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 Trouver sa force en Dieu

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MessageSujet: Trouver sa force en Dieu   Trouver sa force en Dieu Icon_minitimeLun Fév 27 2012, 14:23

« Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint, qui descendra sur vous » (Ac 1,8). Voilà ce que Jésus promet à ses disciples avant de monter vers son Père.

Sauve qui peut !


Comment les disciples ont-ils accueilli ces paroles ? Et nous-mêmes ? Comment les mots de Jésus résonnent-ils dans nos cœurs ? L’interprétation de ces paroles diffère en fonction de chacun… Nous le constatons chez les apôtres : pour les uns, comme chez les zélotes, cette force leur donnera la victoire contre des ennemis politiques ; pour d’autres, elle leur donnera d’être plus “performants” sur leur chemin… Nous sommes tous pétris de valeurs semblables, bien humaines. La vie nous éduque à “nous en sortir” dans un monde où les lois de la nature sont intraitables : c’est la loi du prédateur, du plus fort… S’il y a un gagnant, c’est qu’il y a forcément un perdant ! Nous le voyons dans le sport, dans l’esprit de performance et de compétition qui imprègne nos sociétés.

Nous n’avons rien à envier sur ce plan aux hommes de la préhistoire ! C’est l’instinct de survie : il faut “manger l’autre” pour pouvoir survivre, pour défendre ses idées (politiques, religieuses…), pour prendre une part du marché économique, pour séduire et gagner l’autre dans le domaine du show biz ou de la pub… C’est une force “qui en impose”, pour les autres et pour soi-même aussi : façon de se rassurer, d’exister, de se prouver qu’on est “à la hauteur”. Les apôtres se posaient déjà la question de savoir qui était parmi eux le plus grand (cf. Lc 9, 46) ! Plus fondamentalement, cette force représente la puissance vitale d’un être, sa santé, sa fécondité… Il sera considéré comme “plus fort” que celui qui est infirme dans un domaine ou dans un autre. Le fort tient debout, tandis que le faible chancelle au risque de tomber. Nous pouvons même désirer être fort dans ce qu’il y a de plus juste et dans les vertus, respectables en soi, mais tout dépend de la façon dont nous les abordons.

Un couple indissociable


Vous êtes-vous reconnu ci-dessus ? Alors écoutez Claude de la Colombière dans l’une de ses prières : « Certains entendent puiser leur joie et leur bonheur dans leurs talents, dans l’innocence de leur vie ou dans l’accomplissement de leurs devoirs. Pour moi, Seigneur, ma seule certitude, ma vraie joie, c’est ma confiance en toi. Cette confiance en toi ne m’a jamais trompé et ne trompera jamais personne. » La force et la confiance ne forment-ils pas un couple indissociable ? Cette force que nous promet Jésus n’est pas notre propre force, mais celle de l’Esprit qu’il s’agit d’accueillir. « Je ne connais que trop, poursuit Claude de la Colombière, combien je suis fragile et changeant. Je sais ce que peuvent les tentations contre les déterminations les plus sûres ou les vertus les plus solides. Mais cela ne peut m’effrayer puisque tu es avec moi, et tu le seras tant que j’espère en toi. »

Si nous comptons sur nos propres forces, nous sommes perdus. Il est bon de se le redire, car nous avons tendance à vouloir prendre possession de ce qui ne nous appartient pas. L’Esprit est un don gratuit, à demander sans cesse, comme des mendiants confiants, non pour devenir les propriétaires d’une recette ou d’une panacée, mais pour être les instruments contagieux d’un Esprit d’amour et de communion. Souvent, nous voudrions que l’Esprit Saint nous transforme en “Superman”, quand nous vivons échecs, faiblesse, manquements, chutes… Or, c’est précisément dans le lieu même de notre “pâte humaine”, avec tous ses aléas, que le don de force et celui de la confiance filiale forment un tout et se renforcent mutuellement. Une force non pas agressive, mais communicative, là où nous avons besoin de nous fortifier les uns les autres, dans une confiance réciproque.

Que Dieu soit Dieu


Notre force sera d’ouvrir nos yeux sur ce que nous sommes réellement, plutôt que “d’ambitionner” un idéal d’abandon, de docilité, de sainteté… Nous sommes des êtres faillibles et même souvent rebelles ! Parmi les dons de l’Esprit, le don de force est celui du courage, de la ferveur. Dans l’adversité de nos faiblesses et de nos chutes, ce sera le courage de revenir sans cesse à Dieu qui est notre seule Force et notre abri. Dieu est le seul qui, d’un mal, est capable de tirer un bien ! Et si les événements parfois nous anéantissent vraiment, remettons-nous alors dans la foi des autres… D’une façon ou d’une autre, c’est toujours plonger dans l’audace de la confiance ! C’est une voie d’humilité, antidote à toute superbe ou à toute démission, deux sentiments bien voisins.

La force de l’Esprit nous aide à lutter, non pas contre autrui, mais contre nos propres mouvements d’égoïsme, d’indépendance, de découragement, d’orgueil… Le tout n’est pas de ne pas y succomber, mais de revenir sans cesse à Dieu. « Ne te demande pas où tu en es avec Dieu, dit le père Courtois (1). La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment trop humain. Adore Dieu, fais-lui confiance. Il te suffit que Dieu soit Dieu. » Adorer Dieu, se fier en Lui : dans les moments difficiles, tâchons de nous quitter pour trouver refuge en Dieu. Oui, notre fidélité sera notre confiance ! Il est intéressant de voir que le mot latin fides exprime à la fois la foi, la confiance et la fidélité. Persévérer dans la confiance, voilà la force à accueillir, et non pas d’être capable de prouesses, aussi vertueuses soient-elles.

Une force de salut


La juste attitude est donc d’avoir une âme de pauvre, de se pardonner à soi-même, de ne pas se scandaliser de ce qui nous habite. C’est ce qui conduit à la paix ! Dieu, lui, ne se scandalise pas : il aime, il pardonne et il sauve. Notre vraie force sera de revenir sans cesse vers notre Sauveur, de nous savoir aimés, quoi qu’il arrive. C’est ce que disent les Écritures : « Mets en Dieu ta confiance et il te viendra en aide » (Si 2,6) ; « Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le Salut » (Is 12,2) ; « Heureux les hommes dont tu es la force ; des chemins s’ouvrent dans leur cœur » (Ps 84,6) ; « Dans la paix et la confiance est ta force » (Is 30,15), etc. Notre monde aime les héros (films, BD, sport…), et il y a en l’homme un attrait du gain, qu’il soit sentimental, physique, intellectuel, matériel ou spirituel. Mais c’est rechercher notre propre triomphe, alors que nous avons seulement, dans notre vie, à faire triompher la grâce, comme l’a vécu la Vierge Marie.

Notre force s’exprime donc dans la faiblesse, quand nous n’avons plus qu’à mendier l’Esprit. « Ce qui est faible dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort » (1 Co 1,27). C’est là le vrai témoignage et il peut aller jusqu’au martyre. Le martyr n’en tire pas gloriole ! « Quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien » (1 Co 13,3). Le martyr chrétien ne meurt pas pour une cause, même religieuse, ni par fanatisme, idéologie, volontarisme… Il est configuré à l’Amour qui est fondamentalement pauvre ! Ce qui nous semble héroïque est vécu de l’intérieur dans une expérience de faiblesse où s’exprime une confiance radicale, à l’imitation du Christ crucifié qui s’abandonne entre les mains du Père… Saint Paul affirme : « C’est lorsque je suis faible que je suis fort » (2 Co 12,10).

Concrètement, cultiver la confiance, c’est revenir à Dieu dans la prière, personnelle et en Église, car seul, on ne tient pas ! C’est s’appuyer sur sa Parole. C’est tout remettre à la Vierge Marie. C’est ouvrir son cœur à un accompagnateur spirituel. C’est se tourner vers Dieu dans l’adoration et la louange ; cela débouche les “tuyaux de notre cœur” et peut nous sortir de tempêtes intérieures. C’est aller boire à la source des sacrements, car la force et la puissance des sacrements sont inimaginables. Dieu lui-même s’offre dans l’Eucharistie et pardonne dans le sacrement de la Réconciliation. C’est le moment de Lui donner nos soucis, nos misères, nos morts, et de recevoir la puissance de sa vie et de sa résurrection, même si ce n’est pas toujours sensible. Gardons confiance !

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