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 Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )

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MessageSujet: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Aoû 14 2011, 12:14

CONSIDÉRATIONS HISTORIQUES
SUR LA COMMUNION DANS LA MAIN

par le R. P. Paul J. McDonald, curé de paroisse
St. Patrick's Church, 123 King Street Pt.
Colborne (Ontario) L3K 4G3


Voici quelques considérations patristiques et historiques sur notre thème ainsi qu'un aspect supplémentaire.
Était-elle universelle?

On rapporte habituellement l'histoire de la communion dans la main de la façon suivante:

Depuis la Dernière Cène et au temps des apôtres, on distribuait naturellement la communion dans la main. Il en était également ainsi à l'époque des martyrs et cela s'est poursuivi durant l'âge d'or des Pères de la liturgie, après la paix de Constantin. On distribuait la communion aux fidèles de la façon dont on le fait maintenant (dans les secteurs plus ouverts et plus à la page de l'Église). Cette pratique s'est maintenue au moins jusqu'au dixième siècle. Telle fut donc la norme durant la moitié au moins de la vie de l'Église. On en trouve une preuve merveilleuse dans le texte de saint Cyrille de Jérusalem (313-386), dans lequel il conseille aux fidèles de former un trône de leurs mains pour y recevoir le Roi [dans la sainte Communion]. Ce Père de l'Église conseille également de prendre bien soin de tout fragment qui pourrait rester dans la main, car de même qu'on ne laisserait pas tomber sur le sol de la poussière d'or, il faut y veiller plus soigneusement encore lorsqu'il s'agit du Corps du Seigneur.

On pense généralement que le changement dans la manière de recevoir le pain consacré est survenu de la façon suivante: Au cours du Moyen Âge, sont apparues certaines distorsions dans la foi et dans l'approche de la foi qui se sont graduellement développées. Celles-ci incluaient une peur exagérée de Dieu et une préoccupation subséquente en ce qui concerne le péché, le jugement et le châtiment; une trop grande importance accordée à la divinité du Christ qui consistait virtuellement à nier, ou tout au moins à minimiser Son humanité sacrée; une exagération du rôle du prêtre dans la liturgie sacrée; et une perte du sens de la communauté qui constitue, en fait, ce qu'est l'Église. En particulier, en raison d'une importance excessive accordée à l'adoration du Christ dans la sainte Eucharistie et à une approche trop stricte en ce qui concerne les questions morales, la sainte communion était devenue de plus en plus rare. On considérait qu'il était suffisant de contempler l'hostie consacrée au moment de l'élévation. (En fait, cette pratique décadente de "l'élévation" [c'est ainsi que le courant de pensée dominant actuel continue d'interpréter cette époque] et la pratique également malsaine de l'exposition et de la bénédiction du saint sacrement ont pris naissance au cours de cette malheureuse période du Moyen Âge qui a donné lieu à des pratiques liturgiques dont nous ferions bien de nous débarrasser). C'est dans cette atmosphère et en raison de ces circonstances qu'on a commencé à restreindre la pratique de la communion dans la main. La pratique du prêtre qui dépose l'hostie consacrée directement dans la bouche du communiant s'est développée et, cela est triste à dire, a été imposée.

La conclusion est assez claire: nous devrions nous débarrasser de cette coutume qui trouve ses racines dans un âge d'ignorance. Nous devrions interdire, ou à tout le moins décourager cette pratique qui ne permet pas aux fidèles de "prendre et de manger" et revenir à la manière originale des Pères et des Apôtres de la communion dans la main. Voilà une histoire irrésistiblement convaincante. Elle n'est malheureusement pas vraie.

Le sacré Concile de Trente a déclaré que la coutume pour le prêtre qui célèbre la messe de se donner à lui-même la communion (de ses propres mains) et des laïcs de la recevoir du prêtre est une tradition apostolique. [1]. Un examen plus rigoureux des documents sur l'histoire de l'Église et des écrits des Pères ne justifie pas l'assertion selon laquelle la communion dans la main était une pratique universelle qui fut graduellement supplantée et finalement remplacée par la pratique de la communion sur la langue. Les faits semblent plutôt conduire à une conclusion différente.
Déjà au Ve siècle, le Pape saint Léon le Grand (440-461) témoigne de cette pratique traditionnelle. Dans son commentaire sur le sixième chapitre de l'Évangile de Jean, il mentionne que la communion dans la bouche est d'un usage courant: On reçoit dans la bouche ce que l'on croit par la foi [2]. Le Pape ne parle pas comme s'il introduisait une nouveauté, mais comme s'il s'agissait d'un fait bien établi. Un siècle et demi plus tard, mais toujours trois siècles avant que la pratique (selon ce que nous lisons plus haut) ait été prétendument introduite, le Pape Grégoire le Grand (590-604) en est lui aussi le témoin. Dans ses dialogues (Romain 3, c. 3) il rapporte que le Pape saint Agapet accomplit un miracle durant la messe après avoir placé le Corps du Seigneur dans la bouche d'une personne. Jean le Diacre nous parle également de la manière dont ce Pape distribuait la sainte communion. Ces témoins remontent au cinquième et au sixième siècle. Comment peut-on raisonnablement affirmer que la communion dans la main était la pratique officielle qui s'est poursuivie jusqu'au dixième siècle? Comment peut-on affirmer que la communion sur la langue est une invention médiévale?
Nous ne prétendons pas que jamais, en aucune circonstance, les fidèles n'ont reçu la communion dans la main. Mais dans quelles conditions cela se passait-il? Il semble bien que très tôt le prêtre plaçait habituellement l'hostie consacrée dans la bouche du communiant. Cependant, à l'époque des persécutions, lorsque la présence des prêtres fut rendue difficile et que les fidèles emportaient chez eux le sacrement, ils se donnaient à eux-mêmes la communion, de leurs propres mains. Autrement dit, plutôt que d'être totalement privés du Pain de Vie, ils pouvaient le recevoir de leurs propres mains, faute de quoi ils auraient été privés de cette nécessaire nourriture spirituelle. Il en était de même pour les moines qui s'étaient retirés au désert où ils ne disposaient pas des services d'un prêtre et ne voulaient pas abandonner la pratique de la communion quotidienne.

En résumé, il était permis de toucher l'hostie lorsque ne pas le faire signifiait se priver du sacrement. Mais lorsqu'un prêtre était présent, on ne recevait pas la communion dans la main. Saint Basile (330-379) dit clairement que recevoir la communion de ses propres mains n'est permis qu'en temps de persécution ou, comme dans le cas des moines au désert, lorsqu'il n'y a ni prêtre ni diacre pour la distribuer. Il n'est pas nécessaire de montrer que communier de sa propre main ne constitue par une faute grave en l'absence d'un prêtre ou d'un diacre (Lettre 93). Le texte laisse entendre que recevoir la communion dans la main en d'autres circonstances, hormis la persécution, représente une faute grave [3]. Le saint fonde son opinion sur la coutume des moines solitaires au désert, qui conservaient le saint sacrement dans leur demeure et qui, en l'absence du prêtre ou du diacre, se donnaient à eux-mêmes la communion.
Dans son article intitulé "Communion" dans le Dictionnaire d'archéologie chrétienne, Leclerq déclare que la paix de Constantin mettait un terme à la pratique de la communion dans la main. Ceci réaffirme, en ce qui nous concerne, le raisonnement de saint Basile voulant que ce soit la persécution qui ait créé l'alternative entre recevoir la communion dans la main ou de ne pas la recevoir du tout. Lorsque les persécutions eurent cessé, il est évident que la pratique de la communion dans la main a persisté ici et là. Cela était considéré par les autorités de l'Église comme un abus dont il fallait se débarrasser, puisqu'on l'estimait contraire à la coutume des Apôtres. C'est ainsi que le Concile de Rouen, qui s'est réuni en 650, déclare : Ne mettez pas l'Eucharistie dans les mains d'un laïc ou d'une laïque, mais seulement dans leur bouche. Le Concile de Constantinople, connu sous le nom de concile in Trullo (un concile œcuménique qui ne s'est pas tenu ici), interdisait aux fidèles de se donner à eux-mêmes la communion (ce qui est évidemment le cas lorsque la particule consacrée est placée dans la main des communiants). Il décrétait une excommunication d'une semaine pour ceux qui feraient cela en présence d'un évêque, d'un prêtre ou d'un diacre.
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Dernière édition par Céline le Dim Aoû 14 2011, 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Aoû 14 2011, 12:15

Que penser de saint Cyrille? Évidemment, les promoteurs de la "communion dans la main" font généralement très peu mention des faits que nous venons de présenter. Ils font cependant grand usage du texte attribué à saint Cyrille de Jérusalem, contemporain de saint Basile au quatrième siècle. Henri Leclerq résume les faits comme suit: "Saint Cyrille de Jérusalem recommandait aux fidèles qu'en se présentant pour recevoir la communion, ils devraient avoir la main droite tendue, les doigts joints, soutenus par la main gauche, la paume légèrement concave; et au moment où le Corps du Christ serait déposé dans sa main, le communiant dirait: Amen."
Le texte ne s'arrête toutefois pas là. Il poursuit en proposant ce qui suit: "Sanctifiez votre œil par le contact avec le Corps Sacré (...) Alors que vos lèvres sont encore humides, touchez vos lèvres et passez votre main sur vos yeux, votre front et vos autres sens pour les sanctifier."
Cette recommandation plutôt bizarre (ou même superstitieuse? irrévérencieuse?) à amené les savants à s'interroger sur l'authenticité de ce texte. Certains pensent qu'il y a eu interpolation, ou que c'est en réalité le successeur du saint qui en est l'auteur. Il n'est pas impossible que ce texte soit réellement l'œuvre du Patriarche Jean qui a succédé à saint Cyrille de Jérusalem. Mais l'orthodoxie de ce Jean était suspecte. Nous le savons grâce à la correspondance échangée entre saint Épiphane, saint Jérôme et saint Augustin.
Nous avons donc à l'appui de la communion dans la main un texte dont l'origine est douteuse et le contenu discutable. D'un autre côté, nous avons des témoins digne de foi, y compris deux grands papes, montrant que la pratique de placer l'hostie consacrée dans la bouche du communiant était habituelle et ordinaire au moins depuis le cinquième siècle. Cléricalisme? N'est-ce pas une forme de cléricalisme de permettre au prêtre de toucher l'hostie consacrée et d'interdire aux laïcs de faire la même chose? Mais les prêtres n'étaient autorisés à toucher le saint sacrement que par nécessité. En fait, en dehors du célébrant lui-même, personne, pas même un prêtre, ne pouvait recevoir la communion de ses propres mains. Ainsi, dans la pratique liturgique traditionnelle du rite romain, si un prêtre assistait à la messe (sans la célébrer) et désirait recevoir la sainte communion, il ne le faisait pas de ses propres mains: un autre prêtre la lui donnait sur la langue. Ce qui serait également vrai pour un évêque. Ce qui est vrai pour le Pape lui-même. Lorsque le Pape saint Pie X, par exemple, était sur son lit de mort, en août 1914, et que la sainte communion lui fut apportée en viatique, il ne lui a pas été permis de la recevoir dans la main; il la reçut sur la langue en conformité avec la loi et la pratique de l'Église catholique.
Ce qui confirme un point fondamental: en signe de révérence, l'hostie consacrée ne devrait pas être touchée sans nécessité. Il est évidemment nécessaire que quelqu'un distribue le Pain de Vie. Mais il n'est pas nécessaire que chaque homme, chaque femme et chaque enfant se fasse son "ministre eucharistique" en multipliant les manipulations et les dangers de laisser tomber l'hostie et de perdre des parcelles. Même les mains de ceux qui ont été spécialement consacrés pour toucher la très sainte Eucharistie, c'est-à-dire les prêtres, ne devraient le faire sans nécessité.

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[1] sess. 13, c. 8: En ce qui concerne la réception du sacrement, il a toujours été la coutume de l'église de Dieu que les laïcs devraient recevoir la communion des prêtres; mais que les prêtres, lorsqu'ils célèbrent, devraient se communier eux-mêmes; laquelle coutume, nous venant de la tradition apostolique, devrait avec justice et raison être maintenue. In sacramentale autem sumptione semper in Ecclesia Dei mos fuit, ut laici a Sacerdotibus communionem acciperent; Sacerdotes autem celebrantes seipsos communicarent: qui mos, tamquam ex traditione Apostolica descendens, jure, ac merito retinere debet.
[2] Hoc enim ore sumiter quod fide creditur. Serm. 91.3
[3] Tout comme si je disais que ce n'est pas une faute grave de manquer la messe un dimanche si l'on doit prendre soin d'un malade. Ceci implique (ce que nous savons déjà) que lorsqu'une pareille excuse n'existerait pas, il y aurait faute grave.


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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Aoû 14 2011, 12:15

OBJECTIONS VALIDES À LA COMMUNION DANS LA MAIN


Le temps est venu de commencer à faire tout ce que nous pouvons pour raisonnablement et licitement décourager la pratique de la communion dans la main. En fait, il y a longtemps que nous aurions dû commencer à le faire. Il vaut beaucoup mieux recevoir la communion de la façon traditionnelle que de recevoir l'hostie consacrée dans la main. Il est vrai qu'au Canada et aux États-Unis il est permis de la recevoir "sur la main", avec les précautions nécessaires, mais il est préférable de la recevoir sur la langue. Il y a pour cela douze raisons.

1. Le statut légal des deux méthodes C'est une loi de l'Église universelle, dans le rite romain (auquel nous appartenons pour la plupart), de recevoir la communion de la manière traditionnelle. La recevoir dans la main n'est seulement qu'un "indult", c'est-à-dire une concession accordée ici et là. Elle n'existe pas dans la plus grande partie du monde. Par exemple, elle a été autorisée un certain temps aux Philippines, mais les évêques ont changé d'avis et sont revenus sur leur décision. Une autre façon d'illustrer le même point, c'est de se rappeler que dans les pays où l'indult de la communion dans la main a été accordé par le Saint-Siège, un évêque peut à lui seul interdire cette pratique. Mais aucun évêque n'est autorisé à interdire la façon traditionnelle de recevoir la communion: sur la langue. Ainsi, du point de vue de la loi liturgique, les deux sont loin d'être égales.
On notera également que la législation en cause nous exhorte tous vigoureusement à recevoir la communion de la façon traditionnelle, laquelle est officiellement décrite comme étant "plus révérencieuse". On chercherait en vain un encouragement à recevoir la communion dans la main de la part de l'autorité suprême de l'Église. En vérité la seule fois où elle est mentionnée dans les documents officiels, c'est pour nous mettre en garde. Cela peut être fait de façon révérencieuse, mais faites attention! Cette pratique de recevoir la communion dans la main a été introduite dans certains pays. Elle a été demandée par des conférences épiscopales individuelles et a reçu l'approbation du Siège apostolique. Cependant, des cas de manque de respect déplorables envers les espèces eucharistiques ont été rapportés, des cas imputables non seulement aux individus qui s'en sont rendus coupables, mais également aux pasteurs de l'église qui n'ont pas été suffisamment vigilants en ce qui concerne l'attitude des fidèles envers l'Eucharistie. Il arrive également, à l'occasion, que le libre choix de ceux qui préfèrent continuer la pratique de recevoir la communion sur la langue n'est pas pris en considération dans les endroits où la distribution de la communion dans la main a été autorisée. Il est par conséquent difficile, dans le contexte de la présente lettre, de ne pas mentionner le triste phénomène auquel nous avons fait allusion précédemment. Ceci ne s'adresse évidemment d'aucune façon à ceux qui, dans les pays où cette pratique a été autorisée, reçoivent le Seigneur Jésus dans leur main avec une révérence et une dévotion profondes (Jean-Paul II, Dominicae Cenae, 11).
Dans Memoriale Domini, qui accordait la concession originale, et dans la lettre aux nonces qui accompagnait dans chacun des cas l'indult lui-même, la permission de recevoir la communion dans la main était entourée de tant de précautions que certains en ont conclu que même dans les pays où cette pratique pourrait paraître légale, en réalité, dans la grande majorité des cas, elle n'est toujours pas autorisée.

2. Origine de la communion dans la main L'origine de la pratique actuelle de la communion dans la main en chrétienté occidentale remonte à la révolution protestante, ou "Réforme". Certains diront que c'était la réintroduction d'une ancienne pratique universelle et vénérable. Nous examinerons cela plus bas. Mais même s'il s'agissait d'une ancienne pratique de l'Église catholique, sa réintroduction au seizième siècle n'était guère orthodoxe. Elle concrétisait plutôt la négation de la présence réelle enseignée par le Christ et son Église, et la réalité du sacerdoce catholique. C'était la conséquence liturgique d'une hérésie antérieure.
On sait que la communion dans la main a commencé à se répandre dans des cercles hollandais au début des années soixante. Elle a donc commencé de la même manière que la pratique protestante, ou à tout le moins comme un "faux archéologisme": une idolâtrie des (prétendues) pratiques de l'Église des premiers temps. Elle impliquait l'oubli (ou le rejet!) du développement véritable de la doctrine catholique eucharistique d'une façon plus claire et plus explicite que jamais. Elle impliquait un rejet de ce qui nous avait de fait était transmis dans le développement organique de la liturgie. Et c'était un cas flagrant de défi et de désobéissance envers la loi de l'Église et l'autorité ecclésiastique. Le désir de cette pratique ne provenait ni de l'autorité suprême de l'Église, qui y était opposée, ni des rangs des fidèles du Christ (par définition, ceux-ci demeurent fermement attachés à la croyance en la transsubstantiation) qui n'ont jamais demandé cette pratique. Elle était souhaitée plutôt par une partie des cadres moyens de l'Église et d'un "establishment liturgique" en particulier.
Et cela s'est fait d'une manière typiquement révolutionnaire. Lorsque le temps fut venu d'exercer des pressions en faveur de cette pratique en Amérique du Nord, les moyens utilisés n'ont pas été des plus honnêtes. En fait, il s'y est mêlé un certain degré de tromperie ou à tout le moins de "désinformation". Il est préférable de tirer le rideau sur certains détails sordides, mais une abondante documentation peut être fournie à quiconque voudrait contester que les choses ne se sont passées de cette façon.
Nous pouvons résumer en disant que dans les temps modernes, la pratique de la communion dans la main trouve son origine dans l'hérésie et la désobéissance. Est-ce là ce que le Saint Esprit voudrait inspirer pour amener des changements liturgiques souhaités? Il est peut-être permis de penser qu'une différente sorte d'esprit était à l'œuvre.
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Aoû 14 2011, 12:16

3. Les fragments... Si nous examinons la pratique de placer l'hostie consacrée dans la main du communiant, un dogme de l'Église vient immédiatement à l'esprit: la présence eucharistique du Christ commence au moment de la consécration et demeure tant que subsistent les espèces eucharistiques. Le Christ est tout entier présent dans chacune des espèces et tout entier dans chacune de leurs parties, de sorte que la fraction du pain ne divise pas le Christ [Note 205: cf. Concile de Trente: DS 1641]. (CEC n. 1377). Le catéchisme romain nous dit : le Christ tout entier est contenu non seulement sous les deux espèces, mais également dans chacune des particules de chaque espèce. Chacune, dit saint Augustin, reçoit le Seigneur Jésus Christ, et Il est tout entier dans chacune des portions. Il n'est pas diminué pour être distribué au grand nombre, mais se donne Lui-même tout entier à chacun (...) le Corps de Notre Seigneur est contenu tout entier sous la plus petite particule de pain. Il faut par conséquent traiter ces fragments avec grande révérence, grand soin et grand respect.
Si tel est le cas, pourquoi voudrions-nous multiplier immensément le nombre de personnes qui manipulent l'hostie consacrée, alors que certaines d'entre elles sont maladroites, ou ne voient pas très bien, ou sont indifférentes, ou ne savent pas, etc., etc. Pour ceux dont la foi est vivante, cette question devrait suffire à mettre un terme à la communion dans la main : "Et les fragments?

4. Qui encourage la communion dans la main? (On pourrait considérer que cet argument est entaché du sophisme de "culpabilité par association". Mais il n'est pas nécessairement faux.) Les personnes appartenant au courant de pensée actuel de l'establishment liturgique (et leurs disciples) qui encouragent la communion dans la main sont les mêmes qui, pour la plupart, éprouvent de la répugnance en général pour l'adoration du Seigneur dans la sainte Eucharistie et l'adoration perpétuelle en particulier. Une forte insistance sur le culte dû à la présence réelle du Christ Notre Seigneur dans la sainte communion n'est pas une caractéristique des liturgistes modernes. En vérité, ils vont même jusqu'à la décourager. Nous devons porter notre attention sur la communauté, disent-ils. En général, nous pouvons appliquer aux corrupteurs (conscients et inconscients) de la doctrine et de la pratique catholiques, en ce qui concerne la messe, les paroles de G. K. Chesterton: Ils sont coupables d'idolâtrer ce qui est intermédiaire pour oublier ce qui est fondamental. Eh bien, voilà les promoteurs de la communion dans la main. Ils éprouvent de l'aversion pour la manière traditionnelle de recevoir la communion et ils la découragent. Pour quelle raison?

5. L'expression "communion dans la main" n'est pas appropriée On ne donne pas la sainte communion à une personne lorsqu'on place une hostie consacrée dans sa main.
Le sacrement de la sainte communion consiste à manger du Pain de Vie. Chaque personne qui reçoit l'hostie consacrée dans sa main se donne plutôt à elle-même la sainte communion. Chaque personne devient son propre ministre (extraordinaire devenu ordinaire) de la communion. De cette façon, le ministère des prêtres (et des diacres) ou même celui des ministres extraordinaires légitimes de la sainte communion est rendu obscur, ou même évacué. On a suggéré que cette pratique devrait être rebaptisée "une auto-communication manuelle commune".

6. La communion dans la main est trop désinvolte Quelle sorte de nourriture mangeons-nous avec les mains? Souvent, dans notre "culture", c'est un aliment auquel on ne prête guère attention. Nous mangeons du pop-corn avec les mains, machinalement, les yeux rivés sur l'écran. Nous avalons des amuse-gueule à une réception, tout en poursuivant la conversation. Particulièrement avec les enfants, mais pas seulement avec eux, il semble peu judicieux d'associer cette manière de manger avec la très sainte Eucharistie.

7. Ses fruits... Il nous faut être rigoureusement honnêtes avec nous-mêmes. Cette pratique a-t-elle réellement raffermi et clarifié notre foi dans la présence réelle? A-t-elle eu pour résultat une piété plus grande, un plus grand amour, une charité fraternelle plus abondante? Comme peuple de Dieu, sommes-nous de plus en plus remplis d'une crainte révérencielle en prenant le Corps du Christ dans nos mains?
Il est au moins un fruit que l'introduction de cette pratique n'a pas donné et c'est aussi un trait de l'ensemble de la réforme liturgique en général: l'unité en a souffert. Il apparaît à l'auteur de ces lignes que la communion dans la main doit au moins prendre sa part du blâme pour le déclin parmi les catholiques de la croyance en la présence réelle.
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Aoû 14 2011, 12:17

8. Était-elle universelle? Pour montrer que la communion dans la main a déjà été une pratique universelle, on cite habituellement un texte en particulier de saint Cyrille d'Alexandrie selon lequel nous devrions faire de nos mains un trône pour y recevoir le Roi. Ce qu'on n'ajoute habituellement pas, cependant, c'est ce que tout chercheur sérieux en patristique vérifierait: ce texte est d'origine douteuse. En fait, il est plus vraisemblablement de l'évêque untel, qui serait un évêque nestorien. De plus, nous avons des textes de Léon le Grand... de Grégoire le Grand... de saint Basile... etc.

9. La dernière Cène Mais les apôtres ont sûrement reçu la communion dans la main à la dernière Cène? On le présume habituellement. Cependant, même si cela était, nous voudrions faire remarquer que les apôtres étaient eux-mêmes prêtres, ou même évêques. Mais nous ne devons pas oublier une pratique de l'hospitalité au Moyen-Orient, qui avait cours à l'époque de Jésus et que l'on rencontre encore aujourd'hui: elle consiste à nourrir ses invités de ses propres mains en plaçant un morceau symbolique dans la bouche de l'invité. Et nous avons également de cela une preuve scripturaire: Notre Seigneur trempa un morceau de pain dans le vin et le donna à Judas. A-t-il déposé le morceau trempé dans la main de Judas? Cela serait un peu malpropre. N'a-t-il pas tendu à celui à qui il s'est adressé plus tard dans le jardin en l'appelant "Ami", le geste d'hospitalité dont nous venons de parler? Et dans ce cas, pourquoi pas avec la sainte communion, "se donnant Lui-même de Sa propre main".

10. Considérations scripturaires Dans la sainte communion, nous recevons le Verbe fait chair. Lorsque Ézéchiel a reçu la parole de Dieu, d'une manière merveilleuse quoique inférieure à nôtre, ce fut ainsi: Et [le Seigneur] me dit (...) "Et toi, fils d'homme, écoute ce que je vais te dire, ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche et mange ce que je vais te donner" Je regardai: une main était tendue vers moi, tenant un volume roulé. (...) J'ouvris la bouche et il me fit manger le volume, et il me dit: " Fils d'homme, nourris-toi et rassasie-toi de ce volume que je te donne." Je le mangeai et il fut dans ma bouche doux comme du miel. (Ez 2.1, 8, 9; 3.1-3).
Il n'est pas écrit que le prophète tendit la main, mais qu'il ouvrit la bouche. Et n'est-ce pas ce qu'il convient de faire puisque nous allons recevoir la parole comme des petits enfants, que ce soit le pain de la doctrine ou le Pain qui descend du Ciel. A un autre endroit, dans un psaume ayant des accents prophétiques et eucharistiques évidents et qui est utilisé dans l'Office du Corpus Christi, le Seigneur nous dit : C'est moi le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait monter du pays d'Égypte. Ouvre grand la bouche et je la remplirai! (...) Il nourrirait Israël de fleur de froment, et de miel sauvage il le rassasierait.
"Je la remplirai", et non "tu la rempliras toi-même". J'admets que cela ne constitue pas en soi une preuve. Mais, cela pointe dans une certaine direction.

11. Authentiques considérations interrituelles et œcuméniques Lorsque nous jetons un regard sur le monde catholique et les vingt et un rites de l'Église véritable, nous devons nous poser la question, "Comment reçoivent-ils la communion?" Si l'auteur de ces lignes ne se trompe pas, ils ne reçoivent jamais, ou guère souvent, la communion dans la main. Et dans les rares circonstances où cela se produit, en des occasions particulières, ils la reçoivent de façon très différente en prenant grand soin de se purifier les deux mains avant et après. Nous devons de plus nous demander si une partie de la propagande en faveur de la communion dans la main, de la part de nos liturgistes modernes, n'est pas profondément offensante envers nos amis catholiques, comme lorsque la manière traditionnelle de recevoir la communion est qualifiée de "puérile". Et si nous regardons ceux de nos frères séparés qui partagent avec nous une croyance explicite et orthodoxe dans la sainte Eucharistie, nous devons nous demander: "Comment reçoivent-ils la communion?" Demandons-nous également si une véritable unité chrétienne est réellement promue par l'état actuel décadent de notre pratique eucharistique, dont une partie significative est de recevoir la communion dans la main.

12. Le Pape... et Mère Teresa de Calcutta. C'est un fait bien connu que le Saint-Père n'est pas un partisan de la communion dans la main. Dans sa Pologne natale, la pratique en est encore interdite, tout comme au niveau de l'Église universelle. Jusqu'à tout récemment, elle était également illégale à l'intérieur de la basilique Saint-Pierre. Toutes les sœurs de Mère Teresa sont unies à la fois dans leurs nombreuses heures de prière devant le saint sacrement tout comme dans la manière de recevoir la sainte communion sur la langue. Et personne n'a jamais contesté que lorsqu'on lui a demandé quel était son plus grand sujet d'inquiétude dans le monde, Mère Teresa a répondu: "La communion dans la main".

Conclusion. Saint Thomas d'Aquin nous rappelle que la révérence exige que seul ce qui a été consacré devrait toucher le saint sacrement. Par le baptême, le chrétien a été consacré pour recevoir le Seigneur dans la sainte communion, mais non pour distribuer l'hostie consacrée aux autres ou la toucher inutilement. Toucher les espèces consacrées et les distribuer de ses propres mains et un privilège réservé aux ordonnés, un privilège qui indique une participation active dans le ministère de l'Eucharistie (Dominicae Cenae, 11).
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Aoû 14 2011, 12:18

La dispensation du corps du Christ appartient au prêtre pour trois motifs.

1° Parce que, nous l'avons dit, c'est lui qui consacre en tenant la place du Christ. Or, c'est le Christ lui-même, comme il a consacré son corps à la Cène, qui l'a donné aux autres à manger. Donc, de même que la consécration du corps du Christ appartient au prêtre, de même c'est à lui qu'en appartient la dispensation.

2° Parce que le prêtre est établi intermédiaire entre Dieu et le peuple. Par conséquent, de même que c'est à lui qu'il appartient d'offrir à Dieu les dons du peuple, de même c'est à lui qu'il appartient de donner au peuple les dons sanctifiés par Dieu.

3° Parce que, par respect pour ce sacrement, il n'est touché par rien qui ne soit consacré : c'est pourquoi le corporal et le calice sont consacrés, et semblablement les mains du prêtre sont consacrées pour toucher ce sacrement. Aussi personne d'autre n'a le droit de le toucher, sinon en cas de nécessité, par exemple si le sacrement tombait à terre, ou dans un autre cas de nécessité.

Saint Thomas d'Aquin
Somme théologique. IIIa Pars
6

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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeVen Juin 13 2014, 17:26



Voici le point de vue de Mgr Athanasius Schneider sur la façon de recevoir la Communion et d'autres sujets comme la famille, l'anthropocentrisme, la crise dans l'Eglise :


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Citation :
Voici enfin le texte intégral de Mgr Athanasius Schneider par UNEC 2014-06-13 11:12:46



...


Mgr Athanasius Schneider (MAS) : Selon ma connaissance et expérience, la plaie la plus profonde dans la crise actuelle de l’Eglise est la plaie concernant l’Eucharistie, les abus du Saint Sacrement.

Beaucoup de gens reçoivent la Sainte Communion dans l’état objectif du péché mortel… Ceci se répand dans l’Eglise, surtout dans l’Occident. Là les gens vont très rarement à la Sainte Communion avec une préparation suffisante.
Quelques gens qui vont à la Sainte Communion se trouvent en situations morales irrégulières qui ne correspondent pas à l’Evangile. Sans être mariés ils vont à la Sainte Communion. Ils peuvent être divorcés et vivre dans un nouveau mariage, un mariage civil, et ils vont quand-même à la Sainte Communion. Je pense que c’est une situation extrêmement inquiétante.

Il y a aussi la question de la réception objectivement irrévérente de la Sainte Communion. Ce qu’on appelle la nouvelle manière moderne de recevoir la Sainte Communion directement sur la main est un acte très grave puisqu’il expose le Christ à une énorme banalité.

Il y a le fait préoccupant de la perte des fragments eucharistiques. Personne ne peut nier cela. Et les fragments de l’hostie consacrée sont foulés par les pieds. C’est horrible ! Notre Seigneur est écrasé par les pieds ! Personne ne peut le nier.

Et ceci a lieu partout. Ceci doit être, pour une personne ayant foi et amour pour Dieu, un phénomène très sérieux.

Nous ne pouvons continuer comme si Jésus Dieu n’existait pas, comme si seulement du pain existait. Cette pratique moderne de la Sainte Communion dans la main n’a rien à faire avec la pratique dans l’ancienne Eglise. La communion dans la main contribue graduellement à la perte de la foi catholique en la présence réelle et en la transsubstantiation.
Un prêtre et un évêque ne peuvent dire que cette pratique est OK. Ici on joue avec ce qu’il y a de plus saint, de plus divin et de plus concret sur terre.



INTERVIEWEUR (HT): Vous êtes tout seul en défendant ce point de vue?

MAS: Je suis fort attristé que je me sente comme un qui crie dans le désert. Que la crise eucharistique provient de l’utilisation moderne de la Communion dans la main est une évidence. Ceci n’est pas une exagération. Il est temps que les évêques lèvent leurs voix pour Jésus eucharistique qui n’a pas de voix pour se défendre. Ici il s’agit d’une attaque sur ce qu’il y a de plus saint, une attaque sur la foi eucharistique.
Naturellement il y a des gens qui reçoivent la Sainte Communion dans la main avec beaucoup de dévotion et foi, mais ils sont minoritaires. La grande masse est en train de perdre la foi par cette manière très banale de prendre la Sainte Communion comme une nourriture, comme une frite ou un gâteau. Une telle manière de réception de ce qu’il y a de plus saint sur terre n’est pas sacré, et elle finit par détruire la conscience profonde et la foi catholique en la présence réelle et en la transsubstantiation.


HT : L’Eglise va-t-elle dans la direction opposée à la vôtre ?

MAS : Il paraît que la majorité du clergé et des évêques sont satisfaits de la pratique moderne de la Communion dans la main et ne réalisent pas les vrais dangers liés à une telle pratique. Pour moi c’est incroyable. Comment est-ce possible quand Jésus est présent dans la petite hostie ? Des vrais prêtres et évêques devraient se dire: “Je dois faire quelque chose pour au moins réduire graduellement cette pratique. Je dois faire tout ce que je peux faire. » Mais malheureusement il y a des membres du clergé qui font de la propagande pour l’utilisation moderne de la Communion dans la main, et parfois ils empêchent la réception de la Communion sur la langue et à genoux. Il y a même des prêtres qui méprisent ceux qui se mettent à genoux pour recevoir la Communion. Ceci est d’une tristesse absolue.
Il y a aussi l’augmentation des vols d’hosties, puisque la Communion est donnée directement dans la main. Il y a un réseau, un commerce, avec le vol de saintes hosties, rendu possible par la Communion dans la main.

Pourquoi j’exposerais-je comme prêtre ou évêque Notre Seigneur à un tel danger, un tel risque ? Si ces évêques ou prêtres (qui approuvent la Communion dans la main) tenaient à quelques valeurs, ils n’exposeraient jamais ce trésor au grand risque d’être perdu ou volé. Ils protègent leur maison, mais est-ce qu’ils protègent Jésus pour ne pas être volé si facilement ?




HT: Quant au questionnaire concernant la famille, les gens attendent des grands changements.

MAS: Il y a sur ce sujet beaucoup de propagande publiée par les média de masse. Nous devons être très attentifs. Il y a dans le monde entier les média de masse officiels anti-chrétiens. Presque dans chaque pays c’est le même contenu des nouvelles, à l’exception peut-être des pays africains et asiatique ou de l’Europe de l’est.
Seul par l’Internet vous pouvez répandre vos propres idées. Merci à Dieu que l’Internet existe.

L’idée de faire des changements dans les lois du mariage et de la morale lors du prochain synode des évêques à Rome vient principalement des média anti-chrétiens. Et quelques membres du clergé et Catholiques collaborent avec eux dans la propagation des attentes du monde anti-chrétien en vue d’un changement de la loi de Dieu concernant le mariage et la sexualité.

Il s’agit d’une attaque du monde anti-chrétien, et c’est fort tragique et triste que quelques clercs collaborent avec eux. Pour argumenter en faveur d’un changement de la loi de Dieu, ils utilisent par une sorte de sophisme le concept de la miséricorde. Mais en réalité ce n’est pas de la miséricorde, c’est une cruauté.
Ce n’est pas de la miséricorde, par exemple, si quelqu’un qui a une maladie est laissé dans sa condition misérable. C’est une cruauté.
Par exemple je ne donnerais pas du sucre à un diabétique, ce serait cruel de ma part. J’essayerais de sortir la personne de cette situation et lui donnerais un autre repas. Peut-être au début elle n’aimerait pas cela, mais cela sera mieux pour elle.
Ceux du clergé qui veulent admettre les divorcés et remariés à la Sainte Communion agissent selon un faux concept de la miséricorde. C’est comparable à un médecin qui donnerait du sucre à son client, sachant que cela le tuera. Mais l’âme est plus importante que le corps.
Si les évêques admettent les divorcés et remariés à la Sainte Communion, ils les confirmeront dans leurs erreurs face à Dieu. Ils feront même taire la voix de leur conscience. Ils les enfonceront encore plus dans leur situation irrégulière seulement en en tenant compte de cette vie sur terre, en oubliant la vie après celle-ci, pourtant il y aura là le jugement de Dieu.
Ce problème sera discuté pendant le synode. C’est inscrit sur le programme des sujets à traiter. Mais j’espère que la majorité des évêques aient encore assez d’esprit catholique qu’ils rejettent la proposition mentionnée ci-dessus, et qu’ils ne l’acceptent pas.



CH: Quelle est la crise que vous mentionnez?
MAS: Là il s’agit d’une crise plus large que la réception du Saint Sacrement. Je pense que ce thème de la réception de la Sainte Communion par les remariés explosera et fera apparaître la vraie crise dans l’Eglise. La véritable crise dans l’Eglise est l’anthropocentrisme, en oubliant le Christocentrisme. En fait c’est le pire des maux quand l’homme ou le clergé se mettent au centre lorsqu’ils célèbrent la liturgie et quand ils changent la vérité révélé de Dieu, par exemple concernant le Sixième Commandement et la sexualité humaine.
La crise se révèle aussi dans la manière de laquelle le Seigneur eucharistique est traité. L’Eucharistie se trouve au cœur de l’Eglise. Quand le cœur s’affaiblit, tout le corps s’affaiblit. Donc, si la pratique concernant l’Eucharistie s’affaiblit, alors le Cœur et la vie de l’Eglise est faible. Et si les gens n’ont plus une vision surnaturelle de Dieu dans l’Eucharistie, alors ils commenceront le culte de l’homme, et alors la doctrine aussi changera selon le souhait de l’homme.
La crise est là quand nous nous plaçons nous-mêmes, y compris les prêtres, au centre et si Dieu est rangé dans un coin, et ceci se passe aussi matériellement. Le Saint Sacrement se trouve parfois dans une armoire loin du centre, et le fauteuil du prêtre est au centre. Nous nous trouvons déjà depuis 40 ou 50 ans dans cette situation, et le danger réel existe que Dieu et ses commandements et lois soient rangés de côté, et que les désirs naturels de l’homme soient placés au milieu. Il y a une connexion de cause à effet entre l’Eucharistie et la crise doctrinale.
Notre premier devoir comme êtres humains est d’adorer Dieu, non pas nous-mêmes, mais Lui.
La participation à la liturgie consiste tout d’abord non pas à faire des choses, mais à prier et adorer, à aimer Dieu de toutes ses forces. Voilà la véritable participation, être uni avec Dieu en notre âme. La participation extérieure n’est pas essentielle.
La crise est réellement celle-ci: nous n’avons pas mis le Christ ou Dieu au centre. Et le Christ est Dieu incarné. Notre problème aujourd’hui est que nous oublions l’incarnation. Nous l’avons éclipsée. Si Dieu reste seulement dans mon esprit comme une idée, c’est de la Gnose. Dans d’autres religions, par exemple juive ou musulmane, Dieu n’est pas incarné, Dieu est dans le livre, mais Il n’est pas concret. Seulement dans la Chrétienté, et en vérité dans l’Eglise Catholique, l’incarnation est pleinement réalisée, et c’est pourquoi ceci doit être mis en exergue dans chaque liturgie. Dieu est ici, vraiment présent. Ainsi chaque détail a sa signification.
Nous vivons dans une société non-chrétienne, dans un nouveau paganisme. Aujourd’hui la tentation pour le clergé est de faire des adaptations au nouveau monde, au nouveau paganisme, d’être des collaborateurs. Nous sommes dans une situation similaire comme aux premiers siècles quand la majorité de la société fut païenne et le Christianisme discriminé.



HT: Pensez-vous que vous en êtes conscient à cause de vos expériences dans l’Union Soviétique?

MAS: Oui, (je sais ce que c’est d’) être persécuté, de témoigner que vous êtes un Chrétien.
Nous sommes une minorité. Nous sommes entourés par un monde païen très cruel. La tentation et le défi d’aujourd’hui peuvent être comparés avec les premiers siècles. On exigeait des Chrétiens d’accepter le monde païen et de le prouver en mettant un grain d’encense dans le feu devant la statue de l’Empereur ou d’une idole païenne. Mais c’était de l’idolâtrie, et aucun bon Chrétien n’a déposé un grain là-bas. Ils ont préféré de donner leurs vies ; même des enfants, des laïcs persécutés donnaient leurs vies. Malheureusement il y avait au premier siècle des membres du clergé et même des évêques qui ont déposé des grains dans l’encense devant la statue de l’Empereur ou d’une idole païenne, ou qui ont transmis des livres de la Bible afin qu’ils soient brûlés. De tels collaborateurs chrétiens et clercs furent appelés en ces temps des « thurificati » ou « traditores ».

Mais de nos jours la persécution est plus sophistiquée. On ne demande pas aux Catholiques ou au clergé de déposer de l’encense devant une idole ; ceci serait trop matériel. Maintenant le monde néo-païen nous demande d’accepter leurs idées, par exemple la dissolution du Sixième Commandement de Dieu, ou le prétexte de la miséricorde. Si des prêtres et évêques commencent aujourd’hui à collaborer avec le monde païen dans la dissolution du Sixième Commandement et dans la révision de la manière dont Dieu a créé homme et femme, alors ils trahissent la Foi, ils participent finalement au sacrifice païen.


HT: Voyez-vous venir une scission dans l’Eglise?
MAS: Malheureusement, pendant quelques décennies, quelques clercs ont accepté ces idées du monde. Par contre maintenant ils les suivent publiquement. Si ces choses continuent, je pense qu’il y aura une séparation intérieure dans l’Eglise de ceux qui sont fidèles à leur foi, à leur baptême et à l’intégralité de la foi catholique. Il y aura une scission avec ceux qui assument l’esprit de ce monde, oui je pense qu’il y aura une scission. Peut-on imaginer que des Catholiques qui restent fidèles à la vérité catholique inchangeable puissent être persécutés ou méprisés pendant un certain temps même par ceux qui ont du pouvoir dans les structures extérieures de l’Eglise ?

Mais les portes de l’enfer, c’est-à-dire de l’hérésie, ne prévaudront pas contre l’Eglise, et le Magistère Suprême produira sûrement un texte doctrinal qui rejette toute collaboration avec les idées néo-païennes de changer par exemple le Sixième Commandement de Dieu, la signification de la sexualité et de la famille. A ce moment-là beaucoup de ‘libéraux’ et beaucoup de collaborateurs avec l’esprit de ce monde, beaucoup de «’thurificati et traditores’ modernes quitteront l’Eglise. Car la vérité divine apportera irrésistiblement la clarification, nous rendra libres et séparera, au milieu de l’Eglise, les fils de la lumière divine des fils de la lumière illusoire de ce monde païen et anti-chrétien. Je voudrais supposer qu’une telle séparation s’appliquera à tout niveau des Catholiques : aux laïcs, et même à certains membres du clergé supérieur ; ces membres du clergé qui acceptent aujourd’hui l’esprit du monde païen au sujet de la morale et de la famille se déclarent Catholiques et même obéissants au pape. Ils vont jusqu’à déclarer extrémistes ceux qui sont fidèles à la foi catholique ou ceux qui cultivent la gloire du Christ dans la liturgie.


CH: Avez-vous l’impression qu’on vous traite comme un extrémiste ?
MAS: Je n’ai pas été formellement déclaré comme tel. Je dirais que ces clercs ne sont pas majoritaires, mais ils ont accaparé beaucoup d’influence dans l’Eglise. Ils sont arrivés à occuper quelques positions clef dans certaines administrations de l’Eglise. Cependant ce n’est pas du pouvoir aux yeux de Dieu. Réellement puissants sont les petits dans l’Eglise, ceux qui gardent la foi.
Ces petits dans l’Eglise ont été dégradés et négligés. Ils ont gardé la pureté de leur foi et ils représentent le vrai pouvoir de l’Eglise aux yeux de Dieu, et non pas ceux qui sont dans les administrations. Grâce à Dieu le nombre de ces petits va en grandissant.
J’ai par exemple parlé avec des jeunes étudiants à Oxford et j’étais très impressionné par ces étudiants. J’étais très heureux de voir la pureté de leur foi et de leurs convictions, ainsi que leur esprit clairement catholique. De tels exemples et groupes sont en augmentation dans l’Eglise ; ceci est le travail du Saint Esprit. Ceci renouvellera l’Eglise. Ainsi je suis confiant et plein d’espoir aussi par rapport à cette crise dans l’Eglise. L’Esprit Saint vaincra cette crise avec cette petite armée.
Je ne me fais pas de souci pour l’avenir. L’Eglise est l’Eglise du Christ et c’est Lui le véritable chef de l’Eglise, le pape est seulement le vicaire du Christ. L’esprit de l’Eglise est le Saint Esprit et Celui-ci est puissant. Cependant nous vivons actuellement une profonde crise dans l’Eglise, comme c’est arrivé à plusieurs reprises pendant deux mille ans.

CH: Est-ce que cela deviendra pire avant de se résorber?

MAS : J’ai l’impression que cela s’empirera. Parfois les choses doivent aller jusqu’aux abîmes, et puis vous verrez le collapse de ce système anthropocentrique clérical qui abuse du pouvoir administratif ecclésial, de la liturgie, des concepts de Dieu, de la foi et de la piété des petits dans l’Eglise.

C’est alors que nous verrons se lever une Eglise renouvelée. Cela se prépare déjà. Alors cet édifice clérical libéral s’écroulera parce qu’il a des racines mais pas de fruits.


HT: Quelques-uns dissent que vous vous souciez de choses peu importantes, qu’est-ce que vous dites concernant les pauvres?

MAS; C’est faux. Le premier commandement que Dieu nous a donné était d’adorer Dieu seul. La liturgie n’est pas une rencontre entre amis. C’est notre premier devoir d’adorer et de glorifier Dieu dans la liturgie et aussi dans notre style de vie. La vraie adoration et le vrai amour de Dieu génère l’amour pour les pauvres et notre prochain. C’est la suite logique. Les saints, pendant deux mille ans de l’Eglise, tous ces saints qui étaient si pieux et fervents en prière, ils étaient tous extrêmement charitables envers les pauvres en venant à leur secours.

Dans ces deux commandements il y a tous les autres. Mais le premier commandement est d’aimer et d’adorer Dieu, et ceci est réalisé d’une façon suprême dans la sainte liturgie. Si vous négligez le premier commandement, vous ne faites pas la volonté de Dieu, vous vous faites plaisir à vous-même. Le bonheur est d’accomplir la volonté de Dieu, et non pas de suire notre propre volonté.


HT: Combien de temps passera-t-il avant que l’Eglise soit renouvelée?

MAS ; Je ne suis pas un prophète. Mais si vous regardez l’histoire de l’Eglise, la crise la plus profonde était au 4ème siècle, c’était l’Arianisme. C’était une crise énorme, tous les évêques, presque tous, collaboraient avec l’hérésie. Seulement quelques évêques restaient fidèles, vous pouviez les compter sur les doigts de la main. Cette crise a duré à peu près 60 ans.
Ensuite la terrible crise de ce qu’on appelle le siècle obscure, le 10ème siècle, quand la papauté était occupée par quelques familles romaines méchantes et immorales. Elles ont occupé le siège papal avec leurs fils corrompus, et c’était une crise terrible.
La période malsaine suivante était ce qu’on appelle l’exile d’Avignon, qui a porté grand dommage à l’Eglise menant au grand schisme occidental. Toutes ces crises duraient quelques 70 à 80 années et furent très mauvaises pour l’Eglise.
Maintenant nous sommes, je dirais, dans la quatrième grande crise, dans une confusion effroyable concernant la doctrine et la liturgie. Nous y sommes déjà depuis quelques 50 ans. Peut-être Dieu nous sera-t-il miséricordieux dans 20 ou 30 ans ? Néanmoins nous avons toute la beauté des vérités divines, de l’amour et de la grâce de Dieu dans l’Eglise. Personne ne peut nous enlever cela, aucun synode, aucun évêque ; même le pape ne pourra enlever le trésor et la beauté de la foi catholique concernant Jésus dans l’Eucharistie et les sacrements. La doctrine inchangeable, les principes liturgiques inchangeables, la sacralité de la vie constituent le véritable pouvoir de l’Eglise.



HT : Notre époque est considérée comme une ère beaucoup plus libérale dans l’Eglise.
MAS ; Nous devons prier que Dieu daigne sortir son Eglise de cette crise et donner à son Eglise des apôtres qui soient courageux et saints. Nous avons besoin de défenseurs de la vérité, de défenseurs de Jésus dans l’Eucharistie. Quand un évêque défend son troupeau et défend Jésus dans l’Eucharistie, cet évêque défend les petits dans l’Eglise, et non pas les puissants.



HT : Donc vous n’avez pas peur d’être impopulaire ?

MAS: Il est peu important d’être populaire ou impopulaire. Pour tout membre du clergé la première importance consiste à être populaire aux yeux de Dieu et non pas aux yeux du monde d’aujourd’hui ou des puissants. Jésus nous a prévenus : malheur sur vous si les gens disent du bien de vous !
La popularité est une fausse piste. Jésus et les apôtres ont rejeté la popularité. Des grands saints de l’Eglise, par exemple les saints Thomas More et John Fisher, ont rejeté la popularité et pourtant ils sont les grands héros. Et de ceux qui se soucient aujourd’hui de la popularité dans les média de masse et dans l’opinion publique, ne restera rien dans l’histoire. On se souviendra d’eux comme des lâches, et non pas comme des héros de la foi.



HT : Les media attendant beaucoup du pape François.

MAS: Je remercie Dieu que le pape François ne se soit pas exprimé de la façon que les media de masse attendant de lui. Il a présenté jusqu’à présent dans ces allocutions publiques une très belle doctrine catholique. J’espère qu’il continuera d’enseigner la doctrine catholique d’une façon très claire.



HT : En partageant la Sainte Communion avec les Anglicans et d’autres ?
MAS: Ce n’est pas possible. Il s’agit de croyances différentes. La Sainte Communion n’est pas un moyen pour arriver à l’unité. C’est le dernier pas, et non pas le premier. Ce serait une désacralisation du Saint du Saint. Naturellement nous devons être unis. Mais nous avons des différences de foi, et même quelques différences substantielles. L’Eucharistie est le signe de l’unité la plus profonde. Ce serait un mensonge, contraire à la logique, de partager la Sainte Communion avec des non-Catholiques.
L’œcuménisme est nécessaire pour être en contact avec nos frères séparés, pour les aimer. Au milieu du défi du nouveau paganisme nous pouvons et devons collaborer avec des non-Catholiques sérieux pour défendre la vérité divine révélée et la loi naturelle créée par Dieu.
Il sera mieux de ne pas avoir une structure où l’Etat gouverne la vie de l’Eglise, par exemple en désignant le clergé ou les évêques. Une telle pratique d’’Eglise d’Etat porterait dommage à l’Eglise elle-même. En Angleterre, par exemple, l’Etat gouverne l’Eglise d’Angleterre. Une telle influence de l’Etat peut corrompre l’Eglise spirituellement et théologiquement, ainsi il est préférable d’être libérée d’une telle Eglise d’Etat établie.

HT : Concernant les femmes dans l’Eglise ?
MAS: Les femmes sont appelées le sexe faible, étant donné qu’elles sont physiquement plus faibles, mais spirituellement elles sont plus fortes et plus courageuses que les hommes. Il faut du courage pour donner naissance. C’est pourquoi Dieu a donné à la femme un courage que l’homme n’a pas.
Naturellement il y avait beaucoup d’hommes courageux dans les persécutions. Pourtant Dieu aime choisir les faibles pour confondre les puissants. Par exemple les ‘Femmes Eucharistiques’ dont j’ai parlé dans mon livre Dominus Est, travaillaient dans leurs familles et souhaitaient aider les prêtres persécutés d’une façon très exceptionnelle. Elles n’auraient jamais osé de toucher les saintes hosties avec leurs doigts. Elles auraient même refusé de lire des textes pendant la messe. Ma mère, par exemple, qui vit encore en Allemagne, âgée de 82 ans, était fortement choquée et scandalisée à son arrivée à l’Ouest en voyant des femmes dans le sanctuaire pendant la Sainte Messe. La vrai pouvoir de la femme chrétienne et catholique est le pouvoir d’être le cœur de la famille, l’église domestique, d’avoir le privilège d’être la première à donner la nourriture au corps du petit bébé, mais aussi la première à donner la nourriture à l’âme de l’enfant en lui enseignant la première prière et les premières vérités de la foi catholique. La plus noble et belle profession d’une femme est d’être mère, et particulièrement une mère catholique.

FIN de l’interview.

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Stan
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeSam Juin 14 2014, 01:07

territoire en héritage a écrit:


Voici le point de vue de Mgr Athanasius Schneider sur la façon de recevoir la Communion et d'autres sujets comme la famille, l'anthropocentrisme, la crise dans l'Eglise :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Cher Territoire,

Merci de nous informez du point de vue de Mgr Athanasius Schneider, à propos des deux diverses manière de communier (sur la langue et dans la main). Mais ne serait-il pas bon de tenir compte du fait que ce sujet est reconnu par Wikipedia comme étant "un sujet polémique":
Citation :
Cette pratique (la communion dans la main) est devenue sujet de conflits et d'interprétations divergentes entre catholiques. Elle est emblématique dans plusieurs traités et discours traditionalistes, comme en témoigne la diversité de propos dans cet article. (Source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] )

...et tenir compte aussi que ce sujet a déjà été amplement discuté (en quatre pages de points de vues très divergents) sur notre Forum:
Citation :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ne vous semble-t-il pas, du moins, que nous en sommes maintenant rendu au stade où les redites d'arguments historiques de part et d'autres...deviennent inutiles et stériles ?

Peut-être devrions-nous en rester à ce sur quoi nous pouvons tous au moins nous entendre : à savoir que nous serons jugez sur l'amour; qu'il est important et essentiel de recevoir l'eucharistie avec foi et amour; et que la conscience que chacun a devant Dieu doit être respectée, ainsi que nous le dit justement le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine :
Citation :

« Ne canonisez pas la loi... et cessez de vous occupez
de la conduite de vos frères; chacun a une conscience;
et Dieu jugera chacun en fonction de cette conscience. »

(Père Zanotti-Sorkine)
Source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

En espérant que mon présent point de vue sera à votre convenance, je vous salue cordialement!

Stan

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"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeSam Juin 14 2014, 02:22

Stan a écrit:
... Mais ne serait-il pas bon de tenir compte du fait que ce sujet est reconnu par Wikipedia comme étant "un sujet polémique" ... ...et tenir compte aussi que ce sujet a déjà été amplement discuté (en quatre pages de points de vues très divergents) sur notre Forum ...:

Même si Wikipedia a cette expression là-dessus la discussion sur les forums n'en est pas je pense dépendante; je sais comme vous que le sujet a été amplement discuté et si vous en êtes blessé j'en suis vraiment navré.

Citation :
Ne vous semble-t-il pas, du moins, que nous en sommes maintenant rendu au stade où les redites d'arguments historiques de part et d'autres...deviennent inutiles et stériles ?

Non, car le point de vue de Mgr Athanasius Schneider est nouvellement donné et je ne trouve pas qu'il faille censurer la nouveauté en raison du fait que le sujet est ancien car sinon dans l'Eglise comme dans la société civile les choses seraient facilement bloquées et entravées sans espoir de changement - je pense aux bons changements bien sûr.

Citation :
... que nous serons jugez sur l'amour; qu'il est important et essentiel de recevoir l'eucharistie avec foi et amour; et que la conscience que chacun a devant Dieu doit être respectée ...

Vous pouvez être sûr que je souscris à ce propos, d'autant plus que j'ai déjà écrit que l'Eglise autorise les deux manières de communier et que les fidèles qui, en ce sens, respectent ses directives ne sont évidemment pas à priori en faute de ce seul fait. Mais peut-être essayez de comprendre Mgr Athanasius Schneider et un grand nombre d'autres avec lui (dont moi parmi les laïcs) sur le fait qu'il n'est pas du tout satisfait de l'un des deux modes à cause des fortes raisons données.

Je pense que vous pourrez aisément comprendre que respecter la liberté d'opinion des autres rentre dans le cadre de cette citation du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine - prêtre que j'apprécie vraiment beaucoup :

Citation :
Ne canonisez pas la loi... et cessez de vous occupez de la conduite de vos frères; chacun a une conscience; et Dieu jugera chacun en fonction de cette conscience.

En espérant une fois encore que vous ne vous sentirez pas agressé par le fait que je donne mon opinion, je vous salue bien cordialement.
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Stan
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeSam Juin 14 2014, 14:26

territoire en héritage a écrit:

Même si Wikipedia a cette expression là-dessus la discussion sur les forums n'en est pas je pense dépendante; je sais comme vous que le sujet a été amplement discuté et si vous en êtes blessé j'en suis vraiment navré.


Citation :
Ne vous semble-t-il pas, du moins, que nous en sommes maintenant rendu au stade où les redites d'arguments historiques de part et d'autres...deviennent inutiles et stériles ?


Non, car le point de vue de Mgr Athanasius Schneider est nouvellement donné et je ne trouve pas qu'il faille censurer la nouveauté en raison du fait que le sujet est ancien car sinon dans l'Eglise comme dans la société civile les choses seraient facilement bloquées et entravées sans espoir de changement - je pense aux bons changements bien sûr.

En espérant une fois encore que vous ne vous sentirez pas agressé par le fait que je donne mon opinion, je vous salue bien cordialement.

Cher Territoire,

Merci pour votre compréhension de mon dernier message... "à quelques points près" que j'aimerais préciser.

Je ne suis pas blessé comme tel par le sujet de la "communion dans la main" qui est devenu « emblématique dans plusieurs traités et discours traditionalistes » (ainsi que le fait remarquer Wikipedia), mais, tout au plus, je suis lassé (comme sans doute d'autres chrétiens) d'entendre des argumentaires sans nouveauté, qui sont répétitifs, et auxquels nous ne pouvons donner que des réponses répétitives en photos et vidéos montrant les derniers papes qui donnent la communion dans la main, et auxquels nous ne pouvons que répéter aussi les citations prouvant que la permission est bel et bien accordée, aux chrétiens qui le désirent, de recevoir la communion dans la main là où les évêques acceptent cette façon de communier.

Corrigez-moi si je me trompe, mais il me semble qu'il n'y a aucune nouveauté (par rapport à ce qui a déjà été dit sur ce Forum, au sujet de la communion dans la main) dans les propos de Mgr Athanasius Schneider, des propos que vous avez soulignés en bleu dans l'interview que vous proposez à notre attention. Tout au plus, il me semble que Mgr Schneider ne fait que nous communiquer son état d'âme traditionaliste à propos de la communion dans la main; est-ce que je me trompe?

Je ne sais pas si vous avez remarqué que ma réponse au dernier message de LucJos (concernant encore la communion dans la main) (voir svp le lien : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] n'est en fait que le copier-coller (à 95%) d'une réponse qui avait déjà été donnée à propos de la même question ( voir svp le lien : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ? Voilà ce pourquoi il me semble que nous sommes, pour le moment, en train de tourner en rond au sujet de la question de savoir s'il est bien ou non de recevoir la communion dans la main; et c'est ce pourquoi il me semble aussi que tout a déjà été dit sur notre Forum, à ce sujet.

Ceci étant précisé, soyez assuré que j'ai le plus grand respect pour les deux manières de communier (sur la langue ou dans la main) que les autorités de notre Église permettent officiellement aux catholiques qui reçoivent la Sainte Eucharistie. Restons dans l'obéissance au Pape et à nos évêques!

Merci de votre attention!

Stan

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Marie-Jeannine
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeSam Juin 14 2014, 15:10

Voici mon commentaire,

je crois que l'Église s'est adoucie (et pour les mêmes raisons s'adoucira encore) et cela à cause du peu de foi et de l'Amour réel EN le CORPS du CHRIST présent dans chaque Ostie. Comme il est impossible à un simple et fidèle Chrétien ( en grande majorité) d'être assez pur et SAINT ( excepter les pretres) pour même penser être assez DIGNE de toucher notre DIEU.

mais tout ca et toujours malgré l'adoucissement de l'Église une question D'AMOUR pour notre DIEU.

Quand Jésus dit à Pierre: M'aimes-tu ?

Et bien Pierre est chaqu'un de nous !

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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeSam Juin 14 2014, 17:00

Stan a écrit:
...

Corrigez-moi si je me trompe, mais il me semble qu'il n'y a aucune nouveauté (par rapport à ce qui a déjà été dit sur ce Forum, au sujet de la communion dans la main) dans les propos de Mgr Athanasius Schneider, des propos que vous avez soulignés en bleu dans l'interview que vous proposez à notre attention. Tout au plus, il me semble que Mgr Schneider ne fait que nous communiquer son état d'âme traditionaliste à propos de la communion dans la main; est-ce que je me trompe?

...
Stan

Oui vous vous trompez je pense : il ne s'agit pas que des modes de réception de la Sainte Eucharistie dans cet interview.

Il s'agit aussi de la famille dans sa globalité, de la polarisation excessive de l'anthropomorphisme au détriment du Christocentrisme, du risque "d’un changement de la loi de Dieu concernant le mariage et la sexualité" et d'une importante crise possible dans l'Eglise, entre autres choses - il suffit de lire l'article dans son entier mais il est vrai qu'il est un peu long ...

Si j'ai mis plus en évidence un passage c'est que dans un autre il avait affirmé : "Selon ma connaissance et expérience, la plaie la plus profonde dans la crise actuelle de l’Eglise est la plaie concernant l’Eucharistie, les abus du Saint Sacrement".



Il ne s'agit pas d'un simple "état d'âme" au sens où on entend ordinairement cette expression mais d'un "cri du coeur" : "Mais en réalité ce n’est pas de la miséricorde, c’est une cruauté", ces propos sont forts.

Nous somme bien d'accord et je l'avais dit ci-dessus que les deux modes de réception sont autorisés, et d'ailleurs vous n'auriez peut-être pas eu à vous chagriner ainsi si vous aviez lu ceci pour vous consoler :

"Naturellement il y a des gens qui reçoivent la Sainte Communion dans la main avec beaucoup de dévotion et foi" - même s'il rajoute qu' "ils sont minoritaires" cela étant sans doute en relation avec son expérience vécue directe ou indirecte comme évêque.

D'ailleurs désormais des prêtres précisent lors de messes avec baptêmes, mariages, communions, confirmations que "ceux qui ne désirent pas communier peuvent prendre place..." (i.e. s'asseoir ...).
Ce n'est surement pas pour rien ... et j'ai entendu un jour un prêtre dire qu'il avait vu une personne communier en gardant son chewing-gum dans la bouche ! ... sans compter hélas !! ... les sacrilèges, dont vous n'ignorez bien sûr pas l'existence - et dont Mgr Athanasius Schneider a parlé.

Il est facile d'autre part de comprendre que puisque l'expression sous cette forme de l'opinion de Mgr Athanasius Schneider est une nouveauté, il est légitime de la mentionner, sans réaction disproportionnée et vous pourriez de même reproduire une opinion par exemple de la haute autorité ecclésiastique affirmant un point de vue nouveau et contraire auquel je pourrais éventuellement répondre comme vous le faites ... en portant ainsi cela à votre attention. Merci aussi !

A Marie-Jeannine

Je suis bien sûr tout à fait d'accord que c'est l'amour pour Dieu qui a la plus grande importance ! Que nous soyons ainsi toujours éclairés par son Saint Esprit !

Merci à vous aussi !
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Stan
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Juin 15 2014, 01:32

Marie-Jeannine écrit:
Citation :
Comme il est impossible à un simple et fidèle Chrétien ( en grande majorité) d'être assez pur et SAINT ( excepter les pretres) pour même penser être assez DIGNE de toucher notre DIEU.

mais tout ca et toujours malgré l'adoucissement de l'Église une question D'AMOUR pour notre DIEU.

Quand Jésus dit à Pierre: M'aimes-tu ?

Et bien Pierre est chaqu'un de nous !

Chère Marie-Jeannine.

Voici ce que je comprends pour ma part, au sujet de la pureté et de la sainteté (du moins, ce que je crois en comprendre):

Le Gloria de la messe ne nous apprend-t-il pas que c'est finalement "Dieu seul qui est Saint" (Quoniam tu solus santus); et que c'est « de Lui (Dieu) que nous vient toute sainteté » (nous dit encore un autre texte liturgique de la messe)? ...de sorte que nous ne pouvons pas nous donner la sainteté à nous-même (si je comprends bien); et que c'est le Christ qui, par grâce, nous revêt de sa sainteté, ainsi que nous en parle l'épître aux Galates :
Citation :

« Vous tous, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu Christ.»
(et donc revêtu de la sainteté du Christ qui, ainsi, sont rend saints de sa sainteté).
Enfin, pour ma part, je trouve encourageant que le Christ, aussi saint qu'il ait été durant sa vie terrestre, a accepté de se laisser toucher par des pécheurs; il me semble que les exemples de cela ne manquent pas dans les évangiles (une prostituée qui a embrassé les pieds de Jésus; « Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un homme pécheur » (Luc 5, 8) a dit aussi Saint Pierre qui parlait un jour à Jésus; et puis, n'est-il pas vrai que Jésus n'a pas eu peur non plus de se souiller en mangeant à la table des pécheurs, et en lavant les pieds de ses apôtres, au soir du Jeudi-Saint etc...)


« Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir » disons-nous avec raison, avant d'aller communion ? cette parole n'est-elle pas valable aussi pour les prêtres...et pour le pape qui, dernièrement, s'est humblement reconnu comme un pécheur ?

@ Territoire en héritage, je réponds un peu plus tard à votre dernier message! merci de votre patience!

Stan

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Marie-Jeannine
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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitimeDim Juin 15 2014, 03:09

Cher Stan,

relisez ceci mais cette fois avec le cœur ! I love you 


M-J a écrit,

je crois que l'Église s'est adoucie (et pour les mêmes raisons s'adoucira encore) et cela à cause du peu de foi et de l'Amour réel EN le CORPS du CHRIST présent dans chaque Ostie.


 être ok 

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MessageSujet: Re: Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique )   Considérations Historiques sur la communion dans la main. 1/6 ( Sacrement Eucharistique ) Icon_minitime

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