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 Jésus est-Il vraiment unique dans toute l'histoire des religions ?

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LucJos
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MessageSujet: Jésus est-Il vraiment unique dans toute l'histoire des religions ?   Sam Juil 22 2017, 07:07

JESUS EST-IL VRAIMENT UNIQUE DANS TOUTE L’HISTOIRE DES RELIGIONS ?

La réponse de Mgr André-Joseph Léonard

Jésus est le seul homme qui s’est mis au rang même de Dieu;
Il est le seul Dieu humilié de l’histoire, mort au rang des pécheurs; et Il est le seul dont des témoins attestent,
au prix de leur vie, que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.


Par des paroles sans équivoque Jésus, et lui seul, s’est mis au rang de Dieu.
Cela a conduit à sa condamnation à mort pour blasphème.
Comme aucun autre, il a posé des gestes que Dieu seul peut revendiquer.

«Jamais homme n’a parlé comme cet homme ! » (cf. Jean 7, 46)

Le premier trait caractéristique de la figure de Jésus est la prétention qu’il a émise, dans ses paroles comme dans ses actes, à être de condition divine. Ceci est absolument unique dans l’histoire de l’humanité. Jésus est le seul homme qui, dans son bon sens, ait «revendiqué» d’être l’égal de Dieu. Cela se traduit tout d’abord dans ses paroles, telles que les ont perçues et rapportées les évangélistes Jean, Matthieu et Luc.

Le témoignage de saint Jean : «Toi qui es un homme, tu te fais Dieu !» (Jean 10,33)

Les plus nombreuses et les plus formelles se trouvent dans l’Évangile de Jean. Par exemple : «Qui m’a vu, a vu le Père» (Jean, 14, 10) ; ou encore : «Le Père et moi, nous sommes un» (Jean, 10, 30). Les auditeurs ne s’y sont pas trompés. Jean note deux réactions éloquentes : «Dès lors, les juifs n’en cherchaient que davantage à le faire périr, car non seulement il violait le sabbat, mais il appelait Dieu son propre Père, se faisant ainsi l’égal de Dieu» (Jean, 5, 18) ; «Ce n’est pas pour une belle œuvre que nous voulons te lapider, mais pour un blasphème, parce que toi qui es un homme, tu te fais Dieu» (Jean, 10, 33).

Le témoignage de Matthieu et de Luc

Chez Matthieu et Luc, retenons surtout la déclaration solennelle : « Je te loue, Père, Seigneur du Ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, c’est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Matthieu 11, 25-27 et Luc 10, 21-22). La communion réciproque de Dieu et de Jésus est donc telle que Jésus prétend que personne ne le connaît sinon Dieu lui-même. Il est « le » Fils, d’une manière unique. Et Dieu est « son » Père, d’une manière incomparable.

Tout cela a conduit à sa condamnation à mort pour blasphème, lors de son procès devant le Sanhédrin (assemblée des responsables religieux)

Le texte le plus décisif se trouve néanmoins chez l’évangéliste Marc, à l’occasion du procès de Jésus. Voici le passage essentiel : «De nouveau le Grand Prêtre l’interrogeait; il lui dit : «Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ?» Jésus dit : «Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite du Tout-puissant et venant avec les nuées du ciel». Le Grand Prêtre déchira ses habits et dit : «Qu’avons-nous encore besoin de témoins ! Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ?» Et tous le condamnèrent comme méritant la mort» (Marc 14, 61-64).

La prétention «blasphématoire» à siéger à la droite de Dieu lui-même

Ce qui est déterminant en cette heure où se joue le destin de Jésus, ce n’est pas qu’il affirme être le Messie, car la revendication de ce titre n’était pas de soi un blasphème. Ce n'est pas non plus la prétention d'être le Fils de Dieu, expression qui, pour le judaïsme, n’était guère qu’une autre manière d’exprimer la dignité royale du Messie, même si, bien sûr, dans l’esprit de Jésus et sous la plume de Marc, elle va beaucoup plus loin et vise une filiation proprement divine. Ce qui est décisif, c’est la manière dont Jésus explicite sa réponse. Il s’identifie solennellement à ce mystérieux Fils d’homme que le prophète Daniel (7, 13-14) a contemplé dans une vision et à qui Dieu a conféré un empire éternel, et il souligne le caractère transcendant de ce titre en précisant que lui, Jésus, le Fils de l’homme prédit par Daniel, il siégera à la droite du Tout-Puissant et viendra sur les nuées du ciel. Or la Puissance et les nuées sont, dans l’Ancien Testament, des attributs strictement divins. En se les appliquant à lui-même, Jésus revendique clairement un rang divin et peut ainsi être accusé de porter atteinte aux prérogatives de Dieu lui-même.

Jésus a été condamné pour blasphème

Le Grand Prêtre et le Sanhédrin ne s’y trompent d’ailleurs pas et condamnent aussitôt Jésus pour blasphème, ce qui montre bien que Jésus fut mis à mort pour un motif essentiellement religieux et non d’abord pour des raisons sociales ou politiques.

Comme aucun autre, Jésus a posé des gestes que Dieu seul peut revendiquer et il a manifesté une autorité incomparable

La prétention de Jésus à être de condition divine ne s’exprime pas seulement dans des paroles explicites, elle transparaît davantage encore dans des gestes ou des attitudes, parfois accompagnés de déclarations qui en soulignent la portée. Ce qui a d’emblée surpris et réjoui les foules en Jésus, c’est l’autorité avec laquelle il parlait : «Ils étaient frappés de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes (...); et ils se demandaient les uns aux autres : «Qu’est-ce cela ? Voilà un enseignement nouveau, plein d’autorité !» (Marc, 1, 22-27). Parfois même Jésus se démarque nettement de toute autorité humaine, même la plus haute, celle de Moïse, et il parle avec l’autorité même de Dieu dans la Loi ou les Prophètes, sans se référer à un autre que lui-même : «Il a été dit... Et moi, je vous dis...» (Matthieu, 5, 21-44).

Le droit de pardonner les péchés !

Il s’arroge le droit de pardonner aux hommes leurs péchés, ce qui est bien un privilège divin. Les adversaires de Jésus sont d'ailleurs choqués par cette prétention exorbitante et, en l’entendant, murmurent déjà l’accusation qui entraînera sa mort. En effet, « Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ». Quelques scribes étaient assis là et raisonnaient dans leurs cœurs : «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul ?» (Marc, 2, 5-7).

L’exigence de le préférer, lui, à tout

Même prétention inouïe lorsque Jésus exige que l’on sacrifie tout pour le suivre et fait dépendre le salut des hommes de l’attitude qu’ils auront adoptée à son égard : « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. Qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui aura assuré sa vie la perdra et qui perdra sa vie à cause de moi l’assurera » (Matthieu, 10, 36-38 ; cf. aussi Marc, 8, 34-38).

Le lien entre sa personne et le salut de tous les hommes

Jésus revendique également une telle importance, proprement divine, qu’il prétend se tenir personnellement derrière chaque homme de l’histoire, pouvoir les accueillir tous et devoir les sauver tous : «En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Matthieu, 25, 40) ; «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos» (Matthieu, 11, 28) ; «C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude» (Matthieu, 20, 28).

Plus haut que tout

Oui, celui qui parle et agit ainsi revendique d’être plus haut que tout, au niveau même de Dieu, et il le reconnaît sans équivoque : «Il y a ici [= en moi] plus grand que le Temple» (Matthieu, 12, 6) ; «Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas» (Matthieu, 24, 35) ; «Vous êtes d’en bas, je suis d’en haut» (Jean, 8, 23).

Un fait unique dans l’histoire

Cette prétention à la divinité, liée à une grande humilité, est un fait unique dans l’histoire de l’humanité et elle tient à l’essence même du christianisme. Partout ailleurs - que l'on pense à Bouddha, à Confucius ou à Mahomet - les fondateurs de religion lancent un mouvement spirituel qui, une fois mis en route, peut à la rigueur se développer indépendamment d’eux. Tandis que Jésus, lui, est l’objet même du christianisme. Jésus n’indique pas seulement un chemin, comme Lao-Tseu, il affirme être lui-même ce chemin ; il n’est pas seulement le porteur d'une vérité, comme n’importe quel prophète, mais se présente comme étant lui-même cette vérité; il n’ouvre pas seulement une route conduisant à la vie, à la manière des philosophes, il prétend être, dans sa personne concrète, la plénitude même de la vie divine : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean, 14, 6). Et ailleurs, dans le même sens : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean, 10, 9) ; ou encore : « Moi, je suis la Résurrection et la Vie : celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra, et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? » (Jean, 11, 25-26).

Le crois-tu vraiment

Ceci est unique dans toute l’histoire.
Et la question posée par Jésus est la seule qui importe : «Le crois-tu ?»

La vraie foi chrétienne commence quand le christianisme fait place au Christ, lorsqu’un croyant ou un sympathisant cesse
de s’intéresser aux idées ou à la morale chrétiennes, prises abstraitement, et rencontre Jésus comme Quelqu’un
, celui-là
même qui revendique d’être conjointement vrai homme et vrai Dieu. Un parmi les milliards d’individus, en tant qu’homme.

Et l’Unique, en tant que Fils éternel de Dieu, venu en ce monde.

Et pourtant cette prétention sans égale n’est encore que le premier des trois traits essentiels de la figure de Jésus.
Place aux deux autres !


A suivre...

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LucJos
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MessageSujet: Re: Jésus est-Il vraiment unique dans toute l'histoire des religions ?   Sam Juil 22 2017, 07:38

D’une manière qu’aucune religion ou philosophie n’a osé imaginer,
Jésus est mort humilié,
abandonné des hommes et de Dieu, au rang des pécheurs.


La mort dans le silence et l’absence de Dieu

Le deuxième trait caractéristique de la figure de Jésus contraste du tout au tout avec la prétention à la divinité. Il s’agit de l’extrême humiliation de Jésus à l’heure de sa passion. Nous touchons ici au paradoxe absolu de la figure défigurée du Christ. Celui qui a émis la prétention exorbitante d’être le propre Fils de Dieu meurt dans le silence de Dieu, apparemment abandonné de « son » Père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Marc, 15, 34). Ce cri est emprunté au Psaume 22, dont Jésus a clamé d’une voix forte le premier verset ; il a tellement impressionné les auditeurs que Marc, comme Matthieu, le rapporte dans la langue originale, l’araméen : «Eloï, Eloï, lama sabachtani »

Le paradoxe absolu

Le paradoxe est total. Celui qui rassemblait les foules et entraînait derrière lui des disciples meurt seul, lâché et même renié, trahi par les siens. Le vivant par excellence («Je suis la vie») est compté au nombre des morts. L’innocent par excellence, le saint de Dieu («Qui de vous me convaincra de péché ?», Jean, 8, 46), meurt comme un sans-Dieu, dans la solitude et la détresse des pécheurs. Celui qui a prétendu être l’expression même du Père («Qui me voit, voit le Père») et que saint Jean appelle le Verbe ou la Parole de Dieu, le voilà réduit au silence de la mort. Le Tout-puissant dont les œuvres émerveillaient les foules ne peut désormais plus rien, il est réduit à l’impuissance et ne répond rien à ceux qui l’accusent ou l’interrogent (cf. Marc, 15, 4-5) comme à ceux qui l’invitent par dérision à se sauver lui-même en descendant de la croix (cf. Marc, 15, 29-32). Celui qui s’est présenté comme une source d’eau vive jaillissant en vie éternelle (cf. Jean, 7, 37-39 et 4, 13-14) agonise en murmurant : «J’ai soif» (Jean, 19, 28). Qui mesurera jamais l’opposition extrême, le contraste absolu d'un tel paradoxe ?

La mort humiliante au cœur de sa mission

Ce trait, lui aussi, est unique. Certes, l’univers mythique connaît bien l’idée du dieu souffrant et même du dieu mourant. Mais il s’agit précisément d’une conception mythique et non d’affirmations concernant un homme précis de l’histoire. De plus, la souffrance y est comprise comme une épreuve marginale qui masque passagèrement la beauté du dieu immortel. Jésus, en revanche, va à la mort comme au cœur de sa mission. Il marche vers son heure, vers le baptême redoutable de sa Passion, comme vers l’épreuve décisive où tout se joue : «Je dois être baptisé d’un baptême, et comme je suis oppressé jusqu’à ce que tout soit achevé» (Luc, 12, 50). Il y va de manière si résolue et avec une si terrible lucidité que les disciples en sont atterrés : «Ils étaient en chemin, montant à Jérusalem, et Jésus marchait devant eux; et ils étaient effrayés, et ceux qui suivaient avaient peur. Et, prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : «Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux nations, et ils le bafoueront, et ils cracheront sur lui, et ils le fouetteront, et ils le tueront ; et trois jours après il ressuscitera» (Marc, 10, 32-34).

Le seul Dieu humilié de l’histoire

Le judaïsme est le seul qui, parmi les religions préchrétiennes, a eu conscience de l’action personnelle de Dieu dans l’histoire. Mais il n’a pas entrevu la réalité du Dieu crucifié. Dans le Livre d’Isaïe, on trouve bien le tableau énigmatique d’un Serviteur souffrant, écrasé par l’épreuve et sauvant la multitude après avoir porté le péché des coupables. Mais jamais Israël n’aurait identifié ce serviteur à la figure glorieuse du messie et, encore moins, à une personne divine. Les Évangiles nous éclairent d’ailleurs sur les difficultés que Jésus a éprouvées, même auprès de ses disciples, pour faire accepter de ses contemporains l’idée d'un messianisme spirituel dont l’accomplissement passerait, non par un triomphe politique, mais par un abîme de souffrance préludant au surgissement d’un monde nouveau, celui de la résurrection.

Le Serviteur souffrant

Ceci explique le paradoxe que ce soit dans l’Ancien Testament et non dans le Nouveau que nous trouvons la plus étonnante description du deuxième trait caractéristique de la figure de Jésus, à savoir son extrême humiliation à l’heure de sa passion. Il vaut la peine de relire cette page, une des plus émouvantes de la Bible juive, où le prophète décrit le Serviteur souffrant et entrevoit le fruit de sa passion, même si le voile qui recouvre ce visage mystérieux ne se soulève que lorsqu’on contemple en Jésus cette «Face pleine de sueur et de sang» que Bach a célébrée dans sa Passion selon saint Matthieu. Donc lire ou relire Isaïe 52, 13 à 53, 12. Nous passons maintenant au troisième trait de la figure de Jésus.

A suivre...

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LucJos
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MessageSujet: Re: Jésus est-Il vraiment unique dans toute l'histoire des religions ?   Sam Juil 22 2017, 08:04

Il est le seul homme dont des témoins affirment que
Dieu lui a fait traverser la mort en le ressuscitant.


Un témoignage unique : la résurrection du Christ

Le dessin de la figure de Jésus s’achève avec un trait absolument unique, lui aussi, à savoir le témoignage rendu à sa résurrection d’entre les morts. Il n’est aucun autre homme, dans l’histoire, duquel on ait affirmé sérieusement une chose pareille. Et la nature et le contexte de ce témoignage sont tels que la seule explication plausible du surgissement et du succès d’une telle affirmation est la réalité de son objet, à savoir l’événement réel - et, en ce sens, pleinement historique - de la résurrection.

Un témoignage massif et universel

Le témoignage du Nouveau Testament concernant la résurrection de Jésus est massif et universel. Les quatre Évangiles ont été rédigés à la lumière de la foi pascale et ne peuvent se comprendre qu’à cette lumière. On ne les saisit adéquatement qu’en les lisant en fonction de leurs derniers chapitres.

Même le récit de Noël, dans l’Évangile de Luc, est écrit à la lumière de Pâques. Or, non seulement les Évangiles parlent chacun de la résurrection de Jésus dans leur conclusion, mais leur concept même, qui est d’être un «eu-angelion» (en grec), une «Bonne Nouvelle», serait impensable et contradictoire si le porteur et l’objet de cette «joyeuse annonce» n’avait abouti qu’à l’échec de la mort en croix, si Dieu avait définitivement abandonné celui qui se présentait comme son Fils, si le Royaume de Dieu annoncé par Jésus s’était éventé avec sa mort infamante.

Quant au livre des Actes des Apôtres, il est tout entier consacré à l’annonce de la mort et de la Résurrection de Jésus depuis Jérusalem jusqu’à Rome en passant par toute la Palestine, l’Asie Mineure et la Grèce. Il en va de même pour saint Paul, dont les lettres sont toutes portées par la foi en la Résurrection, comme en témoigne éminemment le passage, célèbre entre tous, où il s’en prend à des hérétiques (déjà !) qui niaient la résurrection des morts (1re lettre aux Corinthiens, 15, 12-20).

L’épître aux Hébreux, elle aussi, est tout entière suspendue à la foi pascale puisqu’elle célèbre le sacerdoce éternel du Christ qui, par sa résurrection, est devenu «un grand prêtre souverain qui a traversé les cieux» (Hébreux, 4, 14). Le rôle de la résurrection est également central dans les épîtres catholiques (de Jacques, Pierre, Jean et Jude) et surtout dans l’Apocalypse, qui culmine dans la contemplation de l’Agneau pascal, immolé et ressuscité (cf. Apocalypse, 5).

A suivre...

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MessageSujet: Re: Jésus est-Il vraiment unique dans toute l'histoire des religions ?   Sam Juil 22 2017, 08:41

Par sa résurrection, Jésus a été réhabilité, il a été glorifié et il a atteint sa pleine stature humaine
 

La prédication chrétienne à partir de la Pentecôte de l’an trente

Quelle est maintenant la signification et la portée de cette résurrection de Jésus aux yeux du Nouveau Testament ? L’essentiel du contenu de la foi pascale nous est livré dans la première prédication chrétienne telle qu’elle nous est rapportée par saint Luc au livre des Actes des Apôtres. Voici comment Pierre, debout avec les Onze, s’exprime lors de la toute première annonce pascale au jour de la Pentecôte (probablement le 28 mai de l’an 30) :

«Hommes d’Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazaréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes, cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies, mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès (…) Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié» (Actes, 2, 22-24. 36).

La réhabilitation du Crucifié

On le voit, le thème unique de ce discours de Pierre, comme des autres que rapportent les Actes, se résume dans l’affirmation suivante : «Ce Jésus que vous avez crucifié parce qu’il se faisait l'égal de Dieu, Dieu, lui, l’a ressuscité.» Les trois traits essentiels de la figure de Jésus s’enchaînent ainsi admirablement : la prétention divine de Jésus a conduit les hommes à décider sa mort humiliante sur la croix et la résurrection d’entre les morts apparaît alors comme la réponse de Dieu à la condamnation de Jésus par les hommes.

Par sa résurrection, Jésus a été glorifié et a atteint sa pleine stature humaine : il manifeste une humanité transfigurée

En deuxième lieu, Pâques confère à Jésus sa véritable figure, sa figure de gloire, en transfigurant son visage défiguré par les hommes. En effet, tout en étant de condition divine et en prétendant l’être, Jésus n’avait pas revendiqué d’être traité comme tel, mais avait accepté entièrement non seulement l’humilité de la condition humaine terrestre, mais encore l’humiliation de la Passion. Mais voici que maintenant, par la Résurrection, Dieu exalte celui que nous avons humilié et manifeste en son humanité transfigurée la gloire jusqu’ici cachée et méconnue de sa divinité, l’établissant au-dessus de tout comme Christ et Seigneur.

Non pas un retour à la vie antérieure, mais une entrée dans un monde nouveau

C’est cette exaltation pascale du Fils humilié que célèbre saint Paul dans l’hymne splendide qu’il a inséré dans son épître aux Philippiens (2, 6-11). Il est important de noter que Jésus ressuscité n’est donc pas revenu à sa vie terrestre antérieure, mais est entré dans une condition humaine nouvelle qui n’est plus sujette à la mort. Quand il apparaît à ses disciples, il ne sort pas des «soins intensifs» ! Il est entré dans la gloire.

A suivre...

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MessageSujet: Re: Jésus est-Il vraiment unique dans toute l'histoire des religions ?   Sam Juil 22 2017, 09:12

Par sa résurrection, Jésus annonce notre propre résurrection.
Il nous promet la vie éternelle et il est le seul à le faire.

Le Premier-né d’entre les morts

En ressuscitant Jésus livré au pouvoir de la mort et mis au rang des pécheurs - identifié au péché du monde, dit Paul en 2 Corinthiens, 5, 21 -, Dieu inaugure en lui une humanité nouvelle et un monde nouveau qui ont traversé le double abîme de la mort et du péché. Pâques est ainsi, pour la foi chrétienne, le début de ce que l’Écriture appelle «les cieux nouveaux et la terre nouvelle» (cf. 2 Pierre, 3, 13 et Apocalypse, 21, 1)  et le Christ ressuscité apparaît comme le  «Premier-né par rapport à toute créature», le «Premier-né d’entre les morts» (Colossiens, 1, 15-18), «prémices de ceux qui se sont endormis» (1 Corinthiens, 15, 20).

La promesse de notre propre résurrection

Comme Premier-né d’entre les morts, Jésus promet à l’humanité qu’elle le suivra dans la gloire d’une vie nouvelle. L’être humain n’est pas seulement appelé à «survivre» dans son âme immortelle. Même nos corps seront recréés pour la vie éternelle dans un monde transfiguré. C’est cette réalité que l’Apocalypse évoque en langage poétique dans ses derniers chapitres (20 à 22).

Une espérance unique et réaliste

Aucune philosophie, aucune religion n’a osé espérer une telle destinée de gloire pour l’être humain.
Le grand mérite de la foi chrétienne est d’oser nous proposer une telle espérance, en ayant de bonnes raisons de le faire et
en se basant sur un événement historique (d’où la mention de Ponce Pilate, le préfet romain, dans le «Credo» de l’Église).
Il ne s’agit pas d’un «opium pour le peuple» (Marx), mais d’une réalité plantée dans la chair de l’histoire humaine.


http://questions.aleteia.org/articles/73/jesus-est-il-vraiment-unique-dans-toute-lhistoire-des-religions/


Monseigneur André-Joseph Léonard est né à Jambes (Namur, Belgique) le 6 mai 1940.
Il est le dernier d'une famille de quatre fils, tous devenus prêtres diocésains.
Licencié en théologie de l'Université grégorienne à Rome, docteur et maître agrégé en philosophie de l'Université catholique de Louvain,
membre de la Commission théologique internationale depuis 1987, il est nommé évêque de Namur le 7 février 1991,
puis archevêque de Malines-Bruxelles le 18 janvier 2010.

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