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 Les mineurs chiliens parlent de leur foi.

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SonathAuClairdeLune
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SonathAuClairdeLune

Date d'inscription : 08/01/2011

Les mineurs chiliens parlent de leur foi. Empty
MessageSujet: Les mineurs chiliens parlent de leur foi.   Les mineurs chiliens parlent de leur foi. Icon_minitimeSam Avr 16 2011, 07:35

2011-04-15 Lucile Gimberg, pour l’Apic
Les mineurs chiliens parlent de leur foi

Six mois après le sauvetage très médiatisé des 33 mineurs prisonniers du gisement San José, José Henriquez a décrit à la presse catholique la place essentielle de la foi dans leur expérience souterraine et la vie après la sortie à l`air libre. Chrétien évangélique, il a joué sous terre le rôle de guide spirituel du groupe, qui l`avait surnommé « pasteur ».

José Henriquez, 56 ans, originaire du sud du Chili, va bien, six mois après sa sortie des entrailles de la mine San José. « Physiquement, je vais bien. J`ai récupéré les kilos que j`avais perdus. Et même un peu plus !, rigole-t-il. Psychologiquement aussi, je n`ai aucun problème. J`ai été le premier à être déclaré en bonne santé par les médecins. J`ai toujours eu confiance en Dieu. Et il a répondu à mes prières. »

Alors que les 33 mineurs étaient enfermés à près de 700m de fond, après un éboulement, la foi a joué un rôle majeur : « Elle nous a renforcé à chaque moment. La confiance en Dieu nous a permis de rester unis et de sortir sans aucune égratignure. » Dès le premier jour de l`accident, les tâches ont été réparties au sein du groupe. José est devenu « le pasteur », comme le surnomment ses compagnons d`infortune. « Chaque jour, nous priions deux fois. Nous appelions Dieu avec tout notre cœur. Bloqués au fond de la mine, nous savions qu`il était notre seule option. »

Stress post-traumatique et dépression
180 jours après la fin du calvaire, les 33 mineurs de San José ne vont pas tous aussi bien que José le pasteur. Beaucoup souffrent de problèmes psychologiques persistants.

« La majorité d`entre nous a des troubles du sommeil », explique Omar Reygadas, 57 ans, ancien porte-parole des 33. « Moi, je ne m’endors pas avant 4h ou 5h du matin et je suis réveillé dès 7h30. » Son collègue Richard Villarroel, 27 ans, confirme : « Je ne dors que quelques heures par nuit et je fais des cauchemars. » « Parfois il rêve de l`éboulement et se réveille en pleine nuit en criant », confie Antonia, sa mère.

En arrêt de travail pour raisons médicales, une dizaine de mineurs nécessitent même un traitement intensif. « Ils souffrent de stress post-traumatique et certains de dépression », indique Rodrigo Gillibrand, psychiatre des 33.

Daniel Herrera, 27 ans, est de ceux-là : « J’essaye de m`occuper le plus possible, de voir des amis pour éviter que les souvenirs de la mine remontent, mais c`est difficile, ça me déprime. » Daniel est suivi par un médecin généraliste, une psychologue et un psychiatre. Mais il ne sait pas s’il sera « capable de surmonter ce vécu ».

L`enfermement prolongé, la peur de la mort ont aussi modifié le comportement des mineurs. Ancien fêtard, habitué à conduire « même après quelques bières », Omar Reygadas dit aujourd’hui faire plus attention. Richard Villarroel, lui, avoue s`énerver pour un rien. « Mes proches doivent me calmer. Avant, je n`étais pas comme ça. »

« Aujourd`hui, la grande majorité des 33 a des difficultés dans ses relations familiales », indique Rodrigo Gillibrand. Quelques mineurs se seraient même éloignés de leurs familles ou séparés de leurs compagnes.

José Henriquez, lui, estime que sa famille est sortie renforcée de cette épreuve. « Nous sommes plus unis. J`ai appris à être plus tolérant, plus patient. Nous nous sentons protégés par Dieu. »

Quel avenir professionnel ?
L`incertitude qui entoure leur avenir professionnel est un autre souci des mineurs d`Atacama. « Plusieurs d’entre nous sont vieux déjà, beaucoup n’ont pas de diplôme d’études secondaires et nos problèmes psychologiques pèsent contre nous », explique Omar Reygadas.

Richard Villarroel en a d`ailleurs fait l’expérience. Déclaré guéri par les médecins, le jeune homme a été débouté lors d`un entretien d’embauche dans le secteur minier… « en raison de troubles psychologiques ». Le Dr. Gillibrand acquiesce : « Le retour à un travail stable est le défi majeur ».

Même José Henriquez en convient: « je n`ai pas encore retrouvé une vie normale. Avec les 32 autres, nous voyageons beaucoup, il est donc difficile de reprendre une activité régulière et de récupérer le rythme d`avant. »

« Un peu inactif », José Henriquez dit s’occuper manuellement en fabriquant des objets de bois et métal. Il aide aussi sa femme qui tient une épicerie. Comme lui, une dizaine de mineurs a « repris une activité sporadique, indique le psychiatre, dans le commerce, dans les mines parfois comme indépendant, ou en donnant des conférences. »

Certains s’en sortent mieux que d`autres. Edison Pena, le fan d`Elvis Presley qui courait dans les galeries de la mine a ainsi fait fureur dans de nombreux shows télévisés aux États-Unis. D`autres, comme Omar Reygadas et Mario Sepúlveda, tirent des revenus des médias ou de conférences données au Chili et à l`étranger.

José Henriquez, lui, est allé dans le nord du Chili, en Irlande, en Angleterre et se rendra bientôt aux États-Unis pour partager son « témoignage que Dieu est vivant » dans des églises et des collèges chrétiens. « Le seul héro dans cette histoire, c`est Dieu, qui a permis ce miracle. »

Malgré les espoirs d’incalculables richesses et de voyages en groupe aux quatre coins du monde - États-Unis, Israël, Grèce… -, une bonne partie des mineurs dit ne tirer que peu ou pas de revenus de cette célébrité. Et beaucoup ne perçoivent plus l`assurance médicale accordée après l`accident. « Je vis avec l`argent donné par Farkas", dit Richard Villarroel. En octobre dernier, le millionnaire chilien excentrique, Leonardo Farkas, avait offert l’équivalent d’environ 10 000 dollars à chacun des 33 mineurs.

Interrogés, beaucoup des 33 disent vouloir retravailler dans les mines. « Je suis prêt à redescendre dans une mine immédiatement, assure José Henriquez. C’est ce que je sais faire. C`est dur, mais c’est un travail qui rapporte ce dont on a besoin pour vivre. » Mais certaines familles sont réticentes. « Si mon fils retourne dans une mine souterraine, je vais le chercher par les oreilles ! », lance Antonia, la mère de Richard Villarroel.
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