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 Le synode sur la famille s'ouvre à Rome sur fond de tensions

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Stan
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Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Le synode sur la famille s'ouvre à Rome sur fond de tensions   Dim Oct 04 2015, 13:07

Citation :

LE SYNODE SUR LA FAMILLE S'OUVRE
À ROME SUR FOND DE TENSIONS

Le pape François en présence d'un enfant malade le 3 octobre.
Crédits photo : MAX ROSSI/REUTERS


Ce Synode, intitulé «la vocation et la mission de la famille
dans l'Église et dans le monde contemporain», débute
ce dimanche à Rome. La question sensible de l'admission
dans l'Eglise des divorcés remariés sera au coeur des discussions.


Quel est l'enjeu de ce synode
catholique sur la famille?


Cela s'appelle un «synode» mais ce sont plutôt des «états généraux de la famille» que le pape François a convoqué à Rome. Il veut répondre à la crise mondiale qui touche la famille. En occident la montée du divorce en est un symptôme mais il n'est pas le seul. Les documents préparatoires pointent aussi la polygamie en Afrique et le ‘machisme' en Amérique Latine. Par ce synode d'ambition mondiale, le pape attend surtout que l'Eglise catholique s'adapte à ces nouvelles situations en proposant un message accessible. Ainsi voudrait-il qu'une solution soit trouvée pour que les divorcés-remariés qui ne bénéficient pas de la pleine communion dans l'Eglise - ils sont exclus des sacrements: confession, communion, extrême onction - soient, d'une manière ou d'une autre, réintégrés, s'ils le désirent. Ainsi voudrait-il que la porte soit davantage ouverte aux couples homosexuels. Plus fondamentalement, le pape François voudrait que ceux qui choisissent de se marier à l'église soient mieux préparés aux exigences d'indissolubilité du mariage catholique et s'unissent devant un prêtre en connaissance de cause. C'est donc un synode très important pour deux raisons: il suscite de l'intérêt loin des cercles catholiques parce qu'il touche une question centrale de société ; il suscite un débat interne sans précédent dans l'Eglise parce qu'il impose de revisiter la pastorale morale et familiale catholique. Ce qui suscite de puissantes résistances internes et inédites de la part de cardinaux et d'évêques, contre cette réforme (lors de la première session du synode en octobre 2014 le vote sur ces points controversés avait obtenu la majorité simple mais pas celle de deux tiers indispensable pour qu'ils soient adopté) mais aussi par conséquent, contre le pape et son équipe. D'une certaine manière, le pontificat du pape François se joue ici car il attache une très grande importance à cette réforme.

Où se situe le débat?

Il n'y a aucun débat sur la nécessité de mieux préparer les jeunes au mariage catholique. Pas de discussion non plus sur la doctrine de l'indissolubilité du mariage. La question d'un meilleur accueil des personnes homosexuelles ne suscite pas davantage de passion car l'Eglise refuse toute homophobie mais certains participants estiment que ce sujet n'est pas une question essentielle pour un synode consacré à la famille. Une violente polémique agite en revanche le monde théologique catholique sur la question des divorcés remariés. Les uns estiment nécessaire d'admettre ceux qui le désirent vraiment et qui ont stabilisé leur nouvelle vie en s'étant acquitté de leur devoir de justice vis-à-vis de l'époux (se) délaissé (e) et des enfants de la première union. Une admission, au cas par cas, et à de strictes conditions. Mais cette ouverture, répliquent les autres, reviendrait à non seulement affaiblir le cœur du mariage catholique - qui repose précisément sur ‘l'indissolubilité' du mariage - mais donnerait un signal destructeur à une société mondiale qui a déjà perdu tous ses repères. Qui plus est venant de la part de la dernière institution mondiale, l'Eglise catholique romaine, qui tient ferme sur le principe du mariage. Ce à quoi rétorquent les tenants de l'ouverture, qu'il ne s'agit pas de toucher à «l'indissolubilité du mariage», ni de transformer la morale catholique mais d'en changer la voie d'accès: d'inaccessible au plus grand nombre, parce que trop «idéaliste» plaident-ils, il faut la mettre à la portée des possibilités de chacun dans une optique de progression lente et de «miséricorde». Ce qui ouvre un autre débat de fond, également historique celui-là: le passage d'une morale objective qui tenait jusque-là le haut du pavé dans l'Eglise catholique en fixant des normes de comportements à atteindre, à une morale «proportionnaliste» qui se focalise sur la personne et ses conditionnements de vie, pour l'aider à progresser, sans la juger. Et qui implique une «gradualité» dans la loi de l'Eglise. Une voie théologique dans laquelle s'inscrit François depuis toujours.

Comment fonctionne un synode?

C'est une assemblée qui dure trois semaines. Elle est inaugurée le dimanche 4 octobre par une messe d'ouverture présidée par le pape François et sera clôturé de la même manière, le dimanche 25 octobre. A noter, le dimanche 18 octobre sera célébrée, place Saint Pierre, la canonisation des époux Martin, les parents de Sainte Thérèse de Lisieux dans le cadre de ce synode pour la famille. Tous les jours donc, pendant ces trois semaines et hormis le dimanche, 359 délégués se réunissent matin et fin d'après-midi dans une grande salle en forme d'amphithéâtre du Vatican. Sessions plénières et réunions par groupes linguistiques alternent. Seuls toutefois, sur ce nombre, les «Pères Synodaux» comme on les appelle, on le droit de vote: ils sont 270 évêques et cardinaux et quelques prêtres. 42 sont membres de la curie romaines, 183 ont été élus par les conférences épiscopales et 45 ont été nommés directement par le pape. Il y a aussi des «experts» et des «collaborateurs» au nombre de 24. S'ajoutent à cela 51 «auditeurs et auditrices» dont 18 couples et 14 «délégués fraternels» appartenant à d'autres confessions chrétiennes. En pratique le synode remet au pape et à l'issue des travaux, une série de «propositions» qui n'ont de valeur que consultatives. Le pape demeure souverain quant à ses décisions. Compte tenu de la complexité du débat, François a décidé une première réforme d'organisation, il y a un an, en étalant le synode sur deux sessions, octobre 2014 et octobre 2015 et en lançant, entre deux, une consultation mondiale de la «base» catholique en particulier sur les sujets controversés. Pour la seconde session, il a choisi avec beaucoup de soin les personnalités qu'il a nommées directement et qui sont toutes en faveur de la réforme. Il a également décidé de favoriser le travail en petit groupes linguistiques, réduisant ainsi le risque de confrontation en séances plénières. François qui veut aboutir sur ce dossier a aussi confié à une commission choisie par lui, le soin de rédiger la synthèse finale des groupes linguistiques dont le texte sera décisif.

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/10/04/01016-20151004ARTFIG00001-le-synode-sur-la-famille-s-ouvre-a-rome-sur-fond-de-tensions.php

Stan

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"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
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Le synode sur la famille s'ouvre à Rome sur fond de tensions
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