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 Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)

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AuteurMessage
Stan
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Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)   Mer Oct 31 2018, 08:34

Citation :

LES SECRETS DE MEDJUGORJE
NE CONCERNENT PAS
LA FIN DU MONDE



Voici un extrait de l'autobiographie de Mirjana :
"My Heart Will Triumph".

Lorsque les gens me posent des questions lugubres concernant la fin du monde ou bien les catastrophes dont il est question dans la Bible,
je suis triste pour eux
.

Il y en a qui semblent penser que tous les secrets sont négatifs. Peut-être se sentent-ils coupables, dans leur conscience; peut-être que leur passé leur fait peur, et peut-être est-ce là la raison pour laquelle ils redoutent le châtiment de Dieu. Peut-être que lorsque le bien n'est pas suffisamment présent, en nous, nous pensons que de mauvaises choses vont arriver...
Mais s'inquiéter pour les secrets ne change rien. Les gens feraient mieux de s'inquiéter de savoir comment se changer eux-mêmes.


Des personnes m'ont demandé comment je parvenais à porter le poids des secrets, mais il m'arrive souvent de penser que les secrets sont plus un poids pour les autres que pour moi. Les gens qui s'inquiètent pour les secrets n'ont pas vu Notre Dame et il n'ont pas connaissance du projet de Dieu dans sa globalité : pourquoi Notre Dame apparaît, à quoi elle nous prépare... Mais si votre vie est entre ses mains, et si Dieu est dans votre cœur, alors quel mal peut bien vous atteindre ?

Si tout le monde me connaissait et pouvait voir comme je ris et comme je plaisante, alors personne n'aurait peur des secrets. Ceux qui connaissent vraiment l'amour de Dieu devraient être pleins de joie. Cela n'a aucun sens de parler du futur alors même que chacun de nous peut mourir demain. Notre Dame nous le rappelle sans cesse dans ses messages, comme par exemple lorsqu'elle nous dit : "Mes enfants, votre vie n'est qu'un clignement d'yeux comparé à la vie éternelle".

Je ne peux pas en dire beaucoup plus sur les secrets, mais je peux dire ceci : Notre Dame compte changer le monde. Elle n'est pas venue annoncer notre destruction; elle est venue nous sauver et, avec son Fils, elle va triompher du mal. Et si Notre Dame a promis qu'elle vaincrait le mal, alors de quoi pourrions-nous bien avoir peur ?


Source : https://www.facebook.com/search/top/?q=ch%C3%A8re%20gospa



Stan

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"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
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Lily-Anne
Admin
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Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)   Mer Oct 31 2018, 13:15

Beaucoup de personnes confondent la fin des Temps et la fin du Monde.

Il est évident que la Vierge Marie triomphe du mal mais cela ne veut pas dire que cela se fera sans purification. Il faut être sourd et aveugle pour ne pas s'en rendre compte.

Quand Dieu nous place dans sa Divine Volonté, la peur n'existe plus quelles que soient les catastrophes annoncées. 

Quant aux secrets, ils seront dévoilés en son temps lorsque Dieu le décidera.

L-A

_________________
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Joannes Maria
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Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)   Mer Oct 31 2018, 14:26

http://jeanderoquefort.free.fr/2_1_4_distinction_fin_des_temps_fin_%20du_monde.html

2.1.4 Distinction entre la « fin des temps » et la « fin du monde »

2.1.4.1 Catéchisme de l’Église Catholique

« Le salut [est] prêt à se manifester au dernier moment » (1 P 1,5) nous indique l’Apôtre Saint Pierre.

Ainsi, comme le souligne la note ‘e’ page 2321 de la Bible de Jérusalem, le salut définitif s’opérera au cours de « la dernière période de l’histoire, inaugurée par Jésus, qui s’achèvera par la Révélation ou Parousie (Cf. Jc 5,8 ; Mc 1,15) », correspondant à l'ultime moment de la « fin des temps » qu'est la « fin du monde » comme nous le disions au § 2.1.3.1 en référence aux § 782 et § 2771 du Catéchisme de l’Eglise Catholique.

En ce sens, il est remarquable de noter dans la Table Analytique du Catéchisme de l’Eglise Catholique en version française, la nette distinction, entre la « fin des temps » au mot « fin », page 694, et la « fin du monde » au mot « monde », page 713.

En ce qui concerne la « fin des temps » nous pouvons légitimement retenir les § 682, 686, 865, 1042, 1060 où la dénomination est directement employée, en lien logique avec les § 1043 à 1050 puisque l’on y traite du même sujet, comme le titre de la section nous l’indique « l’espérance des cieux nouveaux et de la terre nouvelle » (sachant que le § 48 de la constitution dogmatique du Concile Vatican II sur l’Eglise « Lumen Gentium », reproduit partiellement ci-dessous, prévoit également l’établissement « des cieux nouveaux et de la terre nouvelle » pour la période de la « fin des temps »).

En ce qui concerne la « fin du monde » nous retiendrons, de la même façon, les § 681, 1001 où la dénomination est directement employée.

Ainsi, pour le sujet qui nous intéresse, les deux paragraphes suivants du Catéchisme de l’Eglise Catholique apparaissent fondamentaux :

§ 681 : « Au Jour du Jugement, lors de la fin du monde, le Christ viendra dans la gloire pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal qui, comme le grain et l’ivraie, auront grandi ensemble au cours de l’histoire ».

§ 682 : « En venant à la fin des temps juger les vivants et les morts, le Christ glorieux révélera la disposition secrète des cœurs et rendra à chaque homme selon ses œuvres et selon son accueil ou son refus de la grâce ».

2.1.4.2 Analyse et potentialité d'erreurs

Après avoir identifié les paragraphes du Catéchisme de l’Eglise Catholique relatifs à la « fin des temps » et la « fin du monde », allons plus avant dans notre analyse conceptuelle.

A la lecture des § 681 et 682, cités ci-avant, il apparaît clairement qu’il est question du retour glorieux du Christ et du Jugement, et que, dans ce cas, les dénominations « fin du monde » et « fin des temps » pourraient être identiques voire équivalentes, sachant que ce qu'énonce le Catéchisme de l’Eglise Catholique est parfaitement juste. C'est à nous de bien comprendre ce qui nous est dit, sans faire de raccourci trop rapide.

Saint Thomas d'Aquin identifie onze périodes pour la fin des temps, dont la onzième se conclue par la « fin du monde » pour le Jugement dernier. Par conséquent, la « fin du monde » caractérise l'ultime moment de la « fin des temps », et non pas la « fin des temps » elle-même, ce qui est très important de comprendre afin de pas commettre d'erreurs théologiques, liées à une méconnaissance de la doctrine infaillible de la Sainte Eglise sur le sujet.

Pour ce faire, j’illustrerai préférentiellement mes propos et développerai mon argumentaire à partir du § 48 de la constitution dogmatique du Concile Vatican II sur l’Eglise « Lumen Gentium »intitulé, page 84 de mon édition, « Caractère eschatologique de la vocation chrétienne » :

« Nous voilà donc déjà parvenus à la fin des temps (Cf. Co 10,11), […]. Mais tant qu’il n’y aura pas de nouveaux cieux et de terre nouvelle où habite la justice (Cf. 2 P3,13), l’Eglise voyageuse portera, dans ses sacrements et dans ses institutions, qui appartiennent à l’ère présente, le reflet de ce monde qui passe ; elle-même vit au milieu des créatures, qui jusqu’à présent soupirent et souffrent les douleurs de l’enfantement en attendant la révélation des fils de Dieu (Cf. Rm 8,19.22) […].
Avant de régner avec le Christ glorieux, nous comparaîtrons tous devant le tribunal du Christ pour recevoir le salaire du bien ou du mal que nous aurons accompli durant notre vie corporelle (Cf. 2 Co 5,10) ; et à la fin du monde « ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection de la vie, et ceux qui auront fait le mal, pour la résurrection de la damnation (Cf. Jn 5,29 ; Cf Mt 25,46) ».

Rappelons tout d’abord, que ce texte a une portée dogmatique, c'est-à-dire qu’aucun fidèle y compris le Souverain Pontife lui-même ne peut le remettre en cause : c’est l’obéissance de la foi qui est ici requise pour l’ensemble des fidèles (Cf. § 2.1.1 Le « Magistère » de l’Eglise Catholique).

Son degré d’autorité garantit ainsi le caractère certain de ses affirmations, qui est par nature supérieur à celui du Catéchisme de l’Eglise Catholique et à fortiori tous les autres textes du Magistère « authentique » des papes, comme les discours, les homélies, ainsi que toute lettre apostolique ou encyclique.

La conjonction de coordination « et », placée entre les deux ensembles de propositions, fait apparaître une véritable césure dans le texte.

Ainsi, il est remarquable de vérifier que l’ensemble du texte précédant la conjonction de coordination « et »,concerne la période de la « fin des temps » qui doit s’achever par la seconde venue du Seigneur (Cf. § 782 et 2771 du Catéchisme de l’Eglise Catholique), alors que tout ce qui s’y trouve après (jusqu’au point final de la citation), se rapporte à la « fin du monde ».

Cette observation est d’une importante capitale puisqu’elle confirme également de manière claire et irréfutable la distinction majeure que l'on doit opérer entre « fin des temps » et la « fin du monde » , tout en rappelant que "distinction" ne signifie pas "séparation", nous permettant ainsi d’éviter une confusion assez systématique entre ces deux dénominations qui doivent toujours se comprendre à la lumière des considérations que nous venons de donner, à savoir que la « fin du monde » est l'ultime moment de l'ensemble de la période que l'on appelle la « fin des temps » qui lui (la « fin du monde ») est inclusive.

Pour bien montrer qu’en aucun cas, cela ne saurait être une erreur ou un ajout dans la traduction française, il convient de présenter également le texte latin original, dans lequel il est aisé de vérifier que la conjonction de coordination « et » s’y trouve bien initialement.

Le texte présente ci-dessous, est le plus officiel qui soit, puisque qu’il provient des documents originaux du Concile Vatican II, retranscrits et accessibles sur le site du Vatican :

« Iam ergo fines saeculorum ad nos pervenerunt (Cf. 1 Cor 10,11) […].Donec tamen fuerint novi coeli et nova terra, in quibus iustitia habitat (Cf. 2 Pt 3,13), Ecclesia peregrinans, in suis sacramentis et institutionibus, quae ad hoc aevum pertinent, portat figuram huius saeculi quae praeterit et ipsa inter creaturas degit quae ingemiscunt et parturiunt usque adhuc et exspectant revelationem filiorum Dei (Cf. Rom 8,19-22) [...].
Etenim, antequam cum Christo glorioso regnemus, omnes nos manifestabimur "ante tribunal Christi, ut referat unusquisque propria corporis, prout gessit sive bonum sive malum" (2 Cor 5,10) et in fine mundi "procedent qui bona fecerunt in resurrectionem vitae, qui vero mala egerunt, in resurrectionem iudicii" (Io 5,29; Cf. Mt 25,46) ».

Il est vrai que la remarque que nous venons de formuler n’est pas évidente au premier abord, puisqu’elle impose la juxtaposition d’un autre texte du Magistère pour lever l’ambiguïté conceptuelle qui peut exister si l'on ne connaît bien pas la doctrine authentique et infaillible de la Sainte Eglise relative à cette question.

C’est la raison pour laquelle, certains prêtres, exégètes, et théologiens, peuvent commettre, par un raccourci trop rapide, l’erreur sémantique fondamentale d’identifier « fin des temps » et « fin du monde », alors que la « fin du monde » fait partie intégrante de la « fin des temps », mais ne peut en aucun cas être assimilée à l'ensemble de la période de la « fin des temps ». C’est avec insistance, que j’attire votre attention sur ce point précis de doctrine, car c’est un élément majeur pour l’ensemble de notre argumentation.

Ainsi, méconnaître l'authentique doctrine de la Sainte Eglise sur le sujet, peut engendrer de nombreux points de délicatesse à la lecture de nos textes bibliques et doctrinaux, et cultiver une certaine confusion, si notre approche n'est pas précise et rigoureuse.

Afin de montrer le caractère récurrent de cette facile possibilité d'erreur, il suffit par exemple de se reporter au passage de Mt 28,19-20 :

« 19 Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde ».

qui trouve d’ailleurs lui-même un écho différent selon les paragraphes du Catéchisme de l’Eglise Catholique auxquels on se réfère :

§ 2 : « Pour que cet appel retentisse par toute la terre, le Christ a envoyé les apôtres qu'il avait choisi en leur donnant mandat d'annoncer l’Evangile : "Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde" (Mt 28,19-20). Forts de cette mission, les apôtres "s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient" (Mc 16,20) ».

§ 788 : « Lorsque sa présence visible leur a été enlevée, Jésus n'a pas laissé orphelins ses disciples (Cf. Jn 14,18). Il leur a promis de rester avec eux jusqu'à la fin des temps (Cf. Mt 28,20), il leur a envoyé son Esprit (Cf. Jn 20,22 ; Ac 2,33). La communion avec Jésus en est devenue, d'une certaine façon, plus intense : "En communiquant son Esprit à ses frères, qu'il rassemble de toutes les nations, Il les a constitués mystiquement comme son corps" (LG 7) ».

ou encore dans le même Catéchisme de l’Eglise Catholique :

§ 988 : « Le Credo chrétien - profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit, et dans son action créatrice, salvatrice et sanctificatrice - culmine en la proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie éternelle ».

alors qu’au § 1001 il est question de la Parousie et de la résurrection des morts liée à la « fin du monde » :

§ 1001 : « Quand ? Définitivement "au dernier jour" (Jn 6,39-40 ; Jn 6,44 ; Jn 6,54 ; Jn 11,24) ; "à la fin du monde" (LG 48). En effet, la résurrection des morts est intimement associée à la Parousie du Christ : Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l'archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu (1 Th 4,16) ».

Ces observations ont pour effet de nous rendre extrêmement vigilants quant à la juste compréhension de ce qu'enseignent les textes du Catéchisme de l’Eglise Catholique ainsi que ceux du Magistère authentique des Papes concernant les désignations « fin des temps » et « fin du monde ».

Ces remarques, loin d’affecter le contenu doctrinal des textes qui nous sont proposés, entendent simplement relever certaines ambigüités possibles par méconnaissance de la véritable doctrine de la Sainte Eglise sur le sujet, qui peuvent s’avérer préjudiciables pour de nombreux fidèles.

Afin de conforter notre distinction entre « fin des temps » et « fin du monde », on peut également rapprocher un autre texte, cette fois du Magistère « authentique » du Saint Père Benoît XVI. C’est un extrait de l’audience générale du 12 novembre 2008 :

« […] Enfin, un dernier point qui peut nous paraître un peu difficile. Saint Paul en conclusion de sa première Lettre aux Corinthiens, répète et fait dire aux Corinthiens une prière née dans les premières communautés chrétiennes de la région palestinienne : Maranà, thà! Qui signifie littéralement "Notre Seigneur, viens !" (16, 22). C'était la prière de la première chrétienté et le dernier livre du Nouveau Testament, l'Apocalypse, se termine lui aussi par cette prière : "Seigneur, viens !". Pouvons-nous nous aussi prier ainsi ? Il me semble que pour nous aujourd'hui, dans notre vie, dans notre monde, il est difficile de prier sincèrement pour que périsse ce monde, pour que vienne la nouvelle Jérusalem, pour que vienne le jugement dernier et le juge, le Christ. Je pense que si sincèrement nous n'osons pas prier ainsi pour de nombreux motifs, nous pouvons cependant également dire d'une manière juste et correcte, avec la première chrétienté : "Viens, Seigneur Jésus !". Bien sûr nous ne voulons pas qu'arrive la fin du monde. Mais d'autre part, nous voulons également que se termine ce monde injuste.
Nous voulons également que le monde soit fondamentalement changé, que commence la civilisation de l'amour, qu'arrive un monde de justice, de paix, sans violence, sans faim. Nous voulons tout cela : et comment cela pourrait-il arriver sans la présence du Christ ? Sans la présence du Christ, un monde réellement juste et renouvelé n'arrivera jamais. Et même si d'une autre manière, totalement et en profondeur, nous pouvons et nous devons dire nous aussi, avec une grande urgence dans les circonstances de notre époque : Viens, Seigneur ! Viens à ta manière, selon les manières que tu connais. Viens où règnent l'injustice et la violence. Viens dans les camps de réfugiés, au Darfour, au Nord-Kivu, dans de nombreuses parties du monde. Viens où règne la drogue. Viens également parmi ces riches qui t'ont oublié, qui vivent seulement pour eux-mêmes. Viens là où tu n'es pas connu. Viens à ta manière et renouvelle le monde d'aujourd'hui.

Par ce court extrait, le Saint Père évoque la réalité de notre temps actuel. Temps qui n'est pas celui de la « fin du monde » mais bien celui de la période finale du temps des nations selon Lc 21,24 où Israël est dispersé parmi les nations dites païennes, que comprend la « fin des temps » .

Le Saint Père évoque son désir que « se termine ce monde injuste » pour laisser place à celui de la « civilisation de l’amour ».

De plus il est important de souligner que le Saint Père emploi les termes « nous pouvons cependant (également) dire d'une manière juste et correcte », ce qui a pour effet de lever toute équivoque, en bien montrant le caractère véridique et sûr d’une telle perspective.

Notons également que le Saint Père appelle le Seigneur avec insistance une dizaine de fois dans ce court extrait, ce qui n’est absolument pas anodin ! Par une telle insistance, il entend en substance, nous signifier la proximité des évènements, en prenant le soin de préciser que le Christ reviendra selon « la manière et les manières » qu’Il connaît afin de « renouveler le monde d’aujourd’hui ».

L’annonce qui nous est faite est bien celle de la seconde venue du Seigneur pour cette « fin des temps » que le Saint Père prend le soin distinguer, il est vrai avec beaucoup de finesse de celle de la « fin du monde », en employant les termes : « Il me semble que pour nous aujourd'hui, dans notre vie, dans notre monde, il est difficile de prier sincèrement pour que périsse ce monde, pour que vienne la nouvelle Jérusalem, pour que vienne le jugement dernier et le juge, le Christ ».

Enfin, il convient de préciser quels temps sont à considérer lorsque l’on évoque le « Temps des Païens » ou « Temps des Nations païennes » selon Lc 21,24 :

Pour cela, je retranscris dans ce qui suit, une partie de la note ‘63’, page 46 de l’ouvrage « Le soleil du divin Vouloir » de Johannes de Parvulis, qui me paraît assez explicite :

« La race juive a dû vivre en exil à partir de l’année 70 après J-C [...]. En l’année 70 après J-C, les légions romaines ont pris Jérusalem, détruit le temple de Jérusalem et obligé les rescapés juifs à s’exiler. La somme des siècles que les Juifs ont dû passer en exil après ces évènements constitue le « Temps des Païens » ou « Temps des Nations païennes », (Lc 21,24). Puisque ce temps s’achève - car, en 1948, les Juifs ont pu rentrer à Jérusalem et réorganiser leur ancien Etat - cela signifie que les Juifs sont maintenant rendus à la fin des Temps [ce dont ils sont absolument convaincus, depuis leur retour à Jérusalem en 1948] qu’ils ont dû passer en exil, au sein des nations dites païennes ».

NB 1 : En lien direct avec la dernière apparition de Fatima du 13 octobre 1917, au cours de laquelle se réalisa le « Miracle » (annoncé par la Très Sainte Vierge Marie le 19 août 1917) par le signe prodigieux de la danse du soleil observé par 70 000 personnes, se produisit simultanément, le mois suivant, un autre signe : la perspective du retour d’Israël en Palestine, par la Déclaration Balfour, publiée le 2 novembre 1917.

NB 2 : « La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'Etat d'Israël […].
En publiant cette lettre le Royaume-Uni se déclare favorable à « l'établissement d'un foyer national pour le peuple juif en Palestine » (extraits de l’article « Déclaration Balfour de 1917 », de l’encyclopédie libre Wikipedia).

En complément voici la note ‘d’ de la Bible de Jérusalem relative à Lc 21,24 :

« Les 70 ans de Jr 25,11 ; 29,10 ; 2 Ch 36,20-21 ; Dn 9,1-2, repris dans la prophétie des 70 semaines d’années de Dn 9,24-27, [représentent les] chiffres symboliques et mystérieux du temps accordé par Dieu aux nations païennes pour châtier Israël coupable, après quoi celui-ci verra sa délivrance ».

En conclusion, nous vivons actuellement la fin d’une ère où Satan aura atteint l'apogée de son pouvoir maléfique depuis la création du monde, à cause de la perversion et du péché de l'ensemble de l'humanité, dont notre génération est la pire de toutes, car dans sa très grande majorité elle a complètement rejeté Dieu, c'est raison pour laquelle l’apostasie est devenue généralisée (et verra donc très bientôt l'apparition de la personne de l'Antichrist selon 2 Th 2, par pure permission Divine, qui marquera le châtiment de ce monde coupable en raison de sa rébellion envers Son Créateur, Dieu et Maître de toutes choses, qui ne veut que le bonheur de Ses enfants).

C'est la fin du temps des ténèbres et de la barbarie de ce monde, fait de guerres fratricides, de bouleversements climatiques, fin de ce monde matérialiste et athée, dans lequel l’argent et le pouvoir règnent en maître, mais aussi fin de la souffrance humaine physique et morale et même de la mort du corps comme nous la connaissons (car ceux qui entreront dans les temps nouveaux vivront la Sainte Dormition comme la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge toute Pure et Immaculée et seront enlevés corps et âmes au Paradis céleste).

Un autre temps va s’ouvrir celui de la réconciliation de Dieu avec les hommes, une ère de paix de joie et d’amour, un monde nouveau qui ne connaîtra plus la décadence, mais vivra de l’harmonie même et de la présence du Dieu vivant, c’est l’ère de l’amour, de l’Esprit Saint qui s'en vient.

Dieu guérira tous les maux aussi longtemps que l’homme lui sera fidèle, sachant qu'avant la « fin du monde », l’humanité se pervertira de nouveau et Satan sera relâché une dernière fois par permission Divine comme écrit en Ap 20,7.


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Joannes Maria
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Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)   Mer Oct 31 2018, 14:27

http://jeanderoquefort.free.fr/2_1_3_%20distinction_fin_des_temps_ou_derniers_temps.html

2.1.3 Distinction entre la « fin des temps » ou « derniers temps » et le « temps de la fin » ou « fin de l’âge » ou « dernier moment » ou « derniers jours »

2.1.3.1 « fin des temps » ou « derniers temps »

Dans la traduction de la Bible de Jérusalem, nous trouvons au moins 4 occurrences pour la dénomination « fin des temps », dont voici les principales références bibliques :

Pour l’Ancien Testament :

- Dt 4,30 : « Dans ta détresse, toutes ces paroles t'atteindront, mais à la fin des temps tu reviendras à Yahvé ton Dieu et tu écouteras sa voix »

Si 48,24 : « Dans la puissance de l'esprit il vit la fin des temps, il consola les affligés de Sion »

Pour le Nouveau Testament :

- 1 Co 10,11 : « Cela leur arrivait pour servir d'exemple, et a été écrit pour notre instruction à nous qui touchons à la fin des temps ».

- He 9,26 : « Or c'est maintenant, une fois pour toutes, à la fin des temps, qu'il s'est manifesté pour abolir le péché par son sacrifice ».

Lorsque l’on se propose d’interpréter le sens des textes bibliques il convient nécessairement de se reporter aux textes originaux, afin d’en retrouver le sens primitif. Bien que la vocation de cette section ne soit pas de produire une étude exégétique approfondie (Cf. section 2.2 pour plus de précisions sur le sujet), nous formulerons toutefois une série d’observations qui seront valables pour l’ensemble de l’étude. Nous nous limiterons donc à une analyse succincte des termes en caractère gras extraits du Nouveau Testament.

Pour ces deux références, la traduction française est composée de 5 mots identiques : « à la fin des temps ».

En 1 Co 10,11 le texte grec original est : « τά τέλη τών αιώνων » ce qui signifie littéralement « les extrémités des ères ».

En He 9,26 le texte grec original est : « έπί συντελείά τών αιώνων » ce qui signifie littéralement « à l’achèvement des ères ».

De ces premières précisions nous pouvons observer que :

1°) la traduction « à la fin des temps » est très éloignée du texte grec original qui n’est pas toujours aisé de retranscrire en français. Ainsi se pose le problème de la difficulté de traduction.

2°) Même si on ne comprend pas toujours le grec ancien, les mots du texte primitif sont différents, alors que la traduction en français est la même dans les deux cas.

Ainsi, la recherche du sens primitif est une nécessité lorsque l’on veut s’affranchir de toute dérive sémantique, mais ne saurait être à elle seule suffisante quant à l’identification des différents sens de l’écriture (Cf. § 2.2.3).

Il convient donc de présenter un critère qui nous permette de palier autant que possible au problème inhérent à la difficulté de traduction et de donner une interprétation du texte biblique qui soit la plus correcte possible.

Un des critères les plus pertinents repose sur l’analyse approfondie du contexte biblique dans lequel le texte nous est présenté, qui tient compte d’une multitude d’aspects : historiques, culturels, spirituels, temporels, sociologiques, etc. et embrasse l’ensemble de la Révélation Divine (Ecriture Sainte et Tradition apostolique). C’est à partir de l’ensemble de ces considérations que l’on peut affiner son analyse avant de proposer un résultat qu’il s’agira de confronter avec l’enseignement du Magistère, qui seul possède la juste interprétation du texte biblique. Enfin, il est impératif de vérifier la correspondance dans le champ d’analyse théologique, afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de divergence sémantique.

En ce qui concerne la dénomination « derniers temps », nous trouvons au moins 2 occurrences dans le Nouveau Testament, dont voici les références bibliques :

- 1 Tm 4,1 : « L'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s'attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques »

- 1 P 1,20 : « [Le Christ] discerné avant la fondation du monde et manifesté dans les derniers temps à cause de vous ».

En 1 Tm 4,1 le texte original grec est : « έν ύστέροίς χαίροίς » ce qui signifie littéralement « dans les derniers temps ».

En 1 P 1,20 le texte original est : « έπ’ έσχάτου τών χρόνών » ce qui signifie littéralement « sur l’extrémité des temps » ou encore « sur les derniers temps ».

Ainsi, pour ces deux références nous avons exactement 4 mots identiques : « dans les derniers temps ».

Si l’on s’en tient à cette unique considération, on pourrait dire que ces deux passages bibliques renvoient à une même réalité, ce qui n’est pas nécessairement le cas. En effet, bien que ces dénominations soient identiques, c’est toujours le contexte d’emploi dans le corps même du texte biblique qui fixe le sens général, à la lumière de l’ensemble de la Révélation.

Ainsi, dans le premier cas, en référence à 1 Tm 4,1, on peut observer que les « derniers temps » dont il est questiondésignent préférentiellement l’ultime période qui précède la venue du Christ (même si ce passage embrasse nécessairement d’autres périodes de l’histoire du fait du caractère dynamique de la Révélation), alors qu’en 1 P 1,20, il s’agit de considérer davantage les « derniers temps » comme étant liés à la période inaugurée depuis la venue de Notre Seigneur lors de Sa première manifestation (Cf. analyse détaillée ci-après).

Après avoir repéré ces références bibliques, nous pouvons à présent identifier et vérifier le sens général de l’ensemble de ces dénominations à l’aide des indications données par le Magistère :

Les dénominations « fin des temps »(Cf. Dt 4,30 ; Si 48,24 ; Hb 9,26 ; 1 Co 10,11),et « derniers temps »(Cf. 1 P 1,20), ou encore « en ces jours qui sont les derniers » (Cf. Hb 1,2)telles qu’elles apparaissent dans la Bible de Jérusalem désignent la même réalité qui est la période inaugurée depuis la venue de Notre Seigneur par le mystère de sa Sainte Incarnation et de l’envoi de l’Esprit Saint le matin de la Pentecôte au Corps mystique du Christ qu’est l’Eglise, comme le souligne le Catéchisme de l’Eglise Catholique :

§ 686 : « L’Esprit Saint est à l’œuvre avec le Père et le Fils du commencement à la consommation du dessein de notre salut. Mais c’est dans les "derniers temps", inaugurés avec l’Incarnation rédemptrice du Fils, qu’Il est révélé et donné, reconnu et accueilli comme Personne. Alors ce dessein divin, achevé dans le Christ, "Premier-Né" et Tête de la nouvelle création, pourra prendre corps dans l’humanité par l’Esprit répandu : l’Église, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair, la vie éternelle ».

§ 726 : « Au terme de cette Mission de l'Esprit, Marie devient la "Femme", nouvelle Eve "mère des vivants", Mère du "Christ total" (Cf. Jn 19,25-27). C'est comme telle qu'elle est présente avec les Douze, "d'un même cœur, assidus à la prière" (Ac 1,14), à l'aube des "derniers temps" que l'Esprit va inaugurer le matin de la Pentecôte avec la manifestation de l'Eglise ».

NB 1: Bien que l’on parle « d’inauguration des "derniers temps" » à la fois au moment de l’Incarnation du Verbe et au moment de l’envoi de l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte, la contradiction n’est qu’apparente, car d’un point de vue théologique il y a une profonde unité entre les deux évènements, entendu qu’il y a un seul corps et un seul esprit avec le Christ. C’est ce que précise le § 686 en considérant le Christ total, Tête et corps : « Ce dessein divin, achevé dans le Christ, " Premier-Né " et Tête de la nouvelle création, pourra prendre corps dans l’humanité par l’Esprit répandul’Église, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair, la vie éternelle ».

Cette période communément appelée « fin des temps » ou « derniers temps » doit s’achever par le retour du Seigneur selon le Catéchisme de l’Eglise Catholique :

§ 782 : « La destinée [du Peuple de Dieu] c'est le Royaume de Dieu, commencé sur la terre par Dieu lui-même, Royaume qui doit se dilater de plus en plus, jusqu'à ce que, à la fin des temps, il soit achevé par Dieu lui-même" (LG 9) ».

§ 2771 : « Dans l'Eucharistie, la Prière du Seigneur manifeste aussi le caractère eschatologique de ses demandes. Elle est la prière propre aux "derniers temps", des temps du salut qui ont commencé avec l'effusion de l'Esprit Saint et qui s'achèveront avec le Retour du Seigneur. Les demandes à Notre Père, à la différence des prières de l'Ancienne Alliance, s'appuient sur le mystère du salut déjà réalisé, une fois pour toutes, dans le Christ crucifié et ressuscité ».

NB 2: Il est fondamental de ne pas confondre la traduction de 1 Tm 4,1 par « derniers temps » pour la Bible de Jérusalem, littéralement plus conforme au texte original grec (Cf. § 2.2 Approche exégétique générale) dont l’emploi est exclusif à ce passage, avec celle de « fin des temps » ou « derniers temps » que nous avons évoqué dans cette section. C’est en effet la même dénomination, qui dans le cas précis de 1 Tm 4,1 est à mettre en correspondance avec le « dernier moment (Cf. partie suivante) ».

2.1.3.2 « temps de la fin » ou « dernier moment » ou « derniers jours »

Par soucis de justesse et de précision, il convient particulièrement de souligner l’importance du caractère dynamique des Saintes Ecritures (Cf. § 2.2.3 Les différents sens de l’Ecriture).

En ce sens, une même dénomination peut couvrir plusieurs périodes de temps différentes selon une résonance qui lui est propre. Ainsi peut se dégager une tendance sémantique, qui dans le cas précis de cette section renvoie à une triple perspective, à savoir la « fin des temps », la « fin du monde », voire les deux à la fois.

Le « temps de la fin »(Cf. Dn 8,17 ; 11,35 ; 11,40 ; 12,4 ; 12,9) tel que présenté dans le livre de Daniel également désigné en d’autres passages de l’Ecriture par « fin de l’âge » (Cf. Mt 13,40.49 ; 24,3 ; 28,20) ou encore « dernier moment » (Cf. 1 P 1,5), représente l’ultime période qui précède la venue du Seigneur, et se situent donc logiquement dans la période finale de la « fin des temps » que nous venons d’exposer précédemment.

Bien que ces précisions sémantiques soient à observer en règle générale, il existe cependant des exceptions, car dans de très rares cas, une même dénomination peut renvoyer à une réalité différente.

En ce sens, il est fondamental de ne pas confondre la traduction de 1 Tm 4,1 par « derniers temps » pour la Bible de Jérusalem, littéralement plus conforme au texte original grec, dont l’emploi est exclusif à ce passage, avec celle de « fin des temps » ou « derniers temps » que nous avons évoqué au § 2.1.3.1.
C’est en effet la même dénomination, qui dans le cas précis de 1 Tm 4,1 est à mettre en correspondance avec le « dernier moment ».

La dénomination « derniers jours » demeure ambiguë, car selon que l’on se place dans le champ d’analyse doctrinal elle correspond « à la fin des temps » comme l’ensemble des antiques symboles de la foi le traduisent, alors que la plupart des traductions bibliques utilisent cette même dénomination pour qualifier l’ultime période qui précède la venue du Seigneur, et serait donc plutôt à rapprocher du « temps de la fin » ou « dernier moment ».

Ainsi, le temps présent correspond à la « fin des temps » et les « derniers jours » sont bien à venir. Il faut toujours veiller à lire les Saintes Ecritures dans leur ensemble, ainsi on peut vérifier que les « derniers jours » concernent bien le temps qui précède l’avènement du Seigneur. Voici quelques références bibliques :

2 Tm 3,1-5 :

« 1 Sache bien, par ailleurs, que dans les derniers jours surviendront des moments difficiles. 2 Les hommes en effet seront égoïstes, cupides, vantards, orgueilleux, diffamateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges, 3 sans cœur, sans pitié, médisants, intempérants, intraitables, ennemis du bien, 4 délateurs, effrontés, aveuglés par l'orgueil, plus amis de la volupté que de Dieu, 5 ayant les apparences de la piété mais reniant ce qui en est la force ».

Si 18,24 :

« 24 Pense à la colère des derniers jours, à l'heure de la vengeance, quand Dieu détourne sa face ».

Ac 2,14-17 :

« 14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : "Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles. 15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour. 16 Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète : 17 Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes ».

2 P 3,3-4 :

« 3 Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions. 4 Ils diront : "Où est la promesse de son avènement? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création" ».

et la sémantique différente qui apparaît dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique :

§ 467 : « Les monophysites affirmaient que la nature humaine avait cessé d'exister comme telle dans le Christ en étant assumée par sa personne divine de Fils de Dieu. Confronté à cette hérésie, le quatrième concile œcuménique, à Chalcédoine, a confessé en 451: A la suite des saints Pères, nous enseignons unanimement à confesser un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, le même parfait en divinité et parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme, composé d'une âme rationnelle et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon l'humanité, "semblable à nous en tout, à l'exception du péché" (He 4,15); engendré du Père avant tout les siècles selon la divinité, et en ces derniers jours, pour nous et pour notre salut, né de la Vierge Marie, Mère de Dieu, selon l'humanité ».

§ 672 : « Le Christ a affirmé avant son Ascension que ce n’était pas encore l’heure de l’établissement glorieux du Royaume messianique attendu par Israël (Cf. Ac 1,6-7) qui devait apporter à tous les hommes, selon les prophètes (Cf. Is 11,1-9), l’ordre définitif de la justice, de l’amour et de la paix. Le temps présent est, selon le Seigneur, le temps de l’Esprit et du témoignage (Cf. Ac 1,8), mais c’est aussi un temps encore marqué par la "détresse" (1 Co 7,26) et l’épreuve du mal (Cf. Ep 5,16) qui n’épargne pas l’Église (Cf. 1 P 4,17) et inaugure les combats des derniers jours (Cf. 1 Jn 2,18 ; 4, 3 ; 1 Tm 4,1). C’est un temps d’attente et de veille (Cf. Mt 25,1.13 ; Mc 13,33-37) ».

Si l’on se reporte aux références bibliques mentionnées entre parenthèse au § 672 du Catéchisme de l’Eglise Catholique, à savoir 1 Jn 2,18 ; 4, 3 ; 1 Tm 4,1, on pourrait s’attendre à retrouver dans le texte biblique la dénomination « derniers jours », mais en réalité il n’en est rien.

Ainsi, pour s’affranchir de toute ambiguïté, il s’agit de veiller à bien considérer le contexte biblique d’emploi de l’ensemble de ces dénominations, selon la perspective :

- de l’Incarnation de Notre-Seigneur qui à lieu à la « plénitude du temps » (Ga 4,4), inaugurant la période de la « fin des temps » ou des « derniers temps » jusqu’à son achèvement lors de Sa seconde venue,

- la période antichristique précédant immédiatement la seconde venue du Seigneur, désignée par le « temps de la fin » ou « fin de l’âge » ou encore « dernier moment ».

2.1.3.3 « fin de l’âge »

Mt 13,36-43 :

« 36 Alors, laissant les foules, il vint à la maison ; et ses disciples s'approchant lui dirent : "Explique-nous la parabole de l'ivraie dans le champ." 37 En réponse il leur dit : "Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l’homme ; 38 le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les sujets du Royaume ; l'ivraie, ce sont les sujets du Mauvais; 39 l'ennemi qui la sème, c'est le Diable; la moisson, c'est la fin de l’âge; et les moissonneurs, ce sont les anges. 40 De même donc qu'on enlève l'ivraie et qu'on la consume au feu, de même en sera-t-il à la fin de l’âge : 41 le Fils de l'homme enverra ses anges, qui ramasseront de son Royaume tous les scandales et tous les fauteurs d'iniquité, 42 et les jetteront dans la fournaise ardente : là seront les pleurs et les grincements de dents. 43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Entende, qui a des oreilles ! ».

NB : l’expression « fin de l’âge » du verset 39 et de la fin du verset 40 est quelquefois traduite par « fin du monde », ce qui est tout à fait incorrect car le terme original grec « aiônos » signifie « ère », comme le mentionne le Nouveau Testament interlinéaire grec/français à la page 63.

C’est exactement ce que confirme la note ‘b’, page 1890 de la Bible de Jérusalem, en référence à Mt 24,3 lorsque Jésus se trouve sur le Mont des Oliviers et que les disciples s’approchent de Lui, en l’interrogeant sur le moment de la destruction du Temple en ces termes : « Dis-nous quand cela aura lieu, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin de l’âge ».

Voici donc le contenu de la note ‘b’ afférent à la dénomination « fin de l’âge » :

« Age(s) du monde, en grec, aiôn, éon, époque, ère. L’idée sous jacente est que, selon la pensée apocalyptique, l’histoire du salut était coupée par une série de périodes ou d’éons, par exemple, de la création (Adam) à Abraham, d’Abraham à Moïse, de Moïse à David, de David à l’exil, de l’exil au Messie, (Cf. Mt 1,1-14). La série des âges du monde n’était pas rigidement fixée. L’innovation des chrétiens était d’envisager deux venues du Messie, une en humilité, l’autre en gloire, avec le Royaume de Dieu dans sa plénitude. La première venue est déjà accomplie et inaugure la période de l’Eglise. La deuxième est réservée pour l’avenir, la parousie, proprement dite. L’idée d’un deuxième retour du Christ est présente dans le NT, par exemple en Jn 14,3, mais le langage explicite ne se trouve pas avant Saint Justin Martyr (deutera parousia) ».

De la même façon, quelques versets après en Mt 24,14 lorsqu’il est question de la « fin » qui doit venir après la proclamation de la Bonne Nouvelle dans le monde entier, la note ‘i’, toujours page 1890 de la Bible de Jérusalem, confirme qu’il s’agit « de la fin de l’âge présent et de l’arrivée du royaume de Dieu dans sa plénitude, dont un avant signe est la chute de Jérusalem ».

2.1.3. Note complémentaire

On peut également rencontrer dans certaines traductions de la Sainte Ecriture, en particulier celle de la Bible de Jérusalem la dénomination « fin du temps »,dans l’Epître de Saint Jude, sur laquelle il est également important de s’arrêter. Voici le passage en question :

« 17 Mais vous, très chers, rappelez-vous ce qui a été prédit par les apôtres de notre Seigneur Jésus Christ. 18 Ils vous disaient : "A la fin du temps, il y aura des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies."19 Ce sont eux qui créent des divisions, ces animaux, ces êtres "psychiques" qui n'ont pas d'esprit ».

Si l’on se reporte au texte grec original « Еπ’ έσχάτου [τού] χρόνου », traduis par « à la fin du temps » on s’aperçoit effectivement que la traduction « fin du temps » est tout à fait correcte. La Bible d’Emile Osty fait également la même traduction, en précisant toutefois dans sa note relative au verset 18, au bas de la page 2548, que la « fin du temps » désigne bien « l’époque qui précède immédiatement la Parousie et le Jugement, qui a tant préoccupé la première génération chrétienne ».

On peut toutefois observer que le terme mis entre crochet [τού] dans le texte grec original, signifie qu’il s’agit d’un mot que l’on qualifie de « discuté ».

Il conviendrait donc de rapprocher la dénomination « fin du temps » à la « fin des temps » ou au « dernier moment » (Cf. 1 P 1,5) également désigné dans la Sainte Ecriture par « fin de l’âge » (Cf. Mt 13,40, 49 ; 24,3 ; 28,20).

D’après le contexte et au regard de ce que nous avons déjà évoqué, il est bien question de la « fin des temps » et non de la « fin du monde » comme le suggère d’ailleurs d’autres traductions comme celle de la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB) qui emploi la dénomination « fin des temps » ou encore « derniers temps » pour la Bible du Chanoine Crampon, ce qui est équivalent comme nous l’avons déjà exposé précédemment.

C’est également ce que nous signifie la note ‘a’ de la Bible de Jérusalem, page 1904, en référence à Mc 1,15 « Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l’Evangile » : […] A la fin de cette dernière période de l’histoire (Cf. 1 Co 10,11 ; 1 Tm 4,1 ; 1 P 1,5. 20 ; 1 Jn 2,18, qui est la " fin des temps " (Cf. He 9,26), surviendra une autre fin, celle "du temps" (Cf. Mt 13,40.49 ; 24,3 ; 28,20 ; c'est-à-dire le Jour de la venue du Christ (Cf 1 Co 15,23+) et du Jugement (Cf. Rm 2,6+ ; Ps 9,5+).
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MessageSujet: Re: Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)   Jeu Nov 01 2018, 12:43

Merci +++  Joannes Maria pour tout cet enseignement.

Personnellement, j'ai préféré le copier/coller et l'enregistrer dans mon ordinateur afin de l'étudier correctement. Ce n'est pas un sujet que je survolerai.

Merci aussi pour tout ce travail de recherche que vous avez effectué. Aujourd'hui les fruits sont là et nous nous en nourrissons.  grâce

Soyez béni en la Divine Volonté !   la paix !


L-A

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MessageSujet: Re: Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)   

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Les secrets de Medjugorje ne concernent pas la fin du monde (Mirjana Soldo, voyante de Medjugorje)
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