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 Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri

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Stan
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MessageSujet: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Mar Jan 17 2017, 14:45

Citation :

Amoris laetitia est en train de devenir
un « formidable outil de renouveau pastoral »,
estime le cardinal Lorenzo Baldisseri



Dans un entretien à l’édition italienne de L’Osservatore Romano du 12 janvier 2017, le cardinal évoque les retombées de l’exhortation apostolique. Il explique qu’en mai dernier, un mois après sa publication, le secrétariat général a fait parvenir une lettre à chaque évêque pour connaître la façon dont le document avait été reçu et « quelles initiatives avaient été prises pour son application ».

D’après les réponses reçues, assure-t-il, « Amoris laetitia a suscité un immense intérêt au sein de la communauté ecclésiale et dans le monde entier, obtenant un accueil très positif et une large approbation ».

Il évoque les nombreuses initiatives d’approfondissement : organisation de rencontres, congrès, séminaires d’étude dans le monde entier. Beaucoup d’évêques, indique encore le cardinal, ont rencontré les prêtres de leur diocèse « pour creuser les différentes questions » du document ou encore « ont donné des indications concrètes » notamment pour « l’accompagnement, le discernement et l’intégration des personnes vivant des situations de fragilité ». De même « des familles, des couples, des jeunes, des associations et des mouvements sont impliqués dans cette tâche ».

Constatant « une vaste production de manuels et matériels d’information en tout genre », le cardinal Baldisseri affirme qu’Amoris laetitia « est en train de devenir un formidable outil de renouveau pastoral ». Sa réception dans les diocèses « est positive et réactive ». (...)

Quant aux objections sur Amoris laetitia, notamment vis-à-vis de l’accès au sacrement des personnes divorcées remariées, « toutes les réponses figurent dans le texte de l’exhortation apostolique », estime le cardinal : tout en préservant « la beauté du mariage chrétien », il faut « examiner les situations, les responsabilités et les attitudes et (…) pour être en mesure de les intégrer progressivement à la vie de la communauté ecclésiale ». « Un discernement attentif et approprié, pour chaque personne, est indispensable ».

Source : https://fr.zenit.org/articles/dans-le-monde-amoris-laetitia-est-un-formidable-outil-de-renouvellement-pastoral/



Stan

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Fleur
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MessageSujet: Amoris Laetitia   Mer Jan 18 2017, 10:05

Bonjour @ tous ,
Stan , vous accumulez les textes favorables à Amoris laetitia ...Vous devriez les mettre tous dans un même fil !Celui-ci est particulièrement pernicieux et ce personnage qui l'écrit n'est pas forcément ce que l'on peut appeler "intègre" .
Je ne répondrai plus , mais je pourrais accoler des textes qui justement pourraient équilibrer ...
Et je ne me fatiguerai plus pour argumenter .D'ailleurs vous ne choisissez pas forcément les articles des gens les plus honnêtes ..Donc l'affaire est entendue!
Ce qui se trame dans l'ombre est terrible , mais bien sûr on n'en a cure ...Je pleure pour ceux qui ne peuvent chercher la Vérité .
Je voudrais ajouter que Amoris laetitia ne fait pas l'unanimité comme le dit ce Cardinal , loin s'en faut .
Fleur
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Stan
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Mer Jan 18 2017, 14:39

Fleur a écrit:
Bonjour @ tous ,
Stan , vous accumulez les textes favorables à Amoris laetitia ...Vous devriez les mettre tous dans un même fil !Celui-ci est particulièrement pernicieux et ce personnage qui l'écrit n'est pas forcément ce que l'on peut appeler "intègre"  .
Je ne répondrai plus , mais je pourrais accoler des textes qui justement pourraient équilibrer ...
Et je ne me fatiguerai plus pour argumenter .D'ailleurs vous ne choisissez pas forcément les articles des gens les plus honnêtes ..Donc l'affaire est entendue!
Ce qui se trame dans l'ombre est terrible , mais bien sûr on n'en a cure ...Je pleure pour ceux qui ne peuvent chercher la Vérité .
Je voudrais ajouter que Amoris laetitia ne fait pas l'unanimité comme le dit ce Cardinal , loin s'en faut .
Fleur

Bonjour Fleur,

Il m'apparait y avoir de l'amertume et du dépit dans votre commentaire ci-dessus, est-ce que je me trompe ? Mais, en ce que vous écrivez, j'aurais été surtout intéressé à connaitre les faits précis qui vous amènent à conclure que le cardinal Baldisseri (à moins que ce ne soit la journaliste Anne Kurian) « n'est pas forcément ce que l'on peut appeler "intègre" »; Et puis vous ajoutez que je « ne choisis pas forcément les articles des gens les plus honnêtes. » Il aurait été objectivement intéressant que vous ayez pensé à préciser le nom des personnes que vous jugez ne pas être honnêtes et auxquelles vous faites allusion parmi les publications que je fais d'eux sur ce Forum : Parliez-vous de l'abbé Dominique Fabien Rimaz ( https://www.facebook.com/dominique.fabien.rimaz ) sur le blog duquel je puise souvent les informations et les réflexions ? Parliez-vous du PÉRE MICHEL ZANOTTI-SORKINE ? dont j'ai cité les réflexions peinées et qui apporte « un soutien marquant et musclé au pape François » en écrivant :
Citation :

« J'ai de la peine quand j'entends certains catholiques, bon teint, émettre des doutes sur la catholicité du Souverain Pontife. » (...) ; et qui (le Père Zanotti-Sorkine) invite aussi «  à quitter leur parti pris du sarcasme et de la rumeur et à rejoindre ni plus ni moins le parti de l'Esprit Saint »:

"Qui marche à l'heure de l'Esprit saint accueille le pape François et reçoit volontiers ses remarques, ses invectives et ses convictions qui s'appuient sur la sève de l'Evangile"

(Père Michel- Marie Zanotti-Sorkine)


Source :  https://www.facebook.com/michel.cooltadel?hc_ref=NEWSFEED


Si cela peut aider votre réflexion sur lesdites dubia des 4 cardinaux qui semblent avoir semé le trouble dans quelques coeurs, les dernières nouvelles, que nous communique l'abbé Rimaz, sont à l'effet que le cardinal Burke semble avoir commencé à faire « marche arrière » avec sa question d'une «correction formelle» du Pape, puisqu'il écrit (en se plaçant parmi les "mal compris") :
Citation :

En réalité, il n'y a eu «absolument aucun ultimatum», confirme le cardinal Burke. «De nombreux médias ont mal compris.(...) Ce n'était certainement pas un ultimatum pour une confrontation avec le Pape».

Voir SVP l'article complet, du 18 janvier 2017, au lien http://lesuisseromain.hautetfort.com/



...et l'abbé Rimaz de conclure :
Citation :

« Je ne sais pas comment va se terminer ce roman, cette histoire de confusion semée par le cardinal. J'espère qu'il ne va pas persévérer dans son intention (errare humanum est, perseverare diabolicum - l'erreur est humaine, la persévérance dans l'erreur est diabolique) »

Source : http://lesuisseromain.hautetfort.com/


Mais vous avez l'entière liberté, Fleur, d'avoir une opinion différente de la mienne sur ce Forum... Pour ma part, je pense qu'il est bon de prendre en compte les sources d'informations et les réflexions qui m'apparaissent honnêtes et que j'ai citées sur cette page.


Stan

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territoire en héritage
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Jeu Jan 19 2017, 12:54


Effectivement on ne peut pas dire que le discernement exercé dans différents cas sur AL ait donné une situation claire, elle est au contraire confuse actuellement, ainsi :

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Vatican/Les-eveques-Malte-permettent-lacces-leucharistie-divorces-remaries-2017-01-16-1200817534

Citation :
       « Si, au terme du processus de discernement, entrepris avec ‘’humilité, discrétion, amour de l’Église et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et avec le désir de parvenir à y répondre de façon plus parfaite”, une personne séparée ou divorcée vivant une nouvelle relation en arrive, avec une conscience informée et éclairée, à comprendre et croire qu’il ou elle est en paix avec Dieu, il ou elle ne peut être exclu de la participation aux sacrements de réconciliation et de l’Eucharistie », affirment les évêques de Malte.
...


Déjà on a pu noter des divergences très grandes et variables suivant les lieux :


http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t27145-quatre-cardinaux-doutent-d-amoris-laetitia-un-eveque-grec-leur-repond-franchement

Citation :

Info – Amoris Laetita – Les Etats-Unis donnent le ton



« La Conférence épiscopale des États-Unis a élu Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie, président de la conférence pour la mise en œuvre de l’Exhortation apostolique Amoris Laetitia pour les Etats-Unis.

Le choix de la Conférence Épiscopale américaine est un signe clair de l’épiscopat américain, compte tenu du fait que Mgr Chaput a toujours soutenu la nécessité d’être fidèles au Christ dans tous les domaines, y compris l’impossibilité pour les divorcés remariés de recevoir la communion, à moins qu’ils choisissent de vivre dans la chasteté, comme des frères.

L’archevêque de Philadelphie, dans un article publié  l’année dernière dans la revue First Thing, écrivait :

«L’Église a toujours insisté sur la nécessité de se repentir des péchés graves comme condition pour recevoir l’Eucharistie ».

Mgr Chaput a dit que l’Église n’a pas à «punir» ou «exclure» les couples divorcés et remariés, mais « ne peut pas ignorer la Parole de Dieu sur la permanence du mariage, ou d’atténuer les conséquences des choix qui les gens matures prennent librement. Vous ne pouvez pas confirmer l’homme dans les comportements qui les séparent de Dieu et en même temps être fidèle à sa propre mission. »

L’archevêque a déclaré que l’ouverture de la communion aux divorcés remariés ne serait pas un acte de vraie miséricorde, mais conduit à un «effondrement» qui existe déjà « en Europe, dans ces églises où la pratique pastorale sur le divorce, remariages et la réception des sacrements a quitté l’enseignement catholique authentique ».

Mgr Chaput préside un groupe de travail composé de cinq évêques, dont le but est «d’aider le Saint-Père dans la réception et la mise en œuvre future de l’Exhortation post-synodale apostolique Laetitia Amoris ».

Les autres évêques qui forment ce comité sont Mgr Vigneron, archevêque de Detroit, Mgr Hebda, évêque de Saint-Paul et Minneapolis, Mgr Burbidge, évêque de Raleigh et Mgr Malone, évêque de Buffalo. »


Source Le Salon Beige

Spoiler:
 

Citation :


[...]
En Allemagne: ils reçoivent déjà la communion. Avant la publication d'Amoris laetitia, à Fribourg en Allemagne, les divorcés "remariés" recevaient déjà les sacrements après un temps de discernement à l'aide d'un prêtre. "Le diocèse de Fribourg a toutes les raisons de se sentir confirmé dans la voie qu'il a déjà choisie, et donc de continuer à marcher sur celle-ci avec confiance. Ce serait encore mieux, si d'autres diocèses pouvaient maintenant suivre [cet exemple]» a commenté sur Radio Vatican le professeur Eberhard Schockenhoff quelques jours après la publication d'Amoris laetitia.

Aux Philippines: on la donnera. Le 10 avril 2016, dans une lettre pastorale, les évêques catholiques des Philippines ont répondu: "La misericorde ne peut attendre. La misericorde ne devrait pas attendre!" Ils ont déclaré que l'Eglise doit accueillir ceux en situation irrégulière à "la table des pécheurs à laquelle le Saint Seigneur lui-même s'offre comme nourriture aux malheureux."

Le pape en Pologne: décidez vous-même! Le 27 Juillet 2016, le pape François a tenu une réunion privée avec les évêques du pays. Le président de la Conférence Episcopale de Pologne, Mgr Stanislaw Gadecki a révélé que le Saint-Père avait parlé de permettre aux conférences épiscopales locales de décider quant à la pratique controversée de donner la communion aux divorcés remariés.

45 théologiens: ce n'est pas catholique! Le 29 Juin 2016, 45 théologiens répandu dans le monde ont adressé au doyen du Collège des cardinaux, le cardinal Angelo Sodano, une analyse critique de l'exhortation post-synodale Amoris laetitia dans laquelle ils condamnent 19 déclarations de ce document pontifical.

Le Pape aux évêques argentins: "Il n'y a pas d'autre interprétation!". Le 5 septembre, le pape François a écrit aux évêques argentins leur confirmant qu'il n'y a «pas d'autre interprétation" d'Amoris laetitia que celle d'admettre les divorcés et remariés à la Sainte Communion dans certains cas , tels qu'ils sont exprimés dans le document "Critères de base pour l'application duchapitre huit d'Amoris laetitia" qu'ils ont publié.

Au Canada : on ne peut pas la donner. Le 14 septembre 2016, au Canada, les évêques du Nord-Ouest et d'Alberta ont déclaré, dans document donnant les lignes directrices pastorales, que l'Église catholique n'a pas changé sa pratique envers les catholiques divorcés et remariés civilement.

[...]


Si seulement il y avait eu une bonne "circulaire d'application et d'explication" accompagnatrice, nous n'en serions probablement pas là ...


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Stan
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Jeu Jan 19 2017, 23:43

territoire en héritage a écrit:

Effectivement on ne peut pas dire que le discernement exercé dans différents cas sur AL ait donné une situation claire, elle est au contraire confuse actuellement, ainsi :

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Vatican/Les-eveques-Malte-permettent-lacces-leucharistie-divorces-remaries-2017-01-16-1200817534
(...)

Déjà on a pu noter des divergences très grandes et variables suivant les lieux :

Si seulement il y avait eu une bonne "circulaire d'application et d'explication" accompagnatrice, nous n'en serions probablement pas là ...



Hum! Je ne pense pas qu'il faut mettre sur le dos d'Amoris Laetitia la cause des actuelles divergences d'appréciation de ce que dit AL. Il faut sans doute compter aussi sur le fait qu'il y aura assurément un temps de conversion qui sera nécessaire à certains membres du clergé afin qu'ils passent d'une mentalité légaliste et pointilleuse à la mentalité de Jésus qui donnait priorité aux personnes plutôt qu'à l'application stricte et dure des lois : « Puis il leur dit : le Sabbat est fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le Sabbat. » (Marc 2, 27).

La réalité des divorcés remariés ne doit pas être regardée par la seule lorgnette légaliste; de même qu'il ne faut pas penser que les accidents d'automobile surviennent par le seul fait que, dans la loi sur la circulation automobile, le gouvernement civile aurait peut-être dû y joindre aussi une "circulaire d'application et d'explication", cela allant jusque dans les moindres détails des plus extrêmes situations.

Je pense qu'il vient un moment où (lors de la réception du sacrement de réconciliation) il faut user de simple bon sens et de discernement sur certaines situations de vie qui exigent l'application de "l'épikie" et "la loi de gradualité" qui permettent des entorses à la règle; c'est du moins ce que je comprends du document "Amoris laetitia" sur la communion qui peut être donnée à certains divorcés remariés en certaines circonstances particulières.

Une belle leçon par rapport
aux lois divines : « Ne canonisez pas le loi! »,
dit le Père Zanotti-Sorkine


Stan

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territoire en héritage
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Ven Jan 20 2017, 04:35


Stan a écrit:
territoire en héritage a écrit:

Effectivement on ne peut pas dire que le discernement exercé dans différents cas sur AL ait donné une situation claire, elle est au contraire confuse actuellement, ainsi :

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Vatican/Les-eveques-Malte-permettent-lacces-leucharistie-divorces-remaries-2017-01-16-1200817534
(...)

Déjà on a pu noter des divergences très grandes et variables suivant les lieux :

Si seulement il y avait eu une bonne "circulaire d'application et d'explication" accompagnatrice, nous n'en serions probablement pas là ...



Hum! Je ne pense pas qu'il faut mettre sur le dos d'Amoris Laetitia la cause des actuelles divergences d'appréciation de ce que dit AL. ...


Je ne pense pas que ce qui concerne AL soit lié aux jeux Olympiques ... c'est lié à AL. Et la très grande disparité, sur ce sujet, de décisions d'évêques, de diocèses - et de pays même - ne semble pas vous faire réfléchir un tant soit peu ! ... mais qui ne veut pas voir ne voit pas et risque même à un moment donné de ne plus y voir spirituellement, attention ...


Vous citez :

"Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat." (Marc 2, 27).

Oui, mais le sabbat n'est pas fait pour que l'homme s'en serve suivant sa convenance à lui mais suivant la volonté divine :

Matthieu 19,6

06 Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Jésus n'est en rien "légaliste" mais n'a pas ôté un iota de la Loi.

Matthieu 5, 17-18

18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
19 Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.


Stan a écrit:
il ne faut pas penser que les accidents d'automobile surviennent par le seul fait que, dans la loi sur la circulation automobile, le gouvernement civile aurait peut-être dû y joindre aussi une "circulaire d'application et d'explication"

Pardon mais cette analogie est sans valeur ici ...

Citation :
... lors de la réception du sacrement de réconciliation... il faut user de simple bon sens et de discernement sur certaines situations de vie qui exigent l'application de "l'épikie" et "la loi de gradualité" qui permettent des entorses à la règle; c'est du moins ce que je comprends du document "Amoris laetitia" sur la communion qui peut être donnée à certains divorcés remariés en certaines circonstances particulières.

Vous confondez avec la "gradualité de la loi", à rejeter, car ci-dessus les évêques maltais ont autorisé cette communion pour :

Citation :
une personne séparée ou divorcée vivant une nouvelle relation en arrive, avec une conscience informée et éclairée, à comprendre et croire qu’il ou elle est en paix avec Dieu, il ou elle ne peut être exclu de la participation aux sacrements de réconciliation et de l’Eucharistie


Donc ici c'est la personne elle-même qui dans tous les cas à priori pourra décider par elle-même si elle "est en paix avec le Seigneur" et pas obligatoirement donc le confesseur , comme il convient dans l'application, du moins lorsque c'est fait correctement, n'est-ce pas ... de la "loi de gradualité".

Si vous ne voyez pas la différence, je n'y peux rien ...

Une remarque pour finir : votre tendance réflexe systématique et incorrecte, dont j'ai déjà parlé, de mettre sur le compte de la mentalité légaliste et pointilleuse, de la rigidité etc etc ... l'argumentaire qui vous est contraire sur beaucoup de sujets et sur cette attitude là en fait vous êtes rigide, si vous y réfléchissez; si vous parlez de rigidité étayez alors votre argumentation sur tel point précis mais cessez de l'utiliser à tout va c'est facile, lassant, incorrect et, de cette manière, faux ...


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Stan
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Ven Jan 20 2017, 22:12

territoire en héritage a écrit:

Une remarque pour finir : votre tendance réflexe systématique et incorrecte, dont j'ai déjà parlé, de mettre sur le compte de la mentalité légaliste et pointilleuse, de la rigidité etc etc ... l'argumentaire qui vous est contraire sur beaucoup de sujets et sur cette attitude là en fait vous êtes rigide, si vous y réfléchissez; si vous parlez de rigidité étayez alors votre argumentation sur tel point précis mais cessez de l'utiliser à tout va c'est facile, lassant, incorrect et, de cette manière, faux ...


Bonjour TEH,

Si vous considérez comme normaux, non rigides, non légalistes, et comme n'étant pas de l'extrême droite, les argumentaires du cardinal Burke (dont vous soutenez les Dubia) quand il accuse outrageusement le pape de diriger une Église « sans gouvernail », et quand il prétend que le pape François viole l'enseignement de l'Église etc...( Voir SVP http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t27145-quatre-cardinaux-doutent-d-amoris-laetitia-un-eveque-grec-leur-repond-franchement ); et si vous jugez tout aussi dans la normalité, la non rigidité, sans légalisme, et comme n'étant pas de l'extrême droite, les propos de Mgr Athanasius Schneider dont vous avez mis une vidéo sur ce Forum ( https://www.youtube.com/watch?v=HHJHxH4Uv8Y#action=share ), il serait éclairant pour les lecteurs de cette page que vous nous donniez quelques exemples de cardinaux et d'évêques et de prêtres que vous considérez comme étant de l'extrême droite, dans le légalisme et la rigidité doctrinale; je pense que cela nous aiderait à comprendre votre point de vue par la même occasion.

Merci de votre collaboration !

Stan

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territoire en héritage
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Sam Jan 21 2017, 04:36


Stan a écrit:
...

.. il serait éclairant pour les lecteurs de cette page que vous nous donniez [color=#000099][u]quelques exemples de cardinaux et d'évêques et de prêtres que vous considérez comme étant de l'extrême droite, dans le légalisme et la rigidité doctrinale ...

...

D'une part c'est votre tendance et pas du tout la mienne cet usage de "dénonciations" que vous faites régulièrement et dont vous êtes coutumier. D'autre part, vous faites preuve ici d'amalgame politico-religieux qui n'est pas du tout mon fait non plus et constitue une pratique fort peu reluisante - pour ne pas dire autre chose ...

Pour une pratique plus saine revenez plutôt à  la discussion sur le sujet du fil que vous semblez vouloir éviter ou contourner - mais alors c'est votre problème; visiblement vous cherchez à élaguer dans la discussion ce qu'elle peut avoir de sérieux et d'intéressant ... Dommage, c'est un forum catholique pourtant ...




Dernière édition par territoire en héritage le Sam Jan 21 2017, 16:05, édité 1 fois (Raison : correction grammaticale)
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Stan
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Sam Jan 21 2017, 13:58

territoire en héritage a écrit:

D'une part c'est votre tendance et pas du tout la mienne cette usage de "dénonciations" que vous faites régulièrement et dont vous êtes coutumier.


Bonjour TEH,

Permettez-moi de dire que les "dénonciations" dont vous parlez, ci-dessus, sont plutôt "cool" quand on les compare aux dénonciations de saint Jean Baptiste qui parlait des Pharisiens et des Sadducéens comme étant une « Engeance de vipères » (Matt 3, 7) et quand on les comparent aussi aux paroles dénonciatrices de Jésus qui ne faisait pas dans la dentelle alors qu'Il s'adressait également à certaines personnes en leur disant « Hypocrites Que Vous Êtes !!!! Serpents !!! Race De Vipères !!!!! » :



Et que dire des dénonciations musclées que le pape François
fait aussi depuis trois ans dans ses discours à la Curie romaine
qui en prend pour son rhume ?

Quant à l'existence d'une faction de l'Extrême droite dans l'Église catholique, il semble bien que vous ne voulez pas la reconnaitre et l'identifier, ainsi que le fait pourtant sans langue de buis Luis Badilla, directeur de la plateforme d’information « IlSismografo » qui rappelle l’importance de la liberté d’expression dans l’Eglise mais aussi les exigences de la communion « cum Petro et sub Petro » et le serment des cardinaux :
Citation :

« Cum Petro
et sub Petro »


François fait, avec courage,
son devoir de réformer
l'Église, malgré les oppositions
de ceux qui préfèrent
les stagnations passéistes.
Soutenons-le de nos prières !


Dans le cadre spécifique d’Amoris laetitia, les nombreuses positions se sont coagulées dans les fameux « dubbia » qui ont tous, à bien y regarder, une réponse dans le texte lui-même et puis dans d’autres interventions du pape qui ont suivi la publication de cette importante Exhortation. (...)

A mon avis, dans certains secteurs, petits et assez circonscrits, il existe une opposition au Pape François un point c’est tout : par conséquent, toute occasion, toute parole, tout geste, alimentera toujours des critiques.

Un cardinal n’est pas n’importe quel laïc catholique et pas non plus n’importe quel évêque. La gravité, énorme, de la conduite du cardinal Burke, et des trois autres signataires, se divise en deux aspects : le premier concerne non pas tant d’avoir écrit une lettre en demandant des éclaircissements, mais bien de l’avoir remise à des journalistes mais, des journalistes « embedded » (à la technique de « character assassination »), et de l’avoir fait publier après l’avoir auparavant adressée au Pontife (on suppose de façon privée, puisqu’il ne s’est jamais agi de ce qu’on appelle une « lettre ouverte ou publique »).

Mais l’autre aspect ne concerne que le cardinal Burke. Depuis des semaines, par des rafales d’interviews, en particulier pour des sites de catholiques traditionnalistes, surtout aux Etats-Unis, tous liés politiquement à des milieux de droite et d’extrême-droite de ce pays il continue à menacer d’une « correction formelle » le magistère du Pape parce qu’il n’a pas reçu de réponse.

En vérité, le cardinal Burke a reçu une réponse à différentes reprises, avant tout de deux Synodes, mais lui ne semble pas accepter cette vérité.

Ce que nous sommes en train d’analyser à propos de ce qu’on appelle la « lettre des 4 cardinaux » a provoqué un grave malaise à l’esprit et au sentiment d’unité présent dans la très grande majorité des catholiques, et c’est très grave. En particulier lorsque, comme le cardinal Burke l’a fait, on menace par un document qui, selon ce qu’il prétend, devrait corriger le magistère.

Le cardinal des Etats-Unis oublie que le 13 mars 2013,
le conclave a élu Pape Jorge Mario Bergoglio et non pas
Raymond Leo Burke . C’est un détail qui n’est pas insignifiant
.


Source : https://fr.zenit.org/articles/de-la-liberte-de-parole-et-de-la-communion-cum-petro-et-sub-petro/


François fait, avec courage,
son devoir de réformer
l'Église, malgré les oppositions
de ceux qui préfèrent
les stagnations passéistes.
Soutenons de nos prières
François, notre Bon Berger !


Je trouve triste, TEH, que vous souteniez la rébellion actuelle
des 4 cardinaux contre le pape François pourtant inspiré par le Saint Esprit.
Il me semble que vous êtes en train de vous placer dans la position
désespérée du "Dernier des Mohicans"
; je vous invite à y réfléchir...
tout en vous adressant, avec quand même un brin d'humour,
la vidéo ci-dessous, qui est celle du "Dernier des Mohicans".


Stan

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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Sam Jan 21 2017, 16:08


Stan a écrit:
territoire en héritage a écrit:

[color=#0033ff]D'une part c'est votre tendance et pas du tout la mienne cet usage de "dénonciations" que vous faites régulièrement et dont vous êtes coutumier.





Permettez-moi de dire que les "dénonciations" dont vous parlez, ci-dessus, sont plutôt "cool" quand on les compare aux dénonciations de saint Jean Baptiste qui parlait des Pharisiens et des Sadducéens comme étant une « Engeance de vipères » (Matt 3, 7) et quand on les comparent aussi aux paroles dénonciatrices de Jésus qui ne faisait pas dans la dentelle alors qu'Il s'adressait également à certaines personnes en leur disant « Hypocrites Que Vous Êtes !!!! Serpents !!! Race De Vipères !!!!! » :

...
[b]

Permettez moi de vous dire que de faire l'analogie entre vous et saint Jean Baptiste ou entre vous et le Seigneur Jésus c'est faire montre d'un orgueil dangereux !

Concernant votre pratique malsaine de l'amalgame politico-religieux, j'ai déjà répondu.

Et qualifier la demande d'éclaircissement des dubia de rébellion est une fausseté ...


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Stan
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Lun Jan 23 2017, 12:03

territoire en héritage a écrit:


Permettez moi de vous dire que de faire l'analogie entre vous et saint Jean Baptiste ou entre vous et le Seigneur Jésus c'est faire montre d'un orgueil dangereux !

Bonjour TEH,

Il est bien entendu que je suis responsable de ce que j'écris; mais, par ailleurs il faut bien dire aussi, avec humour  Very Happy  , que je ne suis pas responsable de ce que vous en comprenez (ou en interprétez, ou en extrapolez comme signification de sens). Ceci dit, je vous suis reconnaissant  de votre mise en garde contre l'orgueil... dont personne n'est à l'abri, de même que personne ne peut se dire à l'abri des critiques :

territoire en héritage a écrit:

Citation :

Et qualifier la demande d'éclaircissement des dubia de rébellion est une fausseté ...

De l'affaire des dubbia du cardinal Burke, je comprends pour ma part, que c'est surtout l'attitude frondeuse de Mgr Burke qui fait dire à Luis Badilla (dans l'article ci-dessus) que : « il existe une opposition au Pape François un point c’est tout »; et qui lui fait parler aussi de  « La gravité, énorme, de la conduite du cardinal Burke »; et qui nous amène à conclure que l'affaire cardinal Burke est finalement « très grave » ; c'est-à-dire, si je comprends bien, que le comportement de Mgr Burke n'est pas franchement évangélique dans sa manière de faire.

Stan

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territoire en héritage
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Lun Jan 23 2017, 13:18


Stan a écrit:
territoire en héritage a écrit:


Permettez moi de vous dire que de faire l'analogie entre vous et saint Jean Baptiste ou entre vous et le Seigneur Jésus c'est faire montre d'un orgueil dangereux !

Bonjour TEH,

Il est bien entendu que je suis responsable de ce que j'écris; mais, par ailleurs il faut bien dire aussi, avec humour  Very Happy  , que je ne suis pas responsable de ce que vous en comprenez (ou en interprétez, ou en extrapolez comme signification de sens). ...

C'est vous qui avez voulu justifier vos critiques par comparaison avec le Seigneur Jésus, pas moi ...

De même c'est vous qui pensez à tort, en suivant l'opinion de ce M. Badilla,  que l'attitude du cardinal Burke est très grave mais elle ne l'est pas car la demande d'éclaircissement des dubia est tout à fait légitime et une fois de plus vous accusez à tort et travers.

En ce qui me concerne j'ai déjà expliqué cela et pour vous vous pouvez continuer à accuser faussement sur ce fil si cela vous plait; je vous laisse à cet exercice laid et anti-chrétien puisque vous ne voulez rien entendre à ce sujet ...

Réfléchissez cependant aussi à ce qu'a dit Fleur car vous n'avez pas compris qu'elle exprimait là quelque chose de très grave et très important ...



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Stan
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MessageSujet: Re: Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri   Mer Jan 25 2017, 12:16

territoire en héritage a écrit:

C'est vous qui avez voulu justifier vos critiques par comparaison avec le Seigneur Jésus, pas moi ...


Citation :

Le plus grand objectif
des chrétiens ?



Votre plus grand objectif, surtout si vous voulez que Dieu
vous utilise, est de ressembler au Christ
.
Il faut donc vous efforcer de gérer les situations comme il l'a fait,
et traiter les gens comme il l'aurait fait.

Pierre écrit : “Vous avez été appelés, parce que Christ lui aussi
a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que
vous suiviez ses traces
” 1Pierre 2.21.

Jésus est votre exemple pour ces trois choses :

1) La souffrance. Lorsqu'il a été maltraité, au lieu de riposter,
il a répondu avec amour, patience et douceur.

2) Le service. Il s'est incliné pour laver les pieds de ses disciples,
puis leur a dit : “Ce que je vous ai fait, faites-le vous aussi. […]
Le serviteur n'est pas plus important que son maître” Jean 13.15-16

3) La soumission. Il a déclaré : “Je ne cherche pas ma volonté,
mais la volonté de celui qui m'a envoyé” Jean 5.30


Source : https://www.topchretien.com/topmessages/view/15614/chercher-ressembler-au-christ.html


Stan

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Fleur
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MessageSujet: Amoris Laetitia   Mer Jan 25 2017, 13:58

Bonsoir @ tous ,
Article qui nous rappelle la VALEUR du mariage et le PECHE de l'union libre .
L'enseignement de JESUS ne peut changer ..Et aujourd'hui , jour de Conversion de
St Paul rappelons-nous ce qu'il a dit et en particulier si quelqu'un annonçait un autre
évangile que celui de Jésus qu'il soit anathème .

.L’histoire de la petite Laura Vicuña, morte en odeur de sainteté le 22 janvier 1904 à l’âge de 13 ans, et béatifiée le 3 septembre 1988 par le pape Jean-Paul II, est certainement d’une grande importance en ces temps troublés pour l’Eglise. Alors que des cardinaux se sont vus contraints de publier leurs « Dubia », leurs questions posées au pape à propos de l’interprétation de l’exhortation apostolique Amoris laetitia, cette petite jeune fille chilienne vient apporter une réponse surnaturelle. Elle a offert sa vie en sacrifice pour sa mère, Mercedes, qui vivait en concubinage. Laura, consciente que la « situation irrégulière » où vivait sa mère chérie pouvait lui faire perdre son âme, a voulu offrir sa vie pour sa conversion. Folie aux yeux des hommes, sagesse aux yeux de Dieu.
 
L’histoire commence à Santiago du Chili le 5 avril 1891 : Laura naît dans une famille aisée et influente. Son père est un militaire de haut rang qui joue un rôle politique de premier plan. Mais une révolution va le briser : la famille Vicuña doit fuir la capitale et se réfugier à 500 km de là, réduite à la misère. Laura n’a que deux ans lorsque son père meurt, la laissant orpheline. Pour sa maman, c’est un long calvaire qui commence. Avec son aînée, Julia, et la petite Laura, elle entame un épuisant voyage de huit mois qui la mènera vers la pampa argentine.
 
Le lien entre une petite bienheureuse chilienne et les « Dubia »
 
Mercedes est à bout. Elle fait la rencontre d’un éleveur de bétail brutal et tyrannique, Manuel Mora : bientôt, elle va s’installer avec lui – contrainte par les circonstances, pourrait-on dire, et déliée de son précédent mariage par la mort du père de ses enfants.
 
A neuf ans, Laura est envoyée au pensionnat des sœurs salésiennes de Marie Auxiliatrice. C’est en cours d’instruction religieuse qu’elle apprend que Dieu n’aime pas l’union libre. Laura sait ce qu’il en est pour sa mère : elle tombe évanouie. Au cours suivant, la religieuse reparle du mariage et du concubinage, et Laura, de nouveau, pâlit. La sœur change vite de ce sujet mais ira en parler à la directrice du collège, qui lui recommande d’aborder de nouveau le sujet pour voir ce qui se passe, mais d’arrêter si Laura manifeste de nouveau sa peur. Et c’est ce qui se produit.
 
En fait, la pieuse petite Laura a parfaitement compris de quoi il s’agit : d’un mal très grave dont sa mère, l’être qu’elle aime le plus au monde après le bon Dieu et la vierge Marie, est responsable. Mercedes vit en état de péché mortel et elle risque la damnation éternelle. Laura décide d’offrir sa vie à Dieu afin que sa mère abandonne l’homme avec qui elle vit dans le péché. Elle en parle à son confesseur, qui lui répond : « Rends-toi compte que tout cela est très sérieux. Dieu peut accepter ce que tu lui offres et tu peux mourir très vite. » C’est en pleine connaissance de cause que Laura prend sa décision : elle offrira sa vie en sacrifice pour sauver l’âme de sa propre maman. Dans le même temps, elle émerveille aussi bien les religieuses que ses compagnes par sa bonne humeur, son obéissance, et son amour immense pour Jésus-Hostie et pour Marie.
 
Laura Vicuña est morte pour que sa mère puisse obtenir la vie éternelle
 
Le jour de sa première communion, Laura offre solennellement sa vie et consacre sa pureté à la Sainte Vierge.
 
De retour chez sa mère pour des vacances, elle subit les avances du concubin : agressée, frappée brutalement, elle ne cède pas et parvient à se faire respecter.
 
La maladie arrivera un peu plus tard, lorsque de retour au collège, une grande inondation se produit. Laura participe au sauvetage des plus petites, passant de longues heures dans l’eau froide pour les aider à sortir ; elle en gardera une grave et douloureuse maladie des reins.
 
Fille de Marie, Laura souhaite devenir religieuse. Mais les sœurs salésiennes lui expliquent que cela ne sera pas possible parce que sa mère vit en concubinage. De toute façon, l’état de santé de la petite adolescente se détériore. Elle continue de prier pour sa mère alors que les souffrances se multiplient : douleurs intenses, vomissements continuels… Elle répète : « Seigneur, que je souffre donc tout ce qui te paraît bien, mais que ma mère se convertisse et soit sauvée. »
 
Mercedes sera au chevet de la petite au moment où celle-ci entre en agonie : « Maman, il y a deux ans j’ai offert ma vie à Dieu en sacrifice pour obtenir que tu ne vives plus en union libre. Que tu te sépares de cet homme et que tu vives saintement… Maman, est-ce qu’avant de mourir j’aurai la joie de savoir que tu te repens, que tu demandes pardon à Dieu et que tu commenceras à vivre saintement ? »
 
Sa mère, bouleversée, s’exclame en pleurant : « Ah ma fille, c’est donc moi qui suis la cause de ta maladie et de ta mort ? Pauvre de moi ! Oh, Laurita, quel grand amour tu as eu pour moi ! Je te le jure ici même. Dès aujourd’hui je cesse de vivre avec cet homme. Dieu est témoin de ma promesse. Je me repens. Dès aujourd’hui, je changerai de vie. »
 
Dès cet instant, le visage de Laura se remplit de sérénité et de joie. Elle fait venir son confesseur : « Mon Père, ma maman promet solennellement de plus vivre en union libre », dit-elle, en étreignant celle-ci.
 
Une vie offerte pour la sainteté du mariage : Laura Vicuña, une bienheureuse qui répond aux « Dubia »
 
Laura reçoit l’extrême-onction, embrasse le crucifix et lance à une amie venue la veiller : « Que l’âme se sent heureuse alors de la mort, lorsqu’on aime Jésus-Christ et la très Sainte Vierge Marie ! » Et dans un dernier regard sur le crucifix, elle s’exclame : « Merci Jésus, merci Marie », avant de s’éteindre, tout doucement. Elle n’avait pas encore 13 ans.
 
La maman dut fuir la région, déguisée, et changer de nom pour échapper à son concubin qui la poursuivait. Elle devait mener une vie sainte pendant le restant de ses jours.
 
De nombreux miracles ont été obtenus grâce à l’intercession de la petite Laura, aujourd’hui bienheureuse, fêtée le 22 janvier.
 
Laura a témoigné de la sainteté du mariage, jusqu’à l’héroïsme. Héroïsme de son sacrifice, héroïsme parfois demandé aux adultes pour accomplir la volonté de Dieu. Elle fut le véritable instrument du « discernement » pour sa maman, et sa mort offerte dit toute la valeur d’une âme sauvée ; sauvée à grand prix, par le sacrifice de la Croix ; par les actes offerts pour le salut des pêcheurs.
 
Anne Dolhein

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MessageSujet: Amoris Laetitia   Mer Jan 25 2017, 15:26

Trois évêques catholiques du Kazakhstan lancent aujourd’hui un appel aux catholiques du monde entier pour qu’ils prient pour le pape François afin que le Saint-Père « confirme la pratique immuable de l’Église à l’égard de la vérité et de l’indissolubilité du mariage ». Nous estimons de notre devoir de publier cet appel et nous appelons les lecteurs de Riposte Catholique à prendre leur place dans cette chaîne de prière mondiale. En voici la version en français.
*
À la suite de la publication de l’Exhortation apostolique Amoris lætitia, il a été publié dans certaines Églises particulières des normes pour son application et des interprétations selon lesquelles les divorcés qui ont réaliser un mariage civil avec un nouveau partenaire, nonobstant le lien sacramentel qui les unit à leur époux légitime, sont admis au sacrement de la Pénitence et de l’Eucharistie sans remplir leur devoir, établi par Dieu, de cesser de violer le lien de leur mariage sacramentel existant.
La cohabitation more uxorio avec une personne qui n’est pas le conjoint légitime représente à la fois une offense à l’alliance de la rédemption, dont le mariage sacramentel est un signe (cf. Catéchisme de l’Église catholique, 2384) et une offense au caractère nuptial du mystère eucharistique lui-même. Le pape Benoît XVI a mis en évidence cette corrélation lorsqu’il a écrit : « L’Eucharistie fortifie d’une manière inépuisable l’unité et l’amour indissoluble de tout mariage chrétien. En lui, en vertu du sacrement, le lien conjugal est intrinsèquement relié à l’unité eucharistique entre le Christ époux et l’Église épouse (cf. Ep 5, 31-32). (Exhortation apostolique Sacramentum caritatis, 27).
Les pasteurs de l’Église qui tolèrent ou qui autorisent, même dans des cas individuels ou exceptionnels, la réception du sacrement de l’Eucharistie par les divorcés que l’on dit « remariés », sans qu’ils revêtent l’« habit de noce », malgré le fait que Dieu lui-même l’a prescrit dans la Sainte Écriture (cf. Mat. 22, 11 et 1. Cor. 11, 28-29) comme condition requise pour la digne participation à la noce eucharistique, ces pasteurs, disons-nous, sont ainsi complices d’une offense continue vis-à-vis du lien sacramentel du mariage, du lien nuptial entre le Christ et l’Église et du lien nuptial entre le Christ et l’âme individuelle qui reçoit son Corps eucharistique.
Diverses Églises particulières ont adopté des directives pastorales comme celle-ci, ou formulées de manière similaire, ou recommandé de s’en inspirer : « Si donc ce choix [de vivre dans la continence] est difficile à mettre en pratique par rapport à la stabilité du couple, Amoris lætitia n’exclut pas la possibilité de l’accès à la Pénitence et à l’Eucharistie. Cela signifie une certaine ouverture, comme dans le cas où existe une certitude morale que le premier mariage était nul, mais que les preuves nécessaires à la démonstration de cela dans une procédure judiciaire ne sont pas présentes. Donc, il n’y a pas de raison pour que le confesseur, à un certain moment, en son âme et conscience, après beaucoup de prière et de réflexion, ne prenne pas sur lui la responsabilité devant Dieu et les pénitents, de demander que les sacrements soient reçus d’une manière discrète. »
Les directives pastorales que nous venons de mentionner contredisent la tradition universelle de l’Église catholique en ce qui concerne l’indissolubilité du mariage, qui grâce au ministère continuel pétrinien des souverains pontifes, a toujours été fidèlement gardée, sans la moindre ombre d’un doute ou d’une ambiguïté, que ce soit dans sa doctrine ou sa praxis.
Ces normes et ces directives pastorales que nous évoquons contredisent en outre, dans la pratique, les vérités et doctrines énumérées ci-dessous, que l’Église catholique a toujours enseignées comme étant certaines :
L’observance des Dix commandements de Dieu, et en particulier du sixième commandement, qui oblige chaque personne humaine, sans exception, toujours et en toute situation. De cette manière, on ne peut admettre des cas individuels ou exceptionnels, ni parler d’un idéal plus pleinement accompli. Saint Thomas d’Aquin dit : « Les préceptes du Décalogue expriment justement l’intention de Dieu, le législateur (…) et c’est pourquoi ils ne souffrent aucune sorte de dispense. » (Summa theol. 1-2, q.100, a.8c).
Les exigences morales et pratiques qui dérivent des Dix commandements de Dieu, et en particulier de l’indissolubilité du mariage, ne sont pas de simples normes ou des lois positives de l’Église, mais une expression de la sainte volonté de Dieu. Par conséquent, on ne peut parler à cet égard de la primauté de la personne sur la norme ou sur la loi, mais il faut parler plutôt de la primauté de la volonté de Dieu sur la volonté de la personne humaine pécheresse, de telle sorte que cette personne est sauvée, en accomplissant la volonté de Dieu avec le secours de sa grâce.
Croire en l’indissolubilité du mariage et le contredire par ses propres actions tout en se considérant en même temps comme étant libre du péché grave, et en calmant sa conscience par la seule confiance en la miséricorde divine, constitue une manière de se leurrer soi-même contre laquelle Tertullien, témoin de la foi et de la pratique de l’Église des premiers siècles, mettait en garde : « Mais, disent quelques-uns, il suffit à Dieu qu’on l’honore avec le cœur et l’esprit, même indépendamment des actes : on pèche sans perdre la crainte ni la foi. C’est comme si on cherchait à sauvegarder le principe de la chasteté tout en violant et en détruisant la sainteté et l’intégrité du lien matrimonial » (Tertullien, De poenitentia5,10).
L’observance des commandements de Dieu et en particulier de l’indissolubilité du mariage ne peut pas être présentée comme une expression plus entière d’un idéal vers lequel il faudrait tendre conformément au critère du bien possible ou atteignable. Il s’agit au contraire du cas d’une obligation que Dieu lui-même a ordonnée sans équivoque, et dont la non observance, conformément à sa Parole, entraîne la peine de la damnation éternelle. Dire le contraire aux fidèles semblerait signifier qu’on les trompe ou qu’on les encourage à désobéir à la volonté de Dieu, mettant ainsi en danger leur salut éternel.
Dieu donne à chaque homme l’assistance nécessaire à l’observance de ses commandements, dès lors que la demande en est faite correctement, ainsi que l’Église l’a infailliblement enseigné : « Car Dieu ne commande pas des choses impossibles (I. Joan. 5, 3.) ; mais en commandant, il avertit, et de faire ce que l’on peut, et de demander ce qu’on ne peut pas faire ; et il aide, afin qu’on le puisse » (Concile de Trente, session 6, chapitre 11). « Si quelqu’un dit que les Commandements de Dieu sont impossibles à garder, même à un homme justifié et dans l’état de la grâce : qu’il soit anathème » (Concile de Trente, session 6, canon 18). Suivant cette doctrine infaillible, saint Jean-Paul II enseignait : « Dans certaines situations, l’observation de la Loi de Dieu peut être difficile, très difficile, elle n’est cependant jamais impossible. C’est là un enseignement constant de la tradition de l’Église » (Encyclique Veritatis Splendor, 102). Et : « Tous les époux sont appelés à la sainteté dans le mariage, selon la volonté de Dieu, et cette vocation se réalise dans la mesure où la personne humaine est capable de répondre au précepte divin, animée d’une confiance sereine en la grâce divine et en sa propre volonté » (Exhortation apostolique Familiaris consortio, 34).
L’acte sexuel en dehors d’un mariage valide, et en particulier l’adultère, est toujours objectivement un grave péché : aucune circonstance ni aucune raison ne peuvent le rendre acceptable ou agréable à Dieu. Saint Thomas d’Aquin dit que le sixième commandement oblige même dans le cas où un acte d’adultère pourrait sauver un pays de la tyrannie (De Malo, q.15, a.1, ad. 5). Saint Jean-Paul II enseignait cette vérité pérenne de l’Église : « Les préceptes moraux négatifs, c’est-à-dire ceux qui interdisent certains actes ou comportements concrets comme intrinsèquement mauvais, n’admettent aucune exception légitime ; ils ne laissent aucun espace moralement acceptable pour “créer” une quelconque détermination contraire. Une fois reconnue dans les faits la qualification morale d’une action interdite par une règle universelle, le seul acte moralement bon consiste à obéir à la loi morale et à éviter l’action qu’elle interdit » (Encyclique Veritatis splendor, 67).
L’union adultère de ceux qui sont civilement divorcés et « remariés », « consolidés », comme ils disent, par le temps, et caractérisés par une soi-disant « fidélité éprouvée » au sein même du péché d’adultère, ne peuvent changer la qualité morale de leur acte de violation du lien sacramentel du mariage, c’est-à-dire, de leur adultère, qui demeure toujours un acte intrinsèquement mauvais. Une personne qui a la vraie foi et une crainte filiale de Dieu ne peut jamais être « compréhensive » à l’égard d’actes qui sont intrinsèquement mauvais, comme le sont les actes sexuels en dehors d’un mariage valide, puisque ces actes offensent Dieu.
Admettre les divorcés « remariés » à la sainte communion constitue en pratique une dispense explicite par rapport à l’observance du sixième commandement. Aucune autorité ecclésiastique n’a le pouvoir de concéder une telle dispense implicite, et ce dans aucun cas, que ce soit dans une situation exceptionnelle ou complexe, ou encore avec l’objectif de parvenir à une bonne fin (comme par exemple l’éducation des enfants nés d’une union adultère), en invoquant pour justifier une telle concession le principe de la miséricorde, ou la « via caritatis», ou le soin maternel de l’Église, ou en affirmant qu’on ne veut pas imposer de nombreuses conditions à la miséricorde. Saint Thomas d’Aquin disait : « On ne doit commettre l’adultère en vue d’aucune utilité » (De Malo, 15, a.1, ad. 5).
Une norme qui permet la violation du sixième commandement de Dieu et du lien sacramentel matrimonial, ne serait-ce que dans un seul cas ou dans des cas exceptionnels, dans le but présumé d’éviter un changement général de la norme canonique, signifie néanmoins toujours une contradiction de la vérité et de la volonté de Dieu. Par conséquent, il est psychologiquement déplacé et théologiquement erroné de parler en ce cas d’une norme restrictive ou d’un moindre mal par opposition à une norme du caractère générale.
Le mariage valide du baptisé est un sacrement de l’Église qui de par sa nature il a un caractère public. Un jugement subjectif de la conscience par rapport à l’invalidité de son propre mariage, par opposition au jugement définitif correspondant d’un tribunal ecclésiastique, ne peut entraîner de conséquences pour la discipline sacramentelle, puisque la discipline sacramentelle a toujours un caractère public.
L’Église, et spécifiquement le ministre du sacrement de Pénitence, n’a pas la faculté de juger de l’état de la conscience d’un fidèle ou de la rectitude de l’intention de la conscience, puisque « ecclesia de occultis non iudicat» (Concile de Trente, session 24, chapitre 1). Le ministre du sacrement de Pénitence n’est pas, par conséquent, le vicaire ou le représentant du Saint Esprit, capable d’entrer avec Sa lumière dans les replis les plus intimes de la conscience, puisque Dieu a strictement réservé cet accès à Lui seul : « sacrarium in quo homo solus est cum Deo » (Concile Vatican II, Gaudium et spes, 16). Le confesseur ne peut pas s’arroger la responsabilité, devant Dieu et devant le pénitent, de dispenser implicitement celui-ci de l’observance du sixième commandement et de l’indissolubilité du lien matrimonial, en l’admettant à la réception de la sainte communion. L’Église n’a pas la faculté de tirer des conséquences, pour le for externe de la discipline sacramentelle, à partir du fondement d’une conviction présumée de la conscience quant à l’invalidité de son propre mariage, au for interne.
La pratique qui permet à ceux qui ont divorcé civilement, et qu’on appelle « remariés » de recevoir les sacrement de la Pénitence et de l’Eucharistie, nonobstant leur intention de continuer de violer à l’avenir le sixième commandement et le lien sacramentel de leur mariage, serait contraire à la vérité divine, et étrangère au sens pérenne de l’Église catholique, à la coutume éprouvée, reçue et fidèlement gardée depuis le temps des apôtres et confirmée plus récemment de manière certaine par saint Jean-Paul II (cf. Exhortation apostolique Familiaris consortio 84) et par le pape Benoît XVI (cf. Exhortation apostolique Sacramentum caritatis, 29).
La pratique en question constituerait, pour toute personne rationnelle et sensée, une rupture évidente par rapport à la pratique pérenne et apostolique de l’Église, et ne représenterait donc pas un développement dans la continuité. Face à un tel fait, aucun argument ne saurait être valide : contra factum non valet argumentum. Une telle pratique pastorale serait un contre-témoignage par rapport à l’indissolubilité du mariage, une sorte de collaboration de la part de l’Église à la propagation du «fléau du divorce » contre lequel le concile Vatican II avait mis en garde (cf. Gaudium et Spes, 47).
L’Église enseigne au moyen de ce qu’elle fait, et elle doit faire ce qu’elle enseigne. Par rapport à l’action pastorale en direction de ceux qui se trouvent dans des unions irrégulières, saint Jean-Paul II disait : « L’action pastorale tendra à faire admettre la nécessaire cohérence entre le choix de vie et la foi que l’on professe, et elle s’efforcera de faire tout ce qui est possible pour amener ces personnes à régulariser leur situation selon les principes chrétiens. Tout en faisant preuve à leur égard d’une grande charité et en les amenant à participer à la vie des diverses communautés, les pasteurs de l’Église ne pourront malheureusement pas les admettre aux sacrements » (Exhortation apostolique Familiaris consortio, 82).
Un accompagnement authentique des personnes qui se trouvent dans un état objectif de péché grave, et qui sont engagés sur chemin de discernement pastoral correspondant, ne peut manquer d’annoncer à ces personnes, en toute charité, la vérité complète de Dieu, de telle sorte qu’elles se repentent de tout cœur de leurs actions peccamineuses commises en vivant more uxorio avec une personne qui n’est pas leur époux légitime. Dans le même temps, un accompagnement authentique et un discernement pastoral doit les encourager, avec le secours de la grâce divine, à ne pas commettre de tels actes à l’avenir. Les apôtres et toute l’Église, au long de deux millénaires, ont toujours annoncé à l’humanité la vérité complète concernant le sixième commandement et l’indissolubilité du mariage, suivant l’avertissement de l’apôtre saint Paul : « Car je n’ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu (Actes 20, 27).
La pratique pastorale de l’Église par rapport au mariage et au sacrement de l’Eucharistie a une telle importance et des conséquences si décisives pour la foi et pour la vie des fidèles que l’Église, pour rester fidèle à la parole révélée de Dieu, doit éviter en cette matière la moindre ombre du doute ou de la confusion. Saint Jean-Paul II a ainsi formulé cette vérité pérenne de l’Église : « Par ce rappel de la doctrine et de la loi de l’Église, je désire convaincre tous les esprits du vif sentiment de responsabilité qui doit nous guider lorsque nous traitons les choses sacrées dont nous ne sommes pas propriétaires, comme les sacrements, ou qui ont le droit de ne pas être laissées dans l’incertitude et dans la confusion, comme les consciences. Oui, je le répète, les sacrements et les consciences sont les uns et les autres des choses sacrées qui exigent de notre part d’être servies dans la vérité » (Exhortation apostolique Reconciliatio et Pænitentia, 33).
Malgré des déclarations répétées concernant l’immuabilité de l’enseignement de l’Église à propos du divorce, certaines Églises particulières l’acceptent aujourd’hui dans leur pratique sacramentelle, et le phénomène s’étend. Seule la voix du pasteur suprême de l’Église peut de manière définitive empêcher une situation où, à l’avenir, l’Église de notre temps serait décrite à l’aide de l’expression suivante : « Tout le monde gémissait et voyait avec étonnement qu’elle a dans la pratique accepté le divorce » (ingenuit totus orbis et divortium in praxi se accepisse miratus est), en évoquant une phrase analogue par laquelle saint Jérôme décrivit la crise arienne.
Vu ce danger très réel et le fléau si étendu du divorce à l’intérieur de la vie de l’Église, divorce qui est implicitement légitimé par les normes et applications mentionnées ci-dessus de l’Exhortation apostolique Amoris lætitia ; vu que lesdites normes et directives de certaines Églises particulières sont aujourd’hui dans le domaine public du fait de la culture globale actuelle ; vu, en outre, l’inefficacité de nombreux appels faits de manière privée et discrète au Pape François par divers fidèles et Pasteurs de l’Église, nous sommes contraints de lancer cet appel à la prière. En tant que successeurs des apôtres, nous sommes également mus par l’obligation d’élever nos voix lorsque les choses les plus sacrées de l’Église relatives au salut des âmes est en question.
Que ces paroles avec lesquelles saint Jean-Paul II a décrit les attaques injustes contre la fidélité du magistère de l’Église soit une lumière pour tous les pasteurs de l’Église en ces temps difficiles, et les encourage à agir d’une manière toujours plus unie : « On reproche souvent au Magistère de l’Église d’être maintenant dépassé et fermé aux requêtes de l’esprit des temps modernes, de mener une action nocive pour l’humanité et, plus encore, pour l’Église elle-même. En s’obstinant à rester sur ses positions – dit-on –, l’Église finira par perdre de sa popularité et les croyants s’éloigneront d’elle » (Lettre aux familles, Gratissimam sane, 12).
Considérant que l’admission des divorcés qu’on dit « remariés » aux sacrements de la pénitence et de l’eucharistie sans exiger d’eux l’obligation de vivre dans la continence, constitue un danger pour la foi et pour le salut des âmes, et constitue en outre une offense à la sainte volonté de Dieu ; en outre, prenant en considération le fait que cette pratique pastorale ne peut jamais être l’expression de la miséricorde, de la « via caritatis » ou du sens maternel de l’église à l’égard des âmes pécheresses, nous lançons avec une sollicitude pastorale profonde cet appel urgent à la prière afin que Pape François révoque, clairement et sans équivoque, les directives pastorales mentionnées, déjà adoptées par certaines Églises particulières. Un tel acte de la part du Chef visible de l’Église serait un réconfort pour les pasteurs et pour les fidèles de l’Église, selon le mandat que le Christ, le pasteur suprême des âmes, à donner à l’apôtre Pierre, et à travers lui à tous ses successeurs : « Affermis tes frères ! » (Luc 22, 32).
Que ces paroles d’un saint pape et de sainte Catherine de Sienne, docteur de l’Église, soient pour tous dans l’Église d’aujourd’hui une lumière et un raffermissement : « C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre » (saint Félix III, pape, + 492). « Saint Père, Dieu vous a choisi dans l’Église, afin que vous soyez un instrument pour l’éradication de l’hérésie, confusion du mensonge, l’exaltation de la Vérité, la dissipation des ténèbres et la manifestation de la lumière » (sainte Catherine de Sienne, + 1380).
Quand le pape Honoré I (625-638) adopta une attitude ambiguë face à la diffusion de la nouvelle hérésie du monothélisme, saint Sophrone, Patriarche de Jérusalem, a envoyé un évêque de la Palestine à Rome en prononçant ces paroles : « Rends-toi au Siège Apostolique, lá où se trouvent les fondements de la sainte doctrine, et ne cesse pas de prier jusqu´à ce que le Siège Apostolique condamne la nouvelle hérésie ». La condamnation a alors eu lieu en 649 par le saint pape et martyr Martin I.
Nous avons fait cet appel urgent à la prière, conscients que notre manque à le faire aurait constitué une grave omission. Le Christ, qui est la Vérité et le Pasteur suprême, nous jugera lorsqu’Il apparaîtra. Nous lui demandons, avec humilité et confiance, de récompenser tous les pasteurs et toutes les brebis avec la couronne de gloire impérissable (cf. 1 Pi 5, 4).
Dans un esprit de foi et dans une filiale et dévouée affection, nous élevons nos prières pour le Pape François :
« Oremus pro Pontifice nostro Francisco: Dominus conservet eum, et vivificet eum, et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum eius. Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam Meam, et portae inferi non praevalebunt adversus eam. »
Nous recommandons concrètement de réciter chaque jour cette ancienne prière de l’Église, ou une partie du saint Rosaire dans cette intention : pour que le Pape François révoque d’une manière claire et non ambiguë les directives pastorales qui permettent aux divorcés dits « remariés » de recevoir les sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie sans être obligés de vivre dans la continence.
18 janvier 2017, anciennement fête de la Chaire de saint Pierre à Rome
+ Tomash Peta, archevêque Métropolite de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana
+ Jan Pawel Lenga, archevêque-Évêque émérite de Karaganda
+ Athanasius Schneider, évêque Auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana
Source : http://www.riposte-catholique.fr/en-une/amoris-laetita-appel-de-trois-eveques-a-priere-pape
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Amoris laetitia est en train de devenir un « formidable outil de renouveau pastoral », estime le cardinal Lorenzo Baldisseri
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