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 Cardinal Müller : la Réforme pas un évènement du Saint Esprit mais une révolution

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territoire en héritage
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Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Cardinal Müller : la Réforme pas un évènement du Saint Esprit mais une révolution   Ven Oct 27 2017, 08:50



Le cardinal Sarah répond à Mgr Nunzio Galantino secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie nommé à ce poste en 2014 par le pape François qui avait qualifié absurdement la Réforme de Luther "d'événement du Saint-Esprit" ! ! ...


http://reinformation.tv/reforme-cardinal-muller-reponse-nunzio-galantino-evenement-saint-esprit-revolution-smits-76316-2/


La réponse du cardinal Gerhard Muller à Mgr Nunzio Galantino : la réforme ne fut pas "un évènement du Saint-Esprit", "mais une révolution"

25 octobre 2017 19 h 05 min

Citation :


Alors que le secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie, Mgr Nunzio Galantino – nommé à ce poste en 2014 par le pape François lui-même – vient de qualifier la Réforme de Luther d’« événement du Saint-Esprit », le cardinal Gerhard Müller, récemment débarqué de son poste de préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, vient de tenir sur la rupture protestante il y a 500 ans un langage beaucoup plus… catholique. Dans une tribune publiée ce mardi par La Nuova Bussola Quotidiana, répondant directement et ouvertement à cette assertion, le cardinal Müller a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une réforme, mais d’une révolution. Nous vous proposons ici notre traduction intégrale de cette réponse du cardinal Müller. – J.S.

La réponse du cardinal Müller à Mgr Nunzio Galantino sur la Réforme de Luther


Il y a une grande confusion aujourd’hui dans le discours sur Luther, et il faut dire clairement que du point de vue de la théologie dogmatique, du point de vue de la doctrine de l’Eglise, il n’y eut pas en réalité une réforme mais une révolution, c’est-à-dire un bouleversement total des fondements de la foi catholique. Il n’est pas réaliste de prétendre que son intention était de lutter contre certains abus relatifs aux indulgences, ou contre les péchés de l’Eglise de la Renaissance. Les abus et les mauvaises actions ont toujours existé dans l’Eglise, et pas seulement à la Renaissance, – il en existe même de nos jours. Nous sommes la Sainte Eglise par la grâce de Dieu et des sacrements, mais tous les hommes d’Eglise sont pécheurs, tous ont besoin de pardon, de la contrition et de la pénitence.

Cette distinction est très importante. Dans le livre écrit par Luther en 1520, De captivitate Babylonica ecclesiae, il semble tout à fait clair que Luther a tourné le dos à tous les principes de la foi catholique, de l’Ecriture Sainte, de la Tradition apostolique et du magistère du Pape et des Conciles, et de l’épiscopat. En ce sens, il a travesti le concept de développement homogène de la doctrine chrétienne, tel qu’on l’a explicité au Moyen Age, en venant jusqu’à nier le sacrement, signe efficace de la grâce qui s’y trouve ; il a remplacé cette efficacité objective des sacrements par une foi subjective. Ce faisant, Luther a aboli cinq sacrements, et il a aussi nié l’Eucharistie : le caractère sacrificiel du sacrement de l’Eucharistie, et la transformation réelle de la substance du pain et du vin en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ. Et encore : il a qualifié le sacrement de l’ordre épiscopal, le sacrement de l’ordre, d’invention du pape – défini comme l’Antichrist – et comme ne faisant pas partie de l’Eglise de Jésus-Christ. Nous disons au contraire que la hiérarchie sacramentelle, en communion avec le successeur de Pierre, est un élément essentiel de l’Eglise catholique, et pas seulement un principe d’organisation humaine.

C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter que la réforme de Luther soit définie comme une réforme de l’Eglise au sens catholique. Est catholique une réforme qui est un renouvellement de la foi vécue dans la grâce, dans le renouvellement des coutumes, de l’éthique : un renouvellement spirituel et moral des chrétiens ; pas une nouvelle fondation, une nouvelle Eglise.

Il est donc inacceptable d’affirmer que la réforme de Luther « était un événement du Saint-Esprit »


Il est donc inacceptable d’affirmer que la réforme de Luther « était un événement du Saint-Esprit ». Au contraire, elle était dirigée contre le Saint-Esprit. Parce que le Saint-Esprit aide l’Eglise à maintenir sa continuité à travers le magistère de l’Eglise, surtout dans le ministère pétrinien : c’est sur Pierre seul que Jésus a fondé son Eglise (Mt 16,18), son Eglise qui est « l’Eglise du Dieu vivant, la Colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim 3:15). Le Saint-Esprit ne se contredit pas lui-même.

On entend beaucoup de voix qui parlent de Luther avec trop d’enthousiasme, sans connaître exactement sa théologie, ses polémiques et les effets désastreux de ce mouvement qui a séparé des millions de chrétiens de l’Eglise catholique. Nous pouvons apprécier sa bonne volonté, l’explication claire des mystères de la foi commune, mais pas ses déclarations contre la foi catholique, surtout en ce qui concerne les sacrements et la structure hiérarchique-apostolique de l’Eglise.

Il n’est pas non plus exact d’affirmer que Luther avait au départ de bonnes intentions, en signifiant ainsi que c’était donc l’attitude rigide de l’Eglise qui l’avait poussé sur le mauvais chemin. Ce n’est pas vrai : Luther avait certes la volonté de lutter contre la vente des indulgences, mais la cible n’était pas les indulgences en tant que telles, mais en tant qu’élément du sacrement de pénitence.

Il n’est davantage exact que l’Eglise a refusé le dialogue : Luther a d’abord eu une discussion avec Johannes Eck, puis le pape a envoyé cardinal Cajetan comme légat pour dialoguer avec lui. On peut discuter des modalités, mais en ce qui concerne la substance de la doctrine, il faut affirmer que l’autorité de l’Eglise n’a pas commis d’erreur. Sans quoi, il faudrait soutenir que l’Eglise a enseigné pendant mille ans des erreurs par rapport à la foi, alors que nous savons – et il s’agit là d’un élément essentiel de la doctrine – que l’Eglise ne peut pas se tromper sur la transmission du salut dans les sacrements.

Pas une réforme, une révolution !


Il ne faut pas confondre les erreurs personnelles, les péchés des personnes dans l’Eglise avec des erreurs quant à la doctrine et aux sacrements. Celui qui fait cela croit que l’Eglise n’est qu’une organisation composée d’hommes, et nie le principe selon lequel Jésus lui-même a fondé son Eglise et qu’Il la protège dans la transmission de la foi et de la grâce dans les sacrements par le Saint-Esprit. Son Eglise n’est pas seulement une organisation humaine : elle est le corps du Christ, où se trouve l’infaillibilité du Concile et du pape, selon des modalités précisément définies. Tous les conciles parlent de l’infaillibilité du magistère par rapport à la proposition de la foi catholique. Dans la confusion actuelle qui touche un si grand nombre on en est arrivé à mettre la réalité sens dessus dessous : ils considèrent le pape comme infaillible lorsqu’il parle en privé, mais quand les papes de toute l’histoire ont proposé la foi catholique, ils disent que cela est faillible.

Bien sûr, cinq cents ans ont passé, et l’heure n’est plus à la polémique mais à la recherche de la réconciliation – non, cependant, au prix de la vérité. Il ne faut pas faire de confusion. Si d’une part nous devons savoir saisir l’efficacité de l’Esprit Saint dans ces autres chrétiens non catholiques qui sont de bonne volonté, qui n’ont pas commis personnellement ce péché de séparation d’avec l’Eglise, de l’autre, nous ne pouvons pas changer l’histoire, ce qui est arrivé il y a cinq cents ans. Une chose est le désir d’avoir de bonnes relations avec les chrétiens non-catholiques d’aujourd’hui, afin de se rapprocher d’une pleine communion avec la hiérarchie catholique, et aussi avec l’acceptation de la tradition apostolique selon la doctrine catholique, autre chose est de ne pas comprendre ou de falsifier ce qui s’est passé il y a cinq cents ans, et l’effet désastreux que cela a eu. Un effet contraire à la volonté de Dieu : « Pour que tous ils soient un, comme vous, mon Père, vous êtes en moi, et moi en vous, pour que, eux aussi, ils soient un en nous, afin que le monde croie que vous m’avez envoyé » (Jn 17:21).

Traduction par


Jeanne Smits




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Zamie
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MessageSujet: Re: Cardinal Müller : la Réforme pas un évènement du Saint Esprit mais une révolution   Ven Oct 27 2017, 13:38

Heureusement qu'il y a UN prélat qui OSE dire !
C'est tout de même extraordinaire qu'il y ait ce silence autour de ce sujet .
Souvenez vous @ territoire en héritage que pour le carême on nous avait présenté un Luther angélique, un modèle de " saint " pour l'évangile .
Je n'arrive pas à m' y faire .
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territoire en héritage
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Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Cardinal Müller : la Réforme pas un évènement du Saint Esprit mais une révolution   Sam Oct 28 2017, 08:22

Zamie a écrit:
Heureusement qu'il y a UN prélat qui OSE dire !
C'est tout de même extraordinaire qu'il y ait ce silence autour de ce sujet .
Souvenez vous @ territoire en héritage que pour le carême on nous avait présenté un Luther angélique, un modèle de " saint " pour l'évangile .
Je n'arrive pas à m' y faire .

Moi non plus ... J'avais d'ailleurs longuement débattu des très mauvais et néfastes comportements de Luther ici :

http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t26623-un-message-de-martin-luther-aux-ames-abattues?highlight=Luther

et la suite :

http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t26623p50-un-message-de-martin-luther-aux-ames-abattues?highlight=Luther

En particulier vers la fin de cette longue discussion, j'ai donné un message où il était question de Luther suivant les messages du Ciel donnés à Vassula :

http://www.tlig.org/frmsg/frm213.html  

et à Luz Amparo (Escorial) :

http://jesusmarie.free.fr/apparition_escorial_1996_fr_et_esp.html

Je redonne ces deux-là ( Jeudi 6 octobre 2016 à 10h18 ) mais il y en a bien d'autres possibles :

territoire en héritage a écrit:




[...]



Quelques éléments supplémentaires de réflexions :

- venant de l'oeuvre donnée par le Seigneur à Vassula

http://www.tlig.org/frmsg/frm213.html

Citation :
Honorez la Reine du Ciel

22 décembre 1987

Vassula, le temps est venu d'unir Mon Église. Réunissez-vous, bien-aimés. Venez rebâtir ces anciennes ruines. Rebâtissez Ma première Fondation, une Fondation établie par Ma Propre Main. Honorez Ma Mère comme Moi, qui suis le Verbe et au-dessus de tout, Je l'honore . Ne désirerais-Je donc pas que vous, qui n'êtes que cendres et poussière, La reconnaissiez comme Reine du Ciel et L'honoriez? Ma douleur d'aujourd'hui est de voir combien Ma Création reconnaît peu Son importance. Beaucoup de Mes disciples, qui se sont complètement isolés sous le nom de Luther, doivent retourner à Pierre.

Seigneur! Ils seront scandalisés!

Vassula, Je les mettrai à genoux pour vénérer Ma Mère. C'est Moi, le Seigneur, qui parle: Je les inclinerai! Quand ils seront inclinés, Je ferai briller Ma Lumière sur eux et les relèverai. Je fortifierai vos tiges et vous serez comme un jardin irrigué, comme une source dont les eaux ne tarissent jamais. Je rebâtirai Ma Fondation.

Viens, bien-aimée, sois docile et douce comme maintenant, pour que Je grave sur toi Mes Paroles. Viens. N'oublie jamais Ma Sainte Présence .


- venant de l'oeuvre donnée à Luz Amparo  

http://jesusmarie.free.fr/apparition_escorial_1996_fr_et_esp.html

Citation :
Quelle souffrance, mes enfants : mes temples sont fermés pendant le jour, et mes prêtres sont davantage des fonctionnaires dans le monde que des pasteurs de mon Eglise ! Je veux que vous rassembliez toutes ces âmes qui sont séparées du troupeau et que vous les rameniez au troupeau, car il n’y a qu’un seul troupeau avec un seul pasteur qui est le successeur de Pierre.
Enseignez à toutes les églises et à toutes les religions à s’unir à vous, mes enfants, car l’Eglise a été fondée par Jésus-Christ, et c’est Pierre qui en est devenu le représentant. Que tous s’unissent à la Chaire de Pierre. Qu’ils viennent de n’importe où, du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, tous seront reçus dans l’Eglise. Mais qu’ils ne restent pas dans leur erreur, ma fille. Regarde comme Luther a trompé des foules et des foules d’âmes, et regarde où il les a entraînées…
Amparo : Ah ! Ah ! mon Dieu ! Ah ! mon Dieu ! Mon Dieu, mon Dieu ! Ah ! mon Dieu ! Ah ! combien ! Ah ! combien ! Toutes se sont laissées entraîner par lui ! Hélas ! Hélas !

Notre Seigneur : Ah ! pasteurs de mon Eglise, soyez fermes et forts, car il y a beaucoup de travail dans l’Eglise ! Travaillez et ne restez pas dans la tiédeur, car celui qui est tiède n’a pas de force, et il ne travaille pas pour Dieu. Il travaille pour le monde, pour ses goûts et ses plaisirs. Soyez fermes, pasteurs, nos Cœurs vous aiment ! Reprenez le chemin de votre ministère, avec fermeté et avec force ! Enseignez aux âmes la vérité, mes enfants. Les hommes vivent dans le mensonge, ils effacent la moitié de l’Evangile. Il faut enseigner aux hommes la vérité de l’Evangile. Ne soyez pas lâches, mes enfants. Abandonnez le Monde, abandonnez la chair, les passions, et que chacun de vous vive dans la grâce ; et vous ne vous convertissez pas, vous ne vous convertissez pas comme Sodome et Gomorrhe, comme la Rome païenne. Ah ! mes enfants, c’est bien pour cela que mon Evangile dit que beaucoup seront appelés et peu seront élus. Vous adorez l’homme et vous outragez Dieu.
Soyez de bons chrétiens, mes enfants, formez une communauté comme les bons chrétiens. Si vous pensiez un petit peu, mes enfants, que votre temps sur terre est passager, qu’il y a une éternité, et qui vaut plus que le temps…




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Zamie
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MessageSujet: Re: Cardinal Müller : la Réforme pas un évènement du Saint Esprit mais une révolution   Mar Oct 31 2017, 18:08

Le veritable visage de Luther , que l'on nous dit être un " remède pour l'église " , qu il fut " inspiré de l'Esprit -Saint " etc ....bonne lecture !
--------------------

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2017/10/31/2017-85-du-veritable-visage-de-luther/

- Luther : un  meurtrier entré au couvent sans vocation.

Dietrich Emme est un protestant allemand, juriste de formation, qui a mené depuis des années de très importantes recherches et études sur la vie de Martin Luther, parce qu’il a constaté qu’il n’existe pas de biographie répondant à toutes les exigences véritablement scientifiques de la rigueur historique.
Le Docteur Emme s’est ainsi rendu compte que, loin de la version « hagiographique » répandue depuis des siècles, en réalité l’étudiant d’Erfurt n’est pas devenu moine à la suite de la formulation d’un voeu à Sainte Anne lors d’un orage effrayant, mais qu’il est entré au couvent des Augustins pour échapper à la justice.
Dietriech Emme a sorti des oubliettes les témoignages croisés des plus anciens biographes protestants de Luther (Mathesius, Melanchthon et Seinecker) et certaines déclarations de Luther lui-même, qui permettent d’affirmer que, depuis peu diplomé comme « maître es arts », Martin Luther a causé la mort de l’un de ses condisciples lors d’un duel : il s’est donc d’abord rendu coupable d’un duel (sévèrement interdit et sanctionné), puis d’un homicide. Son entrée au couvent des Ermites de Saint-Augustin d’Erfurt, couvent qui était exempt de la justice locale qui aurait pu l’envoyer à la potence, le mettait à l’abri des poursuites et d’un procès.
En d’autres occasions, Luther a aussi affirmé que pendant les six premiers mois qu’il a passés au couvent, il n’y suivait pas la vie des frères mais qu’il était commis à des emplois subalternes et ingrats tels que le nettoyage des latrines, choses qui n’étaient pas demandées aux postulants et aux novices – qui étudiaient – mais à des domestiques du plus bas échelon. Ce n’est qu’au terme de ces six mois que Luther a demandé à recevoir l’habit monastique : ce faisant, il échappait non seulement à la justice mais aussi à ces travaux serviles qui lui répugnaient. C’est ainsi qu’il put reprendre des études, au terme desquelles il fut ordonné prêtre et employé à l’enseignement.

On le voit, Martin Luther n’a jamais eu la vocation : son entrée au couvent n’a été qu’une fuite de ses responsabilités. Il n’échappa toutefois jamais aux reproches de sa conscience, et c’est pour tenter de les apaiser que son cerveau perturbé par la culpabilité inventera de toutes pièces cette fausse « doctrine de la justification par la foi » dont il fera l’une de ses machines de guerre contre la Sainte Eglise, contre toute la Tradition des Pères de l’Eglise et de quinze siècles de magistère, et contre la Sainte Ecriture elle-même puisque pour l’imposer il bannira de la Bible certains textes (l’épître de Saint Jacques par exemple) !

Faut-il s’étonner du fait que les publications de Dietrich Emme sont quasi impossibles à trouver en langue française ?
Déjà en Allemagne, pour pouvoir publier le résultat de ses travaux scientifiques sur Luther, le Docteur Emme a dû créer sa propre maison d’édition, parce que tous les éditeurs lui fermaient leurs portes. Grâce à internet, certains textes sont aujourd’hui accessibles… uniquement en langue allemande.
Et c’est ainsi que, malgré les témoignages anciens de Luther lui-même et de ses premiers historiens, mis en lumière par Dietrich Emme, on continue de colporter des fables et à présenter ce meurtrier comme un homme exemplaire à la conscience droite.

- Une grave responsabilité qui incombe aussi aux supérieurs du couvent d’Erfurt.

On doit regretter au plus haut point que les supérieurs ecclésiastiques du couvent des Augustins d’Erfurt se soient faits les complices de cette fausse vocation.
Ont-ils été abusés par un sujet intelligent qui a rusé pour éviter de se retrouver dans le siècle et d’y tomber sous les coups de la justice, ou bien se sont-ils rendus coupables d’une peccamineuse faiblesse en fermant les yeux ? Dieu seul le dira au jour du Jugement dernier !
Néanmoins il faut affirmer qu’en lui permettant de prendre le saint habit puis en l’admettant au sacerdoce, ils sont chargés devant Dieu et devant les hommes d’une partie de la culpabilité de Luther. Ils portent une partie de la responsabilité des fausses doctrines que ce moine sans vocation a professées et répandues et, de ce fait, ils portent aussi une partie de la responsabilité de Luther qui a fait basculer la Chrétienté dans des conflits sanglants pour plusieurs siècles, et qui – ce qui est le plus dramatique – a entraîné à n’en pas douter d’innombrables âmes en enfer avec lui…

* * * * *

- Un piètre théologien, nourri de doctrines manichéennes et gnostiques.

Un autre historien chercheur a consacré plusieurs décennies à l’étude de Luther : Monseigneur Theobald Beer (1902-2000), prêtre catholique du diocèse de Dresde-Meissen, docteur honoris causa de l’université de Ratisbonne, prélat de Sa Sainteté.

Theobald Beer a été reconnu comme le « meilleur connaisseur de Luther de notre époque » (Hans Urs von Balthasar). Il a travaillé sur les milliers d’annotations autographes de Luther en marge des oeuvres de Saint Augustin, de Pierre Lombard et autres théologiens et philosophes, et il a pu établir que Luther n’était pas un disciple de Saint Augustin mais qu’il était un anti-augustinien acharné, professant une forme de manichéisme (il écrit :  « on doit concéder au diable une heure de divinité et je dois attribuer à Dieu la nature diabolique »), et nourri de thèses gnostiques puisées dans le « Livre des 24 philosophes » du pseudo Hermès Trismégiste [note : au IIIe S. av. J.-C., un corpus d’ouvrages au contenu occultiste et astrologique qui se voulaient révélés par le dieu Hermès (Mercure) « trois fois très grand » (trismégiste) commença à circuler sous le nom de Hermès Trismégiste. Ce corpus, pour le moins ce qui en était resté, fut à nouveau publié en 1471 par l’humaniste néo-platonicien et Marsile Ficin et remporta un grand succès dans les milieux érudits du XVIe siècle].

Au début des années 1980, après la publication d’un énorme volume fruit de plus de 35 ans de travaux rigoureux (« Der fröhliche Wechsel und Streit »), Theobald Beer a reçu les lignes suivantes d’un certain cardinal Joseph Ratzinger : « Je trouve votre travail vraiment stimulant. L’influence du néo-platonisme, de la littérature pseudo-hermétique et de la gnose, dont vous prouvez l’importance chez Luther, fait voir sa polémique contre la philosophie grecque et contre la Scolastique sous un éclairage tout à fait neuf ».

Cependant l’ouvrage de Mgr Beer, quoique accueilli avec respect par les protestants, a subi les foudres et les anathèmes des « spécialistes » catholiques de Luther !
Aujourd’hui encore, à ma connaissance, l’oeuvre de Mgr Beer est maintenue dans l’ombre et elle n’est évidemment pas traduite en français ; elle est même généralement exclue des bibliographies consacrées à Luther.

C’est que Theobald Beer a fait ressortir, d’après les propres citations de Luther, combien ce dernier a une conception du Christ Lui-même étrangère à toute la Tradition authentique reçue des Apôtres, mais complètement déformée par le néo-platonisme et le néo-pythagoricisme, par des délires manichéens et par des affabulations de type gnostique.
Je ne peux pas publier ici, car c’est un texte long et très « pointu », l’entretien que Mgr Beer avait accordé au mensuel catholique italien « 30 giorni » (entretien publié dans le numéro de février 1992), mais je peux le communiquer (sous forme de document pdf envoyé par courriel) à toutes les personnes désireuses de le lire et de l’approfondir qui m’en feront la demande.

* * * * *

- Luther, blasphémateur et profanateur, porte la responsabilité d’innombrables blasphèmes et sacrilèges.

Non seulement Luther a violé les voeux monastiques qu’il avait prononcés et les engagements pris en accédant à l’état sacerdotal, a célébré les saints mystères en état de péché grave et a débauché une religieuse dont il a fait sa concubine – ce en quoi il est personnellement sacrilège – ; non seulement Luther a enseigné d’épouvantables blasphèmes contre Notre-Seigneur Jésus-Christ écrivant, par exemple, que le Christ « S’est soumis au diable » (sic) et qu’Il a été « consentant envers le diable » (re-sic) ; mais il a en outre été, selon l’expression évangélique, une pierre de scandale, une occasion de chute, un « modèle » négatif qui a entraîné des milliers d’âmes dans de semblables péchés.

L’enseignement et les exemples de Luther ont été la cause d’innombrables trahisons de prêtres ou de religieux qui ont rompu leurs engagements sacrés et solennels ; la cause d’innombrables sacrilèges commis contre les Saintes Espèces eucharistiques ; la cause d’innombrables outrages envers les saintes reliques ; la cause d’innombrables profanations de sanctuaires dédiés à Dieu ; la cause d’innombrables violations des biens que de pieux donateurs avaient voués à Dieu par Son Eglise afin qu’elle puisse assurer la célébration des messes de fondations, assurer la vie de ses serviteurs dans leur mission d’enseignement et d’assistance spirituelle, ou encore assurer toutes ses oeuvres de soulagement des misères humaines ; la cause d’innombrables attentats – jusqu’à la torture, le viol et la mise à mort dans des « raffinements » inouïs de cruauté – contre les personnes consacrées à Dieu qui voulaient rester fidèles à leurs voeux… etc.

Luther le scandaleux a encouru les condamnations formelles de Notre-Seigneur rapportées dans le Saint Evangile (cf.  Matth. XVIII, 6 et sv. , Marc IX, 42 et sv., Luc XVII, 1 et sv.) et il eût mieux valu qu’on lui attachât une meule de pierre au cou et qu’on le jetât dans la mer avant que d’être la cause de telles abominations !

* * * * *

- Luther peut être appelé le père de la plupart des dérives intellectuelles du monde moderne.

Luther, révolté contre la Vérité révélée infailliblement transmise aux hommes par la Sainte Eglise, disciple d’ « Hermès Trismégiste » et professant un dualisme manichéen, est en grande partie responsable de toutes les erreurs intellectuelles et idéologiques des cinq siècles qui se sont écoulés depuis sa révolte.
Il est comparable à une source abondante de laquelle jaillit un grand fleuve : mais la source est empoisonnée et les eaux de ce fleuve sont corruptrices et mortifères !

En effet, les idées de Luther ne sont pas seulement la cause de la surenchère d’hérésies et de contestations des autres prétendus réformateurs, mais elles portent aussi en germe toutes les déviations et dérives de la fausse philosophie de Kant, de Hegel et de leurs successeurs, et, par là, elles sont la genèse des grandes idéologies meurtrières de l’époque moderne, en particulier le marxisme et le nazisme avec leurs sanglants cortèges de guerres.
Les idées de Luther ont aussi préparé la naissance de la franc-maçonnerie (fondé par des pasteurs) ainsi que nombre d’idées théorisées ensuite par le protestant Rousseau : de ce fait, Luther est bien l’une des sources de la révolution française, de ses massacres en France, et des guerres qu’elle a exportées dans toute l’Europe.
Luther est également à l’origine directe de l’exégèse rationaliste, qui détruit l’autorité des Saintes Ecritures : née et développée dans les milieux protestants allemands, elle s’est s’infiltrée dans l’Eglise catholique où elle a stérilisé la vie spirituelle et engendré le modernisme qui, bien que condamné par Saint Pie X, continue de nos jours ses ravages à l’intérieur de l’Eglise.

* * * * *

- Luther devrait faire l’objet d’une condamnation unanime pour crimes contre l’humanité.

Outre les abominables conflits armés et massacres, dont les idées de Luther sont la cause dans la suite des siècles, de son vivant même le moine révolté a encouragé, approuvé et cautionné les troubles civils et les guerres qu’ont suscités ses sectateurs, les tortures et les supplices, les viols et les sévices épouvantables qui ont été commis à une grande échelle par ses disciples et au nom de sa pseudo réforme !
A ce sujet, l’un de nos amis a employé, à juste titre, le néologisme « lutherrorisme », car les exactions menées par les adeptes et partisans de Luther dans les années qui ont suivi sa révolte, n’ont rien à envier, quant à la cruauté et à l’horreur, à la barbarie islamiste dont nous avons en nos temps les épouvantables exemples.
Quant à l’inquisition protestante, elle fut mille et mille fois plus impitoyable et assassine que l’inquisition catholique si noircie et décriée.

A ce titre, au lieu de faire l’objet de « commémorations » et de « célébrations », le cinquième centenaire de la révolte de Luther devrait faire l’objet d’une condamnation unanime pour crimes contre l’humanité.

* * * * *

- Syndrome de Stockholm ou aveuglement volontaire ?

Après ces mises au point nécessaires, il reste à poser une question : les catholiques qui s’associent aux « célébrations » liées au cinquième centenaire de l’officialisation de la révolte de Martin Luther contre l’Eglise, sont-ils réellement conscients de ce qu’ils font ?
Sont-ils les victimes plus ou moins consentantes d’un enseignement qui, depuis quelque deux siècles, déforme la vérité historique au point qu’ils sont devenus incapables de remettre en question le prêt-à-penser que leur prodigue un système hostile à l’Eglise catholique ?
Sont-ils secrètement convaincus que Luther était un homme de bien, à la conscience droite, dont la révolte a finalement une valeur exemplaire et que c’est l’Eglise catholique la grande coupable ?
Sont-ils devenus idiots au point de se comporter comme une personne violée et suppliciée qui fêterait chaque année l’anniversaire de son agression ?
Ont-ils succombé à une espèce de syndrome de Stockholm, ou bien sont-ils dans une sorte d’aveuglement volontaire qui leur fait oublier ou se maintenir dans une ignorance volontaire de la vérité historique ?

En décembre 1525, Luther écrivait à Érasme de Rotterdam en le remerciant de « ne pas l’avoir ennuyé avec des questions dilatoires, comme la papauté, le purgatoire, les indulgences ou autres blagues avec lesquelles presque tout le monde a tenté de me duper ». Et il ajoutait : «Toi seul as bien vu le point crucial ».
Puissent ces quelques réflexions permettre à mes lecteurs de bien voir où, dans le fatras de bêtises aujourd’hui racontées de toutes parts, se situe le « point crucial » et s’attacher avec toujours plus d’ardeur à la Vérité révélée et à la vérité historique.

* * * * *
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MessageSujet: Re: Cardinal Müller : la Réforme pas un évènement du Saint Esprit mais une révolution   Ven Nov 03 2017, 19:16



Merci Zamie pour ce texte sur Luther ...

Quelques aperçus actuels de la "glorification" absurde de Luther dans l'Eglise catholique par l'image :

http://laportelatine.org/insolites/171031_vatican_emet_un_timbre_luther/171031_vatican_emet_un_timbre_luther.php



Citation :


[...]

En effet, après la statue de l'hérétique Luther mise à l'honneur au Vatican même(1), pour commémorer le 500ème anniversaire jour pour jour de la promulgation des 95 thèses luthériennes(2), les postes vaticanes ont édité aujourd'hui-même, 31 octobre 2017, un nouveau timbre en l'honneur de la Réforme protestante : au premier plan l'on voit le Christ en croix qui se détache du fond doré sur lequel est représenté la ville de Wittemberg. Agenouillés respectivement à droite et à gauche de la croix, Martin Luther soutient la Bible, source de sa doctrine, tandis que Philippe Melanchthon, théologien et ami de Luther, et un des plus importants protagonistes de la réforme protestante, tient en main la Confession d'Augsbourg, la première exposition officielle des principes du protestantisme.

[...]





Pourquoi aduler Luther jusqu"au Vatican même ? ? ...



Pourtant Luther avait été déclaré hérétique par le Père José Mario Bergoglio :

http://laportelatine.org/bibliotheque/oecumenisme/luther_ennemi_de_la_grace_celier/luther_bergoglio_vs_francois_161030.php






Citation :


Luther : une "idée folle" qui a évolué en hérésie et en schisme, par Jorge Mario Bergoglio

En 1985 (1), Le R.P. Jorge Mario Bergoglio voyait dans la Réforme protestante la racine de tous les maux. Aujourd’hui, le pape François la qualifie aimablement de "médicament pour l’Église" (2) . Voici le discours qu'il a prononcé, il y a trente ans, à Mendoza.

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Au fond Calvin avait essayé de sauver l’homme, que la perspective luthérienne avait plongé dans l’angoisse. En Luther s’était manifestée l'intention de sauver l'homme du paganisme de la Renaissance, mais cette intention avait évolué et était devenue une "idée folle", autrement dit une hérésie. C’est pourquoi Calvin, avec la froideur de juriste qui le caractérise, part de l'angoissante formulation luthérienne et il progresse de la manière suivante : l'homme est corrompu ; par conséquent, il réglemente.

C’est de là que provient ce que nous connaissons sous le nom de "rigueur protestante". Celle-ci propose des signes de salut différents de ceux du catholicisme (3) – ceux que nous avons cités précédemment – et le signe est le travail d’accumulation. C’est presque comme s’il prétendait identifier les fruits du travail aux signes du salut. Nous pourrions simplifier cela de manière caricaturale sous la forme de l’axiome suivant : "Tu seras sauvé si tu obtiens la richesse que l’on obtient par le travail". Et voilà comment est modelée la classe bourgeoise.

À partir de la position luthérienne, si nous sommes cohérents, il ne reste que deux possibilités entre lesquelles il faut choisir au cours de l’histoire : ou bien l’homme se dissout dans son angoisse et il n’est plus rien (et c’est la conséquence de l'existentialisme athée), ou bien l'homme, en se fondant sur cette même angoisse et cette même corruption, fait un saut dans le vide et se proclame surhomme (c’est l’option de Nietzsche).

Au fond Nietzsche régénère Hobbes, en ce sens que l'"ultima ratio" de l'homme est le pouvoir. La domination est possible seulement contre l'amour, à partir de l’opposition, en l’homme, entre la raison et le cœur. Un tel pouvoir, comme "ultima ratio", implique la mort de Dieu. Il s’agit d’un paganisme qui, dans le cas du nazisme et dans celui du marxisme, prendra des formes organisées en systèmes politiques.

La perspective luthérienne, parce qu’elle est fondée sur le divorce qui sépare la foi et la religion (elle considère en effet que la foi est l'unique salut et elle accuse la religion – les actes religieux, la piété, et ainsi de suite – d’être une simple manipulation de Dieu), génère un divorce et un schisme ; elle comporte toutes sortes d’individualismes qui, sur le plan social, affirment leur hégémonie.

Toutes les hégémonies, qu’elles soient religieuses, politiques, sociales ou spirituelles, trouvent ici leur origine (4).

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