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 L’accueil des divorcés remariés continue de provoquer des tiraillements dans l’Eglise

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Lily-Anne
Co-Fondateur
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Date d'inscription : 01/09/2010
Localisation : France - Provence

MessageSujet: L’accueil des divorcés remariés continue de provoquer des tiraillements dans l’Eglise   Mar Nov 12 2013, 14:29

  @ ceux qui nous lisent : je dépose cet article qui concerne un sujet particulièrement délicat et douloureux à propos des divorcés-remariés leur excluant toute ouverture aux sacrements....

Un de mes amis prêtres est devenu un spécialiste du Droit Canon parce que ses chers parents catholiques pratiquants ont fini par divorcer. C'était une douleur pour lui. Il me l'a confiée et m'a dit qu'il y avait une porte dans le Droit Canon qui pouvait être ouverte pour les divorcés-remariés.

Je me suis penchée sur la théologie familiale des orthodoxes qui ont les mêmes sacrements que nous et leur approche me semble très intéressante, je dirais même très miséricordieuse.

Je ne critique en rien la sagesse de l'Eglise catholique mais s'il y avait une ouverture dans ce sens, j'en serais ravie.

Bonne lecture ! Very Happy 

Lily-Anne

Anne-Bénédicte HOFFNER a écrit:
Dans une lettre, Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, demande à Mgr Robert Zollitsch, archevêque émérite de Fribourg-en-Brisgau, de « retirer et réviser » les orientations pastorales publiées le 8 octobre par son diocèse.

De son côté, le cardinal Reinhard Marx, membre du Conseil des cardinaux, a dit son souhait que le débat se poursuive, dans la perspective du
Synode sur la pastorale familiale en 2014.


Pourquoi le sujet émerge-t-il à nouveau ?
La question des « relations avec les personnes séparées, divorcées ou remariées civilement » crée des remous au sein de l’Église catholique en Allemagne. Le sujet a été relancé par des orientations pastorales publiées le 8 octobre par le diocèse allemand de Fribourg-en-Brisgau. Dans un article publié par  L’  Osservatore Romano du mercredi 23 octobre , Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait rappelé la doctrine de l’Église catholique excluant toute ouverture aux sacrements pour les divorcés remariés.
Mais en réalité, Mgr Müller est allé plus loin. Dans son édition du 11 novembre, le quotidien catholique allemand Die Tagepost révèle le contenu de la lettre qu’il avait adressée juste avant à Mgr Robert Zollitsch, archevêque (démissionnaire pour raisons d’âge) de Fribourg mais toujours président de la Conférence épiscopale allemande : il l’invitait à « retirer et réviser » ce document.

Que dit la lettre ?
« Une lecture attentive du projet montre qu’il contient certes des notes pastorales justes et importantes, mais sa terminologie n’est pas claire et, sur deux points, il ne coïncide pas avec la doctrine de l’Église », déclare Mgr Gerhard Müller dans sa lettre. En particulier, la possibilité esquissée qu’une personne divorcée et remariée, après un « processus de discussion pastoral et théologique approfondi » avec un prêtre, puisse prendre la « décision en conscience » de recevoir tous les sacrements : cela contredit à ses yeux le Magistère de l’Église et notamment l’exhortation apostolique Familiaris consortio.
Or, rappelle Mgr Müller, « cette position du Magistère est bien fondée : les divorcés remariés font eux-mêmes obstacle à leur admission à l’Eucharistie dans la mesure où leur état de vie est contraire à ce lien d’amour entre le Christ et l’Église ». Par conséquent, « laisser ces personnes accéder à l’Eucharistie risquerait de créer de la confusion parmi les fidèles en ce qui concerne l’enseignement de l’Église sur l’indissolubilité du mariage ».
De même, les lignes directrices fixées pour la prière « de plus en plus souvent demandée aux pasteurs » lors d’un remariage civil n’ont pas rencontré son approbation. « Les célébrations de ce genre ont été expressément interdites par Jean-Paul II et Benoît XVI », rappelle-t-il. « En raison des différences ci-dessus, le projet de directives doit être retiré et révisé », prévient Mgr Müller.
Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi précise que, en raison des « questions soulevées non seulement en Allemagne mais dans de nombreuses régions du monde » par le texte, il s’est « senti obligé d’informer le pape François à ce sujet ».

Quel est le contexte ?
Le sujet de la place des personnes divorcées et remariées dans l’Église, et notamment de leur accès à l’Eucharistie, à la confession et au baptême, ne cesse de questionner l’enseignement de l’Église. Le pape François lui-même, dans l’avion qui le ramenait des Journées mondiales de la jeunesse à Rio, a annoncé sa volonté de « consulter le Conseil des huit cardinaux » pour « avancer en termes de pastorale matrimoniale »
 Il a relevé au passage la pratique des orthodoxes qui offrent une « seconde chance » aux couples divorcés. Le questionnaire présenté la semaine dernière à la presse en vue de la préparation du Synode extraordinaire sur les « défis pastoraux de la famille » convoqué pour octobre 2014 par le pape François a toutes les chances de témoigner, une fois encore, de la difficulté croissante des fidèles à comprendre et accepter cette partie du Magistère.
Mais les possibilités d’évolutions sont peu nombreuses et jugées fragiles par certains.

Dans L’Osservatore Romano, Mgr Müller a sévèrement condamné les deux pistes le plus souvent avancées : l’insistance sur la miséricorde – « un argument insuffisant en matière théologico-sacramentaire » – comme le remariage religieux orthodoxe – une pratique « inconciliable avec la volonté de Dieu, telle qu’elle est clairement exprimée dans les paroles de Jésus ».
Craignant que le débat ne soit refermé avant même d’avoir été ouvert, le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et membre du Conseil des huit cardinaux, a toutefois pris ses distances la semaine dernière avec son compatriote. « Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi ne peut pas mettre un terme à la discussion », a-t-il déclaré devant les journalistes.

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/L-accueil-des-divorces-remaries-continue-de-provoquer-des-tiraillements-dans-l-Eglise-2013-11-12-1059533



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Lily-Anne
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Localisation : France - Provence

MessageSujet: Re: L’accueil des divorcés remariés continue de provoquer des tiraillements dans l’Eglise   Mer Nov 13 2013, 14:51

Citation :

  L’indissolubilité du mariage et ses exceptions » par Roland Ghislain
Roland Ghislain est ancien professeur de théologie dogmatique. Il revient sur la question des divorcés-remariés dans l'Eglise. 



Les propos tenus récemment dans L’Osservatore Romano par le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi à propos de l’indissolubilité du mariage et des divorcés remariés n’ont évidemment rien de surprenant. Continuité doctrinale oblige, même pour un pape réformiste comme François. Que l’on nous permette cependant de poser cette question : une telle rigidité reflète-t-elle vraiment les données du Nouveau Testament ? Regardons-y de plus près.

Il ne semble pas contestable que Jésus, juif fidèle à la Torah, ait tenu des propos révolutionnaires sur le divorce, institution tenue pour nécessaire dans toutes les sociétés socialement organisées du Moyen-Orient à cette époque. Nous le savons par les Esséniens de Qumrân, l’amour respectueux de la Torah n’excluait pas la reformulation de certaines parties du Pentateuque. Et Jésus l’a fait : il refuse la répudiation que Moïse avait accordée aux Israélites par humanité. Imaginez le tollé dans toute la gent masculine de Palestine !


La prohibition absolue du divorce n’est pas viable
Si Jésus ose exiger un tel bouleversement sociétal, c’est qu’il a conscience d’être le prophète eschatologique, celui qui inaugure le rassemblement d’Israël pour la fin des temps. C’est ce que souligne John P. Meier, président de l’Association biblique catholique des États-Unis, dans sa magistrale étude Un certain Juif : Jésus (Cerf, tome IV, « La Loi et l’Amour »). Pour Jésus, cette restauration du Peuple saint implique le retour à la perfection mythique des origines, celle où l’on ne séparait pas ce que Dieu avait uni. Jésus veut projeter, dans un présent qu’il croit bref, l’Israël idéal de la fin des temps, annoncée comme imminente.

Mais voilà : les communautés de disciples vont s’installer dans un temps qui s’étire et des espaces autres que la Palestine. Et cet idéal, une société sans divorce, ne pourra être maintenu dans son intégrité. Le mouvement chrétien primitif expérimentera très vite que la prohibition absolue du divorce n’est pas viable : tout en ne perdant pas de vue l’idéal, il va tenir compte des problèmes pastoraux qui se posent.


Deux brèches dans l’idéal eschatologique de Jésus
Nous en avons deux exemples incontestables dans le Nouveau Testament lui-même. Le premier se trouve dans l’Évangile de Matthieu (5, 32 et 19, 9) : c’est la fameuse clause d’exception (« hormis le cas d’inconduite sexuelle ») ajoutée par Matthieu à sa source (Q). Cet aménagement témoigne du surgissement d’un sérieux problème pastoral dans l’Église de l’évangéliste. Problème résolu par l’allègement de l’interdiction absolue, pratiqué aujourd’hui par les confessions orthodoxe et protestante.

Le second exemple est tout aussi significatif. Nous le trouvons dans la Première Lettre aux Corinthiens (7, 10-11). La turbulente Église de Corinthe pose pas mal de problèmes à Paul, notamment en matière de mariage et de divorce. En se référant à la Parole de Jésus (ce qui est rare chez l’Apôtre), il rappelle la règle : pas de répudiation ; mais, en s’appuyant sur son propre pouvoir de décision, il introduit une exception notable : la répudiation sera permise pour les couples « mixtes », entendez composés d’un chrétien et d’un non-chrétien. Paul prend une décision pastorale qui limite l’interdit de Jésus dans un contexte missionnaire tout à fait nouveau : de nombreux païens se sont convertis à l’Évangile.

Ces deux brèches sérieuses dans l’idéal eschatologique de Jésus sont cautionnées par l’Écriture. Elles révèlent clairement que les premières communautés chrétiennes ont su, en matière de divorce, adapter l’enseignement de Jésus aux circonstances nouvelles. Comme elles l’ont fait, d’ailleurs, en d’autres domaines (lois alimentaires, interdiction du serment…).
Alors, pour conclure, les pasteurs d’aujourd’hui, successeurs des Apôtres, ne pourraient-ils pas être un peu moins frileux, lorsqu’ils confrontent l’idéal du Royaume à venir avec les évolutions d’une société qui rejette un modèle de mariage qui, par ailleurs, n’occupe qu’une bien petite place dans l’histoire globale de l’humanité ? Il y a tant de brebis souffrantes dans leurs troupeaux !

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/L-indissolubilite-du-mariage-et-ses-exceptions-par-Roland-Ghislain-2013-11-13-1059876

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