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 Le cardinal Burke contre le pape François

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Stan
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Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: Le cardinal Burke contre le pape François   Lun Fév 09 2015, 12:22

Citation :

Le cardinal Burke contre le pape François


Après le reportage sur François et ses ennemis :

Diffusé aujourd'hui à l'heure du déjeuner, le reportage de France 2 (notre note d'hier) a confirmé exactement ce que nous pressentions. Le cardinal Burke, en 2015, est dans l'état d'esprit de Mgr Lefebvre en 1975 : il fait un faux procès au pape, lui prête des intentions et en déduit que sa mission – à lui, Raymond L. Burke – est de « résister ». Autrement dit cet homme est totalement hors sujet. Il montre une incompréhension radicale de la situation du catholicisme : a) dans le monde actuel, b) spécialement en Occident. Et il est le premier cardinal – depuis sept siècles – à s'afficher en leader d'une opposition religieuse au successeur de saint Pierre : situation redoutable dont le public catho n'a pas l'air de saisir la gravité.

Burke vient de se placer publiquement en chef de file d'une « sensibilité » ; ce qui va contribuer à la transformer en parti, alors qu'il aurait fallu la résorber.

Cristalliser un malaise pour en faire une partisanerie, créer un schisme subliminal : exactement ce qu'il ne fallait pas faire !


La « sensibilité » que Burke exploite, en quoi consiste-t-elle ? En une méfiance et une crainte envers le Magistère : de génération en génération depuis 1962 (ouverture de Vatican II), cette crainte et cette méfiance accusent la hiérarchie de « brader la doctrine de l'Eglise ». C'est un faux procès. Il repose sur une incompréhension radicale du devoir essentiel de l'Eglise, qui est d'appliquer toujours à nouveau l'Evangile dans un monde dont les données changent. Les craintifs et les méfiants ne veulent pas de cette aventure (qui est pourtant celle de l'Eglise du Christ) : c'est parce qu'ils veulent être rassurés, entendre et voir toujours les mêmes choses. Au XIIIe siècle ils auraient détesté François d'Assise... Ils oublient que la doctrine chrétienne n'est pas un capital à préserver mais un don à répandre (l'amour du Christ transmis par l'Eglise), et que la démarche chrétienne consiste, non à se rassurer, mais à s'ouvrir : à la grâce et à autrui. Dieu n'est pas « le plus puissant des législateurs » : il est le Don perpétuel, et nous sommes, disait Simone Weil, médiateurs entre Lui et la portion de création qui nous est confiée.

Nous ne sommes donc pas les gardiens d'une législation. Le refroidissement de la mystique en juridisme est la tentation catholique (les autres confessions chrétiennes ont leurs propres tentations qui sont différentes) ; quand le cardinal Burke nous déclare que tout réside dans la stricte application du droit canon, il est dans le refroidissement. On comprend qu'il rejette François, qui est la chaleur.



Toute mystique se dégrade en politique, disait Péguy. Quand le chrétien se refroidit spirituellement (ce qui s'accompagne soit de laxisme, soit d'intégrisme doctrinal*), il cesse de considérer que tout homme est son frère : la religion devient un moyen de discriminer l'humanité en « amis » et en « ennemis », chose éminemment rassurante. D'où la politisation inhérente aux intégrismes : et par exemple, la fascination que les néo-païens identitaires exercent sur une frange des jeunes cathos de droite en France. C'est ainsi que l'on dérape hors du catholicisme à force de se vouloir catholique intransigeant. Se barder de certitudes, refuser d'être vulnérable, vouloir être homogène et compact, c'est cesser d'être chrétien.

Une fraction du catholicisme français, américain, et même italien, va-t-elle vers cette errance derrière on ne sait quels joueurs de flûte ? L'émission de France 2 a jeté une lumière cruelle sur Sandro Magister, journaliste italien spécialisé dans les couloirs du Vatican et les intrigues des salons romains. Le reportage montre un Magister agité, confus, hâbleur, tenant des propos insultants envers le pape François, et allant jusqu'à affirmer – sans aucune sorte de preuve – que les cardinaux du conclave « se posent des questions sur la pertinence de leur vote ». Il faut savoir que Magister bénéficie d'une aura d'hyper-compétence dans certains milieux catholiques français, et qu'il a sous son emprise plusieurs chroniqueurs parisiens. On peut compter sur ce réseau pour étouffer les répercussions du reportage de France 2 et couvrir la progression du malaise, alors qu'il faudrait le mettre en lumière pour y remédier.

* « Intégrisme » ne veut pas dire fidélité à la doctrine, mais crispation-dégénérescence par refus de la grâce.
(L'intégriste refuse les changements d'inflexion suggérés en Eglise par l'Esprit Saint).

Source : http://plunkett.hautetfort.com/archive/2015/02/08/burke-contre-le-pape%C2%A0-5554811.html

Stan

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"Une pieuse réserve sur ce qui nous échappe vaut mieux qu'une âpre discussion sur ce dont on est incertain" (Adam de Perseigne)
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