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 Jésus mal accueilli à Nazareth.

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LucJos
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Date d'inscription : 28/05/2013
Age : 77
Localisation : Belgique

MessageSujet: Jésus mal accueilli à Nazareth.   Dim Juin 11 2017, 13:36

Maria Valtorta,
tome 2, chapitre 73, page 404.

JÉSUS MAL ACCUEILLI À NAZARETH

Je vois une grande pièce carrée.
J'en parle ainsi, tout en comprenant que c'est la synagogue de Nazareth (comme me dit celui qui m'avertit intérieurement)
car il n'y a que des murs nus, peints en jaune et par côté une sorte de siège élevé. Il y a aussi un pupitre élevé avec des rouleaux dessus.
Pupitre, étagère ? Choisissez l'appellation. En somme, c'est une sorte de table inclinée montée sur un pied,
et sur laquelle sont rangés des rouleaux.

Il y a des gens qui prient, pas comme nous, mais tous tournés vers un côté, sans joindre les mains, mais à peu près comme un prêtre
à l'autel. Il y a des lampes disposées au-dessus du siège et du pupitre.


Je ne vois pas le but de cette vision qui demeure ainsi un certain temps sans changer. Mais Jésus me dit d'écrire et je le fais.
Je me trouve de nouveau dans la synagogue de Nazareth.


Maintenant, le rabbin lit.
J'entends sa voix monotone et nasillarde, mais je ne comprends pas les paroles qu'il prononce dans une langue qui m'est inconnue.
Dans la foule se trouve aussi Jésus avec ses cousins apôtres et d'autres qui sont certainement eux aussi des parents, mais que je ne
connais pas. Après la lecture, le rabbin tourne son regard sur la foule, comme en une muette invitation.


Jésus s'avance et demande de tenir la réunion, aujourd'hui.

J'entends, de sa belle voix, lire le passage d'Isaïe cité par l'Evangile : «L'esprit du Seigneur est sur moi...»
Et j'entends le commentaire qu'il en fait en se donnant pour «le porteur de la Bonne Nouvelle, de la loi d'amour qui remplace
l'ancienne rigueur par la miséricorde, pour qu'obtiennent le salut tous ceux dont la faute d'Adam rend l'esprit malade et, par
contrecoup, la chair, car le péché engendre le vice, et le vice la maladie même physique. Et pour que tous ceux que retient
prisonniers l'Esprit du mal obtiennent leur libération.

Je suis venu pour rompre ces chaînes et rouvrir le chemin du Ciel, pour donner la lumière
aux âmes aveuglées et l'ouïe aux âmes sourdes.

Il est venu le temps de la Grâce du Seigneur. Elle est parmi vous, c'est Elle qui vous parle. Les Patriarches ont désiré voir ce jour,
dont la voix du Très-Haut a proclamé l'existence et dont les Prophètes ont prédit le temps. Et déjà, portée à leur connaissance par
une action surnaturelle, ils savent que l'aube de ce jour s'est levée et que leur entrée au Paradis est proche désormais. Ils en exultent,
dans leurs esprits, les saints auxquels il ne manque que ma bénédiction pour être citoyens du Ciel.
Vous le voyez. Venez à la Lumière qui s'est levée.

Dépouillez-vous de vos passions, afin d'avoir l'agilité qu'il faut pour suivre le Christ.
Ayez la bonne volonté de croire, de devenir meilleurs, de vouloir le salut, et le salut vous sera donné. Il est en mes mains, mais je ne le
donne qu'à ceux qui ont la bonne volonté de le posséder, car ce serait une offense à la Grâce que de le donner à qui veut continuer
à servir Mammon.»


Un murmure s'élève dans la synagogue. Jésus tourne son regard vers l'assistance.
Il lit sur les visages et dans les coeurs et continue :


«Je comprends votre pensée. Parce que je suis de Nazareth, vous voudriez une faveur privilégiée. Mais cela, c'est par égoïsme
de votre part et non par la puissance de votre foi. Aussi, je vous dis qu'en vérité aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie. D'autres pays
m'ont accueilli et m'accueilleront avec une plus grande foi, même des pays dont le nom est pour vous un scandale. Là, je trouverai une
moisson de disciples, tandis que sur cette terre je ne puis rien faire, parce qu'elle m'est fermée et hostile. Mais je vous rappelle Elie et Elisée.
Le premier trouva la foi chez une femme phénicienne et le second chez un Syrien.

Et en faveur de celle-là et de celui-ci, ils purent opérer le miracle. Les gens qui mouraient de faim en Israël n'eurent pas de pain et les lépreux
pas de purification, parce qu'il n'y avait pas dans leurs coeurs la bonne volonté,
perle fine que le Prophète avait découverte ailleurs.
C'est ce qui vous arrivera, à vous aussi qui êtes hostiles et incrédules à l'égard de la Parole de Dieu.


La foule s'agite et menace avec imprécations.
Elle tente de mettre la main sur Jésus, mais les apôtres-cousins Jude, Jacques et Simon le défendent, et alors les Nazaréens en furie
chassent Jésus hors de la ville. Ils le poursuivent avec des menaces, mais pas seulement verbales, jusqu'au sommet de la colline.
Alors Jésus se retourneet les immobilise de son regard magnétique, il passe indemne au milieu d'eux et disparaît
en montant par un sentier de la colline.


Je vois une petite, très petite bourgade, un groupe de maisons, un hameau, dirions-nous maintenant. Il est plus élevé que
Nazareth, que l'on aperçoit en contrebas à quelques kilomètres. Une petite bourgade très misérable.

Jésus parle avec Marie, assis sur un muret, près d'une cabane. Peut-être est-ce une maison amie, ou du moins hospitalière, suivant les lois de
l'hospitalité orientale. Jésus s'y est réfugié, après avoir été chassé de Nazareth, pour attendre les apôtres qui sûrement étaient éparpillés
dans le voisinage, alors que Jésus était près de la Mère.

Avec Lui, il n'y a que les trois apôtres-cousins qui, en ce moment, sont rassemblés dans la cuisine et parlent avec une femme âgée que
Thaddée appelle «mère». Pour cette raison, je comprends qu'il s'agit de Marie de Cléophas. C'est une femme oui plutôt âgée et je la reconnais
pour celle  qui était avec Marie très Sainte aux noces de Cana. Certainement elle et les fils se sont retirés là pour laisser à Jésus et à sa Mère
toute liberté à leur conversation.


Marie est affligée.

Elle a été informée de l'incident de la Synagogue et elle en est meurtrie. Jésus la console. Marie supplie son Fils
de rester loin de Nazareth, où tous sont mal disposés à son égard, même les autres parents qui le regardent comme un fou
qui cherche à susciter des brouilles et des disputes.

Mais Jésus fait un geste en souriant. Il semble dire : «Ici ou autre part, cela se vaut. Laisse tomber !» Mais Marie insiste. Alors il répond :


«Maman, si le Fils de l'homme devait aller uniquement là où on l'aime, il devrait s'éloigner de cette terre et retourner au Ciel.
J'ai partout des ennemis. Car on hait la Vérité, et Moi je suis la Vérité. Mais je ne suis pas venu pour trouver un amour facile.
Je suis venu pour faire la volonté du Père et racheter l'homme. L'amour, tu l'es, Maman.
Tu es mon amour qui compense pour Moi tout le reste.

Toi et ce petit troupeau qui chaque jour s'accroît de quelques brebis que j'arrache au loup des passions et que j'amène au bercail de Dieu.
Pour le reste, c'est le devoir. Je suis venu accomplir ce devoir, et je dois l'accomplir jusqu'à me briser contre leurs coeurs de pierre
réfractaires au bien. Et même ce n'est que lorsque je serai tombé, baignant dans mon sang ces coeurs, que je les attendrirai en y imprimant
mon Signe qui annule celui de l'Ennemi. Maman, c'est pour cela que je suis descendu du Ciel. Je ne puis qu'en désirer l'accomplissement.»


«Oh ! Fils ! Mon Fils !» Marie a la voix déchirée. Jésus la caresse. Je remarque que Marie a, sur la tête, son manteau aussi, en plus du voile.
Elle est plus que jamais voilée, comme une prêtresse.


«Je serai absent quelque temps. Pour te faire plaisir, quand je serai dans le voisinage, je te ferai prévenir.»

«Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois. Sa mère aussi est pleine d'égards pour moi et pour Toi.
Elle espère, il est vrai, une place privilégiée pour ses fils. C'est une femme et c'est une maman, Jésus. Il faut l'excuser. Elle t'en parlera aussi
à Toi. Mais elle t'est sincèrement dévouée. Quand elle sera libérée de l'humanité qui fermente en elle comme en ses fils, comme
chez les autres, comme chez tous, mon Fils, elle sera grande dans la foi. Il est douloureux que tous attendent de Toi un bien humain,
un bien qui, s'il n'est pas humain, est égoïste. Mais le péché est en eux, avec sa concupiscence.

Elle n'est pas encore venue, l'heure bénie et tellement, tellement redoutable, bien que l'amour de Dieu et de l'homme me la fasse désirer,
où tu annuleras le Péché. Oh ! cette heure ! Comme il tremble, le coeur de ta Maman, pour cette heure ! Que te feront-ils, Fils ?
Fils Rédempteur dont les Prophètes prédisent un tel martyre ?»


«N'y pense pas, Maman. Dieu t'aidera à cette heure là. Dieu nous aidera, Moi et Toi.
Et après, ce sera la paix. Je te le dis, encore une fois. Maintenant, va. La nuit va tomber et le chemin est long.
Je te bénis.»

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Couvre-nous, Seigneur, de Ton Précieux Sang !
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