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 Comment Poutine a transformé la Russie en État KGB.

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LucJos
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Date d'inscription : 28/05/2013
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MessageSujet: Comment Poutine a transformé la Russie en État KGB.   Dim Mar 18 2018, 10:41

Comment Poutine a transformé la Russie en État KGB

Emmanuel Grynszpan à Moscou (Russie) - leJDD - dimanche 18 mars 2018

Le président russe Vladimir Poutine a favorisé l'arrivée au pouvoir d'une caste d'anciens espions, dont l'influence ne connaît plus de limites. En l'absence inquiétante d'opposants crédibles, les urnes devraient ce soir maintenir le maître du Kremlin six ans de plus au pouvoir.

En Russie, le pouvoir revient toujours à ceux qui tiennent les canons, dit un proverbe russe. Après la parenthèse des années Gorbatchev et Eltsine, Vladimir Poutine a replacé le pays sur ses rails. Dès son arrivée au Kremlin, l'ancien colonel du KGB a porté au pouvoir un groupe d'amis proches, presque tous issus des services de sécurité. On les appelle les siloviki, terme construit sur le mot sila, qui signifie "force". Formellement, les siloviki travaillent dans les forces de sécurité, qui sont pléthoriques en Russie : le FSB (service de sécurité fédéral, héritier du KGB), le SKR (comité d'enquête de Russie, sorte de FBI), le SVR (service de renseignement extérieur), le FSO (qui assure la protection personnelle des dirigeants russes), et le dernier-né Rosgvardia (équivalent des CRS).


L'influence réduite des technocrates.

L'économiste Vladislav Inozemtsev estime que, "sur les quinze dernières années, le nombre des siloviki a plus que doublé". Il dénombre un policier pour 160 Russes, soit cinq fois plus qu'en Inde ou en Chine, mais aussi trois fois plus que du temps de l'URSS. Les ressources budgétaires entre les mains des siloviki sont à l'avenant. Plus d'un tiers du budget fédéral (38,3%) pour l'année 2018 est consacré à la sécurité, note le quotidien d'affaires RBK.
Pour parvenir à une telle hégémonie, les siloviki ont progressivement écarté ou neutralisé leurs rivaux au sein de l'élite politique. Les technocrates, qui ne forment pas un groupe homogène, dominaient en 2000. Aujourd'hui, leur influence est réduite. Ils n'ont pas su protéger le ministre du Développement économique Alexeï Oulioukaïev, condamné à huit ans de prison à l'issu d'un conflit avec Igor Setchine, patron du groupe pétrolier Rosneft et l'un des chefs de file des siloviki.


"Le FSB est devenu une structure disposant d'un poids supérieur à toutes les autres"

La différence de traitement entre les technocrates et les siloviki par les médias et la justice saute aux yeux. Si nombre de technocrates ont écopé de peines de prison pour corruption ou abus de biens sociaux, les punitions infligées aux siloviki sont très rares. "Durant les prodigues années 2000, la cohabitation entre les deux groupes fonctionnait, même s'ils ne s'aimaient pas. Ils avaient besoin les uns des autres", note le sociologue Anton Oleïnik.
Grâce aux conseils des technocrates, "les siloviki ont ajouté à leur arsenal coercitif des techniques de contrôle du pouvoir à travers la manipulation des marchés". Certains se sont enrichis au passage. "Au début des années 2010, les siloviki avaient déjà digéré le savoir, savaient faire fonctionner les groupes pétroliers, les médias, les industries de défense et même la grande distribution", poursuit le sociologue. "Les sanctions contre la Russie ont encore renforcé les positions des siloviki, estime l'économiste Maxime Bouïev, de l'université européenne de Saint-Pétersbourg. Les limitations des flux de capitaux leur sont très bénéfiques, elles les aident à garder les entreprises clés sous leur contrôle."


Le FSB influence aussi les lois.

La politologue Tatiana ­Stanovaya, directrice du cabinet d'experts R.Politik, souligne qu'il existe aussi des conflits à l'intérieur des principales structures : "Le ministère de l'Intérieur et à plus forte mesure le FSB sont des appareils polycentriques où cohabitent plusieurs groupes d'intérêt. Certains adjoints d'Alexandre Bortnikov [directeur du FSB] peuvent disposer d'un accès direct à Vladimir Poutine. Ce qui est certain, c'est que le FSB est devenu une structure disposant d'un poids supérieur à toutes les autres […] et qui s'affirme comme une nouvelle noblesse."

La politologue note que l'influence du FSB s'étend désormais à la rédaction des lois et prédit qu'un "durcissement est inévitable au cours du quatrième mandat de Poutine, jusqu'à influencer la vie quotidienne des Russes. Je n'exclus pas l'introduction de mesures limitant la sortie du territoire."

http://www.lejdd.fr/international/europe/comment-poutine-a-transforme-la-russie-en-etat-kgb-3602354

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LucJos
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MessageSujet: Re: Comment Poutine a transformé la Russie en État KGB.   Lun Mar 19 2018, 08:16

Russie: les 5 défis économiques de Vladimir Poutine
Trends Tendances
19/03/18 à 08:04
Source : Afp

Pour son quatrième mandat, le président russe Vladimir Poutine est attendu au tournant en matière d'économie.
Si la situation du pays s'est stabilisée après la récession de 2015-2016, les prévisions de croissance plafonnent à 1-2%,
sous les objectifs fixés par le Kremlin.

Manque de main d'œuvre

Si Vladimir Poutine a plusieurs fois évoqué la politique familiale pendant sa campagne, c'est que la question est cruciale. La Russie, qui compte actuellement 146,9 millions d'habitants, en a perdu plus de cinq millions depuis 1991, conséquence de la grave crise démographique qui a suivi la chute de l'URSS.

La génération née dans les premières années post-soviétiques, marquées par une baisse de natalité, arrive actuellement sur le marché du travail, risquant de causer des manques de main d'oeuvre qualifiée et de freiner la croissance. Cette génération moins nombreuse arrive aussi en âge d'avoir des enfants, d'où par ricochet une nouvelle chute de mortalité en 2017. "Nous aurons moins de jeunes au cours des 10 à 15 prochaines années. Par conséquent, un jeune spécialiste avec de nouvelles compétences -- relationnelles et techniques, notamment la programmation informatique -- vaudra de l'or", a mis en garde récemment l'ex-ministre des Finances libéral Alexeï Koudrine.

Retraites en bout de course

L'âge de la retraite en Russie - 55 ans pour les femmes et 60 pour les hommes - est parmi les plus bas du monde. Vu le déclin démographique, le système des retraites, pourtant très faibles, représente un poids croissant pour le budget fédéral. Vladimir Poutine a reconnu plusieurs fois qu'une réforme serait nécessaire mais a pour l'instant toujours jugé que le moment n'était pas venu.

Si les libéraux comme Alexeï Koudrine prônent une augmentation graduelle de l'âge de départ à 63 ans, toucher à cet acquis social de l'époque soviétique pourrait s'avérer impopulaire dans un pays où les nombreux retraités ont souvent du mal à subvenir à leurs besoins avec leurs maigres pensions.
Dans un geste pour une classe de population qui a particulièrement souffert de l'envolée des prix de ces dernières années, le Kremlin a annoncé vendredi préparer des mesures pour permette aux retraites d'augmenter plus vite que l'inflation.

Attirer les investissements

Pour surmonter les freins internes, Vladimir Poutine fait régulièrement les yeux doux aux investisseurs étrangers lors de conférences économiques, leur promettant d'améliorer un climat des affaires miné par la bureaucratie mais aussi selon son propre constat par des poursuites judiciaires parfois injustifiées. Selon Chris Weafer, fondateur de la société de conseil Macro Advisory, "la Russie doit attirer davantage d'investissements étrangers. Elle doit créer un environnement concurrentiel favorable (rouble faible, baisse des taxes pour l'industrie et incitations à l'investissement) et réduire la bureaucratie".

Selon l'analyste, "le besoin d'investissements étrangers est également la raison pour laquelle le Kremlin n'a pas riposté aux récentes sanctions américaines, il ne veut pas rendre plus difficile pour les investisseurs étrangers de venir en Russie".

Vendredi, le Kremlin a également indiqué avoir chargé le Premier ministre Dmitri Medvedev et la présidente de la banque centrale Elvira Nabioullina d'élaborer d'ici au 15 juillet un "plan d'action" pour renforcer nettement la part des investissements dans une économie encore dépendante aux hydrocarbures.

Si en 2017, les investissements ont augmenté de 4,4% selon l'agence de statistiques Rosstat, cette hausse a été notamment portée par de grands projets temporaires comme le pont en construction vers la Crimée ou la Coupe du Monde de football.

Se diversifier

Malgré les promesses récurrentes du pouvoir, rien n'y fait. La Russie, riche de réserves gigantesques d'hydrocarbures, reste soumise aux fluctuations de leurs prix, comme l'a montré la crise de 2015-2016. "C'est clairement négatif pour les perspectives de croissance", selon la banque Alfa.

Pour se défaire de cette dépendance, Chris Weafer suggère de miser sur l'entrepreneuriat et les petites entreprises en rendant les crédits "plus abordables et facilement accessibles". Il incite également à investir dans la robotique, les technologies "intelligentes" et l'intelligence artificielle.
Lev Jakobson, professeur à la Haute école d'Economie de Moscou, cite de son côté comme piste à suivre l'exemple de "la croissance impressionnante de la productivité du secteur agricole", qui bat des records de récoltes et d'exportations ces dernières années.

Augmenter la productivité

"L'économie est très inefficace. C'est dû à l'héritage du système soviétique et à la croissance facile provenant de la richesse pétrolière dans les années 2000-2013", estime Chris Weafer. "Il y a beaucoup d'inefficacités dans le système qui, si elles sont corrigées, pourraient conduire à une forte croissance".

Il cite l'exemple du secteur pétrolier qui, contraint par la crise, a augmenté sa production quotidienne d'en moyenne 740.000 barils par jour entre août 2014 et novembre 2016: "L'industrie a été obligée de devenir plus efficace et innovante".

Pour moderniser les grandes entreprises, le gouvernement a lancé plusieurs plans de privatisation mais la part de l'Etat dans l'économie a encore été renforcée ces dernières années par un capitalisme d'Etat triomphant qui a vu notamment le pétrolier Rosneft grossir considérablement.

http://trends.levif.be/economie/politique-economique/russie-les-5-defis-economiques-de-vladimir-poutine/article-normal-814617.html?utm_source=Newsletter-19/03/2018&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBDAGLV&M_BT=4588767007488

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