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 Père et mère, reflets de Dieu. ( Livre)

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MessageSujet: Père et mère, reflets de Dieu. ( Livre)   Père et mère, reflets de Dieu. ( Livre) Icon_minitimeJeu Juil 21 2011, 12:21

Père et mère, reflets de Dieu. ( Livre) Sm_406_peremere
Le même mot est utilisé pour nommer le lien qui existe entre Dieu et l’être humain, ainsi que celui qui lie l’être humain à son géniteur terrestre.
Quant à la maternité, elle s’exprime par sa fonction: Dieu est un Père aux entrailles de Mère.
La transmission de la vie est à la fois l’œuvre de Dieu et celle d’un couple humain. La transmission de la foi complète celle de la vie, en ce sens qu’elle sort l’être humain de sa condition animale.
Voilà l’œuvre grandiose et quasi divine que le Créateur a assigné au père et à la mère. Par elle, ils deviennent des «reflets de Dieu».
A la veille du nouveau millénaire, Jean-Paul II a dit: «Un nouveau siècle s’ouvre dans la lumière du Christ. Mais tous ne voient pas cette lumière. Nous avons la mission admirable et exigeante d’en être le «reflet».
En être le reflet en tant que chrétien. En être doublement le reflet en tant que père et mère. Un livre de René Lejeune paraît fin septembre sur l’éducation chrétienne que les parents se doivent de donner à leur(s) enfants pour s’inscrire pleinement dans l’œuvre de création de Dieu. Un livre pour tous les parents.

C’est ensemble que l’homme et la femme transmettent la vie. Ils sont alors pour ainsi dire créateurs avec le Créateur. La transmission de la vie découle d’un acte d’amour. Ou alors c’est par suite d’une simple pulsion, comme c’est le cas chez le mâle et la femelle du règne animal. Ce qui différencie l’être humain de la pure condition animale, c’est qu’il est doué d’un esprit capable de choisir, en tout événement et en toutes circonstances, entre le bien et le mal. Ainsi la transmission de la foi par le père et la mère à leurs petits est la forme la plus haute du bien réservé à l’être humain.
L’homme seul est «capable de Dieu» et il sait que Dieu est un Père tout-puissant. Il est le Tout-Puissant, Créateur du Ciel et de la Terre.

Le mariage, un sacrement et une vocation


Le sacrement est un acte rituel qui a comme but la sanctification des fidèles. Dans le mariage, les époux se sanctifient ensemble et se sanctifient l’un l’autre. C’est dans cette sanctification qu’ils sont des reflets de Dieu. Il en est ainsi depuis le premier couple. En considérant l’homme créé à son image et à sa ressemblance, «Dieu vit que tout ce qu’il avait fait c’était bon, très bon» (Gn 1,31). L’homme porte en lui, depuis sa création, l’empreinte de Dieu.
Et Dieu lui a donné, comme vocation, la maîtrise de la terre. Après avoir béni le premier couple, il leur dit: «Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la!» (Gn 1,28).
Le mariage est le sacrement de la fidélité. Comme il est la source de la société qui grâce à lui est à la fois humaine et divine. Etant le signe efficace de l’union du Christ et de l’Eglise, il n’est pas davantage possible à l’homme de se séparer de sa femme qu’il n’est possible au Christ de se séparer de l’Eglise. C’est d’ailleurs au nom de sa propre union indissoluble avec le Christ que l’Eglise a conclu que le mariage est indissoluble. L’Eglise ne peut attenter au signe sacramentel sans renier son propre mystère. Si elle déclarait que le lien conjugal peut être dissous, elle déclarerait du même coup que le lien entre Dieu et l’humanité n’est pas non plus indissoluble. C’est dans la mesure que l’homme et la femme, unis par le lien sacramental du mariage, restent fidèles l’un à l’autre, dans les bons et les mauvais jours, qu’ils entrent plus profondément dans le grand mystère de l’union du Christ et de l’Eglise. Ensemble les époux arrivés à un état de gratitude et de louange, du fait qu’ils sont unis par un lien indissoluble, pourront dire avec saint Paul: «Ce n’est plus nous qui vivons, c’est le Christ qui vit en nous.» Arrivés à un tel état, les époux découvrent que leur vocation ainsi comprise et vécue comme expression de la volonté de Dieu, répand sur toute la vie la paix et la joie que rien ne peut détruire, parce qu’elle échappe à toute altération, à toute vicissitude. Arrivé à cet état, le mariage glorifie Dieu. Le mystère du Christ et de l’Eglise n’est alors plus simplement un symbole, une figure, il devient une vivante réalité. «D’une seule chair» comme il est dit dès la Genèse (2,24). Il est sublimé et transfiguré dans l’amour, la charité de Dieu. Comme le chante la préface de la messe de mariage, que celui-ci figurant l’union du Christ et de l’Eglise tout en restant pleinement humain, doit être sublimé et transfiguré dans la charité de Dieu. «O Dieu, tu as voulu que l’homme, par ta bonté, atteigne une telle grandeur que l’affection mutuelle des époux soit une image de ton amour.»
Les époux chrétiens peuvent rejoindre Dieu par les divers aspects de leur vie conjugale et familiale. Il faut demander à Dieu de pouvoir s’appuyer sur la grâce du sacrement reçu. La paix et la joie ultimes de leur vie de couple et de la vie familiale deviendront ainsi le reflet de l’Amour divin. Le foyer constitué sur ces fondements inébranlables rayonnera aux yeux du monde tout en glorifiant Dieu. Voilà la merveille du sacrement et de la vocation du mariage. Et ce sacrement ainsi que la vocation qui y mène sont précieux; il ne faut à aucun prix le laisser se dévaloriser. Au contraire, le mariage peut conduire à une authentique sainteté, dès lors qu’il permet aux époux de grandir ensemble dans l’Amour de Dieu.

Le mariage, source de grâces


Jean Paul II qui a donné, en de multiples occasions, des enseignements sur le mariage dit, en une homélie prononcée en Irlande, en 1979: «Croyez-en la force spirituelle que donne ce sacrement de Jésus-Christ pour affermir l’union conjugale et surmonter tous les problèmes et les crises de la vie commune.» Il invite les époux à méditer souvent sur leur état et sur le sacrement qui les lie indissolublement. Tant que les époux vivent, leur union reste le sacrement du Christ et de l’Eglise. Cependant, les grâces produites par ce sacrement requièrent, pour produire leur plein effet, la coopération des époux qui consiste à remplir avec zèle leur devoir. Les forces de la grâce qui ont jailli dans l’âme par le sacrement, demandent à être fécondées par la bonne volonté et la coopération des époux. Ceux-ci doivent se garder de négliger la grâce du sacrement qui est en eux; ils doivent, au contraire, s’appliquer avec soin à l’observation de leurs devoirs, quelque laborieuse qu’elle soit. Ainsi expérimenteront-ils la force de cette grâce qui augmente constamment. Et ils verront que «Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse», comme l’apôtre Paul écrit à Timothée découragé par les fatigues et les avanies.
Et si les époux éprouvent parfois le mariage comme un lourd fardeau, presque comme une entrave au développement spirituel, qu’ils prennent alors conscience du caractère sacramental de leur union et qu’ils en vivent comme une source féconde de grâces; que surtout ils n’ignorent pas, comme il arrive chez certains, qu’ils possèdent un trésor aux richesses inépuisables. Ce trésor reçu le jour du mariage et que nombreux sont ceux qui l’ont enfoui au fond d’un meuble où l’on range les souvenirs d’antan. On ne saurait trop souligner que le mariage est un sacrement, et comme tel une source de grâces irremplaçable. Ce n’est pas un simple contrat qui vient sceller l’amour né entre deux personnes. Il s’agit d’un engagement solennel des époux dans le Christ Jésus, qui élève l’union de l’homme et de la femme au plan mystique. En comparant cette union à celle du Christ et de l’Eglise, saint Paul, esprit rigoureux, ne fait pas une simple métaphore pieuse, il indique que cette union prend en Dieu sa source, son principe, son dynamisme et sa fin. Prendre conscience de cette source, c’est ouvrir les vannes à sa diffusion dans nos âmes, nos esprits et nos cœurs. C’est fertiliser toute notre vie. Il s’agit, pour ce sacrement, d’une dot royale qui rend capable de s’acquitter des tâches à entreprendre. Il faut, de ce fait, le recevoir comme un don de Dieu, un des plus nobles talents qu’il s’agit de faire fructifier, pour pouvoir goûter la «joie parfaite» promise par Jésus à ceux qui suivent sa voie. C’est avec générosité qu’il faut découvrir graduellement, sous les fluctuations de l’amour humain, l’aspect fondamental qui est de l’ordre du surnaturel, de l’union qui nous lie à une personne de l’autre sexe. C’est alors qu’on peut y puiser de plus en plus l’aliment qui vivifie notre vie intérieure. Ces aspects humains de l’union conjugale aideront eux aussi à découvrir les trésors cachés. L’union des cœurs et des corps, l’épanouissement graduel de l’amour aideront à pénétrer dans cet état d’union spirituelle qui permet de bénéficier de l’effluve du sacrement pour en expérimenter la consistance, la richesse et le dynamisme. Heureux les époux qui sauront atteindre, jusqu’aux moments les plus intimes de l’union des corps, les profondeurs de l’amour qui dilatent l’âme, l’élèvent au-dessus d’elle-même, et recueillent les forces qui lui font ressentir la mystérieuse présence de Dieu. C’est alors seulement qu’il est possible de se nourrir avec profit de la grâce du sacrement et de faire fructifier le trésor reçu.
Comme le rappelle l’encyclique Casti Connubii, «le mariage chrétien apporte l’assurance d’une bénédiction permanente de Dieu, et par là, d’une effusion permanente de grâces particulières, nécessaires pour maintenir, purifier et perfectionner l’union conjugale jusqu’à en faire un reflet fidèle de l’union du Christ et de son Eglise, c’est-à-dire une parfaite Communauté d’amour entre deux personnes qui, par là même, glorifie Dieu, sanctifie chacun des époux de telle sorte que cette communauté spirituelle peut produire les âmes nouvelles qui seront nourries par l’amour du père et de la mère, authentiques reflets de Dieu.» Comprendre cela, c’est prendre conscience que le mariage chrétien exige la fidélité et que le divorce est d’une gravité exceptionnelle. En raison des faiblesses de la nature humaine, il faut compter, tout au long de la vie conjugale et familiale, sur les grâces qui découlent de ce sacrement comme l’eau pure d’une source. Ces grâces apporteront avec elles les dons nécessaires au maintien et à l’approfondissement de l’union: les grâces de l’amour, avec tout son cortège de dons, ceux du conseil, de la prudence, de l’éducation chrétienne des enfants, du fonctionnement harmonieux de la communauté familiale. Qu’il est doux de pouvoir compter sur ces secours reçus grâce au sacrement qui fait vivre et prospérer la communauté conjugale et familiale sur laquelle Dieu a mis son sceau! Les époux doivent être vigilants et dociles, nourrir constamment leur foi. Alors rien de mal ne peut leur arriver. Les échecs eux-mêmes, inévitables, comme dans toute entreprise humaine, auront leur fécondité mystérieuse, car il ne s’agit pas d’une entreprise purement humaine. Dieu lui-même est le partenaire du mariage chrétien, chemin de vie humano-divin, de nature sacrée. Il s’agit d’être non seulement selon la chair, mais encore selon l’âme et le cœur totalement époux. Par notre docilité à la grâce du sacrement s’ouvriront les joies ineffables de l’union conjugale en Dieu. Ainsi pourra-t-on pénétrer un peu du mystère de la vie cachée à Nazareth et élever la vie conjugale et familiale jusqu’à en faire une source de contemplation.

Le mariage, un sacrement à deux


Parmi tous les sacrements, le mariage présente une originalité: il s’applique, indissociablement, à deux âmes; il les unit en Dieu par un lien indissoluble. C’est l’unique sacrement à deux. Et plus cette union s’affermit, plus les échanges se font riches entre les deux âmes. Et plus abondantes sont les grâces qui en découlent. Il s’agit pour les époux d’éprouver le sentiment profond d’une unique et commune consécration, d’un appel s’adressant aux deux qui sont invités à partager les grâces d’un même sacrement. Aussi tout péché contre l’union conjugale est un péché contre le sacrement lui-même, on en devient indigne, du moins jusqu’à effacer le péché par l’aveu et l’absolution.
Développer l’intimité conjugale, loin d’être uniquement une œuvre purement humaine, est la condition même d’un enrichissement spirituel, nécessaire à l’action pleine et entière de la grâce du sacrement. Il s’agit d’une intimité pleinement humaine parce que le mariage est une union globale, celle de tout l’être, corps et âme. Cette union prépare et féconde l’union des âmes. Certes, elle est facilitée par l’attraction spontanée de l’instinct et du cœur; elle doit s’en servir sans y être asservie. Cela ne va pas sans abnégation, sans renoncements intimes et douloureux, du moins en certaines circonstances. C’est alors qu’il faut apprendre à y consentir avec amour, avec la certitude que les sacrifices porteront leurs fruits surnaturels. En somme, l’intimité entre époux pour être durable et fructueuse doit être de nature surnaturelle, religieuse. Sinon beaucoup de grâces se perdront. Si chacun vit de son côté sa propre vie spirituelle les corps peuvent être proches, mais les âmes demeurent étrangères. Elles vivent, au fond, sur le plan chrétien, en célibataires. Alors elles ne connaîtront pas les joies ineffables de l’union totale en Dieu. C’est ainsi que s’affirmera le caractère complémentaire de l’homme et de la femme. Ils atteignent alors un tel degré d’intimité que le progrès spirituel de l’un entraîne celui de l’autre. Les deux avanceront d’un rythme sûr, unis dans la réussite comme dans le revers; ils ont le cœur brûlant d’une même présence, d’un même cœur. En un mot, le mariage, sacrement d’union est aussi un sacrement de persévérance.
C’est uniquement au plan spirituel que les époux parviennent à une véritable et féconde intimité. En somme, l’amour atteint son sommet non pas en s’attachant l’un à l’autre à cause des qualités humaines, mais en découvrant les joies indicibles de l’union des âmes qui permet de se connaître en Dieu. Cet amour-là est plus fort que les déchéances physiques, la maladie et la vieillesse avec ses passivités. Plus fort que la mort même.
Prier ensemble, lutter ensemble, travailler ensemble à l’œuvre de Dieu. Et aussi souffrir ensemble, même en connaissant les tentations du découragement devant l’incapacité d’atteindre l’union conjugale dont on a rêvé. Il faut puiser le courage, aux heures sombres, où la lassitude et la résignation nous guettent, de faire l’acte de foi en la toute-puissance de la grâce du Sacrement qui transforme le couple, même à son insu, mais qui un jour lui révélera le conjoint dans la transparence et la puissance de l’amour.

Le mystère de l’amour


«Qui aime vraiment son conjoint ne l’aime pas seulement pour ce qu’il reçoit de lui, mais pour lui-même, heureux de pouvoir l’enrichir du don de soi» (Encyclique Humanae Vitae).
Le mariage est un mode d’accès à la sainteté à deux. Créé par un sacrement, il n’est pas ordonné seulement à la procréation, aux devoirs de la maternité et de la paternité qui en découlent, il opère, en plus, «le perfectionnement de l’amour naturel ainsi que le renfoncement de l’unité indissoluble par lesquels les époux sont sanctifiés», selon le Concile de Trente. C’est pourquoi l’union des corps peut et doit être une occasion privilégiée d’échanges spirituels grâce au rôle qu’elle joue dans l’approfondissement de l’amour conjugal.
Le mariage crée entre un homme et une femme une communauté d’amour particulièrement intime. Dans la comparaison de cette union à celle du Christ et de l’Eglise, il y a une réalité surnaturelle plus encore qu’une analogie littéraire. Cet amour est consacré par Dieu, il implique une perfection de rapport entre deux personnes qui glorifient Dieu tout en rejaillissant sur chacun des époux en grâces de sanctification. Des époux qui cherchent à réaliser la perfection de l’amour conjugal répondent pleinement à l’appel de leur vocation commune. Par le sacrement du mariage, Dieu a voulu une union plus profonde et plus totale que toutes les affections humaines. «Ils seront deux en une seule chair», dit le Christ (Mt 19,5).
L’amour conjugal ne se réalise dans toute sa plénitude que lorsque l’union des cœurs, des esprits et des âmes s’achève par l’union des corps. Celle-ci doit être appelée et informée par l’amour, sinon elle risque d’être rabaissée au niveau de l’animalité. Et dans de telles circonstances, l’amour est à considérer dans toute sa noblesse de reflet de l’amour divin. Oublier cela, c’est risquer de la part du mari de confondre l’amour et la force de l’instinct qui est de nature à faire violence à l’épouse. Certes, comme le dit saint Paul: «la femme n’a pas puissance sur son propre corps, mais le mari; de même le mari n’a pas puissance sur son propre corps, mais la femme» (1Cor 7,4).
Mais cette puissance doit s’exercer avec délicatesse et tendresse, avec de douces prévenances. C’est alors que naît le sentiment d’être fondus l’un dans l’autre dans un même désir, un seul et même amour. Et celui-ci en sort plus stable et plus fort. L’union physique cimente l’amour, le retrempant sans cesse, lui redonnant une ferveur toujours nouvelle qui ranime le courage aux heures de l’épreuve. Au début du mariage, alors que les tempéraments, les personnalités se heurtent, elle aide à les unir harmonieusement. Et à l’heure de la discorde, elle aide à retrouver l’union des cœurs. Ainsi se constitue progressivement la communauté d’amour, fondement stable et homogène indispensable au bon fonctionnement de la communauté familiale tout entière.
De plus, l’union physique concourt à assurer chez l’homme l’autorité de l’époux et du père, tout en le soudant plus fortement à sa femme d’un lien très particulier. Par cette autorité, l’épouse devient encore plus réellement femme. Par là s’établissent et s’harmonisent plus aisément dans la cellule familiale les fonctions importantes d’autorité et de conseil, ainsi que les domaines de l’influence paternelle et de l’influence maternelle. Voilà la merveilleuse économie de la divine Providence qui dispose toutes choses en vue des différentes fins spirituelles.
Aussi faut-il donner à l’union des corps toute sa richesse, et ne pas la réduire au seul but de la procréation, car ce serait lui enlever une part importante de sa valeur spirituelle. L’apôtre conseille: «Ne vous soustrayez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière» (1Cor 7,5).
C’est en replaçant l’union des corps au plan chrétien qu’on lui donnera toute sa signification, toute sa richesse humaine. Rabaisser cette union à de grossières caricatures la prive des joies sublimes de l’amour.

L’union à Dieu dans le mariage


«Maris et femmes, parents et enfants, nous sommes tous les instruments et les ministres de l’amour fidèle du Christ dans les relations que nous vivons entre nous.» (Message du Synode de 1980)
Le manque d’union à Dieu est la grande cause de médiocrité spirituelle, d’affadissement dans le mariage où les époux sont constamment en proie aux sollicitations du monde. Au contraire, l’union personnelle à Dieu, l’orientation dans ce sens de tout l’être rend possible le dialogue avec Dieu qu’est la prière, celle qui surnaturalise toute l’activité, qui donne des forces contre les tentations et qui ne cesse de ramener l’âme au long de la journée vers Dieu, Centre de toutes choses. Bien que cela soit difficile, il faut ménager, au long des jours, des moments d’isolement permettant de retrouver Dieu dans une prière recueillie. Sinon, les sarments que sont les époux rompent le contact avec le cep, au risque de se dessécher ou de végéter.
Sainteté et rayonnement apostolique, buts de la vie du chrétien, se trouvent dans une union à Dieu qui est commerce personnel de l’âme avec Dieu, sans quoi il n’est plus guère de vie intérieure. Les habitudes pieuses, les bonnes œuvres ne peuvent en aucun cas la remplacer.

Pépinière de saints et maison de prière


Père et mère seront authentiquement reflets de Dieu quand la famille est devenue une maison de prière et que, par là, elle se fera pépinière de saints.
Une famille qui réalise ce double objectif devient, selon la comparaison établie par Erasme, un monastère où Dieu a la première place. Sa maison devient une maison de Dieu où peut se déployer une véritable vie liturgique grâce aux prières du matin, du soir, au moment des repas.
Comme le dit Vatican II: «Les familles chrétiennes rendent au Christ un précieux témoignage face au monde.»

René Lejeune

Littérature:
«Père et mère, reflets de Dieu»

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