les Saintes Écritures, en particulier
en l’accompagnant le samedi à la synagogue de Nazareth.

Et enfin, la dimension de la «grâce». (…)


Ce serait une grave erreur de penser qu’un père et une mère ne peuvent rien faire pour éduquer leurs enfants
à grandir dans la grâce de Dieu. Grandir en taille, en sagesse, en grâce : c’est le travail qu’a fait Joseph avec Jésus,
le faire grandir dans ces trois dimensions, l’aider à grandir.


Pape François
ROME, 19 mars 2014
(Zenit.org)

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer Mar 22 2017, 05:45

Une minute avec Marie

coeur

C’est ce à quoi nous assistons actuellement

Dans une interview accordée le 16 février 2008,  au média italien Teleradio Padre Pio,
le cardinal Carlo Caffarra, alors archevêque de Bologne à qui le pape saint Jean Paul II a demandé de fonder l’Institut pontifical
d’études sur le mariage et la famille,  commente une prophétie de sœur Lucie, voyante de Notre-Dame de Fatima dont
le processus de béatification a commencé le 13 février (2008) :


«Quand j’ai commencé cette œuvre j’ai écrit à Sœur Lucie de Fatima (…).
Je ne m’attendais pas à obtenir une réponse de sa part puisque je ne lui demandais que des prières.
Cependant, en l’espace de quelques jours, j’ai reçu une très longue lettre de sa main. On peut trouver écrit dedans :


«La bataille finale entre le Seigneur et le royaume de Satan portera sur le mariage et la famille».

Elle ajoute également :

«N’ayez pas peur :
tous ceux qui travaillent à la sainteté du mariage et de la famille seront toujours combattus parce que ce sont des points décisifs».

Elle conclut :

«Toutefois, Notre Dame lui a déjà écrasé la tête». (…)


Quand on touche à un pilier fondateur, c’est toute la construction qui s’effondre.
C’est ce à quoi nous assistons actuellement. Nous avons atteint ce moment crucial.


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Actualité du message de Fatima

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Mar 23 2017, 14:39

Une minute avec Marie

coeur

Comment changer le cours de l’Histoire ?


Alors que le 100e anniversaire des apparitions de Notre Dame de Fatima va se dérouler en mai 2017,
de nombreux signes nous indiquent qu’il pourrait s’agir d’une année charnière dans l’histoire du monde.
 

Maintenant,
plus que jamais, nous devons écouter le message de Notre Dame de Fatima et «prier le chapelet tous les jours»,
comme la Vierge Marie l’a demandé aux trois enfants de Fatima.


Presque toutes les personnes que je connais sont tendues à cause des événements mondiaux.
La Russie, la Chine, l’Europe, la politique aux États-Unis – c’est comme un baril de poudre prêt à exploser (…).


Notre Dame a souligné que le chapelet est une arme puissante pour obtenir la paix dans le monde.

«Priez le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire pour obtenir la paix dans le monde…»

(…) C’est une prière si puissante qu’elle a changé le cours de l’Histoire à maintes reprises.
Elle peut aussi changer le cours de votre vie. Si vous voulez recevoir la grâce de la conversion et de la sainteté,
priez le chapelet.


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L’appel à la prière à Fatima

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu Mar 23 2017, 15:15







L'icône de Marie Porte du ciel, source de guérisons


L'icône de Marie Porte du ciel :

En novembre 1982, à Montréal, au domicile de José Munos, orthodoxe, de la myrrhe s'est mise à couler d'une libre copie de la « Portaïtissa » (icône de Marie « Porte du ciel »). Les fidèles ont récolté des cotons imbibés de cette myrrhe.

José Munos : Il y a eu  beaucoup de guérisons physiques, mais aussi des guérisons de l'âme, intérieures.  
En général, le repentir - ce miracle extraordinaire de la libération intérieure de l'homme - reste secret ;  les gens n'en parlent pas. Cependant, on vient parfois me voir pour me confier la guérison  de telle ou telle passion.

Le dernier miracle dont j'ai été témoin s'est produit en France, au monastère de Lesna, où se rend souvent une jeune femme très pieuse, Nathalie,  dont le métier est d'être infirmière.
Un jour un blessé d'un accident de voiture arriva dans sa clinique, la jambe gauche mutilée.
Après plusieurs opérations infructueuses, la gangrène s'installa et les médecins ne voyaient d'autre issue que l'amputation. A cette idée, le jeune blessé de 28 ans voulait se donner la mort.
Nathalie lui parla alors de l'icône miraculeuse et décida avec lui de se rendre au monastère. Pendant le service liturgique, le jeune homme se tenait debout, appuyé sur ses béquilles, à côté de l'icône, pleurant et priant. Après l'office, un moleben fut célébré pour lui et on lui oignit sa jambe de myrrhe.
La nuit suivante, le pansement se détacha et le pus se mit à s'écouler des plaies, faisant apparaître une chair propre et saine. Les médecins décidèrent de l'opérer à nouveau et le jeune blessé leur dit : "J'ai vu la Mère de Dieu, maintenant tout ira bien !" L'opération se déroula rapidement et avec succès, les tissus se cicatrisant immédiatement et le malade fut promptement  guéri.
J'ai su par la suite qu'après sa visite au monastère, le jeune homme avait résolu d'accepter avec patience et douceur tout ce qui lui arriverait et, comme toujours, lorsque nous sommes humbles, le Seigneur nous guérit.

Il y a quelques années, en Belgique, une veuve orthodoxe décida de consacrer sa vie à soigner les malades et en particulier à aider ceux qui quittent ce monde, voyant de quelle façon les prêtres catholiques laissaient les gens mourir seuls.
Un jour, à l'hôpital, elle vit que l'on sortait un corps de l'ambulance et demanda : "Il est mourant ?". On lui répondit qu'il était déjà mort et qu'il s'était suicidé. Elle prit un coton imbibé de la myrrhe de l'icône, l'oignit et dit : "La Mère de Dieu aidera ton âme, là où elle se trouve en ce moment !"
L'homme ouvrit les yeux - il était catholique - et demanda à se confesser. Il vécut encore deux jours et personne ne comprenait par quel miracle il était revenu à la vie, puis il mourut.


Source : http://stranitchka.pagesperso-orange.fr/VO02/ENTRETIEN_AVEC_Jose.html


Icône miraculeuse de la Mère de Dieu d'Iviron "Portaïtissa"






(A SUIVRE)


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Mar 24 2017, 10:29

Une Minute avec Marie

coeur

Ce n’est pas un lot de second choix


Marie est donnée comme exemple de l’accomplissement parfait de la féminité.

A travers elle,
Dieu montre aux femmes la place particulière qui leur est réservée dans l’Eglise.


La part qui leur revient est celle de la charité.
C’est l’Etre même de Dieu : Dieu est Amour !


Ce n’est pas un lot de second choix.
Saint Jean Paul II nous aide à prendre conscience de cette mission spécifique de la femme :


«Surtout de nos jours,
on compte sur la manifestation du génie de la femme pour affermir l’attention à l’homme
en toute circonstance, du fait même qu’il est homme !»


Comment ne pas penser à Thérèse de Lisieux ? (…) Elle aurait voulu tout être : prêtre, apôtre, martyre.
Puis le Seigneur l’éclaire d’une lumière intérieure qui lui apporte paix et joie :


«Oui j’ai trouvé ma place dans l’Eglise (…)
Dans le cœur de l’Eglise ma Mère, je serai l’Amour… Ainsi je serai tout».


Si la vocation de tout être humain est d’aimer,
la femme en a la responsabilité à un titre spécial dans le plan de Dieu.

Elle est la gardienne de la lumière et de la charité.

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
de Nazareth à une maternité universelle  
Emmanuelle Fournier
Dans "Un rendez-vous avec Elle", Editions des Béatitudes, page 33

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam Mar 25 2017, 08:57

Une minute avec Marie

coeur

Mirat le Musulman prit alors le nom de Lorda…

Charlemagne avait placé sa gloire et son salut sous la protection de Notre Dame.
En 778, après sa fameuse campagne d’Espagne, il effectue le nettoyage des dernières poches sarrasines du sud de la France.
Or un prince sarrasin nommé Mirat résiste à ses assauts. A toutes les sommations de se rendre, ce Musulman répond fièrement :


«Je préférerais la mort à la honte d’une capitulation».

Découragé, Charlemagne allait lever le siège quand son aumônier, l’évêque du Puy, obtient de monter à la citadelle en parlementaire.
Arrivé près de Mirat, il lui dit :


«Puisque vous ne voulez pas vous rendre à Charlemagne, le plus grand des princes,
reconnaissez au moins pour suzeraine la plus noble Dame qui fut jamais,
Sainte Marie du Puy, Mère de Dieu. Je suis son serviteur, soyez son chevalier».


Sans hésiter, Mirat déclara qu’il était prêt à rendre les armes au serviteur de Notre Dame et à recevoir le baptême,
à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui, soit pour ses descendants, que d’Elle seule. Charlemagne confirma l’accord.


Mirat reçut le baptême des mains de l’évêque du Puy et prit dès lors le nom de Lorda (la rose en arabe),
qui s’est transformé en «Lourdes».


Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Récit des apparitions de Lourdes  
Marquis de La Franquerie
Tiré de  "La Vierge Marie dans l’histoire de France" – Resiac.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim Mar 26 2017, 05:47

Une minute avec Marie

coeur

«Es-tu disposée à cela ?»,
Marie répondit : « Oui »


Le Concile dit :

«Par sa foi et son obéissance, Marie a engendré sur la terre le propre Fils du Père, et cela sans connaître d’homme,
mais couverte de l’ombre du Saint-Esprit »
(Const. Dogm. Lumen gentium n. 63).

C’est un point sur lequel les Pères de l’Église ont beaucoup insisté :

Marie a conçu Jésus dans la foi et ensuite dans la chair, quand elle a dit «oui»
à l’annonce que Dieu lui a adressée par l’intermédiaire de l’Ange.


Qu’est-ce que cela veut dire ?
Que Dieu n’a pas voulu se faire homme en ignorant notre liberté, il a voulu passer par le libre assentiment de Marie, à travers son « oui ».
Il lui a demandé :
«Es-tu disposée à cela? ». Et elle a dit : «Oui».

Mais ce qui s’est produit dans la Vierge Mère de manière unique, se réalise aussi sur le plan spirituel en nous quand nous accueillons
la Parole de Dieu avec un cœur bon et sincère et que nous la mettons en pratique.


C’est comme si Dieu prenait chair en nous, il vient habiter en nous, car il prend demeure en ceux qui l’aiment et observent sa Parole.
Il n’est pas facile de comprendre cela, mais, oui, c’est facile de le sentir dans le cœur.


Pape François
12 octobre 2013
vatican.va/conten

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Marie représente tout le genre humain à l’Annonciation  

Je vous salue, Marie pleine de grâces; le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim Mar 26 2017, 09:59




L’icône de Marie Porte du Ciel et la résurrection de la Russie


L'icône de Marie Porte du ciel :

En 1982, à Montréal, au domicile de José Munos, orthodoxe, de la myrrhe s'est mise à couler d'une libre copie de la « Portaïtissa », l'icône de Marie « Porte du ciel ».
- La myrrhe s'est mise à couler un an précisément après la glorification des Nouveaux Martyrs.
- Au mois d'août 1991, au moment du putch, l'icône s'est mise à pleurer pour la première fois.


L'icône et la résurrection de la Russie :

José Munos : L'icône était présente lors de  toutes les festivités du millénaire du Baptême de la Russie et a été notre réconfort. Le peuple russe a prié la Mère de Dieu pendant mille ans ; il a tant souffert pour la vérité et a donné tant de martyrs et confesseurs que la Mère de Dieu ne pouvait l'oublier.

Des prêtres ont alors  commencé à envoyer en Russie des cotons (imbibés de myrrhe) et des photographies de l'icône, en se disant : "Si la myrrhe pénètre dans le cœur du peuple russe, le communisme s'effondrera car le parfum, dont la Mère de Dieu nous fait don, chassera la pestilence du communisme." Il y a dix ans, personne ne pouvait imaginer ce qui se produirait bientôt en Russie.

L'icône est apparue dans un pays libre pour que le monde entier connaisse le miracle. Voilà déjà plus de huit ans que l'on reçoit en Russie, dans les endroits les plus divers, des reproductions de l'icône et de  la myrrhe dans des morceaux de coton ; là-bas, quand les gens reçoivent ces  cotons, ils les partagent pour que le plus grand nombre possible  puisse en recevoir un réconfort.


Q. Sans nul doute, la résurrection de la Russie a commencé. De quelle façon vous la représentez-vous ?

José Munos : Uniquement sur le plan spirituel. C'est le plus important. La Mère de Dieu nous est apparue, malgré toutes nos insuffisances. Mais nous ne devons pas confondre le miracle et la politique.
Une jeune fille très pieuse m'a donné de ce miracle l'explication suivante : comme les femmes myrrhophores ont embaumé le corps du Christ avant sa Résurrection, de même la Mère de Dieu embaume aujourd'hui le peuple russe avant la résurrection de la Russie.


Q. Lorsque nous parlons de la résurrection de la Russie, nous nous la figurons comme une future grande  puissance, semblable à la Russie du règne d'Alexandre III. Mais, en l'occurrence, nous ne pensons pas en premier lieu au Royaume des Cieux mais à la gloire terrestre; ainsi les juifs attendaient-ils un roi de la terre et non le Christ.

José Munos : Oui, la Russie était un grand empire, le plus grand, le plus puissant; elle donnait au monde une splendeur incomparable, que Byzance (même) n'avait pu donné. En elle, la symphonie entre l'Eglise et l'Etat était authentique et c'est pourquoi on l'a dévastée. Je pense que le Seigneur a permis que les Russes souffrent sous le régime communiste en partie pour qu'ils ne périssent pas dans le terrible  matérialisme.

La Russie doit renaître spirituellement forte, parce qu'il n'y a pas un seul endroit dans ce pays qui n'ait été lavé par le  sang des martyrs. Le sang des martyrs, c'est la semence du christianisme. Cette semence donnera des fruits, la Russie ressuscitera et par son éclat illuminera le monde entier, car il n'y a pas d'autre peuple qui ait autant souffert pour le Christ. Ni l'Inquisition, ni Hitler et toutes ses horreurs ne peuvent être comparés aux communistes. Quand la Russie renaîtra, elle sera véritablement digne du titre de "Sainte Russie" , de "Demeure de la Très Sainte Mère de Dieu".

Q. Ne pensez-vous pas qu'un jour,  vous pourrez aller en Russie avec l'icône ?

José Munos : Oui, je pense que lorsque le moment sera venu, l'icône ira en Russie. Je le souhaite mais j'obéis à la volonté de Dieu et à celle du Synode des Evêques de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors-Frontières conduit par le Très Saint Métropolite Vitaly. Ce sont nos hiérarques qui doivent définir quand et comment l'icône pourra aller en Russie.
Nombreux sont ceux qui me propose "d'y aller secrètement". Je crois que les miracles cessent lorsque l'on désobéit à la hiérarchie de l'Eglise. Ce miracle appartient à l'Eglise et il est inséparable de la hiérarchie. Si Monseigneur Vitaly et le Synode des Evêques ne bénissent pas ce voyage, je n'irai pas.

Q. En conclusion, pourriez-vous dire quelques mots de réconfort pour les fidèles de Russie et de l'émigration ?

José Munos : La Mère de Dieu nous montre que cette myrrhe n'est pas faite de mains d'homme, signifiant par là que le monde spirituel n'a aucun rapport avec le monde contemporain car notre Eglise n'est pas de ce monde.
Il faut mener une vie sainte, respecter les carêmes du mercredi et du vendredi. St Séraphim de Sarov a dit autrefois que la Russie périrait parce qu'on n'observait plus ces jeûnes.
Monseigneur Vitaly dit que " pour être fidèle, il faut commencer par les petites choses". Il dit que  les évêques sentent qu'ils peuvent compter sur ceux qui jeûnent les mercredi et vendredi.



*****************************************
Cet entretien a eu lieu à Montréal le 11/24 nov. 1992. Les questions étaient posées par le Père Paul Ivachevitch. (Pravoslavnaia Rouss, mars 1993, Jordanville, NY) Trad. Geneviève Meillassoux
http://stranitchka.pagesperso-orange.fr/VO02/ENTRETIEN_AVEC_Jose.html


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun Mar 27 2017, 07:37

Une minute avec Marie

coeur

La Vierge fait jaillir la grâce du sein de Dieu


La maternité de la Sainte Vierge s’exerce dans le domaine de la transmission de la grâce.

Elle est Mère, Mère du Christ, Mère du Christ total, elle est co-rédemptrice;
elle est par conséquent associée à la production de la grâce avec le Christ.

Elle est immaculée, par conséquent toute sainte, toute belle : Dieu ne lui refuse rien.
Elle est la reine assise à sa droite à laquelle il ne peut rien refuser. Puissance d’intercession extraordinaire qui lui permet
de faire jaillir de Dieu la grâce, comme elle veut, à cause de sa sainteté, parce qu’elle est la plus belle des créatures,
un prodige dans le ciel.

La Vierge ne produit pas la grâce, mais elle la fait jaillir du sein de Dieu.



Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Qui est Marie pour Jésus ?  

Bienheureux Père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus
Notes,  1er mars 1964
Dans le cahier de l’Institut Notre Dame de vie,
‘Je veux demander pour vous l’Esprit Saint’,
Editions du Carmel, page 33

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun Mar 27 2017, 17:14




Mère unie avec son Fils dans l'œuvre du salut (Vatican II)



Mère unie avec son Fils dans l'œuvre du salut


57 Cette union de la Mère avec son Fils dans l'œuvre du salut est manifeste dès l'heure de la conception virginale du Christ jusqu'à sa mort ; et d'abord quand Marie, partant en hâte pour visiter Elisabeth, est saluée par celle-ci du nom de bienheureuse pour avoir cru au salut promis, tandis que le Précurseur tressaillait au sein de sa mère (cf. Lc 1,41-45 ) ; lors de la Nativité ensuite, quand la Mère de Dieu présenta dans la joie aux pasteurs et aux mages son Fils premier-né, dont la naissance était non la perte mais la consécration de son intégrité virginale[1]. Puis lorsque, dans le Temple, après avoir fait l'offrande des pauvres, elle présenta son Fils au Seigneur, elle entendit Siméon prophétiser en même temps que le Fils serait un signe de contradiction, et que l'âme de la mère serait transpercée d'un glaive: ainsi se révéleraient les pensées intimes d'un grand nombre (cf. Lc 2,34-35). Ayant perdu l'enfant Jésus et l'ayant cherché avec angoisse, ses parents le trouvèrent au Temple occupé aux affaires de son Père, et la parole du Fils ne fut pas comprise par eux. Sa mère cependant gardait tout cela dans son cœur et le méditait (cf. Lc 2,41-51).


58 Pendant la vie publique de Jésus, sa mère apparaît expressément, et dès le début, quand aux noces de Cana en Galilée, touchée de pitié, elle obtint par son intercession que Jésus le Messie inaugurât ses miracles (cf. Jn 2,1-11). Au cours de la prédication de Jésus, elle accueillit les paroles par lesquelles le Fils, mettant le Royaume au-delà des considérations et des liens de la chair et du sang, proclamait bienheureux ceux qui écoutent et observent la parole de Dieu (cf. Mc 3,35 par. et Lc 11,27-28), comme elle le faisait fidèlement elle-même (cf. Lc 2,19; Lc 2,51 ). Ainsi la bienheureuse Vierge avança dans son pèlerinage de foi, gardant fidèlement l'union avec son Fils jusqu'à la croix où, non sans un dessein divin, elle était debout (cf. Jn 19,25), souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d'un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l'immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour, pour être enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la croix, donnée comme sa Mère au disciple par ces mots: "Femme, voici ton Fils" (cf. Jn 19,26-27)[2].



Vatican II, Lumen gentium 57-58


[1] cf. Conc. du Latran, année 649, can. 3: Mansi 10, 1151. S Léon M Epist. ad Flav. PL 54, 759. Conc. de Chalc. Mansi 7, 462. S Ambroise, De instit. virg.: PL 16, 320.

[2] Cf. Pie XII, ency. Mystici Corporis, 29 juin 1943: AAS 35 (1943), pp. 247-248.



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Mar 28 2017, 07:48

Une minute avec Marie

coeur

«A la Sainte Vierge de s'en occuper»


Charles Péguy (1873-1914),
écrivain mystique français, fut tout d’abord athée et proche du socialisme avant de se convertir au Christianisme.
Il priera alors toute sa vie pour la conversion de son épouse. Il mourra au combat pendant la guerre de 14-18.


Son épouse acceptera le baptême un an plus tard.

En juin 1912, son fils, Pierre, tombe gravement malade. Péguy fait un vœu et va en pèlerinage à Chartres.

«Mon vieux, écrit-il à son ami Lotte, j'ai senti que c'était grave... J'ai fait un pèlerinage à Chartres... J'ai fait 144 km en trois jours...
On voit le clocher de Chartres à 17 km sur la plaine... Dès que je l'ai vu, ça a été une extase. Je ne sentais plus rien, ni la fatigue, ni mes pieds.

Toutes mes impuretés sont tombées d'un seul coup, j'étais un autre homme. J'ai prié une heure dans la cathédrale le samedi soir;
j'ai prié une heure le dimanche matin avant la grand-messe... J'ai prié comme je n'avais jamais prié, j'ai pu prier pour mes ennemis...

Mon gosse est sauvé, je les ai donnés tous trois à Notre Dame. Moi, je ne peux pas m'occuper de tout...
Mes petits ne sont pas baptisés. A la Sainte Vierge de s'en occuper.»



Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
La cathédrale de Chartres
Tiré de La Médaille Miraculeuse, N°65

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer Mar 29 2017, 14:24

Une minute avec Marie

coeur

Deux ans plus tard naquit Dorothy Marie


Aux Etats Unis, en janvier 2014, Liz Mitchell, 32 ans,
est tombée du deuxième étage de son appartement alors qu’elle jouait avec son chien sur le balcon.
Emmenée d’urgence à l’hôpital, elle se réveilla quelque temps après avoir été plongée dans un coma artificiel.

Son fiancé, Brian, a dû prendre son courage à deux mains pour lui annoncer la nouvelle dramatique :
une paralysie intégrale à partir du cou.


Malgré le choc de la nouvelle rien n’aurait pu ébranler leur amour et les projets qu’ils avaient en commun.
Même si Liz avait dû rester à jamais sur un fauteuil roulant, ils auraient quand même fondé la famille dont ils avaient toujours rêvé.


Suite à cet événement, le couple n’a cessé de prier Dieu
en demandant la grâce que Liz puisse marcher à nouveau.


Brian ne pensait plus qu’un miracle puisse encore se produire
quand Liz a commencé à bouger les jambes.
«Je peux bouger mes jambes !»
cria-t-elle, les larmes coulant sur son visage.

Liz s’est rapidement remise jusqu’à être capable de marcher jusqu’à l’autel pour épouser Brian.
Deux ans plus tard, ils ont eu une petite fille : Dorothy Marie, Marie en l’honneur de la Sainte Vierge
et Dorothy qui en grec signifie « Don de Dieu » !


Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Prier chaque jour, spontanément  

Je vous salue, Marie pleine de grâces; le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven Mar 31 2017, 16:01




Les vertus et qualités en la Vierge Marie



La Vierge Marie fut saluée par l'ange Gabriel comme "comblée de grâces", ce qui suffit à laisser deviner la splendeur de ses perfections ! En effet, Celle que Dieu avait choisie, de toute éternité, pour lui proposer de devenir la Mère de Son divin Fils, notre Rédempteur, ne pouvait être autrement que douée de toutes les perfections naturelles et surnaturelles et donc de toutes les vertus correspondantes !

C'est pourquoi, par application anticipée des mérites de la Rédemption, la Vierge Marie fut-elle préservée, dès sa conception, de la tâche originelle. Ce privilège -inouï et unique- fut voulu  par Dieu, pour Celle en qui son Verbe devait s'incarner,"quand fut venue l'heure de la plénitude du temps". Marie est donc née avec la perfection des dons naturels de tous ordres donnés par le Créateur à sa créature avant la chute en Adam.

A ces dons naturels, il faut ajouter aussi ceux de la grâce ! Et comme en Marie, aucune faiblesse personnelle due au péché originel, ni aucun péché même véniel, ne sont venus contrarier la réception de la grâce de Dieu, c'est en plénitude que ces dons ont pu rayonner en son corps, en son âme et en son esprit, pour la "combler de grâces".
"Comblée de grâces" mais libre, Marie a du, comme toute créature, pratiquer les vertus morales et théologales...

Mais Marie n'en demeurait pas moins une créature libre, comme Adam et Eve en Paradis  et le "Oui" qu'elle donna à Gabriel, le messager de Dieu, lors de l'Annonciation, fut un "Oui" parfaitement libre, choisi et volontaire. Dieu a proposé et Marie aurait pu dire non...  Or elle a dit "Oui", le oui d'une obéissance absolue ("qu'il me soit fait selon votre parole") là où Eve, par sa désobéissance, avait provoqué la chute du genre humain...

Ainsi, "comblée de grâces" mais libre, Marie a du, comme toute créature, exercer les vertus morales (c'est-à-dire naturelles) et les vertus théologales (c'est-à-dire surnaturelles)(1), afin de cheminer fidèlement sur la route que Dieu lui proposait et de tenir coûte que coûte dans sa fidélité, malgré les immenses épreuves qui la conduisirent jusqu'à la crucifixion de son propre Fils au Calvaire...
C'est donc bien par vertu personnelle, dans un choix librement consenti, que Marie a dit oui jusqu'au bout à sa vocation. En ce sens, la Vierge Marie est un modèle à imiter pour chacun de nous, qui voulons répondre fidèlement à l'appel que Dieu nous lance. Car il y a un plan d'amour de Dieu sur chacun de ses enfants... Et Marie est à même de nous aider mieux que quiconque à répondre "oui" à ce plan d'amour du Père...


__________

1) Il faut distinguer les vertus cardinales -qui sont des vertus naturelles et sont au nombre de 4 : la force, la prudence, la tempérance et la justice - des vertus théologales ou surnaturelles, car infusées en nous par la grâce de Dieu : la foi, l'espérance et la charité.


Partie : Vie dans l'Esprit Saint, béatitudes et vertus



  • PLAN : Vertus et vie dans l'Esprit Saint
  • Marie sait correspondre aux dons de Dieu (Paul VI)
  • Les vertus et qualités en la Vierge Marie
  • L’amitié humaine
  • Les vertus morales et intellectuelles
  • Marie et les vertus théologales (foi, espérance, charité)
  • Les dons du Saint Esprit
  • Les Béatitudes, Marie, Joseph
  • Marie et les fruits de l'Esprit Saint
  • L'humilité
  • Marie est active, énergique, devancière
  • Les parfums des vertus, elle les a composés
  • Pratiquer les vertus avec Sainte Marie (St Louis-Marie et St Jean de la Croix)
  • Les vertus attirent Marie et Jésus en nous (St Jean Damascène)



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam Avr 01 2017, 09:34

Une minute avec Marie

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Dans une seule fusion d’amour


La Vierge Marie m’a fait comprendre ce que, jusqu’ici, je n’avais pas compris en profondeur.
C’est que, pendant la Passion, le saint Esprit s’est comme incarné en Marie.

Par Lui, le Père et Marie se rejoignaient intimement et ne faisaient qu’un.
La Passion de Jésus était aussi la Passion du Père, la Passion du Père était vécue dans Marie.

Le Père lui a emprunté, pour ainsi dire, son cœur humain
pour souffrir en elle, avec elle, par elle, la Passion de leur Fils, de leur enfant, dans une seule fusion d’amour.


Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Marie et Gethsemani (le mont des Oliviers)  

Rolande Lefebvre, Mystique française
Dans 365 méditations sur la Vierge Marie,
Presses de la renaissance, 12 janvier

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim Avr 02 2017, 10:41

Une minute avec Marie

coeur

Il est bien de connaître ce à quoi Elle a dit non (I)

Dans notre relation avec Marie et pour mieux comprendre la valeur de son « oui »,
il est bien de connaître ce à quoi elle a dit non.


Elle a dit non à tout ce qui ne touchait pas à la volonté de Dieu ou n’entrait pas dans son plan.

En réalisant qu’elle avait été choisie pour être la mère de Dieu, elle n’a rien demandé en échange.
Elle l’a simplement accepté. Elle a dit non à la vanité. Elle s’est reconnue en tant que simple servante du Seigneur.

Elle ne s’est pas vantée aux yeux de tout le monde de sa mission et de son bébé.
Elle ne l’a d’ailleurs même pas dit à Joseph, pas même pour se protéger.

Elle a dit non à l’égocentrisme; lorsque l’ange lui a parlé d’Elisabeth, malgré son état elle s’est tout de suite portée à son chevet.

Elle a dit non à tout traitement de faveur. En apprenant la bonne nouvelle de sa grossesse, elle aurait pu demander à Dieu un peu
d’aide de la part des anges. Mais elle n’a jamais attendu de Dieu le moindre traitement de faveur. Elle s’est adaptée à Sa décision
et a enduré ce qu’il pouvait y avoir de pénible à supporter.


Elle a, dès le début, donné son Enfant aux autres — aux bergers, aux mages, au monde entier.

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Les vertus et qualités en la Vierge Marie  

Extraits d’un article adapté d’un texte d’Alejandra María Sosa Elízaga,
pour l’archidiocèse de Mexico (SIAMO) et repris sur l’édition espagnole d’Aleteia

Je vous salue, Marie pleine de grâces; le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

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Couvre-nous, Seigneur, de Ton Précieux Sang !
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LucJos
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Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun Avr 03 2017, 04:15

Une minute avec Marie

coeur

Il est bien de connaître ce à quoi Elle a dit non (II]

Pour mieux comprendre la valeur de son « oui », il est bien de connaître ce à quoi Marie a dit non :

Elle a dit non à la tentation de s’opposer à la décision de Dieu. Elle a vu la croix qui attendait Jésus.

Elle aurait pu supplier Dieu de changer le cours des événements, mais au lieu de cela, elle les a acceptés. Elle a dit non
au sentiment de répulsion qu’elle a pu ressentir en devenant notre mère à tous.


Depuis la croix, Jésus lui a confié ses fidèles disciples, c’est-à-dire, nous tous.

Elle a dit non —et le dit toujours— à tout manquement d’amour ou de prière envers nous.
Marie n’a nourri aucun ressentiment envers les disciples qui ont abandonné Jésus sur la croix.
Après l’Ascension, elle a consacré son temps à prier pour nous.


Elle vit au royaume des cieux, attentive à ce qu’il se passe sur Terre,
restant à jamais la meilleure des mères.


Demandons à notre Sainte-Marie de nous donner la force de dire non, ainsi que «jamais» :
la force de ne jamais l’oublier, de ne jamais cesser de l’aimer, et de ne jamais faillir à se tourner vers elle en cas de besoin.


Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Marie sait correspondre aux dons de Dieu  

Extraits d’un article adapté d’un texte d’Alejandra María Sosa Elízaga,
pour l’archidiocèse de Mexico (SIAMO) et repris sur l’édition espagnole d’Aleteia

Je vous salue, Marie pleine de grâces; le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar Avr 04 2017, 16:50



Les guérisons à Notre-Dame du Laus



Au temps de Benoîte, les toutes premières guérisons du Laus concernaient aussi bien les adultes que les enfants.

Nombreux furent ceux qui, très gravement déficients visuels, guérirent miraculeusement de ce que l'on appelait à l'époque une taie sur l'œil. Après avoir appliqué de l'huile du sanctuaire sur leur organe blessé, ils voyaient parfaitement clair. A cette époque, les autorités ecclésiastiques hésitaient sur l'attitude à avoir au sujet des phénomènes qui se produisaient au Laus.

Jusqu'au jour où le vicaire général d'Embrun, Antoine Lambert, organise une expédition pour se rendre au Laus et mener son enquête.

Là, il assiste quasiment en direct à la guérison d'une femme de vingt-deux ans, Catherine Vial. Dans la nuit du 18 au 19 avril 1665, alors qu'elle se trouve dans son lit, elle sent soudain qu'elle peur déplier ses jambes qu'elle avait rétractées sous elle depuis six ans. Le matin, elle court se rendre à la messe célébrée par Antoine Lambert qui s'écrie alors : « Le doigt de Dieu est là ! Le doigt de Dieu est là ! »

Deux épisodes se sont passés tout récemment, au début des années 2000.

Une dame belge se présente un jour à l'accueil du sanctuaire, annonçant qu'elle est guérie d'une hernie discale qui s'extériorisait. En raison de son état, il avait été question de l'opérer dans l'urgence.

Ce à quoi elle avait répondu :

« Non docteur, vous ne m'opérerez pas ; c'est Marie qui va me guérir ! »

Le chirurgien avait souri et dit avec ironie :

« Vous croyez encore aux miracles ? »

« Oui, docteur ! » avait-elle dit.

Quatre mois plus tard, le chirurgien, ne la voyant pas venir comme prévu, s'en était inquiété, l'avait convoqué et lui avait fait passer un scanner. Stupeur, il n'y avait plus rien. La patiente de lui dire alors :

« Docteur, vous y croyez aux miracles maintenant ? »

« Oui, madame, lui répond-il, ce que vous aviez n'était guérissable que par une intervention chirurgicale. »

A la même période, l'accueil du sanctuaire reçoit un coup de téléphone en provenance d'Australie.

Une mère demande que l'on prie pour elle auprès de Notre-Dame du Laus. En effet, elle attend des jumeaux et l'un des deux, selon le diagnostic permis par l'échographie, est malformé. On lui répond « Nous allons prier pour vous, mais nous vous envoyons surtout l'huile de la lampe et vous vous ferez des onctions pour vos bébés chaque jour. » Peu de temps après, les deux bébés naissent, magnifiques tous les deux. A l'époque des faits, les grands-parents se trouvaient au Sanctuaire.





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Le Laus


  • Benoîte Rencurel, visionnaire du Laus (1647-1718)

  • Les guérisons à Notre-Dame du Laus

  • Quelques leçons de sainte Marie à Benoîte



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