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 François, le pape qui frappe fort

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Stan
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Date d'inscription : 30/08/2010
Localisation : Québec, Canada

MessageSujet: François, le pape qui frappe fort   Mar Déc 30 2014, 14:29

Citation :

François, le pape qui frappe fort

Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction
Créé le 30/12/2014


Le chef spirituel catholique apparaît indispensable
au monde autant qu’à l’Église.


L'Église catholique ne se réforme pas d’en bas mais par le côté ou par le sommet. Par le côté, c’est le travail des saints. Par le sommet, celui des papes. Quand l’institution constate que l’écart entre le discours et les actes – ou entre les pratiques et la doctrine – a tellement augmenté que sa survie est en jeu, elle se donne presque malgré elle un chef à poigne. Très vite, certes, elle peut le regretter et résister. Mais c’est trop tard. Le bien est fait. Cela marche comme ça depuis deux millénaires.

La popularité comme levier de réforme


Il y a pourtant de l’inédit. François réforme par le haut en s’appuyant sur le bas. Sa crédibilité personnelle, sa simplicité de vie, et l’accessibilité de son message permettent d’obtenir avec zéro moyen une communication de masse au service de la gouvernance. François utilise sa popularité comme un levier, par exemple pour morigéner la Curie comme il l’a fait en guise de cadeau de Noël. Naguère tenus en suspicion, l’opinion publique, les médias, le peuple sont transformés en autant d’alliés faisant pression, l’Argentin flirtant parfois avec ce que l’on qualifierait ailleurs de populisme ou de péronisme. Pas plus que la popularité ne fait l’élection (sinon Michel Rocard et Simone Veil seraient devenus présidents de la république), l’enthousiasme suscité par le pape François ne fait la conversion (sinon les demandes de baptême auraient explosé). Mais il est un instrument de transformation.

Deuxième nouveauté : François veut réformer à la fois par le côté et par le haut. Par la force du pouvoir et par la faiblesse de l’Évangile. Prêtre, il se veut aussi et à la fois prophète et roi, saint et pape, imprécateur et imperator. On le sait, le parti pris catholique consiste à transmettre sans (trop) trahir, à instituer le pouvoir pour véhiculer le message qui sape les bases de tout pouvoir. C’est saint Pierre qui a les clés de cette drôle de porte du ciel. Le pape François s’efforce d’abolir la distance traditionnelle entre la loi et l’amour, entre Pierre et Jean. Il cherche à réduire au maximum la tension qui traverse l’Église depuis l’origine entre le paternel et le maternel, la force et la miséricorde, le réalisme et l’idéal. Le pari du successeur de Benoît XVI consiste donc à concentrer le pouvoir comme jamais, afin de le retourner contre lui-même pour l’évangéliser, dynamitant les résistances institutionnelles et personnelles.

Un pape indispensable

Il n’est pas certain que cela soit complètement possible. Car, pour y parvenir, le pape François doit quelque peu se contredire, empoignant la force, la ruse et la colère, ce dont témoigne clairement son discours à la Curie. Il n’est même pas certain que cela soit entièrement souhaitable. Mais soyons sûr qu’ici le fils d’Ignace de Loyola prend le relais du disciple de François d’Assise. Le jésuite en lui sait que l’Église catholique doit rester une institution ambiguë, mi-terrestre mi-céleste. Chef spirituel, le pape s’appuie depuis le Moyen Âge sur une autorité étatique. Aujourd’hui, le Saint-Siège est un sujet de droit international, avec une machinerie diplomatique bien huilée, la plus ancienne et la plus fine de toutes les chancelleries si l’on fait exception de la Chine. Ce reste de pouvoir temporel et d’influence politique transnationale est parfois déclaré « archaïque », « patriarcal », ou « obscurantiste ».

On vient de voir qu’il est indispensable au monde entier, au moins autant qu’à l’Église. Sans lui, pas de réconciliation entre Cuba et les États-Unis. Sans lui, comme le sait Nicolas Hulot, peu de chances d’accélérer la conscience écologique. C’est parce que l’Église catholique parle à la fois la langue du pouvoir et celle de l’amour qu’elle est une irremplaçable et indépassable étrangeté.

Source : http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/francois-le-pape-qui-frappe-fort-30-12-2014-59034_16.php

Stan

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