VERS LA NOUVELLE JÉRUSALEM
Bienvenue !
VERS LA NOUVELLE JÉRUSALEM

Forum Catholique Romain sous la protection de Saint Michel Archange !

La reproduction du contenu de ce site est permise, à la condition d'en citer la provenance, y incluant l'adresse de notre site, http://nouvellejerusalem.forumactif.com/

Merci !
VERS LA NOUVELLE JÉRUSALEM

Forum Catholique sous la protection de Saint-Michel
 
AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  ForumForum  

Partagez | 
 

 Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Juin 01 2016, 09:27

Rappel du premier message :

Un exemple de jusqu'où peut en arriver le relativisme ou la démagogie en matière des prescriptions de l'Eglise ou de la foi :

http://ici.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2016/05/30/009-fete-amour-controverse-diocese-chicoutimi.shtml

Citation :


Une fête de l'amour, organisée par la paroisse Sainte-Anne de l'arrondissement de Chicoutimi, soulève une vive controverse au sein du diocèse.

Cette célébration a eu lieu en avril. La paroisse a décidé de remplacer la traditionnelle fête de la fidélité, qui s'adresse uniquement aux couples mariés devant l'Église catholique, par une fête de l'amour. Cette nouvelle mouture se voulait plus inclusive, acceptant les conjoints mariés civilement, les conjoints de fait, de même que les conjoints de même sexe.

« C'est notre bon pape François qui nous dit qu'on ne peut pas juger personne, explique l'abbé Gérald Linteau, l'un des prêtres modérateurs de cette paroisse. Qui on est pour juger les personnes homosexuelles, les gens divorcés remariés? Au contraire, je dirais que c'est une expérience plus évangélique qu'une expérience où il faut respecter le droit. »

Son collègue l'abbé Mario Tremblay abonde dans le même sens. Il explique que la fête avait pour but de souligner que la vie de couple est importante, que l'union soit bénie par l'Église catholique ou non.

   On est bien conscient qu'on va un peu à l'encontre de la position de l'Église, mais je pense qu'en même temps, c'est important de s'adapter.
   Abbé Mario Tremblay

Sur le même sujet : L'entrevue de Mgr Rivest à L'heure de pointe

Mécontentement

La fête a cependant fait couler beaucoup d'encre. Des fidèles ont vivement dénoncé l'initiative, même sur des sites web à l'international.
Mgr André Rivest, évêque du diocèse de Chicoutimi
Mgr André Rivest, évêque du diocèse de Chicoutimi   Photo : Radio-Canada

L'évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, n'endosse pas non plus cette initiative. Il affirme avoir reçu des dizaines de plaintes.

« L'Église respecte et considère les couples d'homosexuels, mais il faut faire la part des choses », explique Mgr Rivest. Il rappelle que ni l'Église ni le pape François ne sont d'accord avec le mariage entre conjoints de même sexe.

   On entre directement en contradiction avec l'enseignement de l'Église
.
   Mgr André Rivest

Les prêtres de la paroisse Sainte-Anne aimeraient répéter l'expérience l'an prochain. Mgr Rivest, lui, n'est pas du même avis. « En ce qui me concerne, elle ne sera pas répétée à moins qu'ils me désobéissent », affirme-t-il.

D'après le reportage de Jessica Blackburn.


Dans le prolongement la déclaration d'un prêtre l'abbé Gérald Linteau sur la prétendue et la fausse "vacuité de l'enfer" ou encore l'hérésie de l'apocatastase, condamnée par l'Eglise :

http://www.lapresse.ca/le-quotidien/actualites/chroniques/
roger-blackburn/201605/31/01-4987050-lamour-dans-le-
confessionnal.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=
cyberpresse_B9_opinions_334_section_POS1


Citation :
CHRONIQUE / La Fête de l'amour est devenue une pomme de discorde lorsque l'événement organisé par la paroisse Sainte-Anne ce printemps a été désapprouvé par l'évêque de Chicoutimi, monseigneur André Rivest, parce que la rencontre accueillait des couples de tous les genres, pas seulement ceux hétérosexuels unis par les liens sacrés du mariage béni par l'Église.

«Cette fête ne sera pas répétée à moins qu'ils me désobéissent», a dit l'évêque; «on va trouver une façon de le faire autrement», a fait valoir le comité de pastorale.

Les réseaux sociaux des croyants se sont enflammés et l'affaire s'est retrouvée sur la place publique. La rectitude de l'Église a été dénoncée et les chrétiens purs et durs n'ont pas apprécié cette ouverture d'esprit. L'évêque a rappelé ses ouailles à l'ordre.

Docteure en théologie et professeur d'éthique à l'UQAC, Nicole Bouchard ne voit pas de controverse dans l'histoire de la Fête de l'amour. «Le pasteur côtoie toutes sortes de personnes dans sa paroisse. L'Église interdit l'avortement, mais le pasteur donne l'absolution à celles qui demandent pardon dans le confessionnal», fait remarquer Nicole Bouchard, qui ne croit pas qu'un évêque excommunie un pasteur qui organise une fête de l'amour dans sa paroisse.

L'évêque est le gardien de la loi de l'Église alors que le pasteur est le gardien de ses paroissiens. Les deux font leur travail, c'est une question d'éthique. La loi de l'Église, c'est le berger et ses brebis. Elle les guide dans le droit chemin, mais finit par leur pardonner leurs écarts, dit en substance la docteure en théologie. C'est dans l'ordre des choses, le pasteur vit proche de sa communauté et son rôle est d'être inclusif. «Chacun son métier et les vaches seront bien gardés, dit l'adage» (Florian).

L'abbé Gérald Linteau - je l'aime vous le savez, il m'a presque élevé quand j'étais petit -, a été bien surpris par cette controverse autour de l'amour. «On ne pensait pas que ça ferait problème notre fête de l'amour, surtout avec l'ouverture du pape François qui a dit: "Qui suis-je pour juger les gens? " L'amour se transforme, l'Église catholique n'est pas propriétaire de l'amour; un mariage religieux ou un mariage civil, ça demande les mêmes qualités humaines pour vivre cet amour. Les gens sont à la recherche du bonheur comme tout le monde, il n'y a pas d'exclus dans l'expérience d'aimer», explique le modérateur de la paroisse Saint-Anne.

«Quand un amour est vidé de son contenu, on ne reste pas ensemble à cause d'une loi», ajoute l'abbé Linteau. Le comité de pastorale va jaser avec l'évêque pour voir si l'Église peut bouger un peu. «S'il le faut, on fera une fête ailleurs qu'à l'église; personne ne peut nous empêcher de fêter l'amour, au moins humainement, si ce n'est pas religieusement. L'amour vient de Dieu, elle prend plusieurs formes», dit-il.

En ce qui concerne la position de Mgr Rivest, le pasteur ne veut pas disputer la chape à l'évêque, mais il comprend bien que le prélat prend «la ligne de parti». «S'il ne nous ramassait pas, c'est lui qui se ferait ramasser. L'Église est sous le régime du droit canonique qu'elle doit faire respecter. Avec notre fête de l'amour, on est plus proche de l'Évangile que l'Église peut l'être dans ses lois. L'Évangile est plus ouvert à l'amour que l'Église avec ses lois», martèle le curé de paroisse qui se sent très à l'aise de parler d'amour.

La loi c'est la loi et l'évêque doit la respecter, même si elle ne correspond pas à ce qui se passe dans la réalité. Le sacrement du pardon, par exemple, est considéré comme moribond par bien des prêtres, mais ça ne change pas. «Nous, on propose l'absolution collective, car nous ne sommes pas assez nombreux pour recevoir les gens un par un. L'amour de Dieu est donné à tout le monde, il suffirait de demander pardon ensemble pour que les péchés soient pardonnés, je ne fais pas ça en mon nom, mais au nom de Dieu», donne en exemple l'abbé Linteau, précisant que l'Église interdit le pardon collectif. «Ce n'est pas permis par Rome», laisse-t-il tomber.

De toute façon, me lance Gérald en fin de conversation, «la loi de Dieu pardonne tout, il est uniquement amour. Et si l'enfer existe, il doit être vide».

Allez en paix et aimez-vous les uns les autres.
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessage
territoire en héritage
Assistant


Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Lun Fév 27 2017, 12:45



Lily-Anne a écrit:
An.ne a écrit:
Malheureusement, plus je viellis, moins j'ai de réponses et plus j'ai de questions.

Bonjour An.ne. J'ai le même problème. Mais une évidence s'est imposée à ma compréhension au fil de ces décennies. Savoir est une des Tentations que Jésus a vaincue au désert en replaçant La Parole Dieu correctement. ...

Jésus a exactement donné la Parole de Dieu; Il a vaincu Satan par son Obéissance à Dieu et sa force faisant suite à son jeûne et ses mortifications et toute sa préparation pendant sa "vie cachée".

Citation :

Citation :
   Entre-temps, il faudrait commencer une belle réflexion sur ce que Jésus a vraiment dit ... À cette époque, personne n’avait d’enregistreur pour y fixer les paroles. Ce que l’on sait, c’est que les paroles de Jésus doivent être placées dans leur contexte, qu’elles sont exprimées dans un langage et un milieu précis, et adressées à des personnes bien définies…

... et j'ajouterais à des communautés différentes, dans un contexte politique etc..

Oui mais son enseignement est immuable, et universel et de tous les temps.

Citation :

Si on intellectualise la Lectio Divina, que devient la Parole dans ce cas ? Elle se fige et reste en pause dans un certain temps et dans un Livre.

Il ne s"agit pas d'intellectualiser la Parole mais de bien la comprendre par un vrai discernement, donc une aide qui vient vraiment du Seigneur et non de soi-même, et non d'essayer d'adapter la Parole en la prétextant comme relative pour la soumettre aux errements humains ...

Citation :
Dieu me parle sans avoir besoin de décodeur historique.

L'enseignement - véritable et non les délires de quelques destructeurs ... - de l'Eglise et de sa Tradition, détaillé aussi par les Pères de l'Eglise est là pour cela. Mais certains théologiens et exégètes en arrivent à de tels débordements et fantaisies qu'ils ne voient même plus qu'ils sont en contradiction avec cet enseignement, exemples : sur l'enfer ou même le purgatoire (les fins dernières donc), la signification et l'essence des sacrements, textes s'opposant à la Bible même (péché originel, indissolubilité du mariage etc ... ).

Citation :
Je comprends que certains aient besoin de s'accrocher aux fondamentaux.

Ceux qui rejettent le Seigneur "n'en ont pas besoin" (du moins le croient-ils, ou veulent le croire), les autres en ont tous besoin.

Citation :
Après tout, Jésus dit parfois à ses apôtres : " Vous n'avez rien compris !"

Oui, mais il convient de remarquer qu'eux n'avaient pas comme les chrétiens contemporains formés les siècles de formation disponible et possible actuellement ...

Le premier extrait de l'exhortation EG que vous donnez traite de l'importance de dégager le message principal, l'idée directrice d'un texte biblique spécialement pour un prédicateur.

Dans le deuxième il y a exactement un passage qui explicite justement ce à l'encontre de quoi va Arturo Sosa le "pape noir" avec sa relativisation de la Parole du Seigneur en affirmant que la Parole est relative, et qui est exposé ci-dessus; voici le passage de EG concerné :

Citation :
La lecture spirituelle d’un texte doit partir de sa signification littérale. Autrement, on fera facilement dire au texte ce qui convient, ce qui sert pour confirmer ses propres décisions, ce qui s’adapte à ses propres schémas mentaux. Cela serait, en définitive, utiliser quelque chose de sacré à son propre avantage et transférer cette confusion au peuple de Dieu.




Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Fév 28 2017, 06:34

Bonjour TEH, vos arguments sont bons. Tout est bien cadré et encadré. Seulement, si j'avais appliqué à la lettre votre programme, j'aurais rejeté massivement le trésor des messagers de Dieu. De Maria Valtorta à Vassula Ryden et à Léandre Lachance, j'aurais pu trouver de justes éléments pour écarter ce chemin spirituel offert par notre Seigneur et qui parfois bousculent notre compréhension de la Parole.

Comme m'a dit un vieux prêtre : " - Lily, vous devez cultiver la juste distance.
Permettez-moi d'appliquer ce judicieux conseil qui est une question d'équilibre. A la fois, se baser sur l'enseignement de l'Eglise qui est primordiale mais laisser aussi un espace de liberté pour accueillir ce qui parfois dérange nos institutions religieuses.

Cette juste distance est donc à travailler et ce n'est pas facile. Chaque jour, il faut remettre son travail sur le métier à tisser et composer une réalisation qui est une création journalière.

Il est très difficile de mettre en mots sa pensée. Je suis consciente que celle-ci risque de heurter des pharisiens (revenons au contexte de la Parole  - qui sont de très belles personnes, mais qui appliquent à la lettre et ne peuvent exercer une charité, contraire à leur conception de la loi).

L-A

_________________
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Fév 28 2017, 09:29



Lily-Anne a écrit:
...
 Seulement, si j'avais appliqué à la lettre votre programme, j'aurais rejeté massivement le trésor des messagers de Dieu. De Maria Valtorta à Vassula Ryden et à Léandre Lachance, j'aurais pu trouver de justes éléments pour écarter ce chemin spirituel offert par notre Seigneur et qui parfois bousculent notre compréhension de la Parole.

...


Appelons le "programme" si vous voulez (mais personnellement je ne l'appellerais pas ainsi ...) cependant je suis un peu surpris que vous n'ayez pas remarqué qu'à plusieurs reprises j'ai parlé sur ce forum des trois messagers que vous avez cités et que je ne les ai évidemment pas rejeté, bien au contraire ... donc ça ne doit pas être une question de programme venant de moi puisque j'accorde personnellement foi humaine aux messages et révélations qui leur ont été donnés : en bref j'y crois en ce qui me concerne ! ...

Citation :
A la fois, se baser sur l'enseignement de l'Eglise qui est primordiale mais laisser aussi un espace de liberté pour accueillir ce qui parfois dérange nos institutions religieuses.

En réalité l'enseignement de l'Eglise ne supprime aucun "espace de liberté" mais il peut arriver qu'on ait cette - fausse - impression du contraire parce que le discernement n'a pas été suffisant ou qu'on est devant des choses qu'on ne comprend pas ou qu'on ne sait pas appréhender ou face auxquelles on ne sait pas réagir au mieux ... cela peut arriver effectivement.

Citation :
Il est très difficile de mettre en mots sa pensée. Je suis consciente que celle-ci risque de heurter des pharisiens (revenons au contexte de la Parole  - qui sont de très belles personnes, mais qui appliquent à la lettre et ne peuvent exercer une charité, contraire à leur conception de la loi).

Revoilà par contre un "vieux serpent de mer" que vous partagez avec Stan d'ailleurs et par charité je ne vais pas répondre comme j'aurais tendance à vouloir le faire sur le sujet déjà débattu plusieurs fois ...

Par contre je vous donne le point de vue de Pie XII dans Humani Generis qui convient bien ici je pense :

http://w2.vatican.va/content/pius-xii/fr/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_12081950_humani-generis.html

Citation :
HUMANI GENERIS

LETTRE ENCYCLIQUE
DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XII
SUR QUELQUES OPINIONS FAUSSES
QUI MENACENT DE RUINER
LES FONDEMENTS DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE



Vénérables Frères,

Que la famille humaine tout entière ne s'entende pas en matière religieuse et morale et qu'elle tende à se tenir loin de la vérité, c'est bien là pour tout homme honnête et plus encore pour tous les vrais fils de l'Eglise la raison d'une douleur très vive: en tous temps certes, mais combien plus aujourd'hui que nous voyons les coups frapper de toutes parts les principes mêmes de la formation chrétienne.

On ne peut s'étonner, il est vrai, que mésententes en ces domaines et éloignement de la vérité aient toujours sévi, en dehors du bercail du Christ. En effet, si, en principe du moins, la raison humaine est, par sa propre force et à sa seule lumière naturelle, apte à parvenir à la connaissance vraie et certaine d'un Dieu unique et personnel, qui par sa Providence protège et gouverne le monde, et à l'intuition aussi de la loi naturelle inscrite par Dieu en nos âmes, nombreux, pourtant, sont les obstacles qui empêchent cette même raison d'user de sa force native efficacement et avec fruits. Et de fait, les vérités qui concernent Dieu et qui ont rapport aux relations qui existent entre Dieu et les hommes ne transcendent-elles pas absolument l'ordre du sensible? et, passées dans le domaine de la vie pratique qu'elles doivent informer ne commandent-elles pas le don de soi et l'abnégation? Or, l'intelligence humaine, dans la recherche de si hautes vérités, souffre d'une grave difficulté en raison d'abord de l'impulsion des sens et de l'imagination et en raison aussi des passions vicieuses nées du péché originel. Voilà comment les hommes en sont venus à se pénétrer si facilement eux-mêmes de ce principe que, dans ce domaine, est faux ou pour le moins douteux tout ce qu'ils ne veulent pas être vrai.

C'est pourquoi il faut tenir que la révélation divine est moralement nécessaire pour que tout ce qui n'est pas, de soi, inaccessible à la raison en matière de foi et de moeurs, puisse être, dans l'état actuel du genre humain, connu de tous promptement, avec une certitude ferme et sans mélange d'erreur (1).

Bien plus, l'esprit humain peut éprouver parfois des difficultés à formuler un simple jugement certain de " crédibilité " au sujet de la foi catholique, encore que Dieu ait disposé un grand nombre de signes extérieurs éclatants qui nous permettent de prouver, de façon certaine, l'origine divine de la religion chrétienne avec les seules lumières naturelles de notre raison. En effet, que le mènent les préjugés ou que l'excitent les passions et la volonté mauvaise, l'homme peut opposer un refus et résister autant à l'évidence irrécusable des signes extérieurs qu'aux célestes lumières que Dieu verse en nos âmes.

Quiconque observe attentivement ceux qui sont hors du bercail du Christ découvre sans peine les principales voies sur lesquelles se sont engagés un grand nombre de savants. En effet, c'est bien eux qui prétendent que le système dit de l'évolution s'applique à l'origine de toutes les choses; or, les preuves de ce système ne sont pas irréfutables même dans le champ limité des sciences naturelles. Ils l'admettent pourtant sans prudence aucune, sans discernement et on les entend qui professent, avec complaisance et non sans audace, le postulat moniste et panthéiste d'un unique tout fatalement soumis à l'évolution continue. Or, très précisément, c'est de ce postulat que se servent les partisans du communisme pour faire triompher et propager leur matérialisme dialectique dans le but d'arracher des âmes toute idée de Dieu.

La fiction de cette fameuse évolution, faisant rejeter tout ce qui est absolu, constant et immuable, a ouvert la voie à une philosophie nouvelle aberrante, qui, dépassant l'idéalisme, l'immanentisme et le pragmatisme, s'est nommé existentialisme, parce que, négligeant les essences immuables des choses, elle n'a souci que de l'existence de chacun.

A cela s'ajoute un faux historicisme qui, ne s'attachant qu'aux événements de la vie humaine, renverse les fondements de toute vérité et de toute loi absolue dans le domaine de la philosophie et plus encore dans celui des dogmes chrétiens.

En présence d'une telle confusion d'opinions, nous pourrions être sans doute un peu consolés de voir ceux qui étaient nourris jadis des principes du rationalisme désirer revenir aujourd'hui aux sources de la vérité divinement révélée, reconnaître et professer que la Parole de Dieu, conservée dans la Sainte Ecriture, est bien le fondement de nos sciences sacrées. Mais comment ne pas être affligés de voir un grand nombre d'entre eux faire d'autant plus fi de la raison humaine qu'ils adhérent plus fermement à la Parole de Dieu et repousser d'autant plus vivement le magistère ecclésiastique qu'ils exaltent plus volontiers l'autorité de Dieu révélant: ils oublient, ce faisant, que ce magistère est institué par le Christ Notre Seigneur pour garder et interpréter le dépôt divin révélé. Toutes prétentions qui sont non seulement en contradiction flagrante avec la Sainte Ecriture, mais démontrées fausses encore par l'expérience de tous. En effet ceux qui sont séparés de la véritable Eglise se plaignent souvent, et publiquement, de leur désaccord en matière dogmatique au point d'avouer, comme malgré eux, la nécessité d'un magistère vivant.

Par ailleurs, les théologiens et les philosophes catholiques, auxquels incombe la lourde charge de défendre la vérité divine et humaine et de l'inculquer à toutes les âmes, n'ont pas le droit d'ignorer ni de négliger les systèmes qui s'écartent plus ou moins de la droite voie. Bien plus, il leur faut les connaître à fond, d'abord parce qu'on ne peut guérir que les maux que l'on connaît bien, puis parce que dans les systèmes erronés peut se cacher quelque lueur de vérité, et parce qu'enfin ces erreurs poussent l'esprit à scruter avec plus de soin et à apprécier mieux telle ou telle vérité philosophique et théologique.

Ah! si nos philosophes et nos théologiens s'étaient efforcés de tirer de l'examen prudent de ces systèmes l'avantage que nous disons, il n'y, aurait, pour le magistère de l'Eglise, aucune raison d'intervenir. Toutefois, même si nous tenons pour certain que les docteurs catholiques se sont gardés en général de ces erreurs, il n'est pas moins certain qu'il en est aujourd'hui, tout comme aux temps apostoliques, pour s'attacher, plus qu'il convient, aux nouveautés dans la crainte de passer pour ignorants de tout ce que charrie un siècle de progrès scientifiques: on les voit alors qui, dans leur prétention de se soustraire à la direction du magistère sacré, se trouvent en grand danger de s'écarter peu à peu de la vérité divinement révélée et d'induire avec eux les autres dans l'erreur.

Il y a plus. Nous observons un autre danger qui est, lui, d'autant plus grave qu'il est plus caché sous les voiles de la vertu. De fait, parmi ceux qui déplorent la mésentente entre les hommes et la confusion des esprits, il en est plusieurs qui se montrent remués par un zèle imprudent des âmes: dans leur ardeur, ils brûlent d'un désir pressant d'abattre les enceintes qui séparent d'honnêtes gens: on les voit adopter alors un " irénisme " tel que, laissant de côté tout ce qui divise, ils ne se contentent pas d'envisager l'attaque contre un athéisme envahissant par l'union de toutes les forces, mais ils vont jusqu'à envisager une conciliation des contraires, seraient-ils même des dogmes. Et de même que certains jadis avaient déjà demandé si l'apologétique traditionnelle de l'Église ne constituait pas un obstacle plutôt qu'un secours pour gagner les âmes au Christ, aujourd'hui il en est encore qui ne craignent pas de soulever, avec sérieux, la question de savoir si la théologie et Sa méthode, telles qu'elles sont enseignées dans nos écoles avec l'approbation de l'autorité ecclésiastique, ne doivent pas être non seulement perfectionnées, mais en tous points réformées. Ils pensent qu'ainsi le règne du Christ serait plus efficacement propagé dans toutes les parties du monde parmi les hommes de toute culture, et de toute opinion religieuse.

Et si ceux-là ne prétendaient qu'à accommoder aux conditions et aux nécessités de notre temps la science ecclésiastique et sa méthode en nous offrant un plan nouveau, il n'y aurait pour ainsi dire pas de raison de nous alarmer; mais emportés par un irénisme imprudent, quelques-uns semblent prendre pour des obstacles à la restauration de l'unité fraternelle tout ce qui s'appuie sur les lois et les principes mêmes que donna le Christ, et sur les institutions qu'il a établies, sur tout ce qui se dresse, en somme, comme autant de défenses et de soutiens pour l'intégrité de la foi: l'écroulement de l'ensemble assurerait l'union, pensent-ils, mais, disons-le, ce serait pour la ruine.

Ces opinions nouvelles, qu'elles s'inspirent d'un désir condamnable de nouveauté ou de quelque raison fort louable, ne sont pas exposées toujours avec la même hâte, la même précision et dans les mêmes termes; ajoutons qu'elles sont loin d'obtenir l'accord unanime de leurs auteurs. En effet ce que certains aujourd'hui enseignent d'une façon voilée avec des précautions et des distinctions, d'autres le proposeront demain avec plus d'audace, en plein jour et sans mesure aucune, causant ainsi le scandale de beaucoup, surtout dans le jeune clergé, et un grave tort à l'autorité de l'Eglise. Si l'on montre plus de prudence en s'exprimant dans les ouvrages édités, on est plus libre en privé dans les dissertations qu'on se communique, dans les conférences et les assemblées. Et ces opinions ne sont pas seulement divulguées parmi le clergé séculier et régulier, dans les Séminaires et les instituts religieux, mais aussi parmi les laïques et principalement parmi ceux qui se consacrent à l'instruction de la jeunesse.

En ce qui concerne la théologie, le propos de certains est d'affaiblir le plus possible la signification des dogmes et de libérer le dogme de la formulation en usage dans l'Eglise depuis si longtemps et des notions philosophiques en vigueur chez les Docteurs catholiques, pour faire retour, dans l'exposition de la doctrine catholique, à la façon de s'exprimer de la Sainte Ecriture et des Pères. Ils nourrissent l'espoir que le dogme, ainsi débarrassé de ses éléments qu'ils nous disent extrinsèques à la révélation, pourra être comparé, avec fruit, aux opinions dogmatiques de ceux qui sont séparés de l'unité de l'Eglise: on parviendrait alors à assimiler au dogme catholique tout ce qui plaît aux dissidents.

Bien plus, lorsque la doctrine catholique aura été réduite à un pareil état, la voie sera ouverte, pensent-ils, pour donner satisfaction aux besoins du jour en exprimant le dogme au moyen des notions de la philosophie moderne, de l'immanentisme, par exemple, de l'idéalisme, de l'existentialisme ou de tout autre système à venir. Que cela puisse et doive même être fait ainsi, de plus audacieux l'affirment pour la bonne raison, disent-ils, que les mystères de la foi ne peuvent pas être signifiés par des notions adéquatement vraies, mais par des notions, selon eux, approximatives et toujours changeables, par lesquelles la vérité est indiquée sans doute jusqu'à un certain point, mais fatalement déformée. C'est pourquoi ils ne croient pas absurde, mais absolument nécessaire que la théologie qui a utilisé au cours des siècles différentes philosophies comme ses instruments propres substitue aux notions anciennes des notions nouvelles, de telle sorte que, sous des modes divers et souvent opposés, et pourtant présentés par eux comme équivalents, elle nous exprime les vérités divines, sous le mode qui sied à des êtres humains. Ils ajoutent que l'histoire des dogmes consiste à exprimer les formes variées qu'a revêtues la vérité successivement selon les diverses doctrines et selon les systèmes qui ont vu le jour tout au long des siècles.

Or, il ressort, avec évidence, de ce que nous avons dit, que tant d'efforts non seulement conduisent à ce qu'on appelle le " relativisme " dogmatique, mais le comportent déjà en fait : le mépris de la doctrine communément enseignée et le mépris des termes par lesquels on le signifie le favorisent déjà trop. Certes il n'est personne qui ne sache que les mots qui expriment ces notions, tels qu'ils sont employés dans nos écoles et par le magistère de l'Église, peuvent toujours être améliorés et perfectionnés : on sait d'ailleurs que l'Eglise n'a pas eu recours toujours aux mêmes termes. Et puis, il va de soi que l'Eglise ne peut se lier à n'importe quel système philosophique dont la vie est de courte durée: ce que les docteurs catholiques, en parfait accord, ont composé au cours des siècles pour parvenir à une certaine intelligence du dogme, ne s'appuie assurément pas sur un fondement aussi caduc. En effet, il n'est pas d'autre appui que les principes et les notions tirés de l'expérience des choses créées; et dans la déduction de ces connaissances, la vérité révélée a, comme une étoile, brillé sur l'intelligence des hommes grâce au ministère de l'Eglise. On ne s'étonne donc pas que les Conciles oecuméniques aient employé et aussi sanctionné certaines de ces notions: aussi, s'en écarter n'est point permis.

Voilà pourquoi négliger, rejeter ou priver de leur valeur tant de biens précieux qui au cours d'un travail plusieurs fois séculaire des hommes d'un génie et d'une sainteté peu commune, sous la garde du magistère sacré et la conduite lumineuse de l'Esprit-Saint, ont conçus, exprimés et perfectionnés en vue d'une présentation de plus en plus exacte des vérités de la foi, et leur substituer des notions conjecturales et les expressions flottantes et vagues d'une philosophie nouvelle appelées à une existence éphémère, comme la fleur des champs, ce n est pas seulement pécher par imprudence grave, mais c'est faire du dogme lui-même quelque chose comme un roseau agité par le vent. Le mépris des mots et des notions dont ont coutume de se servir les théologiens scolastiques conduit très vite à énerver la théologie qu'ils appellent spéculative et tiennent pour dénuée de toute véritable certitude, sous prétexte qu'elle s'appuie sur la raison théologique.

De fait, ô douleur, les amateurs de nouveautés passent tout naturellement du dédain pour la théologie scolastique au manque d'égards, voire au mépris pour le magistère de l'Eglise lui-même qui si fortement approuve, de toute son autorité, cette théologie. Ne présentent-ils pas ce magistère comme une entrave au progrès, un obstacle pour la science? Certains non-catholiques y voient déjà un injuste frein qui empêche quelques théologiens plus cultivés de rénover leur science. Et alors que ce magistère, en matière de foi et de moeurs, doit être pour tout théologien la règle prochaine et universelle de vérité, puisque le Seigneur Christ lui a confié le dépôt de la foi - les Saintes Ecritures et la divine Tradition - pour le conserver, le défendre et l'interpréter, cependant le devoir qu'ont les fidèles d'éviter aussi les erreurs plus ou moins proches de l'hérésie et pour cela " de conserver les constitutions et les décrets par lesquels le Saint-Siège proscrit et interdit ces opinions qui faussent les esprits " (2), est parfois aussi ignoré d'eux que s'il n'existait pas. Ce qu'exposent les Encycliques des Pontifes Romains sur le caractère et la constitution de l'Eglise est, de façon habituelle et délibérée, négligé par certains dans le but très précis de faire prévaloir une notion vague qu'ils nous disent puisée chez les anciens Pères et surtout chez les Grecs. A les entendre, les Pontifes, en effet, n'auraient jamais dessein de se prononcer sur les questions débattues entre théologiens ; aussi le devoir s'impose à tous de revenir aux sources primitives et aussi d'expliquer les constitutions et décrets plus récents du magistère selon les textes des anciens.

Tout cela semble dit de façon très habile, mais tout cela est faux en réalité. Car s'il est exact que, en général, les Pontifes laissent la liberté aux théologiens dans les matières où les docteurs du meilleur renom professent des opinions différentes, l'histoire pourtant nous apprend que bien des choses laissées d'abord à la libre discussion ne peuvent plus dans la suite souffrir aucune discussion.

Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens.

Il est vrai encore que les théologiens doivent toujours remonter aux sources de la révélation divine; car il leur appartient de montrer de quelle manière ce qui est enseigné par le magistère vivant " est explicitement ou implicitement trouvé " (4) dans la Sainte Ecriture et la divine " tradition ". Ajoutons que ces deux sources de la doctrine révélée contiennent tant de trésors et des trésors si précieux de vérités qu'il est impossible de les épuiser jamais. C'est bien la raison pour laquelle nos sciences sacrées trouvent toujours une nouvelle jeunesse dans l'étude des sources sacrées ; tandis que toute spéculation qui néglige de pousser plus avant l'examen du dépôt sacré ne peut qu'être stérile : l'expérience est là, qui le prouve. Mais on ne peut pas, pour cette raison, équiparer la théologie, même celle qu'on dit positive, à une science purement historique. Car Dieu a donné à son Eglise, en même temps que les sources sacrées, un magistère vivant pour éclairer et pour dégager ce qui n'est contenu qu'obscurément et comme implicitement dans le dépôt de la foi. Et ce dépôt, ce n'est ni à chaque fidèle, ni même aux théologiens que le Christ l'a confié pour en assurer l'interprétation authentique, mais au seul magistère de l'Eglise. Or si l'Eglise exerce sa charge, comme cela est arrivé tant de fois au cours des siècles, par la voie ordinaire ou par la voie extraordinaire, il est évident qu'il est d'une méthode absolument fausse d'expliquer le clair par l'obscur, disons bien qu'il est nécessaire que tous s'astreignent à suivre l'ordre inverse. Aussi notre Prédécesseur, d'immortelle mémoire, Pie IX, lorsqu'il enseigne que la théologie a la si noble tâche de démontrer comment une doctrine définie par l'Eglise est contenue dans les sources, ajoute ces mots, non sans de graves raisons: " dans le sens même où l'Eglise l'a définie ".

Mais pour en revenir aux systèmes nouveaux auxquels nous avons touché plus haut, il y a certains points que quelques-uns proposent ou qu'ils distillent, pour ainsi dire, dans les esprits, qui tournent au détriment de l'autorité divine de la Sainte Ecriture. Ainsi on a audacieusement perverti le sens de la définition du Concile du Vatican sur Dieu, auteur de la Sainte Ecriture; et la théorie qui n'admet l'inerrance des lettres sacrées que là où elles enseignent Dieu, la morale et la religion, on la professe en la renouvelant, bien qu'elle ait été plusieurs fois condamnée. Bien plus, de la façon la plus incorrecte, on nous parle d'un sens humain des Livres Saints, sous lequel se cacherait le sens divin, le seul, nous dit-on, qui serait infaillible. Dans l'interprétation de la Sainte Ecriture, on s'interdit de tenir compte de l'analogie de la foi et de la tradition ecclésiastique. En conséquence, c'est la doctrine des Saints Pères et du magistère sacré qui devrait être ramenée, pour ainsi dire, à la juste balance de l'Ecriture et de l'Ecriture telle qu'elle est expliquée par des exégètes qui ne font appel qu'à la lumière de la raison; et, partant, ce n'est plus la Sainte Ecriture qu'il faudrait expliquer selon la pensée de l'Eglise que le Christ institua gardienne et interprète de tout le dépôt de la vérité divinement révélée.

En outre, le sens littéral de la Sainte Ecriture et son explication faite laborieusement, sous le contrôle de l'Eglise, par tant d'exégètes de si grande valeur doivent céder, d'après les inventions qui plaisent aux novateurs, à une exégèse nouvelle, dite symbolique et spirituelle; et ainsi seulement, les Livres Saints de l'Ancien Testament, qui seraient aujourd'hui encore ignorés dans l'Eglise, comme une source qu'on aurait enclose, seraient enfin ouverts à tous. Ils assurent que toutes les difficultés, par ce moyen, s'évanouiront, qui ne paralysent que ceux-là qui se tiennent attachés au sens littéral de la Bible.

Il n'est personne qui ne puisse voir à quel point tant de prétentions s'écartent des principes et des règles d'herméneutique si justement fixés par Nos Prédécesseurs d'heureuse mémoire Léon XIII dans l'Encyclique
Providentissimus et Benoît XV dans l'Encyclique Spiritus Paraclitus et par Nous-même dans l'Encyclique Divino afflante Spiritu.

Il n'est pas étonnant que pareilles nouveautés aient déjà produit des fruits empoisonnés dans toutes les parties, ou presque, de la théologie. On révoque en doute que la raison humaine, sans le secours de la révélation et de la grâce divine, puisse démontrer l'existence d'un Dieu personnel par des arguments tirés des choses créées; on nie que le monde ait eu un commencement et l'on soutient que la création est nécessaire, puisqu'elle procède de la nécessaire libéralité de l'amour de Dieu; on refuse aussi à Dieu l'éternelle et infaillible prescience des libres actions de l'homme. Or tout cela s'oppose aux déclarations du Concile du Vatican (5).

Quelques-uns aussi se demandent si les Anges sont des créatures personnelles, et
Si la matière diffère essentiellement de l'esprit. D'autres corrompent la véritable gratuité de l'ordre surnaturel, puisqu'ils tiennent que Dieu ne peut pas créer des êtres doués d'intelligence sans les ordonner et les appeler à la vision béatifique. Ce n'est pas assez ! au mépris de toutes définitions du Concile de Trente, on a perverti la notion du péché originel, et du même coup, la notion du péché en général, dans le sens même où il est une offense à Dieu, et ainsi la notion de la satisfaction offerte pour nous par le Christ. Il s'en trouve encore pour prétendre que la doctrine de la transsubstantiation, toute fondée sur une notion philosophique périmée (la notion de substance), doit être corrigée, de telle sorte que la présence réelle dans la Sainte Eucharistie soit ramenée à un certain symbolisme, en ce sens que les espèces consacrées ne seraient que les signes efficaces de la présence spirituelle du Christ et de son intime union avec les membres fidèles dans le Corps Mystique.

Certains estiment qu'ils ne sont pas liés par la doctrine que Nous avons exposée il y a peu d'années dans notre lettre Encyclique et qui est fondée sur les sources de la " révélation ", selon laquelle le Corps Mystique et l'Eglise catholique romaine sont une seule et même chose (6). Quelques-uns réduisent à une formule vaine la nécessité d'appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel. D'autres enfin attaquent injustement le caractère rationnel de la crédibilité de la foi chrétienne.

Il est trop certain que ces erreurs et d'autres du même ordre s'insinuent dans l'esprit de plusieurs de Nos fils, qu'abuse un zèle imprudent des âmes ou une fausse science: il Nous faut donc, l'âme accablée de tristesse, leur répéter des vérités très connues et leur signaler, non sans angoisse pour le coeur, des erreurs manifestes et des dangers d'erreur auxquels ils s'exposent.

On sait combien l'Eglise estime la raison humaine dans le pouvoir qu'elle a de démontrer avec certitude l'existence d'un Dieu personnel, de prouver victorieusement par les signes divins les fondements de la foi chrétienne elle-même, d'exprimer exactement la loi que le Créateur a inscrite dans l'âme humaine et enfin de parvenir à une certaine intelligence des mystères, qui nous est très fructueuse (7). La raison cependant ne pourra remplir tout son office avec aisance et en pleine sécurité que si elle reçoit une formation qui lui est due : c'est-à-dire quand elle est imprégnée de cette philosophie saine qui est pour nous un vrai patrimoine transmis par les siècles du passé chrétien et qui jouit encore d'une autorité d'un ordre supérieur, puisque le magistère de l'Eglise a soumis à la balance de la révélation divine, pour les apprécier, ses principes et ses thèses essentielles qu'avaient peu à peu mis en lumière et définis des hommes de génie. Cette philosophie reconnue et reçue dans l'Eglise défend, seule, l'authentique et juste valeur de la connaissance humaine, les principes inébranlables de la métaphysique, à savoir de raison suffisante, de causalité et de finalité la poursuite enfin, effective, de toute vérité certaine et immuable.

Dans cette philosophie, sans doute sont traitées des parties qui ni directement ni indirectement ne touchent à la foi et aux moeurs: aussi l'Eglise les laisse-t-elle à la libre discussion des philosophes. Mais pour beaucoup d'autres, surtout dans le domaine des principes et des thèses essentielles que Nous avons rappelés plus haut, de liberté de discussion il n'y a point. Même dans ces questions essentielles, il est permis de donner à la philosophie un vêtement plus juste et plus riche, de la renforcer de développements plus efficaces, de la débarrasser de quelques procédés scolaires insuffisamment adaptés, de l'enrichir discrètement aussi d'éléments apportés par une pensée humaine qui sainement progresse, mais il n'est jamais possible de la bouleverser, de la contaminer de principes faux ou même de la tenir pour un monument sans doute imposant mais absolument suranné. Car la vérité et toute son explication philosophique ne peuvent pas changer chaque jour, surtout quand il s'agit de principes évidents, par soi, pour tout esprit humain ou de ces thèmes qui prennent appui aussi bien sur la sagesse des siècles que sur leur accord avec la révélation divine qui les étaye si fortement. Tout ce que l'esprit humain, adonne à la recherche sincère, peut découvrir de vrai ne peut absolument pas s'opposer à une vérité déjà acquise; Dieu, Souveraine Vérité a créé l'intelligence humaine et la dirige, il faut le dire, non point pour qu'elle puisse opposer chaque jour des nouveautés à ce qui est solidement acquis, mais pour que, ayant rejeté les erreurs qui se seraient insinuées en elle, elle élève progressivement le vrai sur le vrai selon l'ordre et la complexion même que nous discernons dans la nature des choses d'où nous tirons la vérité.

C'est pourquoi un chrétien, qu'il soit philosophe ou théologien, ne peut pas se jeter à la légère, pour les adopter, sur toutes les nouveautés qui s'inventent chaque jour; qu'il en fasse au contraire un examen très appliqué, qu'il les pèse en une juste balance ; et ainsi, se gardant de perdre ou de contaminer la vérité déjà acquise, il évitera de causer un dommage certain à la foi elle-même et de la mettre gravement en péril.

Si l'on a bien saisi ces précisions, on verra sans peine pour quelle raison l'Eglise exige que ses futurs prêtres soient instruits des disciplines philosophiques " selon la méthode, selon la doctrine et les principes du Docteur Angélique " (8); c'est que l'expérience de plusieurs siècles lui a parfaitement appris que la méthode de l'Aquinate l'emporte singulièrement sur toutes les autres, soit pour former les étudiants, soit pour approfondir les vérités peu accessibles ; sa doctrine forme comme un accord harmonieux avec la révélation divine ; elle est de toutes la plus efficace pour mettre en sûreté les fondements de la foi, comme pour recueillir utilement et sans dommage les fruits d'un progrès véritable (9).

C'est pour tant de motifs, qu'il est au plus haut point lamentable que la philosophie reçue et reconnue dans l'Eglise soit aujourd'hui méprisée par certains qui, non sans imprudence, la déclarent vieillie dans sa forme et rationaliste (comme ils osent dire) dans son processus de pensée. Nous les entendons répétant que cette philosophie, la nôtre, soutient faussement qu'il peut y avoir une métaphysique absolument vraie; et ils affirment de façon péremptoire que les réalités, et surtout les réalités transcendantes, ne peuvent être mieux exprimées que par des doctrines disparates, qui se complètent les unes les autres, encore qu'elles s'opposent entre elles toujours en quelque façon. Aussi concèdent-ils que la philosophie qu'enseignent Nos écoles, avec son exposition claire des problèmes et leurs solutions, avec sa détermination si rigoureuse du sens de toutes les notions et ses distinctions précises, peut être utile pour initier de jeunes esprits à la théologie scolastique et qu'elle était remarquablement accommodée aux esprits du moyen-âge; mais elle n'offre plus, selon eux, une méthode qui réponde à notre culture moderne et aux nécessités du temps. Ils opposent ensuite que la philosophia perennis n'est qu'une philosophie des essences immuables, alors que l'esprit moderne doit nécessairement se porter vers l'existence de chacun et vers la vie toujours fluente. Et tandis qu'ils méprisent cette philosophie, ils en exaltent d'autres, anciennes ou récentes, de l'Orient ou de l'Occident, de sorte qu'ils semblent insinuer dans les esprits que n'importe quelle philosophie, n'importe quelle manière personnelle de penser, avec, si besoin est, quelques retouches ou quelques compléments, peut s'accorder avec le dogme catholique : or, cela est absolument faux, surtout quand il s'agit de ces produits de l'imagination qu'on appelle l'immanentisme, l'idéalisme, le matérialisme soit historique soit dialectique ou encore l'existentialisme, qu'il professe l'athéisme ou pour le moins qu'il nie toute valeur au raisonnement métaphysique. Quel catholique pourrait avoir le moindre doute sur toutes ces choses

Enfin ils reprochent à cette philosophie de ne s'adresser qu'à l'intelligence dans le processus de la connaissance, puisqu'elle néglige, disent-ils, l'office de la volonté et celui des affections de l'âme. Or cela n'est pas vrai. Jamais la philosophie chrétienne n'a nié l'utilité et l'efficacité des bonnes dispositions de toute l'âme humaine pour connaître à fond et pour embrasser les vérités religieuses et morales; bien mieux, elle a toujours professé que le défaut de ces dispositions peut être cause que l'intelligence, sous l'influence des passions et de la volonté mauvaise, s'obscurcisse à ce point qu'elle ne voit plus juste. Bien mieux encore, le Docteur commun estime que l'intelligence peut d'une certaine manière percevoir les biens supérieurs d'ordre moral soit naturel soit surnaturel, mais dans la mesure seulement où l'âme éprouve une certaine connaturalité affective avec ces mêmes biens, soit par nature, soit par don de grâce (10). Et l'on ne peut pas ne pas saisir l'intérêt du secours apporté par cette connaissance obscure aux recherches de notre esprit. Cependant autre chose est de reconnaître aux dispositions affectives de la volonté le pouvoir d'aider la raison à poursuivre une science plus certaine et plus ferme des choses; et autre chose, ce que soutiennent ces novateurs, à savoir: attribuer aux facultés d'appétit et d'affection un certain pouvoir d'intuition et dire que l'homme, incapable de savoir par la raison et avec certitude la vérité qu'il doit embrasser, se tourne vers la volonté pour faire choix et décider librement entre des opinions erronées: n'est-ce pas là mêler indûment la connaissance et l'acte de la volonté?

Il n'est pas étonnant que, par ces nouveaux systèmes, on soit amené à mettre en danger les deux disciplines philosophiques qui, par leur nature même, sont étroitement liées avec l'enseignement de la foi, la théodicée et l'éthique; on en vient donc à penser que leur rôle n'est pas de démontrer quelque chose de certain sur Dieu ou sur un autre être transcendant, mais bien plutôt de montrer que ce que la foi enseigne sur un Dieu personnel et sur ses commandements s'accorde parfaitement avec les nécessités de la vie et que par voie de conséquence il faut que tous l'embrassent pour éviter le désespoir et pour parvenir au salut éternel. Or tout cela s'oppose manifestement aux documents de Nos Prédécesseurs Léon XIII et Pie X et ne peut s'accorder avec les décrets du Concile du Vatican. Nous n'aurions certes pas à déplorer ces écarts loin de la vérité si tous, même en philosophie, voulaient écouter le magistère de l'Église avec tout le respect qui lui est dû; car il lui revient, de par l'institution divine, non seulement de garder et d'interpréter le dépôt de la vérité divinement révélée, mais encore d'exercer toute sa vigilance sur les disciplines philosophiques pour que de faux systèmes ne portent pas atteinte aux dogmes catholiques.

Il nous reste à dire un mot des sciences qu'on dit positives, mais qui sont plus ou moins connexes avec les vérités de la foi chrétienne. Nombreux sont ceux qui demandent avec instance que la religion catholique tienne le plus grand compte de ces disciplines. Et cela est assurément louable lorsqu'il s'agit de faits réellement démontrés; mais cela ne doit être accepté qu'avec précaution, dès qu'il s'agit bien plutôt d' " hypothèses " qui, même si elles trouvent quelque appui dans la science humaine, touchent à la doctrine contenue dans la Sainte Ecriture et la "Tradition ". Dans le cas où de telles vues conjecturales s'opposeraient directement ou indirectement à la doctrine révélée par Dieu, une requête de ce genre ne pourrait absolument pas être admise.

C'est pourquoi le magistère de l'Eglise n'interdit pas que la doctrine de l' " évolution ", dans la mesure où elle recherche l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà existante et vivante - car la foi catholique nous ordonne de maintenir la création immédiate des âmes par Dieu - soit l'objet, dans l'état actuel des sciences et de la théologie d'enquêtes et de débats entre les savants de l'un et de l'autre partis : il faut pourtant que les raisons de chaque opinion, celle des partisans comme celle des adversaires, soient pesées et jugées avec le sérieux, la modération et la retenue qui s'imposent; à cette condition que tous soient prêts à se soumettre au jugement de l'Eglise à qui le mandat a été confié par le Christ d'interpréter avec autorité les Saintes Ecritures et de protéger les dogmes de la foi (11). Cette liberté de discussion, certains cependant la violent trop témérairement : ne se comportent-ils pas comme si l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà existante et vivante était à cette heure absolument certaine et pleinement démontrée par les indices jusqu'ici découverts et par ce que le raisonnement en a déduit; et comme si rien dans les sources de la révélation divine n'imposait sur ce point la plus grande prudence et la plus grande modération.

Mais quand il s'agit d'une autre vue conjecturale qu'on appelle le polygénisme, les fils de l'Eglise ne jouissent plus du tout de la même liberté. Les fidèles en effet ne peuvent pas adopter une théorie dont les tenants affirment ou bien qu'après Adam il y a eu sur la terre de véritables hommes qui ne descendaient pas de lui comme du premier père commun par génération naturelle, ou bien qu'Adam désigne tout l'ensemble des innombrables premiers pères. En effet on ne voit absolument pas comment pareille affirmation peut s'accorder avec ce que les sources de la vérité révélée et les Actes du magistère de l'Eglise enseignent sur le péché originel, lequel procède d'un péché réellement commis par une seule personne Adam et, transmis à tous par génération, se trouve en chacun comme sien (12).

Comme dans le domaine de la biologie et de l'anthropologie, il en est qui, dans le domaine de l'histoire, négligent audacieusement les limites et les précautions que l'Eglise établit. Et en particulier, il Nous faut déplorer une manière vraiment trop libre d'interpréter les livres historiques de l'Ancien Testament, dont les tenants invoquent à tort, pour se justifier, la lettre récente de la Commission Pontificale biblique à l'Archevêque de Paris (13), Cette lettre, en effet, avertit clairement que les onze premiers chapitres de la Genèse, quoiqu'ils ne répondent pas exactement aux règles de la composition historique, telles que les ont suivies les grands historiens grecs et latins et que les suivent les savants d'aujourd'hui, appartient néanmoins au genre historique en un sens vrai, que des exégètes devront étudier encore et déterminer: cette Lettre dit encore que les mêmes chapitres, dans le style simple et figuré, bien approprié à l'état des esprits d'un peuple peu cultivé, rapportent les vérités essentielles sur lesquelles repose la poursuite de notre salut éternel, ainsi qu'une description populaire de l'origine du genre humain et du peuple élu. Si par ailleurs, les anciens hagiographes ont puisé quelque chose dans les narrations populaires (ce qu'on peut assurément concéder), on ne doit jamais oublier qu'ils l'ont fait sous l'inspiration divine qui les a préservés de toute erreur dans le choix et l'appréciation de ces documents.

Mais tout ce qui a été emprunté aux narrations populaires et accueilli dans les Saintes Lettres ne peut absolument pas être équiparé aux mythologies ou aux fables du même genre, qui procèdent bien plutôt de l'imagination dénuée de tout frein que de ce remarquable souci de vérité et de simplicité qui éclate dans les Saintes Lettres, même de l'Ancien Testament, à ce point que nos hagiographes doivent être proclamés nettement supérieurs aux écrivains profanes de l'antiquité.

Nous savons, certes, que la plupart des maîtres catholiques dont les travaux profitent aux lycées, aux séminaires, aux collèges d'instituts religieux demeurent éloignés de ces erreurs aujourd'hui répandues ouvertement ou on secret, soit par passion de nouveauté, soit même par un propos mal réglé d'apostolat. Mais nous savons aussi que ces nouveaux systèmes peuvent gagner des imprudents ; c'est pourquoi Nous préférons Nous opposer à elles dès leur principe, plutôt que d'avoir à porter remède à un mal déjà invétéré.

Aussi, après avoir mûrement pesé et considéré la chose devant Dieu, pour ne pas manquer à Notre devoir sacré, Nous enjoignons aux Evêques et aux Supérieurs de familles religieuses, leur en faisant une très grave obligation de conscience, de veiller avec le plus grand soin à ce que ces opinions ne soient pas exposées dans les écoles, dans les réunions, dans n'importe quels écrits, et qu'elles ne soient pas enseignées on quelque manière que ce soit aux clercs et aux fidèles.

Que ceux qui sont professeurs d'instituts ecclésiastiques sachent qu'ils ne peuvent exercer on toute tranquillité de conscience la charge d'enseigner qui leur est confiée, s'ils n'acceptent pas religieusement les normes doctrinales que Nous avons édictées, et s'ils ne les suivent pas exactement au cours de la formation de leurs élèves. Le respect et l'obéissance qu'ils doivent professer envers le magistère de l'Eglise dans leur travail quotidien, ils les doivent inculquer aussi au coeur et à l'esprit de leurs élèves.

Oui, qu'ils travaillent, usant de toutes leurs forces et de toute leur application, à faire avancer les disciplines qu'ils enseignent, mais qu'ils se gardent aussi d'outrepasser les limites que nous avons fixées en vue de protéger les vérités de la foi et la doctrine catholique. Face aux nouveaux problèmes qui se posent pour le grand public en raison de la culture et du progrès moderne, qu'ils apportent leur large part dans la recherche la plus diligente, mais avec la prudence et les précautions qui s'imposent ; et enfin qu'ils ne pensent pas, cédant trop volontiers à un faux " irénisme " que pourront être heureusement ramenés dans le sein de l'Eglise les dissidents et les égarés si on ne leur enseigne pas sincèrement à tous la vérité, telle qu'elle est, intègre si vivante dans l'Eglise sans la corrompre et sans l'amoindrir.

Fondé sur cet espoir que ravive votre zèle pastoral, comme gage des célestes bienfaits et comme témoignage de Notre paternelle bienveillance, Nous donnons, de grand coeur, à chacun de vous, Vénérables Frères, et aussi à votre clergé et à votre peuple, la Bénédiction Apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 12 août 1950, en la douzième année de Notre Pontificat.



Désolé pour la longueur mais on peut voir qu'on est donc, dans cet enseignement, loin de la "relativité" de la Parole avancée par le "pape noir" Arturo Sosa, supérieur des jésuites ou par d'autres personnes qui soutiennent ce relativisme ...
Rappelons aussi que le pape Benoît XVI a clairement condamné le relativisme ...




Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Fév 28 2017, 11:21

Territoire en Héritage a écrit:
Appelons le "programme" si vous voulez (mais personnellement je ne l'appellerais pas ainsi ...) cependant je suis un peu surpris que vous n'ayez pas remarqué qu'à plusieurs reprises j'ai parlé sur ce forum des trois messagers que vous avez cités et que je ne les ai évidemment pas rejeté, bien au contraire ... donc ça ne doit pas être une question de programme venant de moi puisque j'accorde personnellement foi humaine aux messages et révélations qui leur ont été donnés : en bref j'y crois en ce qui me concerne ! ... 

J'ai remarqué ! Mais cela change-t-il votre regard, j'ai un doute...

TEH a écrit:
Revoilà par contre un "vieux serpent de mer" que vous partagez avec Stan d'ailleurs et par charité je ne vais pas répondre comme j'aurais tendance à vouloir le faire sur le sujet déjà débattu plusieurs fois ... 

Si vous traitez les personnes qui sont avec Jésus de cette manière, comment traitez-vous les autres ?
Si Stan et moi partageons un vieux serpent de mer, permettez-moi de vous demander ce que vous faites parmi nous ? 

L'orgueil spirituel est le pire de tous. C'est lui l'antique serpent ! C'est de lui que vous devriez vous méfier davantage.

Demain, c'est le mercredi des Cendres. Offrons nos serpents à Dieu pour qu'ils deviennent colombes.  colombe paix

L-A  la paix !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Fév 28 2017, 12:21



Lily-Anne a écrit:
...

TEH a écrit:
Revoilà par contre un "vieux serpent de mer" que vous partagez avec Stan d'ailleurs et par charité je ne vais pas répondre comme j'aurais tendance à vouloir le faire sur le sujet déjà débattu plusieurs fois ...

Si vous traitez les personnes qui sont avec Jésus de cette manière, comment traitez-vous les autres ?
Si Stan et moi partageons un vieux serpent de mer, permettez-moi de vous demander ce que vous faites parmi nous ?

...

L-A  la paix !

Je suis tout à fait navré que vous ayez mal compris : l'expression "serpent de mer" ne s'adressait pas à vous ni à Stan mais à une répétition d'action (je ne désire pas insister ...) mais je ne savais pas que vous ne connaissiez pas l'expression française classique "serpent de mer"; pour qu'il n'y ait plus aucune ambiguïté je vous donne des références sur la signification de cette locution :

http://www.expression-francaise.fr/serpent-de-mer/
Signification
Sujet qui revient souvent dans les conversations ou dans l’actualité.
Se dit d’une information qui reparaît à intervalles irréguliers.

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/serpent-de-mer/
serpent de mer , locution
• Sens 1
Familier
Sujet de conversation qui revient parfois, mais auquel personne n'a jamais assisté.
Exemple : "Pas de dévaluations, pas de catastrophes, pas de serpents de mer. Alors un fait divers comme ça, c'était la bonne aubaine". (Georges Moréas)

http://www.expressions-francaises.fr/expressions-s/1659-serpent-de-mer.html

Signification : sujet rebattu, un cliché, information qui réapparait dans toutes les actualités
Origine : Expression française aux origines douteuses qui se baserait sur un mythe selon lequel un animal fabuleux et non identifié et dont les hypothèses de son existence vont fournir aux journaux à sensation un thème inépuisable. En effet le serpent de mer était souvent évoqué par les marins d'antan et il suscitait beaucoup de discussion quant à son existence . Comme les débats à son sujet ne trouvaient pas d'accord, il tendait à revenir dans toutes les conversations.
Exemple d'utilisation : un serpent de mer des plus connus, le monstre du Loch Ness

J'espère qu'il n'y a plus d'ambiguïté, ce n'était évidemment pas une insulte.

Citation :
J'ai remarqué ! Mais cela change-t-il votre regard, j'ai un doute...

Mais un petit jugement assuré (et faux) de votre part, par contre ... hélas ! ... Vous n'y êtes pas obligée, alors pourquoi le faire ? ...

Citation :
Demain, c'est le mercredi des Cendres. Offrons nos serpents à Dieu pour qu'ils deviennent colombes.  

Cette fois nous nous rejoignons ...


Dommage quand même de ne pas vous être exprimée sur l'encyclique HUMANI GENERIS mais il est vrai qu'il n'y a pas d'obligation ...

grâce



Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Mar 02 2017, 10:33

Merci Territoire en Héritage d'avoir expliqué cette expression "serpents de mer" que je n'avais jamais entendue ni lue.

TEH a écrit:
Dommage quand même de ne pas vous être exprimée sur l'encyclique HUMANI GENERIS mais il est vrai qu'il n'y a pas d'obligation ... 

Désolée mais votre post était trop long. J'ai lu vos commentaires mais pas votre article. Je l'avais exprimé aussi à André-Dominique lorsqu'il poste ce genre de longueur. Je n'ai plus la patience et la force de m'impliquer là-dedans. 
Remarquez que je mets toujours des extraits pour éviter des longueurs sauf quelques rares exceptions.
Lorsque vous me répondrez, pourriez-vous me mettre le cœur du message avec son lien... SVP ? Comme cela si je souhaite approfondir, j'en ai la possibilité. Merci.


L-A
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Mar 02 2017, 12:30



Lily-Anne a écrit:

[...]

TEH a écrit:
Dommage quand même de ne pas vous être exprimée sur l'encyclique HUMANI GENERIS mais il est vrai qu'il n'y a pas d'obligation ... 

Désolée mais votre post était trop long. J'ai lu vos commentaires mais pas votre article. Je l'avais exprimé aussi à André-Dominique lorsqu'il poste ce genre de longueur. Je n'ai plus la patience et la force de m'impliquer là-dedans. 
Remarquez que je mets toujours des extraits pour éviter des longueurs sauf quelques rares exceptions.
Lorsque vous me répondrez, pourriez-vous me mettre le cœur du message avec son lien... SVP ? Comme cela si je souhaite approfondir, j'en ai la possibilité. Merci.

[...]

C'est vrai que le texte entier de l'encyclique Humani Generis est très long et je voulais d'abord ne donner qu'une partie (concernant des formes du  relativisme, comme "des notions conjecturales et les expressions flottantes et vagues d'une philosophie nouvelle" ou encore des "inventions qui plaisent aux novateurs, à une exégèse nouvelle, dite symbolique et spirituelle" etc ... ) mais ensuite j'ai eu l'impression que ce serait mieux d'avoir une référence de l'ensemble qui contient d'autres sujets intéressants qui y sont abordés, comme :

- le péché originel (auquel certains ne croient plus)

- Adam et Eve (idem)

- la fausseté du polygénisme

Citation :
Les fidèles en effet ne peuvent pas adopter une théorie dont les tenants affirment ou bien qu'après Adam il y a eu sur la terre de véritables hommes qui ne descendaient pas de lui comme du premier père commun par génération naturelle, ou bien qu'Adam désigne tout l'ensemble des innombrables premiers pères. En effet on ne voit absolument pas comment pareille affirmation peut s'accorder avec ce que les sources de la vérité révélée et les Actes du magistère de l'Eglise enseignent sur le péché originel, lequel procède d'un péché réellement commis par une seule personne Adam et, transmis à tous par génération, se trouve en chacun comme sien (12).

- l'erreur de certains de considérer que "dans ce domaine, est faux ou pour le moins douteux tout ce qu'ils ne veulent pas être vrai"

- que "la révélation divine est moralement nécessaire pour que tout ce qui n'est pas, de soi, inaccessible à la raison en matière de foi et de moeurs, puisse être, dans l'état actuel du genre humain, connu de tous promptement, avec une certitude ferme et sans mélange d'erreur"

- sur l'irénisme "on les voit adopter alors un " irénisme " tel que, laissant de côté tout ce qui divise, ils ne se contentent pas d'envisager l'attaque contre un athéisme envahissant par l'union de toutes les forces, mais ils vont jusqu'à envisager une conciliation des contraires, seraient-ils même des dogmes"

- que "les mystères de la foi ne peuvent pas être signifiés par des notions adéquatement vraies, mais par des notions, selon eux, approximatives et toujours changeables, par lesquelles la vérité est indiquée sans doute jusqu'à un certain point, mais fatalement déformée"

- l'erreur de la "méthode absolument fausse d'expliquer le clair par l'obscur"


etc ...

Mais je tâcherai de tenir compte au mieux de votre remarque qui est effectivement fondée, en particulier sur un forum ...

A + ,

colombe paix




Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Lun Mar 06 2017, 11:57



MGR PAGLIA AURAIT COMMANDÉ UNE FRESQUE GAY POUR SA CATHÉDRALE

source :

https://www.lifesitenews.com/news/leading-vatican-archbishop-featured-in-homoerotic-painting-he-commissioned

Texte partiel via Diakonos.be :


http://www.diakonos.be/

Citation :
Diakonos.be - Rédaction

1 day ago
Diakonos.be - Rédaction

MGR PAGLIA AURAIT COMMANDÉ UNE FRESQUE GAY POUR SA CATHÉDRALE

ROME - L'été dernier, le pape François nommait Mgr Paglia président de l'académie pontificale pour la vie et grand-chancelier de l'Institut pontifical Jean-Paul II.  Ce qui en fait un quelque sorte le Ministre de la Famille du Vatican.

Or Mgr Paglia traînait déjà derrière lui une réputation sulfureuse, notamment pour avoir ruiné son diocèse de Terni avant d'être nommé au Vatican.

La semaine dernière, il avait fait scandale pour avoir fait l'éloge public de Marco Pannella, un député italien radical de gauche ouvertement bisexuel qui a milité toute sa vie pour l'avortement, le mariage gay, les unions libres et combattu la conception chrétienne de la famille.

Aujourd'hui, un journal américain révèle qu'il a également profané sa cathédrale de Terni en commandant une gigantesque fresque érotique gay dans laquelle un Jésus à moitié nu porte des filets remplis de jeunes garçons nus engagés dans des scènes lascives.

L'artiste, Ricardo Cinalli, un homosexuel argentin spécialisé dans les nus, avait été choisi parmi dix autres artistes par Mgr Paglia. Il a précisé au cours d'une interview qu'il a travaillé main dans la main avec Mgr Paglia pendant plusieurs mois et que Mgr Paglia a personnellement approuvé chaque détail de cette fresque dans laquelle rien n'a été laissé au hasard.  L'artiste précise que jamais Mgr Paglia ne lui a demandé s'il était croyant.

Plus troublant encore, il admet que les scènes représentant des personnes nues dans les filets sont intentionnellement érotiques et qu'il aurait bien voulu représenter des scènes de copulation mais que l'archevêque estimait que son oeuvre illustrait déjà suffisamment la "liberté" de l'homme.

L'artiste précise que pour peindre le Jésus de la fresque, représenté dans un vêtement transparent et moulant, il a pris pour modèle son coiffeur parce qu'il estimait que les gens avaient souvent une image "trop virile" du Christ.  A sa demande, l'artiste a également représenté Mgr Paglia lui-même, embrassant un homme barbu vêtu uniquement d'un pagne.

L'artiste précise dans une interview que les paroissiens avaient été tellement scandalisés qu'il craignait que son oeuvre ne soit détruite mais que l'archevêque Paglia n'avait pas cédé aux pressions et l'avait toujours protégé.

L'archevêque a d'ailleurs récidivé il y a peu: en 2016, le Conseil pontifical pour la famille sous la direction de Mgr Paglia publiait un programme d'éducation sexuelle contenant des images pornographique tellement lascives et scandaleuses qu'un psychologue avait suggéré qu'il soit examiné par une commission chargée de protéger les enfants contre les abus sexuels parce que ces images correspondaient à celles qu'échangeaient entre eux les prédateurs d'enfants.

L'une de ses première décisions après avoir été nommé à l'Institut Pontifical Jean-Paul II sur le mariage et la famille avait d'ailleurs été de supprimer l'obligation faite à tous les membres de signer une déclaration de fidélité à l'enseignement de l'Eglise sur la famille.  Il y a quelques jours, Mgr Paglia a licencié les 172 membres de cet organisme, ce qui signifie que lui et son entourage sont aujourd'hui seuls aux commandes d'un institut vide.

Pour la petite histoire, en 2013, sa nomination à la tête du Conseil pontifical pour la famille avait été acclamée par le Grand Orient démocratique italien dans un communiqué daté des 27-28 juin 2012 qui disait ceci:  « Nous nous félicitons du choix d’un des rares hommes d’Eglise qui méritent véritablement l’estime, la considération et l’affection du peuple catholique.  Il représente une lumière d’espérance pour ceux qui ne se résignent pas à voir totalement oubliée la grande époque réformatrice du Concile Vatican II. »

Contacté par les journalistes, Mgr Paglia a refusé tout commentaire.



Source: LifeSiteNews ... See Less

Un prélat du Vatican représenté dans une fresque gay... dans une cathédrale !

lifesitenews.com

Archbishop Paglia, new head of the Pontifical Academy for Life, commissioned a homosexual artist to paint a homoerotic mural in his cathedral church.

...




Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Sam Mar 25 2017, 18:10



Un professeur de l'Université de Louvain suspendu pour avoir critiqué l'avortement :

http://www.diakonos.be/settimo-cielo/  

( 24 3 2017 )

Citation :
UN PROFESSEUR DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DE LOUVAIN SUSPENDU POUR AVOIR CRITIQUÉ L'AVORTEMENT

La nouvelle est tombée ce vendredi soir : l’Université catholique de Louvain a pris la décision de suspendre les enseignements de son chargé de cours invité Stéphane Mercier. En outre, l’université a décidé d’entamer une procédure disciplinaire à son encontre.

Pour mémoire, une vive polémique est née au début de cette semaine suite aux propos anti-avortement tenus par Stéphane Mercier devant ses étudiants. Dans un texte d’une quinzaine de pages intitulé «La philosophie pour la vie. Contre un prétendu droit de choisir l’avortement», l’enseignant s’était lancé dans un véritable plaidoyer « pro-life ». Il y indiquait notamment ceci : « L’ IVG, c’est un euphémisme qui dissimule un mensonge : la vérité, c’est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente ». ...







Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Mar 29 2017, 18:39



Xavier Bettel présent à Rome pour célébrer l'UE accompagné de "son mari"

http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/Xavier-Bettel-present-a-Rome-pour-celebrer-l-UE-14550301

Citation :

[...]
Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a lui aussi effectué le déplacement. Vendredi, en présence de son mari, il avait déjà pris part à la cérémonie donnée au Vatican avec le pape François.
[...]

Cf. aussi par exemple :

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170324.AFP0027/pape-l-ue-risque-de-mourir-sans-ideaux-comme-la-solidarite.html


Citation :
Certains dirigeants européens étaient venus vendredi au Vatican avec leurs conjoints, dont le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel avec son époux.

ou :

http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/24/2542960-pape-ue-risque-mourir-ideaux-comme-solidarite.html

ou:

http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/actua.html  ( actualité du Mercredi, 29 mars 2017 )


Citation :
Le 24 mars dernier, Monsieur le Premier ministre du Grand duché de Luxembourg a été reçu en compagnie de son “époux” par le pape François.









Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Avr 04 2017, 08:10



Le Cardinal Allemand Reinhard Marx envisage de permettre à des laïcs dans son Archidiocèse de diriger des paroisses en réponse à la pénurie de prêtres et il est également ouvert à la possibilité de prêtres mariés.

https://www.lifesitenews.com/news/cardinal-marx-lay-people-can-run-parishes

Traduction sur dieuetmoilenul :

http://dieuetmoilenul.blogspot.fr/2017/03/cardinal-marx-les-laics-peuvent-diriger.html

Citation :
MUNICH, Allemagne, le 28 mars 2017 (LSN) - Le Cardinal Allemand Reinhard Marx envisage de permettre à des laïcs dans son Archidiocèse de diriger des paroisses en réponse à la pénurie de prêtres et il est également ouvert à la possibilité de prêtres mariés.

Le Cardinal Marx a dit que des paroisses dans l'Archidiocèse de Munich devront être réorganisées et que les exigences actuelles d'admission à la prêtrise doivent être reconsidérées. L'Archidiocèse a une population Catholique de plus de 1,7 millions, mais il y a eu un seul candidat à la prêtrise cette année.

« Nous vivons un grand bouleversement dans l'Église en ce moment » a dit le Cardinal.

Marx, âgé de 63 ans, qui est Président de de la Conférence des Évêques Allemands et membre du Conseil des Cardinaux du Pape François ainsi qu'un proche conseiller du Pape, a récemment annoncé un projet pilote cet automne avec des modèles de leadership paroissiaux.

Le Cardinal Marx a dit que toutes les possibilités ne sont pas encore conçues complètement. Il a cité le « sacerdoce de tous les fidèles » et a fait référence au Concile Vatican II (chapitre 2, Lumen Gentium : « Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique sont cependant ordonnés l’un à l’autre »).

Une église presque vide à Munich.

Ses commentaires étaient faits aux 180 membres du conseil diocésain de Munich — son principal corps de laïcs — à l'assemblée plénière du groupe le 18 mars, selon un rapport de La Croix Internationale et qui a été repris par CatholicCulture.com.

Le Cardinal a reconnu que lorsque le Pape François a récemment évoqué la possibilité d'un sacerdoce marié — ou viri probati — à l’hebdomadaire Allemand Die Zeit, il ne faisait pas référence à l'Allemagne mais aux diocèses dans les régions éloignées.

Le Cardinal Marx a dit que son propre projet pilote était en fait une réponse à la pénurie de prêtres « mais aussi au fait que ce sont pas tous les prêtres qui sont en mesure de diriger des paroisses ».

Il a dit qu'il était important de préserver les paroisses individuelles pour garantir la présence locale de l'Église et a catégoriquement rejeté de fusionner des paroisses. Le Cardinal a déclaré plus précisément que des bénévoles laïcs à temps plein pourraient reprendre des paroisses. Il a dit qu'il y avait une base canonique pour une plus grande participation laïque.

« L'église locale est des plus importantes » a déclaré le Cardinal Marx. « Nous perdrions beaucoup de possibilités si nous nous retirerions de nos racines territoriales. C’est une question de rester visible localement ».

« Des milliers de gens m’ont fait savoir qu’ils sont sûrs qu'il vaut la peine de se joindre et de faire un travail pastoral dans leurs paroisses » a poursuivi le Cardinal, ajoutant que les vocations de ces paroissiens auraient maintenant besoin d’être regardées de plus près.

En plus d'être un proche collaborateur du Pape et de siéger sur son Conseil des 9, le Cardinal Marx est coordonateur du Conseil du Vatican pour l'Économie.

Les vocations au sacerdoce ont plongé ces dernières années en Allemagne. La baisse a coïncidé avec la montée de la réforme libérale dans l'Église par une grande partie de sa hiérarchie là-bas.

Seulement un peu plus de la moitié des prêtres du pays se prévaut du Sacrement de la Confession et il y a une action concertée pour un assouplissement de la loi de l'Église sur la Communion pour les Catholiques divorcés et remariés civilement.

La Conférence des Évêques Allemands a également encouragé les unions homosexuelles comme étant un sacrement, a publié du matériel à l'appui de l'idéologie du genre et a avancé des justifications pour le « mariage » de même sexe. La Conférence a voté en 2015 pour permettre à ses employés de défier publiquement l'enseignement moral de l'Église sans mettre leur emploi en danger.

Le Conseil permanent de la Conférence des Évêques Allemands a publié une déclaration officielle en février approuvant l'accès à la Communion pour les Catholiques qui vivent en union adultère sans s'abstenir de rapports sexuels. La déclaration a formalisé la dissidence de l'Église Allemande en rapport avec l'enseignement Catholique sur la Communion, le Mariage et la Pénitence.

Au cours des deux derniers Synodes sur la Famille, en réponse à la question brûlante et contestée de la Communion pour les Catholiques vivant objectivement dans le péché, le Cardinal Marx a déclaré sans équivoque que l'Allemagne ne serait pas liée par les diktats de la direction de l'Église.

« Nous ne sommes pas une filiale de Rome » a déclaré le Cardinal Marx. « Le Synode ne peut pas prescrire en détail ce que nous devrions faire en Allemagne ».

Le Cardinal Marx a rejeté les dubia présentés par les Quatre Cardinaux demandant des éclaircissements concernant Amoris Laetitia sur la base que ce document « n’est pas aussi ambigu comme certains le prétendent ».

Le Cardinal Marx a également dit récemment qu’il était à la fois clair que Amoris Laetitia permet la Communion pour les personnes divorcées et civilement remariées et que c’était l’intention du Pape François.






Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Ven Avr 07 2017, 16:48



Selon le cardinal Ratzinger, à la veille de son élection à la papauté en 2005 :

Foi claire contre dictature du relativisme


Avoir une foi claire, selon le Credo de l'Eglise, est souvent étiqueté comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c'est-à-dire se laisser porter "à tout vent de la doctrine", apparaît comme la seule attitude digne du temps présent.


Au Vatican, basilique Saint-Pierre, le lundi 18 avril 2005

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Merci-Jesus-pour-ton-amitie.-L-homelie-du-cardinal-Ratzinger-la-veille-du-conclave

Citation :

"Merci Jésus pour ton amitié." L'homélie du cardinal Ratzinger la veille du conclave
Article rédigé par Document, le 19 avril 2005

 

"En cette heure de grande responsabilité, nous écoutons avec une attention particulière ce que le Seigneur nous dit avec ses propres mots. Des trois lectures, je voudrais choisir seulement quelques passages, qui nous concernent directement dans un moment comme celui-ci.

La première lecture nous propose un portrait prophétique de la figure du Messie – un portrait qui trouve toute sa signification à partir du moment où Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, lorsqu'il dit : "Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Ecriture" (Lc 4, 21). Au centre du texte prophétique, nous trouvons une parole qui – au moins à première vue – apparaît contradictoire. Le Messie, parlant de lui, dit être envoyé "annoncer une année de grâce de la part du Seigneur, un jour de vengeance pour notre Dieu" (Is 61, 2). Ecoutons, avec joie, l'annonce de l'année de miséricorde : la miséricorde divine place une limite au mal, nous a dit le Saint-Père. Jésus-Christ est la miséricorde divine en personne : rencontrer le Christ signifie rencontrer la miséricorde de Dieu. Le mandat du Christ est devenu le nôtre à travers l'onction sacerdotale ; nous sommes appelés à proclamer, pas seulement par des paroles mais par notre vie, et avec les signes efficaces des sacrements, "l'année de miséricorde du Seigneur". Mais que veut dire Isaïe lorsqu'il annonce "un jour de vengeance pour notre Dieu" ? Jésus, à Nazareth, dans sa lecture du texte prophétique, n'a pas prononcé ces mots, il a conclu en annonçant l'année de la miséricorde. Est-ce la raison du scandale qu'a produit ensuite sa prédication ? Nous ne le savons pas. En tout cas, le Seigneur a offert son commentaire authentique de ces paroles par sa mort en croix. "Il a porté nos péchés dans son corps sur le bois de la croix", dit saint Pierre (1 P 2, 24). Et saint Paul écrit aux Galates : "Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : maudit soit celui qui pend au gibet, afin qu'aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d'Abraham et que par la foi nous recevions l'Esprit de la promesse" (Ga 3, 13s).

La miséricorde de Dieu n'est pas une grâce à bon marché, qui banaliserait le mal. Le Christ porte dans son corps et dans son âme tout le poids du mal, toute sa force destructrice. Il brûle et transforme le mal dans la souffrance, dans le feu de son amour souffrant. Le jour de la vengeance et l'année de la miséricorde se rejoignent dans le mystère pascal, dans le Christ mort et ressuscité. Voici la vengeance de Dieu : Il souffre lui-même pour nous, dans la personne du Fils. Plus nous sommes touchés par la miséricorde du Seigneur, plus nous entrons en solidarité avec sa souffrance et devenons prêts à accomplir dans notre chair "ce qui manque aux épreuves du Christ" (col 1, 24) .

Passons à la deuxième lecture, la lettre aux Ephésiens. Là, il s'agit, en substance, de trois choses : en premier lieu, des ministères et des charismes dans l'Eglise, comme don du Seigneur ressuscité et monté au ciel ; donc, de la maturation de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, comme condition et contenu de l'unité dans le corps du Christ ; et enfin, de la participation commune à la croissance du corps du Christ, c'est-à-dire de la transformation du monde dans la communion avec le Seigneur.

Arrêtons-nous seulement sur deux points. Le premier est le chemin vers "la maturité du Christ", comme le dit, un peu en simplifiant, le texte italien. Plus précisément nous devrions, selon le texte grec, parler de la "mesure de la plénitude du Christ", à laquelle nous sommes appelés à parvenir pour être réellement adultes dans la foi. Etant comme des minoritaires, devrions-nous rester des enfants dans la foi ? En quoi consiste être enfant dans la foi ? Saint Paul répond que cela signifie être "ballotté et emporté à tout vent de la doctrine" (Ep 4, 14). N'est-ce pas une description très actuelle ?

Dictature du relativisme

Combien de vents de doctrines avons-nous connu ces dernières décennies, combien de courants idéologiques, de modes de pensée... La petite barque de la pensée de nombreux chrétiens, bien souvent, a été agitée par ces vagues, jetée d'un extrême à l'autre : du marxisme au libéralisme, jusqu'au libertinisme ; du collectivisme à l'individualisme radical ; de l'athéisme à un vague mysticisme religieux ; de l'agnosticisme au syncrétisme, etc. Chaque jour, naissent de nouvelle sectes, réalisant ce que saint Paul disait sur "l'imposture des hommes et leur astuce qui entraîne l'erreur" (cf Ep 4, 14). Avoir une foi claire, selon le Credo de l'Eglise, est souvent étiqueté comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c'est-à-dire se laisser porter "à tout vent de la doctrine", apparaît comme la seule attitude digne du temps présent.

Peu à peu se constitue une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui ne retient comme ultime mesure que son propre ego et ses désirs.

Faire la vérité dans la charité

Nous avons en revanche une autre mesure : le Fils de Dieu, l'homme véridique. C'est lui la mesure du véritable humanisme. Une "foi adulte" ne suit pas les vagues de la mode. Une foi adulte et mûre s'enracine profondément dans l'amitié avec le Christ. C'est cette amitié qui nous ouvre à tout ce qui est bon et nous donne le critère pour discerner entre le vrai et le faux, entre l'imposture et la vérité. Nous devons faire mûrir cette foi adulte, c'est vers cette foi que nous devons guider le troupeau du Christ. Et c'est cette foi – seulement la foi – qui crée l'unité et qui se réalise dans la charité.

Saint Paul nous offre à ce propos – en opposition aux péripéties continuelles de ceux qui sont comme des enfants ballottés par les vagues – une belle parole : faire la vérité dans la charité, comme formule fondamentale de la vie chrétienne. Dans le Christ, la vérité et la charité se rejoignent. Dans la mesure où nous nous approchons du Christ, y compris dans notre vie, vérité et charité se fondent. La charité sans vérité serait aveugle ; la vérité sans charité serait comme "une cymbale qui retentit" (1 Co,13, 1).

Merci Jésus pour ton amitié

Venons maintenant à l'Evangile. De sa richesse je voudrais seulement extraire deux petites observations. Le Seigneur nous adresse ces merveilleuses paroles : "Je ne vous appelle plus serviteurs ... Mais je vous appelle amis" (Jn 15,15). Nous nous sentons seulement, et si souvent, des serviteurs inutiles ; et cela est vrai (cf. Lc 17, 10). Malgré cela, le Seigneur nous appelle amis, il fait de nous ses amis, il nous donne son amitié.

Le Seigneur définit l'amitié de deux manières. Il n'y a pas de secrets entre amis : le Christ dit tout ce qu'il entend du Père ; il nous donne sa pleine confiance, et, avec la confiance, la connaissance. Il nous révèle son visage, son coeur. Cela nous montre sa tendresse pour nous, son amour passionné qui va jusqu'à la folie de la croix. Il s'en remet à nous, il nous donne le pouvoir de parler avec son être intime : "ceci est mon corps...", "je te pardonne"... Il nous confie son corps, l'Eglise. Il confie sa vérité à nos esprits faibles et à nos mains fragiles - le mystère de Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, le mystère de Dieu qui "a tant aimé le monde qu'il lui a donné son fils unique" (Jn, 3, 16). Il nous élevé au rang d'amis - et nous, comment répondons-nous ?

Le second élément par lequel Jésus définit l'amitié, est la communion des volontés. "Idem velle - idem nolle" était aussi pour les romains la définition de l'amitié. "Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande" (Jn 15, 14). L'amitié avec le Christ correspond à ce qui est exprimé dans la troisième demande du notre Père : "Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel." A l'heure de Gethsémani, Jésus a transformé notre volonté humaine rebelle en une volonté conforme à la volonté divine et unie à elle. Il a souffert tout le drame de notre autonomie - et, c'est justement en portant notre volonté dans les mains de Dieu, qu'il nous donne la vraie liberté : "Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux" (Mt 21,39). Notre rédemption se réalise dans cette communion des volontés : être ami de Jésus, devenir amis de Dieu. Plus nous aimons Jésus, plus nous le connaissons, plus notre vraie liberté grandit et plus croît la joie d'être sauvé. Merci Jésus pour ton amitié !

L'autre élément de l'Evangile que je voulais souligner, est le discours de Jésus sur le fait de porter du fruit : "Je vous ai institué pour que alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure" (Jn 15, 16). C'est ici qu'apparaît le dynamisme de l'existence du chrétien et de l'apôtre : je vous ai institué pour que vous alliez... Nous devons être animé d'une sainte inquiétude : l'inquiétude de porter à tous le don de la foi et de l'amitié avec le Christ. En vérité, l'amour, l'amitié de Dieu, nous a été donné pour qu'il parvienne aussi aux autres. Nous avons reçu la foi pour la donner aux autres - nous sommes prêtres pour servir les autres. Et nous devons porter un fruit qui demeure. Tous les hommes veulent laisser une trace qui demeure. Mais que reste-t-il ? Ce n'est pas l'argent. Ce ne sont pas les bâtiments et encore moins les livres. Toutes ces choses disparaissent après un certain temps, plus ou moins long.

La seule chose qui subsiste dans l'éternité, c'est l'âme humaine, l'homme créé par Dieu pour l'éternité. C'est ainsi que le fruit qui demeure est celui que nous avons semé dans l'âme humaine - l'amour, la connaissance ; le geste capable de toucher le coeur ; la parole qui ouvre l'âme à la joie du Seigneur.

Alors, allons et prions le Seigneur, pour qu'il nous aide à porter du fruit, un fruit qui demeure. C'est seulement ainsi que la terre, de vallées de larmes, sera transformée en jardin de Dieu.

Revenons enfin, et encore une fois, à la lettre aux Ephésiens. La lettre dit - avec les paroles du psaume 68 - que le Christ, en montant au ciel "a distribué ses dons aux hommes" (Eph. 4, 8). Le vainqueur distribue des dons. Et ces dons sont apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et maîtres. Notre ministère est un don du Christ aux hommes, pour construire son corps - le monde nouveau.

Vivons notre ministère comme cela, comme don du Christ aux hommes ! Mais en cette heure, prions surtout avec insistance le Seigneur, pour qu'après le grand don du pape Jean-Paul II, il nous donne à nouveau un pasteur selon son coeur, un pasteur qui nous conduise à la connaissance du Christ, à son amour, à la vraie joie. Amen."



Au Vatican, basilique Saint-Pierre, le lundi 18 avril 2005.




Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Avr 11 2017, 08:30



Stéphane Mercier licencié de l'université catholique de Louvain pour son argumentaire contre l'avortement  

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2017/04/ucl-persecution-stephane-mercier-licencie-argumentaire-avortement.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+(Le+blog+de+Jeanne+Smits)&utm_content=FeedBurner


Citation :
Persécution : Stéphane Mercier licencié de la catho UCL (université catholique de Louvain) pour son argumentaire contre l'avortement

Stéphane Mercier, chargé de cours à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve, a bien été licencié de l'UCL parce qu'il a fait lire son argumentaire philosophique contre l'avortement à plusieurs centaines d'étudiants de première année.

La sanction est tombée vendredi soir, UCL observant la plus grande discrétion à propos de cette mesure totalitaire.

Le licenciement est immédiat, effectif depuis le 1er avril et a été prononcé sans la moindre motivation. Et non, il ne s'agit pas d'une blague de 1er avril, je tiens l'information de l'intéressé lui-même.

Stéphane Mercier m'a accordé un long entretien qu'on peut lire ici sur reinformation.tv.


On peut lire ce long entretien de Stéphane Mercier interviewé par Jeanne Smits ici et dont je ne donne que la fin :


http://reinformation.tv/interview-stephane-mercier-licencie-universite-catholique-belge-ucl-argumentaire-avortement-smits-68352-2/


Extrait de l'entretien :


Citation :

...

Un argumentaire anti-avortement sous le feu des tenants de la pensée unique – l’Eglise embarrassée


RITV : Avez-vous le sentiment d’avoir touché à un tabou ?


S.M. : Ah oui ! En tout cas du point de vue des médias. Leur espèce d’hystérie un peu pathétique montre qu’il y a clairement une corde sensible qui a été touchée et un refus de l’argumentation puisqu’on est tout de suite dans la dénonciation, avec des slogans qu’on répète en boucle pour neutraliser toute discussion possible. On est clairement dans une manifestation de pensée unique avec tout ce que cela peut avoir d’idéologique et de totalitaire. Un tabou, à mon avis, oui – hélas.


RITV : Avez-vous constaté la même chose auprès de vos étudiants ? Ont-ils partagé cette analyse hystérique dans leur ensemble ?


S.M. : Non, justement. Les étudiants, dans la plupart des cas, m’ont paru faire preuve de plus de maturité intellectuelle que les médias et de plus d’ouverture d’esprit que les autorités de l’université. Les étudiants ont bien compris, me semble-t-il, pour la plupart, que c’était mon opinion. Ils ont parfaitement compris que je ne la leur imposais pas – de toute façon je n’en ai même pas les moyens – et que c’était véritablement un traitement philosophique d’une question importante que je leur demandais de discuter. On m’a reproché de ne pas permettre le débat dans mes cours. Il est clair que lorsque j’ai 300 personnes devant moi il est impossible d’organiser un débat. Quand je parle de faire le débat, cela ne veut évidemment pas dire « faire débat pendant le cours ». Les étudiants avaient l’occasion de poser quelques questions. Ils l’ont fait, et de façon pondérée et intelligente, même pour dire qu’ils n’étaient pas d’accord. Et là, je salue le courage intellectuel parce certains d’entre eux, devant deux ou 300 de leurs condisciples, n’hésitaient pas à dire : « Monsieur je ne suis pas d’accord là-dessus », ou encore : « Je ne comprends pas la logique de l’enchaînement. » Je vois que les étudiants se prennent au jeu. Et les nombreux messages que j’ai reçus depuis l’éclatement de l’affaire me confirment que bon nombre d’étudiants, qu’ils soient d’accord ou non avec moi, ont bien compris quel était l’enjeu et ont bien compris que je ne les manipulais pas, mais que je leur proposais un exercice en faisant droit à leur intelligence.

RITV : C’était le but que vous recherchiez…


S.M. : Oui, bien sûr. C’est un cours de philosophie. On nous rappelle toujours que c’est un cours pour apprendre à penser sur des questions importantes. Ce cours est une sorte d’introduction aux philosophies, centré sur des questions essentielles. Dans le cahier des charges il est notamment indiqué, pour l’un des deux cours, qu’il devait tourner autour de la question de l’homme sous ses différents aspects. J’ai respecté le cahier des charges d’un cours de philosophie qui fait réfléchir sur des thématiques diverses liées à l’identité humaine, à la condition humaine et à tout ce que cela implique.

RITV : Pensez-vous qu’il existe des droits de l’homme sans Dieu ?


S.M. : C’est une bonne question… en tout cas il est possible de défendre l’homme et le droit de l’homme à la vie depuis sa conception sans faire intervenir un argument théologique quelconque, même de théologie naturelle. A mon avis, dans les faits on ne peut pas, évidemment, séparer les deux, puisqu’il n’y a pas une sorte de réalité pure et indépendante de Dieu : nous sommes tous des créatures de Dieu et donc dans les faits les choses se recoupent. Mais du point de vue strict de l’argumentation, il n’est pas nécessaire de faire intervenir le rôle de Dieu, quel qu’il soit par ailleurs, pour défendre de manière très convaincante le droit de chaque être humain à une véritable protection et à un soutien depuis le moment de sa conception.

UCL n’a pas été désavouée par la hiérarchie catholique


RITV : Avez-vous reçu un soutien de la hiérarchie catholique ?


S.M. : De la hiérarchie non
… J’ai reçu un certain nombre de soutiens individuels de gens parmi lesquels des membres du clergé, en particulier un soutien très appuyé de la part d’un grand nombre de séminaristes, puisque je donne cours dans différentes institutions où j’ai des séminaristes comme étudiants. J’ai eu des manifestations très claires de la part de collègues prêtres ou religieux qui m’ont fait part de leur soutien. Mais de la part de la hiérarchie, non. C’est peut-être encore trop tôt… Évidemment ils ont de grosses responsabilités, ils doivent peser tous leurs mots pour ne pas être pris dans une tourmente qui leur échapperait. J’espère évidemment qu’ils se manifesteront à cette occasion, d’autant plus que les évêques et au moins l’archevêque-cardinal sont membres du pouvoir organisateur de l’université. Le cardinal a rang de Grand chancelier de l’université. (NDLR : Le communiqué des évêques, daté du 28 mars dernier, affirme leur « confiance » aux autorités d’UCL et les dit « opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie », ajoutant qu’il s’agit d’un « drame » : « Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement. »)

RITV : Quels sont les rapports entre l’église catholique et cette université dont elle a donc le contrôle ?


S.M. : C’est cela qui reste nébuleux et qui gêne beaucoup les autorités de l’université. Précisément, le rapport exact – rapport de force, rapports institutionnels – entre l’Eglise et l’UCL a quelque chose d’un peu vague, un peu flou. Évidemment, la discussion qui est en cours actuellement expose ce flou sous le feu des projecteurs et semble les contraindre à clarifier une situation dont ils auraient préféré qu’elle reste nébuleuse, telle qu’elle était, avec des évêques qui interviennent peu, voire pas du tout, et qui maintenant sont mis devant le fait accompli d’une université qui exprime que ses valeurs sont différentes de celles qui sont de toute évidence celle de l’Eglise catholique.

RITV : Et le mot de la fin ?


S.M. : Puisque cet entretien va être lu par de nombreux catholiques,  je voudrais vraiment que ceux qui entendent ce que j’ai dit prient pour moi, prient pour ma fiancée qui me soutient vraiment beaucoup dans ce combat, et prient aussi pour mes parents en particulier, qui se font beaucoup d’inquiétude pour moi. Ils m’aiment énormément et ont très peur que je n’aie plus de poste, qu’il puisse y avoir des conséquences. Je sais qu’ils sont fort inquiets et je voudrais vraiment les recommander à la prière de ceux qui nous font la charité de nous écouter.

Propos recueillis par Jeanne Smits


Extrait de la réaction des évêques belges francophones après le renvoi de Stéphane Mercier et avis de saint Jean Paul II et de François :

http://www.lesalonbeige.fr/eviction-du-pr-mercier-les-eveques-belges-soutiennent-luniversite/

Citation :

...
Déclaration des évêques francophones suite à la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité, à l’UCL.

   « Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL.

   Les évêques espèrent que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société. »

   « Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie. Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal. »

   « Même si l’Eglise est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre la personne et l’acte. L’Eglise comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement. Bruxelles, le 28 mars 2017. »

   Les évêques resteront vigilants par rapport à la mise en œuvre de cette déclaration.

   En vous remerciant de votre contribution à la clarification de cette question très actuelle, nous vous prions d’agréer, chère Madame, cher Monsieur, l’expression l’expression de nos salutations distinguées.

   Les évêques francophones de Belgique"




Rappelons tout de même, concernant "le tact et la nuance" visiblement reprochés au professeur par nosseigneurs les évêques, que

   la Constitution du Concile Vatican II Gaudium et Spes parle de l'avortement comme d'un "crime abominable", terme repris par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae
   dans son discours au Corps diplomatique du 13 janvier 2014, le pape François a déclaré "l’avortement nous fait horreur"

...




Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Avr 18 2017, 10:49



Après les propos du "pape noir" concernant le fait qu'à l'époque de Jésus il n'y avait pas d'enregistreur et que la parole d'Evangile était relative
cf. : http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t25905p50-dangers-mortels-du-relativisme-pour-la-foi-catholique  
et aussi
cf. plus directement : http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/le-pape-noir-ainsi-va-leglise-sous-franois-ii.html
Ou encore :
http://www.diakonos.be/settimo-cielo/sur-le-bureau-du-pape-un-memorandum-contre-le-general-des-jesuites-%e2%80%af-quasi-pour-heresie/

un autre jésuite le père Thomas Reese pense que :

Même Jésus admettrait le divorce aujourd’hui. C’est un membre de sa compagnie qui le dit :


http://www.diakonos.be/settimo-cielo/meme-jesus-admettrait-le-divorce-aujourdhui-cest-un-membre-de-sa-compagnie-qui-le-dit/


Citation :
Les instructions dictées il y a deux mois par le général de la Compagnie de Jésus, le père Arturo Sosa Abascal sur « ce que Jésus a vraiment dit » au sujet du mariage et du divorce ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd.

Au contraire, certains jésuites les ont déjà mises en application.  Pour conclure que « une fois que le mariage est mort » même Jésus autoriserait aujourd’hui le divorce.

Le jésuite qui a tiré ces conclusions des prémisses posées par son supérieur général n’est pas un inconnu.  Il s’agit du père Thomas Reese, l’ancien directeur de l’hebdomadaire des jésuites new-yorkais « America » et rédacteur de renom au « National Catholic Reporter ».

Il l’a fait dans cette note publiée sur NCR le 6 avril:

> « What God has joined together … »

Avant d’exposer son argumentation, il est utile de relire ce que déclarait le père Sosa dans l’entretien qu’il avait accordé au blog italien Rossoporpora le 18 février dernier, des déclarations aussi explosives que mûrement réfléchies,  publiée après avoir pris soin d’en relire personnellement chaque mot.

Pour savoir « ce que Jésus a vraiment dit » – avait affirmé le général des jésuites dans cette interview – il faut garder à l’esprit que « à l’époque personne n’avait de magnétophone pour enregistrer ce qu’il disait.  Ce que l’on sait, c’est qu’il faut remettre les paroles du Christ dans leur contexte, qu’elles sont exprimées dans un langage, dans un environnement précis et qu’elles s’adressent à quelqu’un de bien déterminé. »

Donc – poursuivait-il – pour comprendre ce que Jésus voulait dire quand il déclarait « que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni », il ne faut pas s’arrêter à la lettre mais il faut « soumettre au discernement », comme le fait le pape François, sans se raidir sur ce que l’Eglise a transformé en doctrine « parce que le doctrine ne peut se substituer au discernement ».

*

Et le père Reese de commencer par citer les paroles de Jésus sur le mariage et le divorce:

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas … si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère.  » (Mt 19, 6.9).

Pour « ceux qui critiquent le pape François », dit-il, ces paroles sont « claires et définitives et clôturent la discussion ».

Il poursuit immédiatement en écrivant qu’en revanche « il y a au moins trois raisons pour lesquelles ces paroles de Jésus ne prouvent pas que le pape François se trompe en ouvrant la possibilité à certains divorcés remariés de recevoir la communion ».

La première raison c’est que « Jésus a dit un tas de choses que nous ne suivons pas au pied de la lettre et sans exception ».

Et il donne de nombreux exemples, comme celui de ne pas jurer sur le ciel ni sur la terre.  Avant de se poser cette question:

« Alors, pourquoi insistons-nous à vouloir appliquer les paroles de Jésus sur le divorce sans aucune exception alors que nous nous débinons sur beaucoup de ses autres déclarations? »

– La seconde raison c’est que « Jésus n’a prévu aucun punition pour le divorce et le remariage.  Il ne dit pas que ces personnes seront envoyées en enfer.  Il ne dit pas qu’elles doivent être exclues de la communauté chrétienne.  Il ne dit pas non plus qu’ils ne peuvent pas communier.  Pas plus qu’elles ne peuvent pas être pardonnées ».

En revanche, il « prévoit des punitions pour les autres péchés », en particulier pour celui qui ne donne pas à manger à l’affamé, qui ne donne pas à boire à l’assoiffé, etc.  Signe que ces péchés sont pour lui bien plus graves que le divorce, malgré que l’Eglise pense le contraire.  En tout cas, même la menace de l’enfer « ne doit pas être prise à la lettre ».

La troisième raison c’est le « contexte historique » des paroles de Jésus.  « Là où Jésus vivait et enseignait, le divorce n’était possible que pour les hommes », ce que montre parfaitement l’Evangile de Matthieu qui ne parle que de la répudiation de la femme de la part du mari.  Et s’il l’interdit, c’est pour ne pas exposer la femme à l’ostracisme infligé aux femmes répudiées.

« Ce n’est qu’à partir du XIXe siècle – poursuit le père Reese – que les divorcées ont commencé à être davantage protégées par les lois civiles.  Donc, pendant une grande partie de l’histoire humaine, le divorce a été une injustice dévastatrice pour les femmes.  Et Jésus l’a justement condamnée, étant donné que tous les divorces étaient le fait d’hommes disposant de tous les pouvoirs face à des femmes privées de pouvoir. »

Entre parenthèses, le père Reese fait remarquer que « Marc, dont l’Evangile était en usage à Rome, a rendu l’enseignement de Jésus sexuellement neutre », lui faisant prononcer également une condamnation de la répudiation du mari de la part de la femme et du remariage de cette dernière.  Si l’évangéliste a fait cela, c’est « parce qu’à Rome les femmes des classes aisées pouvaient divorcer de leurs maris ».

Cette citation suffirait à faire voler en éclats tout son raisonnement mais le père Reese passe outre et aboutit à cette conclusion péremptoire:

« Nous vivons aujourd’hui dans un monde différent.  Comment pouvons-nous être certains que Jésus répondrait de la même manière au divorce d’aujourd’hui?  C’est vrai, de nombreux divorces comportent du péché, des échecs moraux et une grande douleur.  C’est vrai que dans une grande partie des divorces, c’est la femme qui s’en sort le moins bien.  Le divorce n’est pas quelque chose dont nous pouvons nous débarrasser à bon compte mais une fois qu’un mariage est mort, peut-il y avoir une nouvelle possibilité de guérison et de nouvelle vie?  Le Pape François pense que oui.  Et moi aussi ».

*

Il ne s’agit plus de communion aux divorcés-remariés.  Le Père Reese va encore plus loin.  Au nom de Jésus, il libéralise le divorce et le fait même libéraliser par le pape.

Quant à ce dernier, la seule fois qu’il a commenté dans une homélie les paroles de Jésus sur le mariage et le divorce – c’était le 24 février dernier à Sainte-Marthe – il ne les a pas prises au pied de la lettre mais il en est venu à affirmer que « Jésus ne dit pas si [la répudiation] est permise ou pas ».

Si c’est là le « discernement » auquel le supérieur général des jésuites affirme qu’il faut soumettre les paroles attribuées à Jésus par les Evangiles, il faut constater que non seulement le père Reese mais également le jésuite qui se trouve sur le trône de Saint Pierre s’y sont tenus.  Avec le résultat que l’on voit.

Naturellement, les nombreuses critiques (la dernière en date de la part du cardinal Raymond L. Burke) des déclarations du père Sosa, y compris le « vadémécum » remis au pape et au préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi dont Settimo Cielo avait parlé fin mars dernier n’auront servi strictement à rien.

Le Père Sosa a répondu à ces critiques le 9 avril à la télévision sur TgCom24 en réaffirmant ses thèses dans leur intégralité:

« Personne n’a un compte rendu écrit ou enregistré des paroles que Jésus a prononcées.  Les communautés chrétiennes ont rédigé les Evangiles pour transmettre sa parole, mais bien longtemps après et pour des communautés de référence différentes.  En outre, il faut comprendre les paroles de Jésus dans leur contexte et l’Eglise, comprise au sens large, les interprète.  La doctrine provient un peu de cette interprétation qu’en fait l’Eglise.  Quand on interprète, c’est pour mieux comprendre ce que Jésus a dit directement.  Si nous comprenons mieux ce que Jésus a dit, alors nous comprenons mieux comment nous devons nous comporter pour être comme lui ».

Mais si, comme le dit le père Sosa, c’est l’Eglise « comprise au sens large » qui « interprète » les paroles de Jésus, est-ce qu’il suffirait de deux ou trois jésuites – avec un confrère pape – pour renverser ce que les Pères de l’Eglise, les papes, les conciles et les Evangiles avant eux disent depuis deux mille ans sur l’indissolubilité du mariage?

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

Comme on peut le lire sur  http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/actua.html en date du Samedi Saint 15 avril 2017 :

Citation :
Samedi, 15 avril 2017

...

Profitant de ce relativisme greffé sur la vieille exégèse (largement dépassée) de Bultmann, le P. Thomas Reese, un autre jésuite, en est arrivé à conclure qu’une fois que le mariage est mort, même Jésus autoriserait aujourd’hui le divorce.
On admirera la magnifique contradiction dans laquelle se fourvoient les jésuites : on n’avait pas de magnétophone pour enregistrer ce que Jésus disait en son temps... mais on sait ce qu’il dirait aujourd’hui. Décidément, la logique jésuitique est désarmante pour qui a encore un minimum de bon sens.




Revenir en haut Aller en bas
An.ne
membre


Date d'inscription : 12/07/2016

MessageSujet: A propos de la charité   Mer Avr 19 2017, 03:40

«Il est très difficile de mettre en mots sa pensée. Je suis consciente que celle-ci risque de heurter des pharisiens (revenons au contexte de la Parole  - qui sont de très belles personnes, mais qui appliquent à la lettre et ne peuvent exercer une charité, contraire à leur conception de la loi).»

Dans le fond, Lily-Anne, vous voulez parler de rigidité je suppose. Une rigidité sans amour.

La charité est quelque chose de tellement subjectif. Souvent, je me suis  posé des questions à propos de la charité. C'est finalement pour moi une affaire de maturité, de jugement et de conscience personnelle.

Je ne pense pas qu'on puisse automatiquement qualifier de pharisien quelqu'un qui n'exercerait pas une charité si celle-ci s'oppose à sa conception de la loi. Ce pourrait être, à l'inverse, quelqu'un qui veut faire la volonté de Dieu, par amour pour lui, au point de renoncer à satisfaire sa propre sensibilité en n'exerçant pas cette charité. Je pense au phénomène, réel ou symbolique pour certains  d'Abraham. C'est un exemple extrême mais qui porte à réfléchir.

On peut juger des comportements sans toutefois préjuger de la mauvaise foi de la personne en cause.

Comme enseignante à la retraite, je me souviens de beaucoup d'enfants perturbés par les ruptures familiales. On ne peut préjuger de la mauvaise foi des parents concernés mais on ne pouvait que constater la détresse de ces jeunes.

Une fois, devant des résultats  scolaires en chute libre, la mère d'une jeune garçon a conclu qu'elle enverrait son fils chez un psycholoque afin de l'amener à accepter son nouveau papa. Elle avait droit au bonheur (elle était très sincère) et son fils devait le comprendre. Le malheur voulait que celui-ci aime beaucoup son père. Je me rappellerai toujours de la tristesse, du désenchantement de ce jeune garçon.

Ce qui était charité pour la mère était blessure pour le fils.

La morale catholique ne sert pas qu'à emmerder les gens, elle protège aussi. A chaque fois fois qu'on parle de la loi c'est comme si on parlait de quelque chose de mal, qui s'opposerait à Dieu lui-même.

Aujourd'hui, comme chacun fait ses propres règles, nous ne sommes plus des pécheurs puisque chacun nous suivons «fidèlement» nos propres règles. Des vrais adolescents quoi.

Ce que je veux dire c'est que quand bien même l'Église déclarerait que j'agis bien, quand bien même les Évêques allemands m'approuveraient dans mes changements de cap, cela ne changera en rien mon état de pécheur et ma valeur réelle devant Dieu. Jean-Paul II disait qu'on va être jugés sur l'amour, pas sur notre quête d'approbation.

Quand on meurt, on meurt seul dans la vérité de ce que l'on est. Il ne s'agit pas de savoir si on nous donne raison ou pas mais si on a voulu réellement accueillir l'Esprit-Saint chacun selon notre nature. Tout, pour moi, revient à une question de droiture de conscience, indépendamment de ce que les Évêques allemands et théologiens pourront déclarer.
Revenir en haut Aller en bas
LucJos
Assistant
avatar

Date d'inscription : 28/05/2013
Age : 77
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Avr 19 2017, 04:29

"Mon fils, il n'y a pas de zones neutres; ou l'on est sur l'aire de l'amour infini de Dieu,
ou l'on est sur l'aire de l'Ennemi de Dieu et de l'homme, c'est-à-dire de Satan."


(Extrait d'un message de Jésus à Mgr Ottavio Michelini)

_________________
Couvre-nous, Seigneur, de Ton Précieux Sang !
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Avr 19 2017, 10:35



Merci à An.ne et LucJos pour vos textes ci-dessus auxquels j'adhère également !

Et je pense en effet que trop souvent la "charité apparente" au premier abord n'est pas forcément la charité chrétienne réelle mais cela peut être effectivement une tentation de céder à la facilité de "faire plaisir" - ou de se faire plaisir ... - en adoptant la "charité apparente" au détriment de la charité vraie, celle que veut de nous le Seigneur car Il nous aime et veut le meilleur pour nous ...

Aujourd'hui j'ai reçu par : http://www.adlumen.com/pains/pains.htm (une pensée donnée à chaque clic sur "recevoir une parole biblique" dans http://www.adlumen.com/pains/ ) :

Citation :
Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes. (Ps 118, 8)

...

à rapprocher de :

Luc, 6; 22 et 26

22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.

...

26 Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.


Effectivement il faudrait toujours bien demander au Seigneur le discernement - et bien l'appliquer ... - plutôt que de risquer d'errer - en telle ou telle matière ou sujet - même avec des personnes qui semblent "de bonne foi" ou "de bonne volonté" car l'erreur humaine est toujours possible, et à différents niveaux, et parfois subtilement ...


Maintenant un exemple supplémentaire de dérive, de transgression par relativisme :

Homohérésie dans l'Eglise   ( terme inventé par le prêtre polonais Dariusz Oko, voir ci-dessous dans l'article ) :


http://www.lanuovabq.it/it/articoli-i-neo-cardinali-entusiasti-del-libro-omoeretico-19512.htm

traduction via :

http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/homoheresie-dans-leglise.html


Citation :


Homohérésie dans l'Eglise

Deux cardinaux récemment nommés par François, dont l'un à un éminent poste curial "en défense de la famille", font la promotion d'un ouvrage "homoérétique" (11/4/2017)

Les néo-cardinaux enthousiasmés par le livre homoérétique

Ermes Dovico
11 avril 2017
www.lanuovabq.it
Ma traduction

* * *

Deux cardinaux - dont l'un fait partie des sommets de la Curie -, et un évêque soutiennent ouvertement le nouveau livre d'un célèbre prêtre américain, qui depuis des années se bat pour la normalisation de l'homosexualité. L'auteur est le jésuite James Martin, et le titre de son dernier ouvrage est déjà tout un programme: Building A Bridge: How the Catholic Church and the LGBT Community Can Enter into a Relationship of Respect, Compassion, and Sensitivity («Construire un pont: comment l'Eglise catholique et la communauté LGBT peuvent établir une relation de respect, de compassion et de sensibilité»).

Le livre a le soutien du néo-cardinal Kevin Farrell, préfet du nouveau Conseil pontifical pour les Laïcs, la famille et la vie, institué par le pape François le 15 Août dernier avec la lettre apostolique Sedula Mater. Dans le texte de présentation, Farrell qualifie le livre de Martin de «bienvenu et vraiment nécessaire» , ajoutant qu'il «aidera les évêques, les prêtres, les agents pastoraux et tous les dirigeants de l'église à assister de manière plus compatissante la communauté LGBT. Il aidera également les catholiques LGBT à se se sentir plus chez eux dans ce qui, après tout, est leur église ».

Encore plus élogieux une autre éminence, Joseph Tobin, créé cardinal - en même temps que Farrell - lors du dernier consistoire de Novembre et connu pour avoir exprimé son soutien aux religieuses progressiste de la LCWR (objet d'un vaste plan de réformes de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, en raison de différentes positions contraires au magistère): «Dans trop de secteurs de notre église, les personnes LGBT se sont senties indésirables, exclues et même blâmées. Le courageux, prophétique et stimulant nouveau livre du Père Martin marque une étape essentielle pour inviter les dirigeants de l'église à accompagner les catholiques LGBT avec plus de compassion et à leur rappeler qu'ils font partie de notre église comme tout autre catholique».

Presque une photocopie, la mini-recension de l'évêque de San Diego, Robert McElroy, qui exalte le travail du prêtre américain parce qu'«il fournit le langage, la perspective et le sentiment d'urgence pour remplacer une culture d'aliénation par une inclusion miséricordieuse» . McElroy est l'évêque qui, dans une récente interview accordée à l'hebdomadaire jésuite America, où écrit également Martin, a déclaré que se référer aux actes homosexuels comme «intrinsèquement désordonnés» (CEC 2357) est un «langage très destructeur» qui ne devrait pas être utilisé «pastoralement». Et il a en outre appelé son diocèse à embrasser «les familles LGBT».

Il y a un mot qui résume les objectifs qui orientent ce livre, son auteur et ceux qui le soutiennent: homohérésie. L'objectif commun des promoteurs de l'homohérésie (terme inventé par le prêtre polonais Dariusz Oko) est de faire passer l'enseignement de l'Eglise, fondé sur l'Ecriture et la Tradition, pour non miséricordieux. Ainsi, non seulement on promeut une fausse idée de la miséricorde, détaché de la vérité sur la nature humaine, mais on occulte le fait que de nombreux ex-gay ont dit qu'ils avaient été aidés à retrouver le chemin grâce au magistère et à la rencontre avec les pasteurs, qui eux les ont accueilli avec bienveillance, tout en leur indiquant avec clarté la voie à suivre pour ne pas offenser Dieu et réaliser pleinement Son dessein dans leur vie.

C'est justement le tant décrié Catéchisme qui rappelle qu'il faut faire la distinction entre le péché et le pécheur, condamnant le premier et accueillant le second. Les actes homosexuels, en effet «sont contraires à la loi naturelle. Il empêchent dans l'acte sexuel le don de la vie. Ils ne procèdent pas d'une véritable complémentarité affective et sexuelle. En aucun cas, ils ne peuvent être approuvés» (CEC 2357). Mais tout en déplorant l'acte, l'Eglise exprime une profonde attention pour la personne, pour tous ces hommes et ces femmes ayant une attirance pour le même sexe, qui «doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste» (CEC 2358).

C'est pourquoi, pour rencontrer Dieu, les fidèles n'ont certainement pas besoin du langage moderne mielleux proposée par Martin et emprunté aux associations arc en ciel, qui veulent nier de fait la validité de l'enseignement de l'Eglise de toujours, autrement dit cette partie de la mission que le Christ lui-même lui a confiée. Bien que Martin se garde de demander explicitement un changement de doctrine, son histoire est éloquente. Dans des manifestations publiques, il a encouragé le coming out, il a organisé des séminaires avec des gays «mariés» et, en Février, il a publié une série de tweets pour dire que les trans doivent pouvoir utiliser les toilettes qu'ils préfèrent, qualifiant d'«affront à la dignité humaine» la décision de l'administration Trump d'annuler les règles idéologiques émises précédemment par Obama. Selon le jésuite, les catholiques doivent s'adresser aux gays et aux personnes en utilisant le titre qu'elles désirent (non pas celui basé sur le sexe réel, mais sur leur perception).

Et ce n'est pas tout. En Octobre, Martin a même reçu un prix du New Ways Ministry, le soi-disant groupe de catholiques LGBT fondée par Sœur Jeannine Gramick et Père Robert Nugent, auquel en 1999, après plusieurs rappels à l'ordre de la part des évêques américains et de la Curie romaine, la Congrégation pour la doctrine de la foi (alors dirigée par Joseph Ratzinger) a interdit tout travail pastoral avec les homosexuels, à la lumière de leurs écrits et de leurs comportements gravement contraires à l'enseignement de l'Église. Sœur Jeannine, qui soutient également l'avortement, n'a pas manqué de commenterr le livre de Martin, qui, selon elle «montre comment le Rosaire et le drapeau arc-en-ciel peuvent se rencontrer pacifiquement».

Affirmation qui en plus d'être un oxymore est révélatrice du rejet du dessein de Dieu pour l'homme. Parce que l'objectif du lobby gay n'est pas l'accueil des personnes homosexuelles, que l'Eglise enseigne et met en pratique depuis deux mille ans, mais la prétention de nier que les actes homosexuels constituent un péché. Mais cette affirmation est contraire à leur propre bien, parce que comme l'explique la Lettre aux évêques de l'Eglise catholique sur la pastorale des personnes homosexuelles, «l'activité homosexuelle empêche l'épanouissement et le bonheur ca elle est contraire à la sagesse créatrice de Dieu. Quand elle rejette les doctrines erronées concernant l'homosexualité, l'Eglise ne limite pas la liberté et la dignité de la personne comprise dans un sens réaliste et authentique, mais au contraire, elle les défend».






Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Avr 19 2017, 11:37

@ An.ne : la vraie charité, c'est Dieu qui se promène de cœur en cœur. Le reste n'est qu'humain  Very Happy

L-A

_________________
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Avr 19 2017, 14:30



Lily-Anne a écrit:
@ An.ne : la vraie charité, c'est Dieu qui se promène de cœur en cœur. Le reste n'est qu'humain  Very Happy

L-A


La charité n'est pas la constatation que le Seigneur "se promène en nous" mais une vertu théologale à pratiquer, à vivre, sans laquelle il n'y a pas et il n'y aura pas le Royaume ... pour plus de précision "ecclésiale" :


http://viechretienne.catholique.org/cec/6337-ii-les-vertus-theologales


Citation :
La charité

1822 La charité est la vertu théologale par laquelle nous aimons Dieu par-dessus toute chose pour Lui-même, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu.

1823 Jésus fait de la charité le commandement nouveau (cf. Jn 13,34). En aimant les siens " jusqu’à la fin " (Jn 13,1), il manifeste l’amour du Père qu’il reçoit. En s’aimant les uns les autres, les disciples imitent l’amour de Jésus qu’ils reçoivent aussi en eux. C’est pourquoi Jésus dit : " Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour " (Jn 15,9). Et encore : " Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15,12).

1824 Fruit de l’Esprit et plénitude de la loi, la charité garde les commandements de Dieu et de son Christ : " Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour " (Jn 15,9-10 ; cf. Mt 22,40 ; Rm 13,8-10).

1825 Le Christ est mort par amour pour nous alors que nous étions encore " ennemis " (Rm 5,10). Le Seigneur nous demande d’aimer comme Lui jusqu’à nos ennemis (Mt 5,44), de nous faire le prochain du plus lointain (cf. Lc 10,27-37), d’aimer les enfants (cf. Mc 9,37) et les pauvres comme Lui-même (cf. Mt 25,40. 45).

L’apôtre saint Paul a donné un incomparable tableau de la charité : " La charité prend patience, la charité rend service, elle ne jalouse pas, elle ne plastronne pas, elle ne s’enfle pas d’orgueil, elle ne fait rien de laid, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s’irrite pas, elle n’entretient pas de rancune, elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle trouve sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle endure tout " (1 Co 13, 4-7).

1826 " Sans la charité, dit encore l’Apôtre, je ne suis rien ... ". Et tout ce qui est privilège, service, vertu même ... " sans la charité, cela ne me sert de rien " (1 Co 13, 1-4). La charité est supérieure à toutes les vertus. Elle est la première des vertus théologales : " Les trois demeurent : la foi, l’espérance et la charité. Mais la charité est la plus grande " (1 Co 13, 13).

1827 L’exercice de toutes les vertus est animé et inspiré par la charité. Celle-ci est le " lien de la perfection " (Col 3,14) ; elle est la forme des vertus ; elle les articule et les ordonne entre elles ; elle est source et terme de leur pratique chrétienne. La charité assure et purifie notre puissance humaine d’aimer. Elle l’élève à la perfection surnaturelle de l’amour divin.

1828 La pratique de la vie morale animée par la charité donne au chrétien la liberté spirituelle des enfants de Dieu. Il ne se tient plus devant Dieu comme un esclave, dans la crainte servile, ni comme le mercenaire en quête de salaire, mais comme un fils qui répond à l’amour de " celui qui nous a aimés le premier " (1 Jn 4,19) :

Ou bien nous nous détournons du mal par crainte du châtiment, et nous sommes dans la disposition de l’esclave. Ou bien nous poursuivons l’appât de la récompense et nous ressemblons aux mercenaires. Ou enfin c’est pour le bien lui-même et l’amour de celui qui commande que nous obéissons ... et nous sommes alors dans la disposition des enfants (S. Basile, reg. fus. prol. 3 : PG 31, 896B).

1829 La charité a pour fruits la joie, la paix et la miséricorde ; elle exige la bienfaisance et la correction fraternelle ; elle est bienveillance ; elle suscite la réciprocité, demeure désintéressée et libérale ; elle est amitié et communion :

L’achèvement de toutes nos œuvres, c’est la dilection. Là est la fin ; c’est pour l’obtenir que nous courons, c’est vers elle que nous courons ; une fois arrivés, c’est en elle que nous nous reposerons (S. Augustin, ep. Jo. 10, 4).




Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Avr 20 2017, 13:00

TEH a écrit:
La charité n'est pas la constatation que le Seigneur "se promène en nous" mais une vertu théologale à pratiquer, à vivre, sans laquelle il n'y a pas et il n'y aura pas le Royaume ... pour plus de précision "ecclésiale" :

Je me suis adressée à An.ne car je savais qu'une fois encore, vous ne comprendriez pas mon langage mystique. Vous me paraissez être prisonnier de vos connaissances. 

Pour que vous puissiez pratiquer la charité, Dieu doit être Présent dans votre cœur et c'est Lui qui prend l'initiative de cette inspiration de l'amour et non les articles énumérés que vous citez en bon élève que vous êtes (ce n'est pas une critique mais un constat).

Je fais partie de cette génération où au catéchisme, il fallait apprendre tout par cœur. Avons-nous été de meilleurs chrétiens pour autant... s\'interroger  je laisse le Seigneur en juger Embarassed  Combien ont le savoir mais n'ont pas l'agir. C'est l'Esprit Saint qui vient au secours de nos manques.

Quand je fus catéchiste, j'ai transmis avec mon cœur et non mon intellect, l’enseignement de l'Eglise. Pourquoi ? Je me suis aperçue que les enfants et les adultes décrochent très vite lorsqu'on les noie dans un enseignement trop rationaliser. Et que se passe-t-il ? Plus personne n'écoute ou fait semblant. C'est cela la véritable évangélisation 
Tout ce que vous avez cité, je le sais mais j'ai simplement essayé d'alléger un échange trop intellectualisé.

Sincèrement, vous croyez que Jésus a déballé les 613 règles mosaïques pendant son Ministère 

Prenons exemple de sa pédagogie. Elle nous libérera et nous emmènera à l'essentiel.

Notre Pape François l'a très bien compris et met en pratique cette pédagogie. Il saisit l'essence du message de Jésus et nous le donne sans fioriture. Chacun comprend et même les incroyants !

TOUT PASSERA SAUF LA CHARITÉ !

L-A

PS : après vous avoir répondu, j'ai trouvé ces propos du Pape François qui illustraient les miens mais d'une manière plus approfondie. J'en rends grâce à Dieu. Puissent-ils vous éclairer vous aussi TEH et mieux vous faire comprendre ma pensée citée plus haut.

La charité, au cœur: le pape François cite Thérèse de Lisieux a écrit:

La première Encyclique du Pape Benoît XVI traite d’un sujet qui permet de parcourir à nouveau toute l’histoire de l’Église, qui est aussi une histoire de la charité. C’est l’histoire d’un amour reçu de Dieu et qui doit être transmis au monde: cette charité reçue et partagée constitue le pivot de l’histoire de l’Église comme celui de notre histoire à chacun de nous. L’acte de charité, en effet, n’est pas seulement une aumône qui purifie la conscience; il comporte «une attention d’amour à l’autre» (cf. Exhort. apost. Evangelii gaudium, n. 199), qu’il « considère comme un avec lui » (Saint Thomas d’Aquin, S. Th. II-IIae, q. 27, a. 2.), et désire partager avec lui l’amitié avec Dieu. La charité est donc au centre de la vie de l’Église et elle en est vraiment le cœur, comme le disait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Les paroles de Jésus selon lesquelles la charité est le premier et le plus grand des commandements: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force … Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mc 12, 30-31), valent autant pour chaque fidèle que pour la communauté chrétienne toute entière.
… Dieu ne possède pas seulement le désir ou la capacité d’aimer; Dieu est charité: la charité est son essence, sa nature. Il est Un, mais il n’est pas solitaire; il ne peut rester seul, il ne peut pas se replier sur Lui-même parce qu’il est communion, il est charité, et la charité par nature se communique, se diffuse. Ainsi Dieu associe l’homme à sa vie d’amour, et même si l’homme s’éloigne de Lui, Il ne reste pas distant mais va à sa rencontre. Cette venue à notre rencontre, qui culmine dans l’incarnation de son Fils, est sa miséricorde; sa façon de s’exprimer à notre égard, nous qui sommes pécheurs, son visage qui nous regarde et qui prend soin de nous. «Le programme de Jésus – est-il écrit dans l’encyclique – est ‘un cœur qui voit’. Ce cœur voit où l’amour est nécessaire et il agit en conséquence» (n. 31). La charité et la miséricorde sont étroitement liées entre elles, parce qu’elles sont la manière d’être et d’agir de Dieu: son identité et son nom.
Le premier aspect que l’encyclique nous propose est justement celui du visage de Dieu: qui est ce Dieu que nous pouvons rencontrer en Jésus-Christ, et à quel point son amour est-il fidèle et insurpassable? « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Toutes les formes de notre amour, de notre solidarité, de nos partages ne sont que le reflet de cette charité qui est Dieu. Sans jamais se lasser, il ne cesse de répandre sur nous sa charité et nous, nous sommes appelés à devenir les témoins de cet amour dans le monde. C’est pourquoi, avant de nous engager en quelque activité, nous devons regarder à la charité divine comme à la boussole qui oriente notre vie : elle nous en donne la direction, et elle nous apprend comment regarder nos frères et le monde. «Ubi amor, ibi oculus» disait-on au Moyen Âge: là où il y a l’amour, là se trouve la capacité de voir. Ce n’est qu’en «demeurant dans son amour» (cf.Jn 15, 1-17), que nous pourrons comprendre et aimer ceux qui vivent à côté de nous.
Chers frères et sœurs, l’encyclique Deus Caritas est garde intacte la fraîcheur de son message, par lequel elle indique l’orientation toujours actuelle du cheminement de l’Église. Et tous, nous serons d’autant plus de vrais chrétiens que nous vivrons de cet esprit.
Je vous remercie encore de votre engagement et de tout ce que vous pourrez réaliser dans cette mission de charité. Que la Vierge Marie, notre Mère, vous assiste, et que ma bénédiction vous accompagne. Je vous en prie, accomplissez des gestes de charité, sans oublier de prier pour moi. Merci.
 
https://fr.zenit.org/articles/la-charite-au-coeur-le-pape-cite-therese-de-lisieux-texte-complet/

_________________
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Avr 20 2017, 15:22




Lily-Anne a écrit:
TEH a écrit:
La charité n'est pas la constatation que le Seigneur "se promène en nous" mais une vertu théologale à pratiquer, à vivre, sans laquelle il n'y a pas et il n'y aura pas le Royaume ... pour plus de précision "ecclésiale" :

Je me suis adressée à An.ne car je savais qu'une fois encore, vous ne comprendriez pas mon langage mystique. Vous me paraissez être prisonnier de vos connaissances. 

...

J'ai constaté que votre expression sur la charité était très réductrice et faussée, que vous "soyez mystique" - comme vous vous l'attribuez - ou pas et j'ai réagi en membre du forum; en ce qui concerne la réduction à des connaissances que vous prétendez à mon sujet, j'ai déjà dit et montré que ce n'était pas le cas mais vous semblez ne pas le comprendre ou ne pas le vouloir ...

Citation :
Pour que vous puissiez pratiquer la charité, Dieu doit être Présent dans votre cœur et c'est Lui qui prend l'initiative de cette inspiration de l'amour et non les articles énumérés que vous citez en bon élève que vous êtes (ce n'est pas une critique mais un constat).


Bien sûr, puisque même l'amour ou la charité - autre expression - est donné par le Seigneur à travers nous pour autant que nous le voulions puisque la volonté de l'homme est laissée libre par la Volonté merveilleuse du Seigneur dans son Amour infini  ...

Les articles énumérés"sont les actions à faire non les acteurs eux-mêmes : nous; ne confondez pas tout quand même ...

Citation :
Combien ont le savoir mais n'ont pas l'agir.

Disons que votre question manque un tantinet de nuances, non ?  ...

Citation :
TOUT PASSERA SAUF LA CHARITÉ !

100 % d'accord !

Permettez-moi d'illustrer par des textes et références le point de vue suivant :

La charité sans vérité ainsi que la vérité sans charité n'existent pas vraiment.

D'abord un rappel - Ven 7 Avr 2017 à 22:48 sur ce fil dans la citation du discours du cardinal Ratzinger à la veille de son élection  :


Foi claire contre dictature du relativisme

Citation :
Faire la vérité dans la charité

Nous avons en revanche une autre mesure : le Fils de Dieu, l'homme véridique. C'est lui la mesure du véritable humanisme. Une "foi adulte" ne suit pas les vagues de la mode. Une foi adulte et mûre s'enracine profondément dans l'amitié avec le Christ. C'est cette amitié qui nous ouvre à tout ce qui est bon et nous donne le critère pour discerner entre le vrai et le faux, entre l'imposture et la vérité. Nous devons faire mûrir cette foi adulte, c'est vers cette foi que nous devons guider le troupeau du Christ. Et c'est cette foi – seulement la foi – qui crée l'unité et qui se réalise dans la charité.

Saint Paul nous offre à ce propos – en opposition aux péripéties continuelles de ceux qui sont comme des enfants ballottés par les vagues – une belle parole : faire la vérité dans la charité, comme formule fondamentale de la vie chrétienne. Dans le Christ, la vérité et la charité se rejoignent. Dans la mesure où nous nous approchons du Christ, y compris dans notre vie, vérité et charité se fondent. La charité sans vérité serait aveugle ; la vérité sans charité serait comme "une cymbale qui retentit" (1 Co,13, 1).


Vous ne pouvez donc dissocier les deux ...


Exemple emblématique actuel, donné par le cardinal Ratzinger :

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_19980101_ratzinger-comm-divorced_fr.html


Citation :
En ce qui concerne la position du Magistère sur le problème des divorcés remariés, il faut en outre souligner que les documents récents de l’Église unissent, de manière très équilibrée, les exigences de la vérité et celles de la charité. Si, par le passé, dans la présentation de la vérité, parfois la charité n’a pas resplendi suffisamment, à l’inverse le danger est grand aujourd’hui de se taire ou de compromettre la vérité au nom de la charité. Certes, la parole de vérité peut faire mal et être incommode. Mais elle est le chemin de la guérison, de la paix, de la liberté intérieure. Une pastorale qui veut vraiment aider les personnes doit toujours se fonder sur la vérité. Seul ce qui est vrai peut être aussi pastoral. « Alors, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32).

Autre point de vue intéressant - un peu analogue ... - concernant le discernement et la doctrine ici ( mais je ne développe pas pour l'instant ...) :

http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/doctrine-vs-discernement.html


Un autre encore :

http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t27672-mon-respect-et-mon-obeissance-inconditionnels-lheritage-transmis-par-benoit-xvi

Citation :
Aujourd'hui, nous assistons à une "vulgate" qui met en doute les paroles mêmes de Dieu, il y a une opposition entre doctrine et pastorale, entre la vérité et la charité.
Sur ce point, la définition fulgurante du cardinal Cafarra suffirait: "La pastorale sans vérité est pur arbitraire."
L'Eglise aujourd'hui pullule malheureusement d'associations et de groupes qui donnent des directives et des règles de comportement sur toutes les questions, sans considérer la vérité.


Jean, 8;31-32

31 Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;

32 alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres
. »


Donc il n'y a pas de charité sans vérité.




PS  Maintenant juste pour ceux qui pensent authentique le prophétisme de Pedro Régis et à titre indicatif seulement - en ce qui me concerne je suis quasiment persuadé de l'authenticité (je n'ai pas encore étudié à fond ...) et si quelqu'un veut donner son avis je serai "tout ouïe" ...  

http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t26954-pedro-regis-18-04-2017-envoye-en-crete-tite-fit-face-aux-heretiques-et-a-defendu-les-enseigne

Citation :
4457 Message de Notre Dame d'Anguera-Bahia-Pedro Régis – 18 04 2017 -
… envoyé en Crète, Tite fit face aux hérétiques et a défendu les enseignements de Mon Jésus …

Chers enfants, vous êtes du Seigneur et Lui seul vous devez suivre et servir. Écartez-vous de tout ce qui appartient au monde et revenez à Celui qui est votre Seul Chemin, Vérité et Vie.

   Vous vous dirigez vers un futur de grandes confusions spirituelles. Comme par le passé, des doctrines païennes sont embrassées comme des vérités et beaucoup seront infectés.


   Les hommes pervers tenteront d'éliminer les Trésors de l'Ancien Testament. Tout au long des Saintes Écritures vous trouverez des enseignements précieux pour votre croissance spirituelle. Rien ne doit être négligé. Mon Fils Jésus n'a pas rejeté les enseignements des grands prophètes,

mais a encouragé tous à obéir à la Volonté du Père. Je suis venue du Ciel pour vous montrer le chemin du Salut offert par Mon Fils Jésus.

Les leçons du passé ne doivent pas être ignorées.

   Imitez les défenseurs de la foi. Lorsqu'il fut envoyé en Crète, Tite fit face aux hérétiques et a défendu les enseignements de Mon Jésus.

Courage. Vous êtes du Seigneur et votre arme de défense est la vérité que vous rencontrez dans les Saintes Écritures et les Enseignements du Véritable Magistère de l'Église de Mon Jésus. Allez de l'avant pour défendre la vérité.

C'est le message que Je vous transmets au nom de la Très Sainte Trinité. Je vous remercie de Me permettre de vous réunir ici une fois de plus. Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Soyez dans la paix. Amen.





Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Sam Avr 22 2017, 06:07




Politiquement correct : pourquoi l’archevêque de Dublin a dénigré l’Eglise catholique


https://www.lifesitenews.com/news/dublin-archbishop-calls-catholicism-a-harsh-judgmental-religion-of-fear

Traduction ici :

http://reinformation.tv/archeveque-dublin-politiquement-correct-denigre-eglise-catholique-mille-69030-2/

Citation :
Pendant la semaine sainte et à Pâques, Mgr Martin, l’archevêque de Dublin, a dénigré l’Eglise catholique en enfilant les clichés du modernisme politiquement correct : elle confesserait une « religion de peur » au « ritualisme vide », prompte à « juger » et pratiquant une « exclusion brutale », en particulier les « gays et lesbiennes ».

Dans notre impatience juvénile nous trouvions quand j’étais gamine les litanies de la semaine sainte un peu longues : qu’aurions-nous dit devant celles que ressassent sempiternellement les grenouilles de bénitier du politiquement correct ! Dans ses récentes homélies, Mgr Martin, l’archevêque de Dublin, n’a pas fait dans la dentelle. Lors du chemin de croix, il n’a omis aucune des stations de la repentance, battant sa coulpe sur la poitrine des chrétiens, coupables « à plusieurs moments de l’histoire, et pas seulement dans un passé lointain ». Une formule vague à souhait, donc tout à fait propre à terroriser les ouailles et à la dénoncer.

La repentance de l’archevêque de Dubin est un acte d’accusation


Car la repentance est une machine terroriste qui sert à dénoncer, à la différence du repentir, qu’on aimerait voir pratiquer par l’archevêque de Dublin. Dommage qu’il n’ait pas prêché durant la veillée pascale, il aurait pu nous éclairer sur la trahison de Pierre la nuit de la Passion, et nous dire en confession s’il ne compte pas un peu la trahison parmi ses péchés. Des péchés personnels, propres à celui qui les accuse, et non des fautes collectives imputées à celui qu’il entend discréditer.

Car enfin, sous couleur « d’amour » et de « libération », il a non seulement dénigré l’Eglise catholique de tous les temps, mais il a accusé ses frères chrétiens de toutes les fautes et de toutes les « hypocrisies » que les modernistes, et le pape Français après eux, se plaisent à montrer du doigt.

Le politiquement correct caricature l’Eglise catholique


Il a demandé, non pas à Notre Seigneur, mais aux fidèles, de se libérer. De « l’exclusion brutale » des pécheurs pratiquée par l’Eglise, libérez-vous. De « l’oppression de la faute et du doute» induite par « certaines théologies » (toujours le vague qui, on le sait quand on raconte des histoires aux enfants, fait bien plus peur que le précis), libérez-vous. Des « cultures économiques et politiques » qui vous empêchent de vous « réaliser », libérez-vous. Du « mauvais jugement » des « filles mères, des gays et lesbiennes, des orphelins », libérez vous. Des « scandales dans l’Eglise, de l’aigreur et de la division, du ritualisme vide, de l’esprit clérical de supériorité, du jugement de ceux que Jésus aurait accueilli », libérez-vous. J’abrège, toujours impatiente, ces litanies fourre-tout. On pourrait y rajouter un raton laveur, elles ne transcriraient jamais rien d’autre que la caricature de l’Eglise que dessinent depuis deux siècles les enlumineurs de la franc-maçonnerie.

L’archevêque de Dublin invoque la libération contre l’Eglise


L’archevêque de Dublin prétend que « une théologie chrétienne est toujours une théologie de la libération » ce qui est un jeu de mots acceptable, et il assure aussi que « une vraie théologie de la libération n’est pas purement politique ». Ce purement est délicieux. Car, sous son langage sentimental et flou, Mgr Martin poursuit sans trop se cacher un but politique. Il déplore que « trop souvent l’Eglise est tombé dans une logique de se ranger du côté du pouvoir, du conformisme, de la sécurité », et il illustre parfaitement son propos. Un exemple en est la façon dont il a dénigré l’Eglise catholique à propos de sa prétendue « exclusion brutale des gays et lesbiennes ».

L’archevêque de Dublin, crédule du dogme maçonnique


Sans doute l’Eglise catholique condamne-t-elle avec fermeté un péché qui « crie contre le ciel », mais, à la différence d’autres religions ou civilisations, elle s’est toujours montrée miséricordieuse aux pécheurs. Comme ne le dit ni le sait l’ignorance dominante, la lex scantinia (149 av. JC), par exemple, punissait de mort deux citoyens romains coupables d’un acte homosexuel.

Mais l’archevêque de Dublin n’a cure de la réalité, il s’est rangé du côté du pouvoir et du conformisme, de l’idéologie, de la religion qui triomphe aujourd’hui, le panthéisme maçonnique, avec tout son dogme d’erreurs historiques et anthropologiques.

Mgr Martin a dénigré la tradition de l’Eglise catholique


Quand il sort du flou, l’archevêque de Dublin, est beaucoup plus convaincant. On se demande d’abord à quoi tend la libération qu’il prône : « Nous ne devons pas avoir peur du fait que la liberté peut parfois nous mener à prendre une mauvaise direction ; c’est l’oppression qui nous mène toujours dans la mauvaise direction ». Ouais, bof, tendez vos rouges tabliers, il pleut des vérités premières. Ca se précise un peu plus loin : « Le chrétien ne doit pas rester insensible dans une Eglise prisonnière de son propre intérêt ». Et on le comprend vraiment par ses actes. En 2015, lors du referendum en Irlande sur le « mariage » pour tous, il a refusé de recommander un vote à ses ouailles. Plus tard, il a refusé de même de donner une définition de la famille. Et il s’en est pris frontalement au cardinal Raymond Burke. Voilà qui est enfin parfaitement clair : l’archevêque de Dublin condamne la doctrine et la tradition de l’Eglise.

Pauline Mille






Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Mai 11 2017, 11:51




Le conseiller pro-gay du Vatican, le Père Jésuite James Martin pense que l'Église Catholique devrait construire des ponts d'acceptation envers la pratique des homosexuels. Il déclare aussi que :

Certains saints étaient probablement homosexuels 


https://www.lifesitenews.com/blogs/some-saints-were-probably-gay-vatican-jesuit-advisor


Traduction :


http://dieuetmoilenul.blogspot.fr/2017/05/dixit-le-conseiller-pro-gay-du-vatican.html


Citation :
SOURCE : Life Site News
News Catholic Church
Mardi le 9 mai 2017 — 2h57 pm HNE

Le 9 mai 2017 (Life Site News) - Les fidèles Catholiques pourront vivre une « surprise » lorsqu'ils « iront au paradis pour être accueillis par des hommes et des femmes LGBT », a déclaré un prêtre Catholique controversé qui a été nommé par le Pape François le mois dernier au Bureau des communications du Vatican.

Le Prêtre Jésuite James Martin, rédacteur en chef du magazine America des Jésuites (USA), a fait le commentaire sur sa page Facebook le 5 mai après avoir publié un lien vers un événement pro-homosexuel organisé par le Ministère New Ways [ Nouvelles Voies ] et l'appelant « un autre signe d'accueil et construction de ponts ».

Quand un commentateur de Facebook a répondu que « les Saints canonisés ne seraient pas impressionnés » par l'infiltration de l'homosexualité au sein de l'Église Catholique, Martin a répondu que certains des saints sont « probablement homosexuels ».

Mais le saint et docteur Catholique de l'Église, Saint-Pierre-Damien, a qualifié l'homosexualité comme étant un « vice » qui « ouvre l'enfer et ferme la porte du paradis ».

« Ce vice ]de l'activité homosexuelle] est la mort des corps, la destruction des âmes, pollue la chair, éteint la lumière de l'intellect, expulse le Saint-Esprit du temple du cœur humain, introduit l'incitation diabolique à la luxure, précipite dans la confusion et élimine complètement la vérité de l'esprit trompé » a-t-il écrit dans son livre du 11ème siècle intitulé le Livre de Gomorrhe.

« Il prépare des pièges pour celui qui marche, et pour celui qui tombe dans la fosse, il en obstrue l'évasion. Il ouvre l'enfer et ferme la porte du paradis » a-t-il ajouté.

L'Église Catholique enseigne que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés » puisqu'ils sont « contraires à la loi naturelle » et qu'ils « ferment l'acte sexuel au don de la vie ».

Mais non seulement cela : l'Église enseigne également que l'attraction au même sexe est elle-même « désordonnée objectivement » puisque Dieu a créé l'attraction sexuelle pour être entre un homme et une femme pour le bien de la procréation.

De cette façon, il n'existe pas de réalité telle qu'une « personne homosexuelle », mais seulement une personne qui lutte avec le « désordre » d'être attirée par le même sexe. L'Église enseigne que tout le monde, y compris ceux qui ont une sexualité désordonnée — s'exprimant souvent dans la luxure, la masturbation, la fornication, la pornographie, l'homosexualité — sont appelés à la chasteté. C'est-à-dire à la vertu morale d'une sexualité correctement ordonnée intégrée à la personne.

La Foi chrétienne affirme que l'acte homosexuel, avec l'assassinat de l'innocent [ avortement ], la privation à un travailleur de son salaire et l'oppression des pauvres, est l'un des quatre péchés qui crient au ciel pour la justice. Ceux qui commettent un péché grave ne peuvent entrer au ciel que s'ils abandonnent leurs voies pécheresses, demandant à Dieu le pardon et la miséricorde. Jésus enseigne que c'est le « pur de cœur » qui verra Dieu.

Martin a récemment publié un livre dans lequel il décrit les moyens qu'il pense que l'Église Catholique devrait construire des ponts d'acceptation envers la pratique des homosexuels.

L'année dernière, il a accepté un prix du Ministère New Ways pro-homosexuel. Au cours de son discours d'acceptation, il a déclaré que l'Église devrait embrasser le langage des « dons spéciaux » de l'homosexualité et « enterrer » le langage sur la nature « objectivement désordonnée » des inclinations et des actes homosexuels.

Il a utilisé sa plate-forme Twitter pour supporter les questions des transgenres, comme les garçons qui utilisent la salle de bain des filles et vice versa et a publié des vidéos sur Youtube qui défendent la normalisation de l'homosexualité dans l'Église Catholique.


De plus François avait déjà dénoncé l'existence de lobbys gays et de lobbys pédophiles au Vatican, d'une part; d'autre part, lors de la question d'une nomination d'un ambassadeur français au Vatican et alors qu'avait été proposée celle de Laurent Stefanini gay et militant homosexuel il avait opposé un refus net :

http://www.diakonos.be/lambassadeur-qui-aimait-trop-les-hommes/

Citation :


[...]

Retournons à présent à l’affaire Stefanini.  Ça s’est passé vendredi 17 avril, sauf erreur de ma part.  Une délégation s’est rendu dans le bureau du pape pour le mettre devant le fait accompli concernant Stefanini, certains de recevoir sa gratitude. .  Mais tout à coup – et il s’agit ici d’un témoignage direct – on commença à entendre des éclats de voix provenant du bureau du pape, des éclats de voix de plus en plus violents au fur et à mesure que la colère montait, jusqu’à se transformer en hurlements.  C’était le pape.  Hors de lui.  Il se leva d’un bond en montrant la porte aux personnes présentes, les chassa pratiquement tous dehors, prêtres, évêques, diplomates avant de leur claquer la porte au nez.  Il partit ensuite se réfugier dans la chapelle, seul, pour prier et se calmer.  Pendant deux heures, un silence glacé tomba sur les appartements du pape.  Glacé comme cette colère incontrôlable que ses courtisans lui connaissent.

[...]

De fait, en janvier déjà, le pape en personne avait mis son veto à la nomination de l’ambassadeur homosexuel mais le cardinal de Paris avait alors pensé pouvoir n’en faire qu’à sa tête avec le résultat que nous constatons aujourd’hui : Bergoglio ne plie pas.  S’il le faut, ce sont les autres qui rompent.  Le point d’achoppement pour le pape était son homosexualité bien sûr mais principalement son militantisme homosexuel.

[...]

Le Pape l’a dit clairement dans cet avion qui revenait du Brésil : celui qui appuie et soutient les lobbies gays commet un péché.  L’ambassadeur ne cohabite pas, c’est vrai, mais il a des rapports avec un homme et soutient le mouvement LGBT : c’est cela qui a déterminé le refus du Pape.  L’Eglise ne fourre pas son nez dans la vie privée des gens au sens où ce ne serait pas la première fois qu’une personne homosexuelle, ou même qu’un voleur patenté, se voie confier une charge aussi importante au Vatican.  Le problème s’est posé à cause du soutien public de Stefanini aux lobbies gays.

[...]






Revenir en haut Aller en bas
LucJos
Assistant
avatar

Date d'inscription : 28/05/2013
Age : 77
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Ven Mai 19 2017, 08:38

L'euthanasie n'est plus un tabou pour les Frères de la Charité en Belgique

BELGA Publié le lundi 24 avril 2017 à 19h30 - Mis à jour le lundi 24 avril 2017 à 19h30

La congrégation des Frères de la Charité en Belgique a récemment décidé d'autoriser l'euthanasie dans ses centres psychiatriques, même pour les personnes qui ne sont pas en phase terminale, rapporte l'hebdomadaire chrétien "Tertio" dans son édition de mercredi.

Les Frères de la Charité, une communauté internationale de Frères convers fondée en 1807, refusaient jusqu'ici de pratiquer l'euthanasie dans leurs établissements mais la communauté belge a décidé de briser le tabou, indique l'hebdomadaire. La congrégation le fait savoir dans une lettre envoyée aux directions et au corps médical de ses centres psychiatriques.

La lettre précise que le conseil général des Frères de la Charité à Rome, dirigé par le Belge René Stockman, désapprouve ce changement.


"Mon ami, je vois ta souffrance ou plutôt je crois la comprendre.
Ne crains rien, j'ai un remède d'une efficacité radicale et sans douleur.

N'aie pas peur, je suis ton frère en Jésus notre Sauveur."

s\'interroger

_________________
Couvre-nous, Seigneur, de Ton Précieux Sang !
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Mai 24 2017, 08:22



Exemple d'aberration d'animation liturgique :


http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/actua.html


Citation :
Samedi, 20 mai 2017. Quand un célébrant fait la fofolle ... ça donne ce genre de stupidité :


CLIQUER







.
Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Mai 24 2017, 11:16

TEH a écrit:
Exemple d'aberration d'animation liturgique

En effet, c'est inquiétant ! On ne sait plus si on est dans "danse avec les stars" ou "the voice".

Je peux comprendre qu'un prêtre dans l'intimité se lâche un peu mais en tenue de service, cela fait désordre.

Certaines animations liturgiques charismatiques sont joyeuses mais certainement pas exubérantes.

Prions pour ce prêtre qui a mélangé les genres ou bu un peu trop de vin de messe...

Il y a 30 ans, j'ai assisté à un mariage où le prêtre était tellement saoul qu'il est tombé sur le tapis. A l'époque, j'avais trouvé cela rigolo mais aujourd'hui, j'en serais consternée.

Ceci prouve que la conversion tient une place importante dans la vie de chacun que l'on soit simple laïc ou prêtre.

L-A

_________________
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Ven Juin 02 2017, 08:12



Un couple de lesbiennes "mariées" avec la "bénédiction" du prêtre :


http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2017/05/30/peggy-et-kelly-se-sont-mariees-avec-la-benediction-du-pretre.html
mardi 30 mai 2017


Citation :
Peggy et Kelly se sont mariées, avec la bénédiction du prêtre


Lu sur Het Nieuwsblad, 29 mai, p. 13 :


Peggy et Kelly se sont mariées, avec la bénédiction du prêtre (comme couple de lesbiennes, elles ne peuvent pas à proprement parler se marier à l'église). Mais elles se considèrent unies jusqu'à la mort et elles ont la foi.

Donc, le prêtre Maarten Pijnacker de Berlare près de Dendermonde a aidé Peggy Baeyens (46) et Kelly Bockstale (35) à trouver une échappatoire. Les femmes amoureuses se sont donc échangé leur consentement dans son église.

Devant l'autel, avec des anneaux et un baiser. « Cela a pu se faire parce que c'était une action de grâce, pas un vrai mariage à l'église. » explique Pijnacker. « C'est une action de grâce. Le couple remercie Dieu parce qu'elles se sont trouvées, et lui demande sa bénédiction.

Qu'est-ce que vous pouvez avoir contre cela? » ... Il y a déjà quelques prêtres en Flandre qui ont laisser s'organiser une 'célébration de l'amitié' dans leur paroisse. « Combien de fois est-ce arrivé, je ne sais pas exactement », dit Rik Beckers (69), coordinateur de l'association spirituelle holebi "Holebipastores" et lui-même prêtre ouvertement gay. « Il n'y a pas de chiffres précis publiés à ce sujet. Mais il existe par exemple la brochure « Puis-je vous promettre un jardin de roses », spécialement conçue pour les personnes qui veulent consacrer leur amour. En général, ce type de célébrations s'organise en privé, mais cela n'implique pas pour moi que ce soit la meilleure preuve que les homosexuels soient d'une quelconque manière en contradiction avec la foi


Un jardin de roses dites-vous, prêtre Rik Beckers ? ? Ignorez-vous qu'en enfer il n'y a pas de "jardin de roses" ? ! ...

pardon !


Que le Seigneur ait pitié de son âme et de tous ceux qui sont sur cette pente extrêmement dangereuse ! ! ...




Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Ven Juin 02 2017, 08:53



Arturo Sosa, le "pape noir" : "le diable est une fabrication des hommes"


http://www.riposte-catholique.fr/en-une/arturo-sosa-diable-fabrication-hommes


Citation :
Arturo Sosa : le diable est une fabrication des hommes

1 juin 2017 / 3 commentaires


Baudelaire a dit que la plus belle des ruses du diable était de nous persuader qu’il n’existe pas. Le Père Arturo Sosa Abascal, supérieur général de la Compagnie de Jésus, semble bien être une nouvelle victime de cette ruse.
Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien espagnol El Mundo, le 31 mai dernier, le “pape noir” déclare en effet : « Nous avons fabriqué des figures symboliques comme le diable pour exprimer le mal. Le conditionnement social peut aussi représenter cette figure, dès lors qu’il y a des gens qui agissent [de manière mauvaise] car ils se trouvent dans un environnement où il est difficile d’agir en sens contraire ». On comprend donc que le diable a été fabriqué par l’homme.

Ce n’est pas exactement ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique : « Le diable et les autres démons ont certes été créés par Dieu naturellement bons, mais c’est eux qui se sont rendus mauvais » (n. 391).



Exemple direct - et "simple" si on peut dire ... - d'apostasie professée par un des plus "hauts" (si on peut dire ainsi) prélats de l'Eglise catholique ... le même qui trouve que l'on peut relativiser l'enseignement de Jésus ( déjà vu sur ce fil auparavant ) :


http://www.infocatho.fr/pour-le-general-des-jesuites-il-ne-sagit-pas-de-relativisme-mais-la-parole-de-jesus-est-relative-sic/

Citation :
...
QUESTION – « Le Cardinal Gerhard L. Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a déclaré au sujet du mariage que les paroles de Jésus étaient très claires et que « aucun pouvoir au ciel et sur la terre, ni un ange ni le pape ni un concile ni une loi des évêques ne pouvaient les changer. »

R. – « Nous pourrions entamer une belle réflexion sur ce que Jésus a vraiment dit. A l’époque, personne n’avait d’enregistreur pour collecter ses paroles. Ce que l’on sait, c’est qu’il faut remettre les paroles de Jésus dans leur contexte, elles sont exprimées avec un langage et dans environnement précis et elles s’adressent à un public en particulier. »
...



Une photo de ce "pape noir" :







.
Revenir en haut Aller en bas
LucJos
Assistant
avatar

Date d'inscription : 28/05/2013
Age : 77
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Ven Juin 02 2017, 09:34

Dans 1Corinthiens 6 9-20, Pault a écrit:

9 Ignorez-vous que les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu ?
Ne vous égarez pas : Ceux qui pratiquent la liberté sexuelle ou adorent les idoles,
les adultères, les jouisseurs, ceux qui pratiquent l’homosexualité,
 

10 les voleurs, ceux qui n’en ont jamais assez, les buveurs, les calomniateurs et ceux qui profitent des autres
n’hériteront pas du Royaume de Dieu.
 

11 C’était le cas de plusieurs d’entre vous; mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous êtes devenus des justes
grâce au Nom du Seigneur Jésus Christ et à l’Esprit de notre Dieu.


• À propos de la liberté sexuelle

12 Tout m’est permis, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, mais je ne veux rien qui me rende esclave.  

13 Les aliments sont pour l’estomac et l’estomac pour les aliments, et Dieu détruira l’un comme l’autre.
Par contre le corps n’est pas pour le sexe, mais pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps.
 

14 Dieu a ressuscité le Seigneur et, par sa puissance, Il nous ressuscitera aussi.

15 Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ?
Alors, puis-je prendre au Christ ses membres et en faire les membres d’une prostituée ? Tout sauf cela !
 

16 Ne savez-vous donc pas que dans cette union on devient, avec la prostituée, un seul corps ?
L’Écriture dit : Les deux seront une seule chair.
 

17 Par contre, celui qui s’unit au Seigneur devient un seul esprit avec lui.

18 Fuyez les relations défendues. Tout autre péché qu’on peut faire reste extérieur au corps.
Mais avec les relations sexuelles on pèche contre son propre corps.
 

19 Ne le savez-vous pas :
votre corps est un temple de l’Esprit Saint, qui est en vous, venu de Dieu, et vous ne vous appartenez pas.
 

20 Vous avez été achetés si cher !
Glorifiez donc Dieu dans votre corps.

territoire en héritage,

Tout cela est bien triste et risque fort de se généraliser. L'Eglise "césaro-impériale", comme on l'a appelée il a peu, avait certainement ses défauts, notamment vestimentaires, néanmoins elle a eu le mérite de nous transmettre la Révélation avec exactitude et en la respectant.
A mon humble avis, notre Eglise actuelle me semble prendre un mauvais chemin qui risque de mettre toute l'humanité en péril.

Bien à vous,
LucJos

_________________
Couvre-nous, Seigneur, de Ton Précieux Sang !
Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Lun Juin 05 2017, 11:18

Citation :

Arturo Sosa, le "pape noir" : "le diable est une fabrication des hommes" 

Encore un qui n'a jamais assisté à un exorcisme !... 

L-A

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Lun Juin 05 2017, 13:12

Pour ma part, je suis porté à accorder le bénéfice du doute au Père Sosa, à propos de ses paroles (qui sont peut-être celles d'un jésuite subtil) concernant, non pas la négation de l'existence du diable, mais plutôt la négation de l'image que nous nous en faisons. En ce sens le pape Benoit XVI a déjà fait, lui aussi, l'affirmation suivante qui peut être mal comprise :

Citation :

(Le diable) a donc une existence réelle ?
P. H. A. : Oui, mais veillons à ne pas le personnifier.
Le cardinal Joseph Ratzinger, en 1973, évoquait ainsi
« une non-personne »
.
Son existence reste un mystère,
un « mystère d’iniquité » selon saint Paul (2 Th 2, 7).



Et moi-même, je sens que je puis provoquer l'incompréhension si j'affirme que je suis athée..., mais athée seulement de la représentation que des chrétiens peuvent parfois se faire d'un Dieu vengeur et tatillon, dont il faut apaiser le courroux, et qui prend plaisir à chauffer l'enfer des damnés... etc. Je ne pense pas me tromper en disant que tous les théologiens vous confirmeront que la beauté du chant "Minuit Chrétien" comporte d'ailleurs une sérieuse erreur théologique qui affirme que Jésus s'est incarné pour « apaiser le courroux  du Père céleste » (ainsi que le chante de manière "soviétique"   le Choeur de l'Armée Rouge) :




Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Lun Juin 05 2017, 17:11



Stan a écrit:
Pour ma part, je suis porté à accorder le bénéfice du doute au Père Sosa, à propos de ses paroles (qui sont peut-être celles d'un jésuite subtil) concernant, non pas la négation de l'existence du diable, mais plutôt la négation de l'image que nous nous en faisons. En ce sens le pape Benoit XVI a déjà fait, lui aussi, l'affirmation suivante qui peut être mal comprise :

Citation :

(Le diable) a donc une existence réelle ?
P. H. A. : Oui, mais veillons à ne pas le personnifier.
Le cardinal Joseph Ratzinger, en 1973, évoquait ainsi
« une non-personne »
.
Son existence reste un mystère,
un « mystère d’iniquité » selon saint Paul (2 Th 2, 7).
...

Ne pas confondre d'abord "non-personne" et "non-être" : le diable est une "non-personne" (ce n'est pas une personne humaine) mais ce n'est pas un "non-être" comme l'implique la déclaration du Père Arturo Sosa en question.

Plus précisément, remarquons que :

1) Satan n'est pas un être humain créé à l'image de Dieu (mais l'ange déchu Lucifer) :

http://www.lavie.fr/hebdo/2010/3365/satan-une-personne-ou-une-force-22-02-2010-3516_107.php

Citation :
Le cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, a jadis parlé d’une « non-personne » pour caractériser le diable, le terme « personne » étant réservé à un véritable être humain créé à l’image de Dieu.

2) la phrase exacte du cardinal Ratzinger contenant cette appellation de non-personne se trouve dans son ouvrage "Dogme et annonce" p. 213 :

http://www.padreblog.fr/wp-content/uploads/sites/8/2015/08/M%C3%A9moire-P.-Gaultier-de-Chaill%C3%A9-Satan-Personne-ou-Personnage-4.pdf

Citation :
« À la question de savoir si le diable est une personne, il  faudrait  plutôt  répondre  pour  être  exact  qu’il  est la non-personne, la désagrégation, la déchéance de l’existence personnelle ; c’est pour cette raison qu’il a l’habitude  d’apparaître sans visage, qu’il est méconnaissable; c’est sa vraie force. »

Le fait d'être une "non-personne" pour lui vient du fait de la "désagrégation" et de la "déchéance" mais ce n'est pas une non-existence du tout ! ...

3) dans le Mémoire indiqué ci-dessus (Gaultier de Chaillé, 2015) on peut lire l'opinion que le "personnage" Satan "s’exclut et est exclu, depuis l’origine et pour toujours, condamné à brûler pour toujours dans le feu de la Vérité qu’il rejette mais qui est infiniment plus forte que lui" ...




C'est donc un être qui est en voie d'"auto-destruction éternelle" mais il n'est certainement pas dans la non-existence ! ! ...


Or ce que dit le père Arturo Sosa, le pape noir, c'est tout autre chose :

Citation :
« Nous avons fabriqué des figures symboliques comme le diable pour exprimer le mal. Le conditionnement social peut aussi représenter cette figure, dès lors qu’il y a des gens qui agissent [de manière mauvaise] car ils se trouvent dans un environnement où il est difficile d’agir en sens contraire » On comprend donc que le diable a été fabriqué par l’homme.

Ce n’est pas exactement ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique : « Le diable et les autres démons ont certes été créés par Dieu naturellement bons, mais c’est eux qui se sont rendus mauvais » (n. 391).

Cette affirmation de Arturo Sosa : "Nous avons fabriqué des figures symboliques comme le diable pour exprimer le mal ... " exprime bien que selon lui le diable est une figure symbolique (y compris en examinant le contexte) et donc non réelle, et c'est donc bien un exemple grave d'apostasie.


Stan a écrit:

...
Je ne pense pas me tromper en disant que tous les théologiens vous confirmeront que la beauté du chant "Minuit Chrétien" comporte d'ailleurs une sérieuse erreur théologique qui affirme que Jésus s'est incarné pour « apaiser le courroux  du Père céleste
...


Ah oui ? Croyez-vous encore vraie la révélation surnaturelle d'Akita reconnue par l'Eglise catholique ... :


http://seigneurjesus.free.fr/apparitionakita.htm


Citation :


...

" Beaucoup d'hommes en ce monde affligent le Seigneur. Je souhaite des âmes pour Le consoler. Pour adoucir la colère du Père Céleste, je souhaite, avec mon Fils, des âmes qui réparent, par leur souffrance et leur pauvreté, pour les pécheurs et les ingrats."

" Pour faire connaître au monde sa colère, le Père Céleste s'apprête à infliger un grand châtiment à l'humanité entière. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père. J'ai empêché la venue de calamités en lui offrant les souffrances du Fils sur la Croix, son précieux Sang, les âmes bien-aimées qui le consolent et forment la cohorte des âmes victimes. Prière, pénitence et sacrifices courageux peuvent adoucir la colère du Père. Je le désire aussi de ta communauté. Qu'elle aime la pauvreté, se sanctifie et prie en réparation des ingratitudes et des outrages de tant d'hommes.

...


?




Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Juin 06 2017, 12:25

Citation :
Ah oui ? Croyez-vous encore vraie la révélation surnaturelle d'Akita reconnue par l'Eglise catholique ... :

http://seigneurjesus.free.fr/apparitionakita.htm


Citation :
Citation :...

" Beaucoup d'hommes en ce monde affligent le Seigneur. Je souhaite des âmes pour Le consoler. Pour adoucir la colère du Père Céleste, je souhaite, avec mon Fils, des âmes qui réparent, par leur souffrance et leur pauvreté, pour les pécheurs et les ingrats."

" Pour faire connaître au monde sa colère, le Père Céleste s'apprête à infliger un grand châtiment à l'humanité entière. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père. J'ai empêché la venue de calamités en lui offrant les souffrances du Fils sur la Croix, son précieux Sang, les âmes bien-aimées qui le consolent et forment la cohorte des âmes victimes. Prière, pénitence et sacrifices courageux peuvent adoucir la colère du Père. Je le désire aussi de ta communauté. Qu'elle aime la pauvreté, se sanctifie et prie en réparation des ingratitudes et des outrages de tant d'hommes.

...

A ce que vous m'écrivez, je vous réponds que je maintiens ce que j'ai écris à propos de l'erreur théologique du « Christ qui s'est incarné pour apaiser le courroux du Père céleste ». (Du moins, je ne pense pas me tromper!)

Il faut tenir compte du fait que la Vierge Marie, en bon pédagogue, sait s'adapter à la mentalité immature de la majorité des chrétiens : je pense qu'il faut comprendre qu'on ne parle pas de spiritualité à un enfant dans la foi... de la même manière qu'on peut en parler à un adulte dans la foi; et, autrement dit, il me parait correct de ne pas présenter des publicités de vin à un ivrogne, de la même manière qu'on en présente à un oenologue qui est en maitrise de lui-même devant le vin (L’œnologie est la science qui a pour objet l'étude et la connaissance du vin).

Alors, mon avis personnel est qu'il faut interpréter ici les propos de la Vierge Marie apparue à Akita au Japon; ce message est surtout un grave avertissement sur le fait que l'humanité est menacée d'autodestruction si elle continue d'avancer sur un chemin éloigné de Dieu et qui ne mène nul part; de même que le fils prodigue (Luc 15, 11-24) a connu lui aussi un commencement d'autodestruction après s'être aventuré sur des chemins de perdition. Mais je vois qu'il n'est écrit nul part, dans la parabole du Fils prodigue, que le Père miséricordieux a fait tonner le tonnerre et les éclairs (et fait pleuvoir les calamités) sur le fils prodigue afin de le corriger de ses errances ?



Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Juin 07 2017, 08:09




Stan a écrit:
... il n'est écrit nul part, dans la parabole du Fils prodigue, que le Père miséricordieux a fait tonner le tonnerre et les éclairs (et fait pleuvoir les calamités) sur le fils prodigue afin de le corriger de ses errances ...


Et il n'est pas vrai que l'attitude du fils prodigue qui s'est repenti puisse - hélas ! ... - pour le moment être comparée à celle de l'humanité qui ne se repend pas suffisamment et où "Beaucoup d'hommes en ce monde affligent le Seigneur" comme le dit et le déplore la Sainte Vierge Marie à Akita. C'est pourquoi la Sainte Vierge Marie Elle-même nous prévient - toujours même lien que ci-dessus :


http://seigneurjesus.free.fr/apparitionakita.htm


2ème Message : 3 août 1973, premier vendredi du mois

Citation :

...
Je souhaite des âmes pour Le consoler. Pour adoucir la colère du Père Céleste, je souhaite, avec mon Fils, des âmes qui réparent, par leur souffrance et leur pauvreté, pour les pécheurs et les ingrats.
...
Pour faire connaître au monde sa colère, le Père Céleste s'apprête à infliger un grand châtiment à l'humanité entière. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père.
J'ai empêché la venue de calamités en lui offrant les souffrances du Fils sur la Croix, son précieux Sang, les âmes bien-aimées qui le consolent et forment la cohorte des âmes victimes. Prière, pénitence et sacrifices courageux peuvent adoucir la colère du Père. Je le désire aussi de ta communauté. Qu'elle aime la pauvreté, se sanctifie et prie en réparation des ingratitudes et des outrages de tant d'hommes.

Récitez la Prière des Servantes de l'Eucharistie en prenant bien conscience de son contenu; mettez-la en pratique; offrez en réparation des péchés
...


Troisième message

Citation :
Comme je te l'ai déjà dit, si les hommes ne se repentent et ne s'améliorent pas, le Père infligera un châtiment terrible à l'humanité entière. Ce sera alors un châtiment plus grave que le déluge, tel qu'il n'y en a jamais eu auparavant. Un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l'humanité, les bons comme les méchants, n'épargnant ni les prêtres ni les fidèles.

Les survivants se trouveront dans une telle désolation qu'ils envieront les morts. Les seules armes qui nous resteront alors seront le Rosaire et le Signe laissé par le Fils. Récitez chaque jour les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Évêques et les prêtres.

« L'action du diable s'infiltrera même dans l’Église, de sorte qu'on verra des cardinaux s'opposer à des cardinaux, des évêques contre d'autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères, les églises, les autels saccagés, l Église sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera beaucoup de prêtres et de consacrés à quitter le service du Seigneur

Le démon s'acharne surtout contre les âmes consacrées à Dieu. La perspective de la perte de nombreuses âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés croissent en nombre et en gravité, il n'y aura plus de pardon pour ceux-ci. »



D'autre part il convient également de remarquer que la question, soulevée également, de l'exercice d'un exemple d'apostasie par le pape noir Arturo Sosa concernant la négation de l'existence du diable concerne aussi la négation du péché originel ainsi que la négation de la validité de la Bible, donc des fondements de la vérité catholique.

Ainsi on trouve le diable et Satan mentionné en différents passages de la Bible :
Matthieu dans les chapitres  : 4, 6, 12 et 13,   Jean : 8,12 et 13,  Luc : 4 , 13 et 22,  Marc : 4, Apocalypse : 12 et 20,  Ephésiens : 4 et 6, 2 Thessaloniciens : 3 Job : 2  Jacques : 4,  1 Pierre : 5, 1 Jean : 2  etc ...  


Pour plus de détails concernant la négation du péché originel, le Seigneur Jésus en a parlé pour nous à Maria Valtorta :

http://maria.valtorta.free.fr/Romains7.htm

Satan est excessivement intéressé à ce que vous ne sachiez pas cette leçon. Alors, il obscurcit en vous l'exacte connaissance de cet épisode:

Citation :
21-28 mai 1948

Le Doux Hôte me dit:

"Pour bien comprendre les paroles de Paul, il faut considérer attentivement le Péché originel (Gn3 Rm5).

Cette leçon a été donnée bien des fois, mais jamais trop de fois, car la réalité douloureuse du péché originel et de ses conséquences sont souvent niées ou remises en doute par beaucoup, par trop de gens. Parmi eux, il y en a qui devraient être bien plus convaincus que les autres de la réalité du péché originel et de ses conséquences. En effet, leurs études, et sur tout les expériences de leur ministère, leur fournissent continuellement des preuves tangibles de la décadence de l'homme, qui de créature parfaite qu'il était, à cause du péché originel s'est transformé en créature faible et imparfaite exposée aux assauts de Satan et aux dangers extérieurs et intérieurs. L'homme est une merveilleuse œuvre de la création que l'Ennemi de Dieu a troublée par jalousie.

Certains diront: "Leçon cent fois répétée, donc inutile". Elle est toujours utile puisque, au moment du besoin, vous ne la savez jamais assez, ni pour vous mêmes, ni pour les autres.

Satan est excessivement intéressé à ce que vous ne sachiez pas cette leçon. Alors, il obscurcit en vous l'exacte connaissance de cet épisode: C'est pourtant un épisode qui ne s'est pas terminé le jour de son accomplissement, et dont les conséquences ne se sont pas arrêtées aux personnes qui l'ont accompli. De même que tous les hommes ont hérité la vie (l'existence) à partir du sang et de la semence d'Adam et Eve, de même, ce funeste héritage s'est propagé et se propage de génération en génération, depuis Adam, premier géniteur, jusqu'au dernier humain qui va être engendré. Car le dernier homme qui naîtra sur Terre sera encore de la descendance de vos Premiers Parents.

L'affirmation de Paul représente le regret exprimé par tous ceux qui, malgré leur volonté vraiment bonne, constatent qu'ils sont incapables de réaliser le bien avec la perfection voulue. Pour bien comprendre cet aveu, il faut regarder les conséquences de la première Faute, et donc la première Faute elle aussi, afin de ne pas trouver injustes la condamnation et ses conséquences.

Voici l'aveu de Paul: "Je suis charnel, vendu et sujet au péché". Il continue: "Je ne sais pas ce que je fais. Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je déteste. Même si je fais ce que je ne veux pas faire, je reconnais également que la loi est bonne (en interdisant ou en prescrivant ce qu'elle interdit ou prescrit). Mais (lorsque je fais le mal que je déteste avec ma partie la meilleure, tandis que je ne fais pas le bien que je voudrais faire) à ce moment là, ce n'est pas moi qui agis, mais le péché qui habite en moi (...). Dans ma chair n'habite pas le bien (...). Il y a en moi la volonté de l'accomplir, mais je n'arrive pas à le faire (...). Lorsque je veux faire le bien, le mal est déjà là, à côté de moi (...). Dans mon être intérieur, je me réjouis de la Loi de Dieu, mais dans mes membres je trouve une autre loi qui s'oppose à la loi de ma raison, et me rend esclave de la loi du péché qui est dans mes membres (...)".

[...]






.
Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Juin 07 2017, 14:15



territoire en héritage a écrit la citation suivante :

Citation :

Pour faire connaître au monde sa colère, le Père Céleste s'apprête à infliger un grand châtiment à l'humanité entière. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père.


Merci, TEH, pour vos citations du message d'Akita qui reflètent la spiritualité de beaucoup de chrétiens qui font souvent une lecture fondamentaliste des messages hyperboliques de la Vierge Marie qui,
à Akita, a bien voulu s'accorder à la sensibilité des chrétiens d'aujourd'hui; des chrétiens d'aujourd'hui qui, en majorité, n'ont de Dieu que l'image d'un anthropomorphisme jupitérien (du genre Père Fouettard vengeur prêt à foudroyer les fauteurs), et qui lui prêtent donc les sentiments misérables de notre pauvre humanité :

Zeus (Jupiter chez les Romains)
prêt à envoyer ses foudres
sur les humains ?

Et pourtant, Dieu ne nous dit-il pas,
dans la citation biblique ci-dessous,
qu'Il désire que nous ayons des liens d'amour
avec lui et non pas des liens de peur  ?
Citation :

Je n'agirai pas selon mon ardente colère,
Je renonce à détruire
Ephraïm; Car je suis Dieu,
et non pas un homme,
Je suis le Saint au milieu de toi;
Je ne viendrai pas avec colère.

(Osée 11, 9)



Mais puisque vous préférez, TEH, que notre humanité ait affaire avec un Dieu de colère plutôt qu'avec un Dieu de miséricorde, doux et humble de coeur, et qui prend patience devant les errances de notre humanité, je suppose que vous aimerez, ci-dessous, ce beau chant de supplication à ce Dieu Jupitérien (courroucé, comme dans le cantique "Minuit chrétien") que vous aimez, puisque ce chant (grandiloquent) demande à Dieu :

Citation :

Pitié pour notre terre,

Toi qui es notre Père !
Arrête ta colère
Mon Dieu, pitié pour la vie,
Pour la vie !


Nana Mouskouri - Mon Dieu par banditarchery

Je vous reviens plus tard, TEH, dans un autre commentaire,
 afin d'en finir, si possible,   avec votre conception jupitérienne
de Dieu, qui m'apparait vraiment comme une caricature
de notre Dieu.





Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Juin 07 2017, 16:50




Stan a écrit la citation suivante :

Citation :
territoire en héritage a écrit la citation suivante :


Citation :

Pour faire connaître au monde sa colère, le Père Céleste s'apprête à infliger un grand châtiment à l'humanité entière. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père.


Merci, TEH, pour vos citations du message d'Akita qui reflètent la spiritualité de beaucoup de chrétiens qui font souvent une lecture fondamentaliste des messages hyperboliques de la Vierge Marie qui,
à Akita, a bien voulu s'accorder à la sensibilité des chrétiens d'aujourd'hui; des chrétiens d'aujourd'hui qui, en majorité, n'ont de Dieu que l'image d'un anthropomorphisme jupitérien (du genre Père Fouettard vengeur prêt à foudroyer les fauteurs), et qui lui prêtent donc les sentiments misérables de notre pauvre humanité :




Les citations du message d'Akita - que j'ai reproduites exactement, en sorte que les critiques que vous en faites s'adressent très imprudemment aux messages d'Akita eux-mêmes que vous prétendiez agréer pourtant,  messages qui viennent du Ciel ! ... - et reflètent ce que la Sainte Vierge nous a dit afin d'aller vers la conversion avec un langage adapté à ce qu'Elle a voulu nous dire, pour que nous comprenions bien que nous devons aller vers la conversion vers laquelle le monde et chacun en particulier devrait se diriger. C'est simple; il est dès lors inutile de parler de "Père Fouettard" comme vous le faites et c'en est même inconvenant, je trouve ...


Stan a écrit:
Et pourtant, Dieu ne nous dit-il pas, dans la citation biblique ci-dessous, qu'Il désire que nous ayons des liens d'amour avec lui et non pas des liens de peur  ?


La peur doit être pour ceux qui le rejettent effectivement.
A noter d'ailleurs par exemple qu'il est dangereux d'accuser sans justification les autres ou d'être de mauvaise foi ...

Stan a écrit:
... vous préférez, TEH, que notre humanité ait affaire avec un Dieu de colère plutôt qu'avec un Dieu de miséricorde, doux et humble de coeur, et qui prend patience devant les errances de notre humanité ...

Vous préférez, Stan, occulter que les messages d'Akita ne parleraient pas de colère divine (colère qui n'a pas lieu d'être lorsqu'il y a conversion, effectivement, mais, comme déjà dit, cette conversion du monde semble bien insuffisante actuellement) ? ... Vous êtes libre de simuler ou occulter qu'ils n'en parleraient pas, mais c'est faux, bien sûr, il suffit de les lire ou relire ...


Stan a écrit:
[...] en finir, si possible, avec votre conception jupitérienne de Dieu, qui m'apparait vraiment comme une caricature de notre Dieu.

Et si vous vous occupiez d'abord de votre poutre plutôt que de proférer ce genre d'accusation fausse (une fois encore), ce serait déjà pas mal, non ?



En fait contrairement à ce que pense très gravement et très dangereusement votre "protégé" Arturo Sosa, le pape noir, Satan existe vraiment et contribue avec la mauvaise volonté humaine lorsqu'elle intervient et dans la mesure où elle intervient à augmenter le péché dans le monde et cela contribue à cet état du monde pour lequel il faut "apaiser la colère du Seigneur" - comme l'expliquent les messages d'Akita - à cause de l'amour que nous voulons et devons Lui donner ...





.
Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mer Juin 07 2017, 21:57


territoire en héritage a écrit :

Citation :
les critiques que vous en faites s'adressent très imprudemment aux messages d'Akita eux-mêmes que vous prétendiez agréer pourtant,  messages qui viennent du Ciel ! ...(...)
inutile de parler de "Père Fouettard" comme vous le faites et c'en est même inconvenant, je trouve ... (...) Vous préférez, Stan, occulter que les messages d'Akita ne parleraient pas de colère divine (colère qui n'a pas lieu d'être lorsqu'il y a conversion, effectivement, mais, comme déjà dit, cette conversion du monde semble bien insuffisante actuellement) ? ... Vous êtes libre de simuler ou occulter qu'ils n'en parleraient pas, mais c'est faux, bien sûr, il suffit de les lire ou relire ...

Citation :
Stan a écrit: [...] en finir, si possible, avec votre conception jupitérienne de Dieu, qui m'apparait vraiment comme une caricature de notre Dieu.

Et si vous vous occupiez d'abord de votre poutre plutôt que de proférer ce genre d'accusation fausse (une fois encore), ce serait déjà pas mal, non ?


Je puis bien reconnaitre qu'il m'arrive d'exprimer mes opinions de manières malheureuses et non diplomatiques; mes excuses si vous vous êtes senti bousculé par ce que j'ai écris; je pensais que le smiley   que j'y avais ajouté était suffisant pour tempérer mes propos; mais je vois qu'il n'apparait plus de la citation que vous en faites ... Alors ?

Alors, je vous assure que je n'ai pas ici l'intention de polémiquer, mais simplement de vous informer par les quelques citations ci-dessous, concernant la prudence que nous devons exercer devant des révélations prophétiques qui comportent souvent des hyperboles (un langage très impressionnant) dont il faut tenir compte dans notre interprétation des révélations en question :

Citation :

«Les expressions «colère de Dieu» et «châtiment» sont dans le genre littéraire des prophètes.
Si nous connaissons les Saintes Écritures, nous constatons qu'en fait, Dieu ne châtit personne... c'est l'homme qui par sa violence se fait l'instrument de son propre châtiment pour lui et pour les autres
. Enfin, nul n'ignore qu'il y a aujourd'hui des «États voyous proliférants» qui visent à détenir l'arme nucléaire.»


Source: "Quand le Ciel parle aux hommes de ce temps", Père Nicolas Damien, Ed. François-Xavier de Guibert, 2005, page 150.



Citation :

Après les événements, qui se sont
produits le 11 septembre 2001,
à New York, Vassula a écrit
le commentaire suivant:



Je voudrais que l'on soit prudent dans l'interprétation de ce message. Interpréter les prophéties n'est pas facile, à moins que cela ne soit donné par la lumière du Saint Esprit. Le message apocalyptique du 11 septembre 1991 doit être interprété de la manière suivante (...)

Dieu ne punit pas Son peuple et ne désire pas le voir souffrir, mais nous nous auto-détruisons et nous attirons sur nous-mêmes tout mal. C'est la raison pour laquelle dans beaucoup de messages (et non pas seulement celui du 11 septembre 1991), le Christ nous a avertis que Satan prépare un grand holocauste pour nous détruire.

(...) Nous, par nos propres péchés, nous avons sacrifié des gens innocents et créé inutilement de grandes souffrances.

Vassula

Source :
http://www.tlig.org/fr/frnuyork.html


Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)


Dernière édition par Stan le Jeu Juin 08 2017, 21:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Juin 08 2017, 09:07




Stan a écrit:

territoire en héritage a écrit :

Citation :
les critiques que vous en faites s'adressent très imprudemment aux messages d'Akita eux-mêmes que vous prétendiez agréer pourtant,  messages qui viennent du Ciel ! ...(...)
inutile de parler de "Père Fouettard" comme vous le faites et c'en est même inconvenant, je trouve ... (...) Vous préférez, Stan, occulter que les messages d'Akita ne parleraient pas de colère divine (colère qui n'a pas lieu d'être lorsqu'il y a conversion, effectivement, mais, comme déjà dit, cette conversion du monde semble bien insuffisante actuellement) ? ... Vous êtes libre de simuler ou occulter qu'ils n'en parleraient pas, mais c'est faux, bien sûr, il suffit de les lire ou relire ...

Citation :
Stan a écrit: [...] en finir, si possible, avec votre conception jupitérienne de Dieu, qui m'apparait vraiment comme une caricature de notre Dieu.

Et si vous vous occupiez d'abord de votre poutre plutôt que de proférer ce genre d'accusation fausse (une fois encore), ce serait déjà pas mal, non ?


Je puis bien reconnaitre qu'il m'arrive d'exprimer mes opinions de manières malheureuses et non diplomatiques; mes excuses si vous vous êtes senti bousculé par ce que j'ai écris; je pensais que le smiley  que j'y avais ajouté était suffisant pour tempérer mes propos; mais je vois qu'il n'apparait plus de la citation que vous en faites ... Alors ?

Alors, je vous assure que je n'ai pas ici l'intention de polémiquer, mais simplement de vous informer par les quelques citations ci-dessous, concernant la prudence que nous devons exercer devant des révélations prophétiques qui comportent souvent des hyperboles (une langage très impressionnant) dont il faut tenir compte dans notre interprétation des révélations en question :

Citation :

«Les expressions «colère de Dieu» et «châtiment» sont dans le genre littéraire des prophètes.
Si nous connaissons les Saintes Écritures, nous constatons qu'en fait, Dieu ne châtit personne... c'est l'homme qui par sa violence se fait l'instrument de son propre châtiment pour lui et pour les autres
. Enfin, nul n'ignore qu'il y a aujourd'hui des «États voyous proliférants» qui visent à détenir l'arme nucléaire.»


Source: "Quand le Ciel parle aux hommes de ce temps", Père Nicolas Damien, Ed. François-Xavier de Guibert, 2005, page 150.



Citation :

Après les événements, qui se sont
produits le 11 septembre 2001,
à New York, Vassula a écrit
le commentaire suivant:



Je voudrais que l'on soit prudent dans l'interprétation de ce message. Interpréter les prophéties n'est pas facile, à moins que cela ne soit donné par la lumière du Saint Esprit. Le message apocalyptique du 11 septembre 1991 doit être interprété de la manière suivante (...)

Dieu ne punit pas Son peuple et ne désire pas le voir souffrir, mais nous nous auto-détruisons et nous attirons sur nous-mêmes tout mal. C'est la raison pour laquelle dans beaucoup de messages (et non pas seulement celui du 11 septembre 1991), le Christ nous a avertis que Satan prépare un grand holocauste pour nous détruire.

(...) Nous, par nos propres péchés, nous avons sacrifié des gens innocents et créé inutilement de grandes souffrances.

Vassula

Source :
http://www.tlig.org/fr/frnuyork.html


Stan


Excuses acceptées et veuillez accepter les miennes d'avance pour ce que je vais écrire peut-être si je le fais avec un peu de "fougue" qui pourrait étonner (mais je vais faire attention de toute façon).

Alors voilà ... pensez-vous que je ne sache pas que c'est l'humanité qui s'attire les "foudres du mal" et non le Seigneur qui désire les répandre comme s'il était un justicier presque "capricieux" ? Non, le Seigneur ne veut que notre bien et est toujours disposé à pardonner, à répandre ses grâces pour le bonheur des hommes et surtout pour notre salut éternel, notre bonheur sans fin près de Lui.

Pour cela il est évidemment bon et même indispensable de rappeler son immense, son infinie Miséricorde ! ! ... gloire à Dieu ! ! ...
Mais il faut voir de quelle manière ! ...

Pour nous qui sommes imparfaits et souvent fautivement, hélas, il faut rappeler cependant que cela inclut aussi sa Justice qui ne peut nuire à son infinie Miséricorde et qui est comme "incluse" dans cette Miséricorde car la Miséricorde n'est en aucun cas sottise ou incohérence (qui laisserait, pour ainsi dire, presque tout faire ... ! mais jamais au-delà de certaines limites quand même de toute façon ... ) comme un certain nombre d'êtres humains auraient tendance, même inconsciemment, à le penser ...

Pensez-vous que si la Sainte Vierge avait dit à Akita, au lieu de ce qu'Elle a dit, quelque chose de ce genre :
"Il faudrait que le monde se convertisse à cause de ses péchés mais le Seigneur est infiniment miséricordieux (nota : c'est vrai qu'Il est toute Miséricorde, bien sûr) et les souffrances ne seront causées que par vos péchés"
cela aurait eu un impact aussi fort que de montrer par des expressions fortes les graves risques de châtiments et de grandes et fortes "colères divines" si le monde ne se convertit pas suffisamment ? ?

Les gens n'ont même pas été tous avertis du Déluge (du moins il me semble, mais que je sois corrigé si un texte de la Bible dit le contraire bien sûr) ou certains s'en seront peut-être même moqués, pourtant ce fut un très grand châtiment.

A Fatima la Sainte Vierge n'a pas tergiversé ni "finassé" :

"La guerre va vers sa fin, mais, si l’on ne cesse pas d’offenser le Seigneur, sous le règne de Pie XI en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’il est prochain le châtiment des crimes du monde par la guerre, la famine et les persécutions contre l’Église et contre le Saint-Père.

           Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis.

           Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs par le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église ; beaucoup de bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir ; plusieurs nations seront anéanties
"

en rajoutant des choses comme : mais le Seigneur n'est pas un Dieu vengeur n'ayez pas de Lui l'image d'un anthropomorphisme jupitérien (père fouettard etc ...)

Non, Elle a justement été pédagogue en mettant bien en relief et sans ambiguité les malheurs possibles, vérifiés ensuite concrètement.

Pensez-vous que les hommes se convertiront plus difficilement s'il leur est fait part par avertissements divins de "colère du Seigneur" et de "châtiments consécutifs" s'il n'y a pas conversion suffisante dans ce monde en situation grave (conversion comme à Ninive par exemple) que s'il leur est fait part de la Miséricorde de Dieu (qui est vraie) mais - "simplement", si on ose dire ...- juste qu'il n'est cependant pas bon de commettre le mal ? ? ... Vu la faiblesse humaine, je ne pense pas.

Allons, reconnaissez où est la meilleure pédagogie pour l'ensemble de l'humanité et dans le cas général - Medjugorje étant une des "exceptions" pédagogiques mais étroitement suivi par la Sainte Vierge : la pédagogie qui "secoue" fort comme dans le premier cas ou celle qui plaira au monde (et encore, ce n'est pas sûr ! ! ...) par "atténuations" et "lissages" comme dans le deuxième cas ?

Savez-vous d'autre part mais toujours dans la même optique du salut des hommes qu'il y a plus d'âmes sauvées par la peur de l'enfer que par la contrition parfaite suivie d'un grand changement de vie dans le droit fil de la sainteté, par amour pour Dieu dans la sainte crainte ? Il vaudrait mieux la deuxième voie mais béni soit notre Seigneur et Dieu qu'Il accorde aussi ce salut par la première manière, à cause de la faiblesse humaine ! ! ...

Enfin toujours dans cette optique voyez-vous le danger de croire que Satan ou l'enfer n'existent pas et voyez-vous la charité qu'il y a de ne pas édulcorer - sans abuser ni exagérer bien sûr mais sainement et saintement, de manière équilibrée et inspirée par le Saint Esprit - ces réalités concernant les fins dernières : le Ciel, le Purgatoire et l'Enfer ... le Purgatoire devant bien sûr libérer un jour toutes les saintes âmes qui y sont pour qu'elles entrent dans le bonheur sans fin du Paradis du Seigneur trois fois Saint ? ?





.
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Juin 08 2017, 12:37

La gay pride bénie par l’évêque dans sa cathédrale

http://www.infocatho.fr/quand-leveque-de-bois-le-duc-benit-la-gay-pride/

Citation :
Le 24 juin, à l’occasion du Samedi rose – le « Roze Zaterdag », une Gay Pride assortie d’événements culturels et musicaux au bénéfice des « lesbiennes, gays, bi et trans » et même des « hétéros » –, la majestueuse cathédrale catholique de Saint-Jean l’Evangéliste de Bois-le-Duc, aux Pays-Bas, sera de la fête. Les participants recevront semble-t-il une bénédiction de l’évêque, Mgr Gerard de Korte.

Bénir les personnes est toujours une bonne chose car cela ne peut qu’attirer les grâces divines sur chacun. Mais ici la bénédiction revient à « dire du bien » de la manifestation elle-même et du mode de vie des participants. Ce qui est loin d’être neutre et contribuera à accroître le trouble dans les esprits.

L’Eglise n’est pas seulement là pour accueillir, mais aussi pour dire la Parole. Une parole claire qui montre le chemin, la vérité et la vie. Une telle bénédiction risque bien de travestir la vérité, conduire sur une fausse route et fort peu ouvrir à la vie
.


Cf. aussi :

http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/eglise-universelle/gay-pride-benie-leveque-cathedrale




Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Jeu Juin 08 2017, 13:25




Un diocèse du Royaume-Uni explique aux catholiques comment vénérer les dieux païens

http://reinformation.tv/venerer-dieux-paiens-diocese-royaume-uni-catholique-comment-smits-71023-2/

Citation :
7 juin 2017 18 h 35 min·





Mgr Ralph Heskett


Pour celui qui ne connaît pas le sérieux du site américain LifeSiteNews, cette information aurait tout du fake news, mais même le plus sceptique des internautes peut aller la vérifier à la source, maintenant supprimée mais visible en copie ici :

https://assets.documentcloud.org/documents/3860225/Diocese-of-Hallam-s-Ecumenism-amp-Interfaith.pdf  

Un diocèse catholique du Royaume-Uni publie en ligne une série de directives expliquant aux fidèles comment rendre visite aux lieux de culte non chrétiens, non sans préciser comment vénérer de manière correcte les dieux païens dans certains d’entre eux.

Il s’agit du diocèse catholique de Hallam dont l’évêque, Mgr Ralph Heskett, semble particulièrement préoccupé par les rencontres inter-religieuses comme en atteste la rubrique qui leur est consacrée sur son site.

On peut comprendre qu’une brochure touristique explique qu’on se déchausse, par respect de la religiosité des musulmans, avant de visiter une mosquée d’intérêt artistique et historique, de même que les églises catholiques comportent bien souvent à l’entrée un petit rappel sur la décence de la tenue demandée aux non-croyants qui entrent en ces lieux.


Comment vénérer les dieux païens ? L’évêque vous explique…


Mais ici, il est question de tout autre chose. Une rubrique spéciale d’un site destiné notamment à informer les catholiques sur les vérités de la foi et à leur prodiguer les conseils spirituels de leur évêque propose une liste de religions non chrétiennes, depuis l’islam et le bouddhisme à la religion sikh en passant par le christianisme (catholicisme inclus), pour expliquer comment l’on rend visite à l’église, au temple, à la synagogue, à la mosquée, au vihara, au mandir… Bien sûr, les fidèles sont invités chaleureusement à faire ce parcours de lieux de culte en lieu de culte, spécialement au cours de la semaine du dialogue inter-religieux, tout cela pour « augmenter la compréhension mutuelle entre gens ayant des croyances religieuses ou non ».

Avoir du respect pour autrui ? C’est de l’ordre des attitudes humaines, mais il ne s’agit pas de cela. Ici, on recommande aux catholiques d’accomplir des gestes de vénération à l’égard des divinités païennes représentées dans les temples – quand les idoles y sont vénérées en tant que telles – ou d’accomplir des gestes qui relèvent ouvertement du culte.

Les fidèles du diocèse de Hallam sont ainsi officiellement invités sous l’autorité de leur évêque à apporter des fleurs à Bouddha, à s’incliner devant les images des divinités hindoues, les murtis, ou encore à s’incliner devant le livre saint des sikhs. Les catholiques doivent aussi accepter de manger les aliments « bénits » selon des rites païens sikhs ou hindous en respectant les rituels propres à ceux-ci, explique la rubrique « dialogue inter-religieux ». Il va de soi, tant qu’on y est, que rien dans le paragraphe consacré aux églises catholiques ne suggère que le visiteur, catholique ou non, doive s’acquitter d’une quelconque marque de respect devant le Saint Sacrement. Là, pourtant, on se trouve réellement en présence du Dieu vivant, Jésus-Christ en son Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité… On s’inclinera devant Bouddha, mais la génuflexion devant Notre Seigneur, personne n’y a pensé et si cela était demandé, on peut être sûr que les responsables d’autres religions hurleraient au scandale.

Le diocèse catholique de Hallam au Royaume-Uni pousse le dialogue inter-religieux jusqu’à l’idolâtrie



LifeSite a tenté de prendre contact avec Mgr Heskett pour obtenir explications et éclaircissements, posant la question de manière fort claire : comment pouvait-il justifier que de tels conseils soient donnés en son nom à la lumière du premier commandement, « Je suis le Seigneur ton Dieu, tu n’auras pas d’autres dieux que moi » ? Il n’y a pas eu de réponse.

Michael Hichborn, président de l’Institut Lepanto aux Etats-Unis, a vivement critiqué ces directives, rappelant qu’elles sont – entre autres choses – une insulte aux martyrs des premiers siècles qui « endurèrent les pires tortures et la mort parce qu’ils refusaient de brûler ne serait-ce que trois grains d’encens aux démons païens ».


« Il est de la responsabilité du clergé de nous aider à maintenir et à fortifier notre relation avec le Christ, et non de nous dire comment pratiquer l’idolâtrie », a-t-il ajouté.

Le catéchisme traditionnel rappelle que le fait de participer à un culte non catholique constitue un péché contre la foi car cela revient à professer la croyance en une religion qu’on sait fausse.

Le diocèse de Hallam, les dieux païens et la chute des revenus


Il n’est pas inutile de préciser que le diocèse de Hallam est au bord de la faillite et que la dernière lettre pastorale en date de Mgr Heskett se lamente face à l’effondrement de la pratique religieuse : de 30.000 paroissiens réguliers fréquentant les églises de Sheffield et de ses alentours lors de la constitution du diocèse en 1980, on est tombé aujourd’hui à 12.000, et les revenus sont en chute libre.

Commentaire de Hichborn :

« Mgr Heskett semble se trouver dans un état de dissonance cognitive dans la mesure où il ne comprend pas que le fait d’honorer des divinités païennes peut avoir quelque lien avec une diminution de la foi catholique au sein de son propre troupeau, et le déclin proportionnel de l’assistance à la messe dominicale. La totalité de notre foi est centrée sur l’Eucharistie. Si Mgr Heskett prend au sérieux son propre salut, et celui des hommes qui lui sont confiés, et s’ils désirent véritablement faire croître le nombre de membres fidèles de son diocèse, alors, il faut qu’il soit totalement dévoué à Notre Seigneur dans l’Eucharistie. Il n’y a pas d’autre réponse ».

Jeanne Smits








Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Ven Juin 09 2017, 13:16

Citation :

La Colère de Dieu
selon le Dictionnaire biblique
de Xavier Léon-Dufour


Attribuée à Dieu, la colère dit de façon anthropomorphique que le Dieu de sainteté ne peut tolérer le péché. La colère divine n'a rien de commun dans sa source avec la mythologie qui représente les dieux jaloux des hommes. Dieu n'a d'autres désir que de faire participer les hommes à sa sainteté. Il n'est pas un Dieu de colère mais le Dieu de la miséricorde, qui, en invitant à la conversion, a le dernier mot. Mais l'homme, percevant dans le désir de Dieu une opposition radicale au péché, l'éprouve comme colère; elle se révèle à lui à travers le désordre du monde : maladies, fléaux, guerre.

Jésus a laissé se rassembler en sa personne les puissances de l'amour et de la sainteté; si bien qu'au moment où la colère s'abat sur celui qui est devenu «péché», c'est l'amour qui demeure vainqueur, nous faisant devenir en lui « justice de Dieu ». La colère de la fin des temps a été anticipée en Jésus. de sorte que les croyants sont délivrés de la colère qui vient. On en dit pas «Dieu de colère»
mais Dieu d'amour.


Source : Dictionnaire du Nouveau Testament, Xavier Léon-Dufour, Ed. du Seuil, Coll Livre de Vie, 1978, p. 172



Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Ven Juin 09 2017, 15:07


Stan a écrit:


Attribuée à Dieu, la colère dit de façon anthropomorphique que le Dieu de sainteté ne peut tolérer le péché.

...

Elle ne dit pas que cela : elle montre aussi l'exercice de la Justice de Dieu, qui ne contredit en rien sa Miséricorde, suite aux comportements humains.

Stan a écrit:
de sorte que les croyants sont délivrés de la colère qui vient.

Les croyants ne sont délivrés de la colère que s'ils sont délivrés - suivant leurs libres choix - de la mort éternelle (l'enfer) sur le plan individuel et sur le plan de l'humanité cette humanité ne peut être délivrée de cette colère éventuelle que par une conversion ou une purification.

Stan a écrit:
On en dit pas «Dieu de colère» mais Dieu d'amour.

Plutôt comprendre : Dieu d'Amour jusque dans sa sainte colère par sa sainte Justice.


Au fait, vous ne répondez rien à ce que je vous ai demandé ci-dessus (en particulier sur les fins dernières) ? ... Vous n'y êtes pas forcé, bien sûr ...




.
Revenir en haut Aller en bas
LucJos
Assistant
avatar

Date d'inscription : 28/05/2013
Age : 77
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Sam Juin 10 2017, 06:56

Stan a écrit:
Il n'est pas un Dieu de colère mais le Dieu de la miséricorde, qui, en invitant à la conversion, a le dernier mot. Mais l'homme, percevant dans le désir de Dieu une opposition radicale au péché, l'éprouve comme colère; elle se révèle à lui à travers le désordre du monde : maladies, fléaux, guerre.
Stan,

lorsque vous écrivez que Dieu, "en invitant à la conversion, a le dernier mot", il faut bien comprendre qu'une invitation qui a le dernier mot n'est plus une invitation, mais une "injonction" qui ne tient plus compte de notre liberté, liberté à laquelle Dieu tient par-dessus tout car Il ne veut pas, Il ne peut pas, de manière éternelle, vivre avec des êtres, qu'ils soient anges ou hommes, ne désirant pas intensément connaître la  Vie Eternelle en Lui.

En ce qui concerne les maladies, fléaux, guerres et autres catastrophes plus dramatiques encore qui pourraient survenir, regardons le monde d'aujourd'hui !, il faut ici encore bien comprendre que Dieu, qui est le Maître du Bien et du Mal, ne les permet que par l'intermédiaire de Satan, dont l'objectif est de démolir la Création et d'attirer le plus grand nombre possible d'âmes avec lui, et que ces évènements douloureux sont permis à Satan par Dieu Lui-même qui est Amour fou pour l'humanité. A notre échelle, Dieu ressemble au papa qui donne une bonne leçon, mais non moins douloureuse, à son enfant qui prend un mauvais chemin !

J'ai connu un prêtre qui ne supportait pas la fin de l'année liturgique parce qu'il était bien obligé de lire, et surtout de commenter, des textes apocalyptiques qui ne parlaient que de catastrophes et il commençait sa messe en disant presqu'à chaque coup : "On va encore devoir écouter des choses "pas très agréables" ! J'ai eu l'occasion de parler avec lui et d'essayer de lui faire comprendre que les Ecritures, et particulièrement l'Evangile, n'étaient, du début jusqu'à la fin, que des paroles d'Amour destinées à sauver des âmes et que ces événements ne surviendraient que si l'homme s'éloignait de Dieu beaucoup trop. Plus tard, il m'a confié qu'il était libéré et que dorénavant, au cours de cette période, il allait pouvoir continuer à communiquer l'Amour de Dieu à ceux qui l'écoutaient.

Quand je vous lis et sans vouloir vous vexer, j'ai l'impression, mais je ne vois pas au fond votre cœur, que vous ressemblez plus ou moins à ces personnes, relativement nombreuses, qui pensent qu'ils peuvent vivre sans se poser trop de questions, se disant que de toute façon Dieu est Amour Infini et Miséricorde Infinie et qu'ils sont certains d'être sauvés, quoi qu'ils fassent. Parfois, je leur rétorque que nous avons le devoir d'essayer de vivre les trois premiers commandements (tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit) et les sept suivants (tu aimeras ton prochain comme toi-même). Souvent, je ne reçois que des sourires qui semblent me dire que tout cela ne sont que des idées dépassées.

Bien à vous,
LucJos

_________________
Couvre-nous, Seigneur, de Ton Précieux Sang !
Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Sam Juin 10 2017, 14:05


LucJos a écrit :

Citation :
lorsque vous écrivez que Dieu, "en invitant à la conversion, a le dernier mot", il faut bien comprendre qu'une invitation qui a le dernier mot n'est plus une invitation,

Bonjour LucJos,

Sans doute avez-vous eu une distraction de lecture; selon ce que je comprends de la phrase citée ci-dessus, il me semble que ce n'est pas l'invitation qui a le dernier mot, mais Dieu qui a le dernier mot... si je lis bien la formulation grammaticale de la phrase.

LucJos a écrit :

Citation :
A notre échelle, Dieu ressemble au papa qui donne une bonne leçon, mais non moins douloureuse, à son enfant qui prend un mauvais chemin !

Dois-je comprendre que, selon votre point de vue, Dieu, par amour des pécheurs qui sont en train de se noyer dans le mal, doit rajouter, en toute justice, une souffrance supplémentaire aux malheurs de ces pauvres malheureux, en leur enfonçant peut-être encore plus la tête sous l'eau, afin de leur donner une bonne leçon ? (Je suis abasourdi devant cette drôle de façon d'aimer) Pour ma part, je ne parviens pas à y reconnaitre l'Amour de notre Jésus de l'Évangile, qui « n'est pas venu pour condamner le monde, mais (lui tendre la main et) le sauver » (Jean 3, 17)



LucJos a écrit:
Citation :
Quand je vous lis et sans vouloir vous vexer, j'ai l'impression, mais je ne vois pas au fond votre cœur, que vous ressemblez plus ou moins à ces personnes, relativement nombreuses, qui pensent qu'ils peuvent vivre sans se poser trop de questions, se disant que de toute façon Dieu est Amour Infini et Miséricorde Infinie et qu'ils sont certains d'être sauvés, quoi qu'ils fassent. Parfois, je leur rétorque que nous avons le devoir d'essayer de vivre les trois premiers commandements (tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit) et les sept suivants (tu aimeras ton prochain comme toi-même). Souvent, je ne reçois que des sourires qui semblent me dire que tout cela ne sont que des idées dépassées.

Excusez-moi, LucJos, mais je ne parviens pas à me reconnaitre
en ce que vous imaginez de moi dans la dernière citation
de vous, ci-dessus.




Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Dim Juin 11 2017, 08:38

Stan a écrit:
...

LucJos a écrit :

Citation :
A notre échelle, Dieu ressemble au papa qui donne une bonne leçon, mais non moins douloureuse, à son enfant qui prend un mauvais chemin !

Dois-je comprendre que, selon votre point de vue, Dieu, par amour des pécheurs qui sont en train de se noyer dans le mal, doit rajouter, en toute justice, une souffrance supplémentaire aux malheurs de ces pauvres malheureux, en leur enfonçant peut-être encore plus la tête sous l'eau, afin de leur donner une bonne leçon ? (Je suis abasourdi devant cette drôle de façon d'aimer) ...


Faites-vous exprès de ne pas comprendre ou ne comprenez-vous vraiment pas que le fait que le Seigneur laisse passer certaines conséquences du mal commis par l'humanité fait partie des grâces de la Justice divine et que cela contribue à la conversion de ceux qui ne refusent pas définitivement le Seigneur ? ...

La Sainte Vierge à Medjugorje a dit :


http://apotres.amour.free.fr/page5/mess_1983.htm



Citation :
MEDJUGORJE - MESSAGES DELIVRES EN 1983

       Vendredi 7 janvier 1983 La Vierge raconte sa vie à Vicka, le récit dura jusqu'au 10 avril 1985 et la voyante en remplit trois cahiers de notes.

       Lundi 10 janvier 1983 Mirjana au Père Tomislav : "Durant un an et demi où j'ai vu la Sainte Vierge, une grande intimité s'est créée entre nous. Je sentais son amour maternel et je pouvais lui poser les questions les plus diverses". Ainsi elle lui demanda pourquoi Dieu était impitoyable avec les pécheurs en les envoyant en enfer ? "Les hommes qui vont en enfer ne veulent plus recevoir aucun bienfait de Dieu, ils ne se repentent pas, ils ne cessent de jurer et de blasphémer ; ils prennent le parti de vivre en enfer et n'envisagent pas du tout de le quitter" Au sujet du purgatoire, la Gospa répondit: "Il y a là différents niveaux, dont les plus bas sont proches de l'enfer et les plus élevés se rapprochent graduellement du Ciel. Ce n'est pas le Jour des Morts, mais à Noël que le plus grand nombre d'âmes quittent le purgatoire. Il y a au purgatoire des âmes qui prient ardemment Dieu, mais pour qui plus aucun parent ou ami ne prie sur terre. Dieu les fait bénéficier des prières d'autres personnes. Il arrive que Dieu leur permette de se manifester de diverses manières auprès des leurs sur la terre pour rappeler aux hommes l'existence du purgatoire et solliciter leurs prières auprès de Dieu qui est juste mais bon. La plupart des hommes vont au purgatoire, beaucoup vont en enfer; un petit nombre va directement au Ciel"





Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Dim Juin 11 2017, 20:17


territoire en héritage a écrit:

Citation :
Faites-vous exprès de ne pas comprendre ou ne comprenez-vous vraiment pas que le fait que le Seigneur laisse passer certaines conséquences du mal commis par l'humanité fait partie des grâces de la Justice divine et que cela contribue à la conversion de ceux qui ne refusent pas définitivement le Seigneur ? ...

Il me semble, TEH,
que vous avez une idée d'avant Concile Vatican II sur
la justice de Dieu; et pour le moment, je ne parviens pas à m'accorder à votre point de vue (qui me parait impliquer un retour de la Pastorale de la peur, et donc le retour à une spiritualité de la peur envers un Dieu de Justice...  pour remplacer la spiritualité de l'amour envers un Dieu de miséricorde). Mais je vous laisse, en autant que cela vous sera utile pour comprendre ma pensée sur cette justice, quelques éléments d'informations  (une vidéo vraiment intéressante) et des réflexions dans les citations ci-dessous :

Citation :


L’Église
et la "pastorale
de la peur"


Longtemps présente, la "pastorale de la peur",
accompagnée de moyens
de consolation, a fait place à un appel à s’engager 
dans une relation de proximité avec le Christ.



La « pastorale de la peur » a longtemps été présente, mais elle était accompagnée de moyens de consolation. Aujourd’hui, alors que l’inquiétude au sujet des fins dernières s’est largement estompée, sauf peut-être pour des personnes en fin de vie elle a fait place à un appel, pour le fidèle, à s’engager à la suite du Christ, dans une relation d’amour.

Source : http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Enfer/L-Eglise-et-la-pastorale-de-la-peur


Citation :

D'où vient le mot Enfer ?

Enfer vient du latin infernus, ce qui est en dessous.
À l'époque de Jésus, ce terme désignait le séjour des morts.
L'enfer n'est pas un lieu géographique,
mais un état spirituel.


Ce mot est utilisé par l'Église pour désigner la privation éternelle du bonheur offert par le partage de la vie de Dieu. On est bien loin des flammes géantes décrites par l'imagination populaire. De telles images, que le Christ lui-même a utilisées, ne sont pas à prendre comme un reportage sur l'au-delà, mais comme une pédagogie visant à signifier que ceux qui refusent l'amour se mettent dans une situation enfermante, sans vie possible.

L’enfer n’est donc pas une limite à la miséricorde de Dieu, qui est infinie.
En revanche, il peut résulter d’un choix tragique et délibéré.

Source : http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Enfer/D-ou-vient-le-mot-Enfer
http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Enfer/L-enfer-une-limite-a-la-misericorde-divine



Citation :

Tout ce que dit la foi chrétienne, c’est que Jésus est venu pour le salut du monde, pour sauver tous les hommes, y compris Judas ou tous les bourreaux des temps modernes. Mais chacun est libre d’entrer dans le salut éternel que Dieu propose. Ou de le refuser, en toute liberté. C’est ce que rappelait Édith Stein, carmélite morte à Auschwitz en 1942 : « Il appartient à l’âme de décider d’elle-même. Le grand mystère que constitue la liberté de la personne, c’est que Dieu s’arrête devant elle. »

Source :http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Enfer/Dieu-peut-il-vouloir-l-enfer


Citation :



"Le Christ ne condamne personne
; il est ,lui, pur salut, et celui qui se tient à son côté se trouve dans le lieu du salut. La damnation ne dépend pas du Christ; mais elle est le fait de l'homme resté loin de lui; elle consiste en ce que l'homme s'isole en lui-même. La parole du Christ, en tant qu'offre de salut devient alors manifeste: l'homme qui va à sa perte a lui-même tracé la ligne de séparation et s'est retranché du salut."

Benoit XVI

Source : http://benoit-et-moi.fr/2017/benot-xvi/joseph-ratzinger-parle-de-lenfer.html



Notre monde n'a-t-il pas plus besoin
d'une pastorale de la miséricorde...
plutôt que d'une pastorale de la peur ?



Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Lun Juin 12 2017, 12:28



Stan a écrit:

territoire en héritage a écrit:

Citation :
Faites-vous exprès de ne pas comprendre ou ne comprenez-vous vraiment pas que le fait que le Seigneur laisse passer certaines conséquences du mal commis par l'humanité fait partie des grâces de la Justice divine et que cela contribue à la conversion de ceux qui ne refusent pas définitivement le Seigneur ? ...
[center]
Il me semble, TEH,
que vous avez une idée d'avant Concile Vatican II sur
la justice de Dieu; et pour le moment, je ne parviens pas à m'accorder à votre point de vue (qui me parait impliquer un retour de la Pastorale de la peur, et donc le retour à une spiritualité de la peur envers un Dieu de Justice...  pour remplacer la spiritualité de l'amour envers un Dieu de miséricorde). ...



Pour simplifier au maximum et pour que vous ne puissiez pas dire  que vous ne comprenez pas (ou faire comme si) :


Le Seigneur est Dieu de Miséricorde et de Justice, de Justice et de Miséricorde.


Le "et" n'est pas un "ou" et encore moins un "ou" exclusif.


Stan a écrit:
L'enfer n'est pas un lieu géographique, mais un état spirituel.

Ce mot est utilisé par l'Église pour désigner la privation éternelle du bonheur offert par le partage de la vie de Dieu. On est bien loin des flammes géantes décrites par l'imagination populaire. De telles images, que le Christ lui-même a utilisées, ne sont pas à prendre comme un reportage sur l'au-delà [...]




Vous écrivez : "On est bien loin des flammes géantes décrites par l'imagination populaire" : on en est loin mais pas dans le sens que vous pensez peut-être ...



Je vous laisse d'abord le passage du Catéchisme de l'Eglise catholique :


http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2J.HTM

Citation :
IV. L’enfer

1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : " Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui " (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " enfer ".

1034 Jésus parle souvent de la " géhenne " du " feu qui ne s’éteint pas " (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir , et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il " enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (...), et les jetteront dans la fournaise ardente " (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt 25, 41).

1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.

1036 Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : " Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent " (Mt 7, 13-14) :

Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (LG 48).

1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin.Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :

Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (MR, Canon Romain 88).


Maintenant le récit de Sainte Faustine Kowalska :

http://www.maria-valtorta.org/Thematiques/Enfer.htm

Citation :
Sainte sœur Faustine (Héléna Kowalska), canonisée par Jean-Paul II, note dans son "Petit Journal", § 740, cette vision qui reprend étrangement celle de Maria Valtorta (voir ci-dessus) et pourtant il est presqu'impossible qu'il y ait eu connaissance réciproque des textes :        
Haut de page  

§ 740 "Aujourd’hui, j’ai été introduite par un Ange dans les gouffres de l’Enfer. C’est un lieu de grands supplices. Et son étendue est terriblement grande. Genres de souffrances que j’ai vues :          

- La première souffrance qui fait l’enfer, est la perte de Dieu.

- La seconde : les perpétuels remords de conscience.          

- La troisième : le sort des damnés ne changera jamais.        

- La quatrième : c’est le feu qui va pénétrer l’âme sans la détruire. C’est une terrible souffrance, car c’est un feu purement spirituel, allumé par la colère de Dieu.

- La cinquième souffrance, ce sont les ténèbres continuelles, une odeur terrible, étouffante. Et malgré les ténèbres, les démons et les âmes damnées se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur.        

- La sixième souffrance, c’est la continuelle compagnie de Satan.    

- La septième souffrance : un désespoir terrible, la haine de Dieu, les malédictions, les blasphèmes.


Ce sont des souffrances que tous les damnés souffrent ensemble, mais ce n’est pas la fin des souffrances. Il y a des souffrances, qui sont destinées aux âmes en particulier : ce sont les souffrances des sens. Chaque âme est tourmentée d’une façon terrible selon ses péchés. Il y a de terribles caveaux, des gouffres de tortures où chaque supplice diffère de l’autre. Je serais morte à la vue de ces terribles souffrances, si la Toute-Puissance de Dieu ne m’avait soutenue !      

Que chaque pécheur sache qu’il sera torturé durant toute l’éternité par les sens qu’il a employés pour pécher !  
 
 

J’écris cela sur ordre de Dieu pour qu’aucune âme ne puisse s’excuser disant qu’il n’y a pas d’enfer, ou, que personne n’y a été et ne sait comment c’est. Moi, Sœur Faustine, par ordre de Dieu, j’ai pénétré dans les abîmes de l’enfer, pour en parler aux âmes et témoigner que l’enfer existe. Je ne peux pas en parler maintenant. J’ai l’ordre de Dieu de le laisser par écrit. Les démons ressentaient une grande haine envers moi. Mais l’ordre de Dieu les obligeait à m’être obéissants. Ce que j’ai écrit est un faible reflet des choses que j’ai vues. Une chose que j’ai remarquée c’est qu’il y avait là beaucoup d’âmes qui doutaient que l’enfer existât. Quand je suis revenue à moi, je ne pouvais pas apaiser ma terreur de ce que les âmes y souffrent si terriblement. Aussi je prie encore plus ardemment pour le salut des pécheurs. Sans cesse j’appelle la miséricorde divine sur eux. Ô mon Jésus, je préfère agoniser jusqu'à la fin du monde dans les plus grands supplices que de Vous offenser par le moindre péché !"



Celui de Sainte Thérèse d'Avila, docteur de l'Église

(même lien que ci-dessus et suite sur cet autre lien : http://www.carmel.asso.fr/Vision-de-l-enfer-et-fondation-de.html ) :

Citation :


[...]

Car tout ce qu’on peut entendre dire, de l’enfer, ce que j’en avais lu ou appris dans mes propres méditations, quoique j’aie assez rarement approfondi ce sujet, la voie de la crainte ne convenant pas à mon âme, tout ce que les livres nous disent des déchirements et des supplices divers que les démons font subir aux damnés, tout cela n’est rien auprès de la peine, d’un tout autre genre, dont j’ai parlé ; il y a entre l’un et l’autre la même différence qu’entre un portrait inanimé et une personne vivante ; et brûler en ce monde est très peu de chose, en comparaison de ce feu où l’on brûle dans l’autre.

Je demeurai épouvantée, et quoique six ans à peu près se soient écoulés depuis cette vision, je suis en cet instant saisie d’un tel effroi en l’écrivant, que mon sang se glace dans mes veines. Au milieu des épreuves et des douleurs, j’évoque ce souvenir, et dès lors tout ce qu’on peut endurer ici-bas ne me semble plus rien, je trouve même que nous nous plaignons sans sujet. Je le répète, cette vision est à mes yeux une des plus grandes grâces que Dieu m’ait faites ; elle a contribué admirablement à m’enlever la crainte des tribulations et des contradictions de cette vie ; elle m’ a donné du courage pour les souffrir ; enfin, elle a mis dans mon cœur la plus vive reconnaissance envers ce Dieu qui m’a délivrée, comme j’ai maintenant sujet de le croire, de maux si terribles et dont la durée doit être éternelle.

[...]




Celui de Sainte Françoise romaine (lien Maria Valtorta suivi de http://enfer-catholique.blogspot.fr/2008/10/trait-de-lenfer-de-sainte-francoise.html ) je ne place qu'une partie du premier chapître pour que le post ne soit pas trop long :

Citation :
Traité de l'Enfer de Sainte Francoise Romaine


CHAPITRE 1
Du lieu de l’enfer, de son prince, de l'entrée des âmes dans ce lieu d'horreur, et des peines qui leur sont communes.

Un jour que la servante de Dieu était très souffrante, elle s'enferma dans sa cellule, pour se livrer en toute liberté à l'exercice de la contemplation, où elle trouvait sa consolation et toutes ses délices. Il était environ quatre heures après midi : elle fut aussitôt ravie en extase, et l'archange Raphaël, qu’elle ne vit pas alors, vint la prendre, et la conduisit à la vision de l'enfer. Arrivée, à la porte de ce royaume effroyable, elle lut ces paroles écrites en caractères de feu : «Ce lieu est l'enfer, où il n'y a ni repos, ni consolation, ni espérance». Cette porte étant ouverte, elle regarda et vit un abîme si profond et si épouvantable, que depuis elle n'en pouvait parler sans que son sang se glaçât d'effroi.

De cet abîme sortaient des cris affreux et des exhalaisons insupportables ; alors elle fut saisie d'une horreur extrême ; mais elle entendit la voix de son conducteur invisible, qui lui disait d'avoir bon courage, parce qu'il ne lui arriverait aucun mal. Un peu rassurée par cette voix amie, elle observa plus attentivement cette porte, et vit que déjà fort large à son entrée, elle allait en s'élargissant toujours davantage dans son épaisseur ; mais dans cet affreux corridor régnaient des ténèbres inimaginables ; cependant il se fit pour elle une lumière, et elle vit que l'enfer était composé de trois régions : l'une supérieure, l'autre inférieure, et l'autre intermédiaire. Dans la région supérieure, tout annonçait de graves tourments ; dans celle du milieu, l'appareil des tortures était encore plus effrayant ; mais, dans la plus basse région, la souffrance était incompréhensible.

Ces trois régions étaient séparées par de longs espaces, où les ténèbres étaient épaisses, et les instruments de tortures en nombre prodigieux et extraordinairement variés. Dans cet abîme effroyable, vivait un immense dragon qui en occupait toute la longueur : il avait sa queue dans l'enfer inférieur, son corps dans l’enfer intermédiaire et sa tête dans l'enfer supérieur. Sa gueule était béante dans l'ouverture de la porte qu'il remplissait tout entière ; sa langue sortait d'une longueur démesurée ; ses yeux et ses oreilles lançaient des flammes sans clarté, mais d'une chaleur insupportable ; sa gorge vomissait une lave brûlante et d'une odeur empestée.

Françoise entendit dans cet abîme un bruit effroyable : c'étaient des cris, des hurlements, des blasphèmes, des lamentations déchirantes, et tout cela mêlé à une chaleur étouffante, et à une odeur insoutenable, lui faisait un tel mal, qu'elle crut que sa vie allait s'anéantir ; cependant son guide invisible la rassura par ses inspirations, et lui rendit un peu de courage : elle en avait besoin pour soutenir la vision dont nous allons parler. Elle aperçut Satan sous la forme la plus terrifiante qu'il soit possible d'imaginer. Il était assis sur un siège qui ressemblait à une longue poutre, dans l'enfer du milieu, et cependant sa tête atteignait le haut de l'abîme, et ses pieds descendaient jusqu'au fond ; il tenait ses jambes écartées, et ses bras étendus, mais non en forme de croix. Une de ses mains menaçait le ciel, et l'autre semblait indiquer le fond du précipice.

...



Celui des apparitions mariales de Fatima - Vendredi 13 juillet 1917 – Vision de l'Enfer ( même lien Maria Valtorta suivi de  http://www.fatima.be/fr/fatima/vision/index.php ) :


Citation :
Continuez à venir ici tous les mois. En octobre, je vous dirai qui Je suis, ce que Je veux, et Je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire.
Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice :

"Ô Jésus,
c'est par amour pour Vous,
pour la conversion des pécheurs,
et en réparation pour les péchés commis
contre le Cœur Immaculé de Marie" »

Disant ces paroles, Elle ouvrit les mains. Le reflet de la lumière qui s'en dégageait parut pénétrer la terre. Les enfants virent alors comme un océan de feu, où étaient plongé les démons et les âmes des damnés. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou presque, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet océans de fumée. Les cris et les gémissements de douleur et de désespoir horrifiaient et étaient effrayantes !
Les démons se distinguaient des âmes des damnés par des formes horribles et répugnantes d'animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme de noirs charbons embrasés.


Effrayés, et comme pour demander secours, les enfants levèrent les yeux vers Notre-Dame qui dit :
« Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion de mon Cœur Immaculé. Si l'on fait ce que Je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et l'on aura la paix.
La guerre va finir, mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI commencera une pire encore. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne qu'Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l'Eglise et le Saint-Père.
Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Eglise. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi, etc. Cela, ne le dites à personne, sauf à François ».


Celui des apparitions mariales de Medjugorje  ( toujours http://www.maria-valtorta.org/Thematiques/Enfer.htm ) :

Citation :
6 novembre 1981 Certains voyants (dont Marija) ont une vision terrible de l'enfer. "N'ayez pas peur. Je vous ai montré l'enfer, afin que vous sachiez l'état de ceux qui s'y trouvent."    

Message du 25 Juillet 1982 :"Aujourd'hui, de nombreuses personnes vont en enfer. Dieu permet à ses enfants de souffrir en enfer, du fait qu'ils ont commis des fautes graves, impardonnables."    

La Sainte Vierge explique que les hommes qui ont fait des actes particulièrement ignobles et cruels vivent déjà sur terre un enfer qu'ils ont eux-mêmes créés. Après leur mort ces êtres ne font que continuer à vivre en enfer. Il vont en enfer parce que il le choisissent au moment de la mort et qu'ils refusent une autre voie. Mirjana a été choquée par ces paroles et a dit à Marie que Dieu était "trop dur", la Vierge a répliqué: "Regarde d'abord jusqu'où peut aller le mal chez les hommes. Alors tu ne diras plus que Dieu est dur!"          

Sur le même sujet à une date ultérieure (date incertaine) : "Ceux qui sont en enfer, veulent y rester et n'envisagent pas d'en sortir. Ceux qui font le mal vivent déjà en enfer sur terre, ils ne font que continuer leurs enfer dans l'au-delà."            

Message du lundi 10 janvier 1983 : "Les hommes qui vont en enfer ne veulent plus recevoir aucun bienfait de Dieu, ils ne se repentent pas, ils ne cessent de jurer et de blasphémer; ils prennent le parti de vivre en enfer et n'envisagent pas du tout de le quitter […] La plupart des hommes vont au purgatoire, beaucoup vont en enfer; un petit nombre va directement au Ciel"


Il y a là matière à méditer très sérieusement pour tous les croyants - et même pour tous ...




.
Revenir en haut Aller en bas
Lily-Anne
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Juin 13 2017, 05:37

Citation :

Arturo Sosa, le "pape noir" : "le diable est une fabrication des hommes" 

Je ne suis absolument pas surprise par cette affirmation.  A l'époque de ma formation dans le Ministère de délivrance, l'exorciste nous avait dit que beaucoup d'exorcistes ne croyaient pas à l'existence du diable mais que pour eux, ils assistaient à des manifestations de maladie psychiatrique. 

Chaque année, les exorcistes du monde entier se rejoignent dans une capitale. C'est à cette occasion que le Père G. avait découvert ce grand danger spirituel.

Nier l'existence du diable, c'est rejeter les conséquences du péché Originel et le Salut mais aussi tous les fondements religieux de l'Ancien et du Nouveau Testament.

Il ne faut pas avoir fait 16 années d'études - comme les Jésuites - pour savoir que le diable est un ange déchu donc n'a pas de corps. Quand il y a possession, il se sert du corps du possédé pour intervenir contre les hommes et contre celui-ci. 

@ : Teh, LucJos et Stan,

Pour ma part, je considère Dieu comme un Éducateur et non un Père fouettard. Il prend des décisions pour le bien de ses créatures. Certains ont besoin de douceur et d'autres d'un coup de pied au c.l !
Lorsqu'Il doit sévir ( Ps 103, 7-8 : ... lent à la colère et plein d'amour...), Il le fait dans sa Miséricorde et sa Justice car les deux sont les ailes de l'Amour et en aucun cas ne peuvent être séparées.

L'enfer n'est pas imposé par Dieu. C'est sa créature qui choisit cet état. Elle choisit de vivre sans Dieu et donc rejoint les anges déchus.

Ce que les anges ont vécu au départ de la Création, nous le vivons nous aussi. Nous sommes devant ce choix. C'est la liberté Divine offerte qui s'exprime en chacune de ses créatures.
Le Ciel s'est divisé. Notre monde se divise. Les anges déchus ont été séparés du Ciel. 
Chacun ira dans le lieu de son choix.
Personnellement, je préfère être citoyenne de la Nouvelle Jérusalem que résidente dans les bas-fonds de l'enfer.

L-A

_________________


Dernière édition par Lily-Anne le Mar Juin 13 2017, 12:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
territoire en héritage
Assistant
avatar

Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Juin 13 2017, 09:40

Lily-Anne a écrit:
Citation :

Arturo Sosa, le "pape noir" : "le diable est une fabrication des hommes"

Je ne suis absolument pas surprise par cette affirmation.  A l'époque de ma formation dans le Ministère de délivrance, l'exorciste nous avait dit que beaucoup d'exorcistes ne croyaient pas à l'existence du diable mais que pour eux, ils assistaient à des manifestations de maladie psychiatrique.

Chaque année, les exorcistes du monde entier se rejoignent dans une capitale. C'est à cette occasion que le Père G. avait découvert ce grand danger spirituel.

Nier l'existence du diable, c'est rejeter les conséquences du péché Originel et le Salut mais aussi tous les fondements religieux de l'Ancien et du Nouveau Testament.

Il ne faut pas avoir fait 16 années d'études - comme les Jésuites - pour savoir que le diable est un ange déchu donc n'a pas de corps. Quand il y a possession, il se sert du corps du possédé pour intervenir contre les hommes et contre celui-ci.

@ : Teh, LucJos et Stan,

Pour ma part, je considère Dieu comme un Éducateur et non un Père fouettard. Il prend des décisions pour le bien de ses créatures. Certains ont besoin de douceur et d'autres d'un coup de pied au c.l !
Lorsqu'Il doit sévir ( Ps 103, 7-8 : ... lent à la colère et plein d'amour...), Il le fait dans sa Miséricorde et sa Justice car les deux sont les ailes de l'Amour et en aucun cas ne peuvent être séparées.

L'enfer n'est pas imposé par Dieu. C'est sa créature qui choisit cet état. Elle choisit de vivre sans Dieu et donc rejoint les anges déchus.

Ce que les anges ont vécu au départ de la Création, nous le vivons nous aussi. Nous sommes devant ce choix. C'est la liberté Divine offerte qui s'exprime en chacune de ses créatures.
Le Ciel s'est divisé. Notre monde se divise. Les anges déchus ont été séparés du Ciel.
Chacun ira dans le lieu de son choix.
Personnellement, je préfère être citoyenne de la Nouvelle Jérusalem que résidente dans les bas-fonds de l'enfer.

L-A



Et vous avez mille fois - au moins - raison ! !

Désormais je n'hésite plus à mentionner - en essayant de ne pas choquer, car sinon parfois : effet inverse indésirable, eh oui ! on en est là parfois ... - la possibilité de l'enfer en milieux en principe catholiques (ce n'est pas de la moquerie du tout mais la réalité est ce qu'elle est ... ) et la nécessité du combat pour y échapper avec la grâce du Seigneur, bien sûr ...

Merci pour vos commentaires très justes et pertinents, spécialement pour notre époque ! !

Merci +++
Revenir en haut Aller en bas
Stan
Co-Fondateur
avatar

Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Juin 13 2017, 12:24

Citation :

territoire en héritage a écrit :

Citation :
- la possibilité de l'enfer en milieux en principe catholiques (ce n'est pas de la moquerie du tout mais la réalité est ce qu'elle est ... ) et la nécessité du combat pour y échapper avec la grâce du Seigneur, bien sûr ....

Une question que j'ai à me poser
pour moi-même :

La vie chrétienne est-elle un combat
pour échapper à l'enfer, ou bien
un combat pour se rapprocher
de Dieu ?







Stan

_________________
"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
Revenir en haut Aller en bas
LucJos
Assistant
avatar

Date d'inscription : 28/05/2013
Age : 77
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   Mar Juin 13 2017, 15:15

@ Stan,

Lorsque, malgré mes 77 ans, je suis en présence d'une jolie femme, mon esprit commence parfois à vagabonder. Mais presque immédiatement je pense à Dieu et à sa Loi et j'implore son pardon pour mes mauvaises pensées ... car, au cas où je me laisserais prendre dans cet engrenage, je ne tiens pas à devenir un luxurieux définitif. Pensez notamment à tous ces jeunes aujourd'hui qui sont pris dans un engrenage bien plus grave, celui de la pornographie ! Dans ce cas, je me bats pour échapper à l'Enfer.

Mais quand je me trouve à la messe, même si une jolie fille est à proximité (remarquez qu'il n'y en a plus beaucoup, ce sont surtout des personnes âgées), je suis surtout captivé par la liturgie au point que parfois j'en ai les larmes aux yeux. Alors, ce n'est plus un combat que je vis, mais un désir intense de vivre un jour en Dieu éternellement.

En ce qui me concerne,
ma vie est un combat pour échapper à l'Enfer,
mais avec le désir de connaître l'Amour.
Nous sommes pécheurs à chacune de nos respirations,
et l'un ne peut pas être sans l'autre !


@ Lily-Anne,

Merci pour votre témoignage, il correspond exactement à ce que je pense. J'ajouterais seulement que Dieu est un Guide qui, contrairement à l'éducateur humain, n'est jamais à cours de moyens, hormis la prière pour ceux qui la pratique, pour modifier l'éducation de ses enfants, par exemple. Notre Dieu-Guide, Lui, peut TOUT. Il peut, et j'y crois, entre autres, provoquer une illumination des consciences qui fera revenir vers Lui un nombre considérable d'âmes. S'il n'en était pas ainsi, 90% de l'humanité basculerait en Enfer.

@ territoire en héritage,

Merci pour vos nombreux commentaires. Ils me confortent dans ma foi et mon espérance.

LucJos

_________________
Couvre-nous, Seigneur, de Ton Précieux Sang !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique   

Revenir en haut Aller en bas
 
Dangers mortels du relativisme pour la foi catholique
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
VERS LA NOUVELLE JÉRUSALEM  :: Actualités Religieuses-
Sauter vers: