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 Le Cardinal Aguilar défend Amoris Laetitia

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Stan
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Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Le Cardinal Aguilar défend Amoris Laetitia   Mer Déc 14 2016, 13:32

Citation :

Le Cardinal Aguilar
défend Amoris Laetitia




  Quelques messieurs distingués souffrent parce qu'ils ne comprennent pas ce que François signifiait en Amoris laetitia et veulent que le Pape (parle) pour l' expliquer. Leurs «préoccupations» sont imaginaires, parce que le pape a dit ce qu'il fallait dire avec suffisamment de clarté.

   Il suffit de lire lentement si vous voulez comprendre. Certains disent (Amoris Laetitia) exprime des opinions personnelles; D'autres qu'il ne change rien; Et d'autres que cela change beaucoup. Il faut être plus sincère et ouvert d'esprit.

   Le Pape s'est beaucoup exprimé sur la nature du mariage chrétien comme une alliance d'amour irrévocable. Et il l'a fait comme il n'avait jamais été fait précédemment dans le magistère de l'Église. Prenant une perspective très réaliste, il dit que dans la société d'aujourd'hui il peut y avoir des gens piégés dans des situations de péché, dont ils se repentent et dont, à un moment donné, ils ne peuvent se libérer; Et il enseigne que ces gens, s'ils sont vraiment repentants, peuvent recevoir l'absolution de leurs péchés et peuvent donc recevoir la communion en évitant tout scandale. Si ceux qui doutent mettent de côté leurs cartes et vont à la confession, ils comprendront mieux.

   Trouvez des personnes qui souffrent et cherchent sincèrement Dieu. Dieu aime, Dieu appelle, Dieu attend avec sa paix. Comment pouvons-nous les déposséder?



Laissez-vous saisir
par le christ !

Phi 3, 12



Source : http://mahoundsparadise.blogspot.ca/2016/12/cardinal-aguilar-defends-amoris-laetitia.html



Stan

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"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
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Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Le Cardinal Aguilar défend Amoris Laetitia   Jeu Déc 15 2016, 05:17


Stan citant le cardinal Aguilar a écrit:
...
   ... Prenant une perspective très réaliste, il dit que dans la société d'aujourd'hui il peut y avoir des gens piégés dans des situations de péché, dont ils se repentent et dont, à un moment donné, ils ne peuvent se libérer; Et il enseigne que ces gens, s'ils sont vraiment repentants, peuvent recevoir l'absolution de leurs péchés et peuvent donc recevoir la communion en évitant tout scandale. Si ceux qui doutent mettent de côté leurs cartes et vont à la confession, ils comprendront mieux.

   ...


Ce que dit le Cardinal Aguilar dans l'extrait ci-dessus est en concordance avec ce qui est bien connu dans le Catéchisme de l'Eglise catholique au n° 1735 ( http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P5H.HTM ) et avec quoi on ne peut qu'être d'accord (cela tombe sous le sens chrétien, il me semble) :

Citation :
1735 L’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées voire supprimées par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux.


La problématique soulevée avec Amoris laetitia est ailleurs ...

Reprenons le texte même de AL (je ne le donne bien sûr pas, il est trop long) qu'on peut consulter ici :

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20160319_amoris-laetitia.html#_ftnref329

Dans ce texte figure un passage concernant l'obligation de la séparation des "divorcés remariés" ou encore "divorcés engagés dans une nouvelle union" :

Citation :
Une chose est une seconde union consolidée dans le temps, avec de nouveaux enfants, avec une fidélité prouvée, un don de soi généreux, un engagement chrétien, la conscience de l’irrégularité de sa propre situation et une grande difficulté à faire marche arrière sans sentir en conscience qu’on commet de nouvelles fautes. L’Église reconnaît des situations où « l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation ».[329]


Que dit cette note 329 ? ceci :

Citation :
[329] Jean-Paul II, Exhort. ap. Familiaris consortio (22 novembre 1981), n. 84 : AAS 74 (1982), p. 186. Dans ces situations, connaissant et acceptant la possibilité de cohabiter ‘‘comme frère et sœur’’ que l’Église leur offre, beaucoup soulignent que s’il manque certaines manifestations d’intimité « la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis »  (Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, sur l’Église dans le monde de ce temps, n. 51).

Cette note fait donc référence à Familiaris consortio et Gaudium et spes ; commençons par ce que dit Familiaris consortio justement à ce sujet entre autres choses bien sûr ... :

http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_exhortations/documents/hf_jp-ii_exh_19811122_familiaris-consortio.html

Citation :
Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!

L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation, «ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux»(180).

De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du mariage contracté validement.

En agissant ainsi, l'Eglise professe sa propre fidélité au Christ et à sa vérité; et en même temps elle se penche avec un cœur maternel vers ses enfants, en particulier vers ceux qui, sans faute de leur part, ont été abandonnés par leur conjoint légitime.

Et avec une ferme confiance, elle croit que même ceux qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et continuent de vivre dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils persévèrent dans la prière, la pénitence et la charité.


et aussi :

Citation :
...
Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!
...

(la note 180 étant la suivante : 180 Jean Paul II, homélie à la messe de clôture du VIe Synode des Evêques, 25 octobre 1980, n. 7: AAS 72 (1980), p. 1082.)


Quant à Gaudium et spes voici la citation exacte où on peut voir que l'expression "la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis" concerne le problème pour certains de l'augmentation du nombre d'enfants ou de leur éducation dans une famille en situation régulière et non irrégulière comme celle des divorcés remariés :

http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19651207_gaudium-et-spes_fr.html

Citation :
51. L’amour conjugal et le respect de la vie humaine

1. Le Concile ne l’ignore pas, les époux qui veulent conduire harmonieusement leur vie conjugale se heurtent souvent de nos jours à certaines conditions de vie et peuvent se trouver dans une situation où il ne leur est pas possible, au moins pour un temps, d’accroître le nombre de leurs enfants ; ce n’est point alors sans difficulté que sont maintenues la pratique d’un amour fidèle et la pleine communauté de vie. Là où l’intimité conjugale est interrompue, la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis : car en ce cas sont mis en péril et l’éducation des enfants et le courage nécessaire pour en accepter d’autres ultérieurement.


Or les garde-fous pour la non pérennisation de la situation irrégulière, situation irrégulière dénoncée nettement par Familiaris consortio, ne figurent pas du tout directement dans AL; ils n'y figurent que de façon indirecte par consultation (éventuelle et il y a risque déjà de ne pas le faire...) de liens tels que ceux-ci et il me semble que cela manque pour que des fidèles ne finissent pas par considérer consciemment ou inconsciemment - faiblesse humaine toujours possible ... - que la situation d'admission à la communion pour les divorcés remariés repentants après une (ou plusieurs même) confession(s) valide(s) puisse être en fait pérennisée donc définitive. Et là le risque est réel et grand concrètement ...

Il se peut bien sûr que la sincérité soit réelle et la confession valide et même que l'acte fautif puisse se produire un certain nombre de fois même - et alors intervient aussi la grave et sérieuse responsabilité de discernement du confesseur ... mais il y a ce risque très dangereux - pas assez souligné selon moi et tant d'autres ... - concrètement de considération de la pérennisation de la situation de concomitance de l'admission à la communion eucharistique et de la situation de vie maritale catholique réservée aux époux.

Un exemple de déviation vite réalisée et concernant l’archidiocèse de Belo Horizonte au Brésil qui intègre l’idéologie du genre dans ses directives pastorales dans un document qui s’appuie entre autres choses, parfois en sollicitant le texte, sur l’Exhortation Amoris laetitia se trouve ici :

http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t25905p50-dangers-mortels-du-relativisme-pour-la-foi-catholique#209432

Enfin voici des extraits d'un texte du cardinal Ouellet sur la communion spirituelle :

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/09/cardinal-ouellet-communion-spirituelle-et-communion-sacramentelle-2e-partie.html#_ftnref3

Citation :
La position de l’Église catholique à l’égard des personnes divorcées et remariées face à la communion eucharistique demeure toutefois claire et constante dans la tradition[3] même si leur situation irrégulière n’empêche pas la communion spirituelle au sacrement. Avant même le Concile Vatican II, un commentateur de saint Thomas d’Aquin évoquait leur cas en ces termes: « Le pasteur miséricordieux devra leur enseigner l’importance et l’efficacité de la communion in voto pour procurer des grâces eucharistiques. »[4] Il précisait ainsi l’enseignement de saint Thomas qui parle équivalemment de communion in voto et de « communion spirituelle » :

Elle est spirituelle parce qu’elle fait atteindre la res du sacrement (l’effet), mais elle est elle-même sacramentelle parce qu’elle fait atteindre cette res (union au Christ) par un votum (désir) dont l’objet propre est le sacramentum (manducation) lui-même bien que sa réalisation rituelle soit actuellement impossible.[5]

...



P.S. désolé pour la longueur du message ...



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